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 I can't keep my eyes off of you [PV Mustonen]

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Kostas Forester
Professeurs
PROFIL Gémeaux

Messages : 197
Réputation : 40
Date de naissance : 17/06/1990
Nationalité : Gréco-anglais

Aspiration : Devenir la référence mondiale en création de sortilèges. Et épouser Esther.

Fiche : Prof bôgosse

RP en cours : Aucun pour l'instant



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Feuille de personnage
Age: 29 ans
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Baguette Magique: 30 centimètres, bois de charme, crin de Sombral

MessageSujet: I can't keep my eyes off of you [PV Mustonen]   Dim 14 Oct - 3:11

Cela faisait tout juste trois semaines, et il restait encore deux tonnes et demi de boîtes à défaire. La charmante petite maison, en bordure de Stornoway, juste à côté de l'océan, ressemblait plus à un champ de bataille qu'à un futur chez-soi. La cuisine, assez spacieuse, était sans doute l'endroit le plus désastreux. Bien que les électro-ménagers moldus étaient déjà enchantés et prêts à être utilisés, rien de ce qui devait aller dans les armoires y était placé. Les boîtes traînaient, l'une d'elles ouverte – parce qu'on a bien besoin de deux assiettes et de couverts pour se nourrir, parfois – et les plans de travail étaient complètement obstrués par des pots de peinture, des objets de décoration et autres joyeuseté. Dans le salon, scénario semblable. Les divans étaient bien là, ainsi que la télé moldue et que le système de son avec le tourne-disque, mais il était presque impossible de se promener dans ce bordel sans manquer de faire tomber quelque chose. C'est en montant vers l'étage que les choses semblaient se replacer. La salle de bain, plutôt spacieuse elle aussi, était presque totalement emménagée. Une seule boîte restait encore à être ouverte, et on l'avait placée dans le coin de la pièce, pour ne pas déranger l'ordre qui s'y était installé. Le bureau, lui, était impeccable. Les deux espaces de travail étaient parfaitement organisés comme l'entendait leur propriétaire respectif. Pour lui, les dossier scolaires en ordre alphabétique, les copies à corriger d'un côté, celles à faire de l'autre, deux étages entiers de sa bibliothèque pour accueillir sa thèse et ses autres projets. C'en était obsessif. Pour elle, plus de désinvolture. Des corrections, des papiers, des articles, un peu mélangés mais pas désordonnés. Et la chambre à coucher, elle, formait une agréable harmonie entre ces deux mondes. Le lit trônait dans la pièce, et les commodes étaient plus ou moins placées, mais il restait encore des boîtes ici et là, et rien n'occupait les murs, toujours d'un blanc immaculé.

Parce qu'aujourd'hui, on peinturait les murs de la chambre à coucher. Pour la rendre plus conviviale, plus chaleureuse, plus à l'image des deux gens qui y dormiraient. Ni Kostas, ni Esther n'avaient eu le temps de faire cela avant ce dimanche en début d'après-midi. Déménager à la rentrée, ça n'avait pas été une si bonne idée finalement. Les cours, les corrections, la thèse, les demandes de brevets... C'était suffisamment pour les rendre fous, tous les deux. Mais ils ne pouvaient plus attendre. Ils s'étaient préparés tous l'été et avaient franchis le pas de leur nouvelle maison ensemble le week-end suivant la première semaine de cours. L'installation dans leur nouvelle demeure s'était faite tranquillement. Et se faisait toujours, d'ailleurs. De même que l'adaptation à leur nouvelle vie qui était bien hors du commun. Surtout pour lui. Si on lui avait dit quelques années plus tôt qu'il allait emménager avec une fille et croire fermement qu'elle était la femme de sa vie avant d'avoir couché avec, il aurait éclater de rire. Impossible. Im-po-ssible. Ça ne se fait tout simplement pas. Quoique, à bien y penser, il ne se serait pas imaginé vivre avec une femme non plus. Point. Pourtant, il ne regrettait rien, alors qu'il enfilait son t-shirt noir devant la glace de la salle de bain des maîtres, adjacente à la pièce qui allait subir leurs coups de pinceaux. L'Anglais passa ses doigts dans ses cheveux encore un peu humides de la douche qu'il venait de prendre, et attacha la boucle de la ceinture qui retenait son jean. Il ne regrettait rien. Il ne se voyait avec personne d'autre. Et même s'il savait qu'il pourrait être heureux en éternel célibataire, Esther lui donnait envie d'essayer l'autre route.

Kostas quitta la salle de bain en chantonnant un air, tout bas. Esther lui avait dit qu'elle voulait terminer d'écrire un ou deux paragraphes à sa thèse avant de venir le rejoindre. Il lui avait dit de ne pas s'en faire, évidemment, et s'efforçait de rester discret pour l'encourager à rester concentrée. Il lui aurait été tellement facile de se faufiler dans le bureau, de s'approcher d'elle, de passer ses bras à sa taille et de presser ses lèvres brûlantes au creux du cou toujours un peu froid de sa belle. Pas aujourd'hui. Il se contententa de sagement ouvrir le pot de peinture d'un beige foncé et profond et d'en verser une quantité indéterminée dans un plat à transporter. Et du bout d'un pinceau, l'enseignant se mis à tracer les contour des murs. Appliqué, comme dans tout ce qu'il faisait. Ses yeux d'émeraude ne quittaient pas sa trajectoire, et son chant s'était tût. Il fallait que ce soit parfait. Le temps passa, et éventuellement, tous les contours fûrent tracés. Satisfait, le jeune homme pris un pas de recul et observa le travail accompli. Il sourit puis, sans plus tarder, versa d'autre peinture dans un plat plus large, suffisamment pour accueillir un rouleau. Ils n'avaient peut-être pas encore de Brownie pour faire le travail, mais il n'allait certainement pas se taper la pièce au complet au pinceau.

  « Mustonen, on va obliger son prof à tout faire tout seul? Ramenez votre divin derrière ici, allez. »

Il avait juste hâte de la voir, en fait.

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Esther Mustonen
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Aspiration : Devenir professeur de Duel ~ ceux qui ne peuvent plus faire... enseigne.

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MessageSujet: Re: I can't keep my eyes off of you [PV Mustonen]   Sam 3 Nov - 16:41

Si un jour quelqu'un lui avait dit, tout bonnement dans une conversation, qu'à ses vingt-quatre ans elle se retrouverait dans cette situation-là, elle lui aurait certainement ris au nez. Quelques années avant, il aurait été impensable pour Esther de s'imaginer vivre comme elle vivait actuellement et pourtant, tel était le cas... elle s'était installée chez Kostas. Le fait est que la blonde n'y pensait pas trop actuellement... même qu'elle n'y croyait pas trop. Oh, non pas qu'elle n'appréciait pas sa relation avec le jeune professeur, non pas qu'elle pensait le quitter, ou même l'inverse, mais la situation lui semblait tellement irréel qu'il lui était définitivement impossible d'y croire, pour l'instant. Sincèrement, même en étant descendante d'une des plus belles créatures du monde, même en possédant un aura déconcertante et attirante, Esther arrivait à se demander comment diable avait-elle abouti avec Forester. Braver l'interdit, jouer avec le feu, était-ce vraiment cela qui l'avait poussé dans les bras de l'anglais, ou était-ce son intelligence, cacher derrière son stupide air de charmeur invétérer? Toutes ces questions restaient pourtant sans réponses, peut-être était-ce en fait un mélange de tout ce qu'il était, de cet étrange chimie qui s'était formée entre eux. Néanmoins, la demi-vélane n'y pensait que peu. Elle continuait de vivre jour après jour, remisant à plus tard toutes ces questions sans réponses auxquelles elle détestait réfléchir... simplement parce qu'elle détestait ne pas avoir les dites réponses.

Soupirant, elle s'étira longuement alors qu'un mince rayon de soleil, filtrer aux travers des rideaux, pénétrait dans la pièce. En cette journée d'automne, la température s'annonçait glacial... mais couverte d'un faible soleil, décidément l'Écosse avait des problèmes niveau conciliation avec la température. Esther laissa son regard parcourir le bureau devant elle, son état était des plus lamentables, ou plutôt, elle l'avait connu en de meilleures conditions depuis qu'ils s'étaient installés dans leur nouvelle maison. Une tonne de papier était éparpillée dans un fouillis certainement incompréhensible aux yeux de plusieurs et sûrement même pour Kostas. La finnoise, elle, réussissait, merlin savait comment, à s'y retrouver. À gauche des notes, à droite les références, au fond ce qui aurait pu être utile, mais qui dans le cas présent ne l'était pas. Tournant légèrement la tête, le visage maintenant réchauffer par le soleil de l'après-midi, l'étudiante jeta un coup d'oeil à l'horloge, non loin : Treize heures et des poussières... elle avait encore le temps.

La finnoise agrippa sa plume, se replongeant, l'esprit plus ou moins concentrer sur sa tâche. Depuis qu'elle avait commencé cette thèse, jamais plus que maintenant elle n'avait eu autant de difficultés à s'y atteler l'esprit en paix. Le fait est que travailler en profondeur sur les effets des sortilèges noirs et instables sur l'être humain ne l'aidait absolument pas. De travailler, finalement, sur la raison qui l'avait forcé à abandonner son titre, qui l'avait poussé à laisser derrière elle toutes ces aspirations, tous ces rêves et une partie de qui elle était. Ici, personne ne comprenait l'ampleur de la position qu'elle avait jadis eu, ici personne ne ce souciait d'elle comme une menace potentiel, comme quelqu'un qui pourrait en quelques secondes à peine vous mettre au tapis, sans même que vous ne vous en rendiez compte. Ici, à Saint. Barnaby, elle était la demi-vélane qui en faisait baver plus d'un... mais rien de plus.

Machinalement, elle porta sa main à son thorax, le frottant doucement alors qu'une douleur, brûlante, pointait le bout de son nez : Cela aussi, ça ne l'aidait nullement à se concentrer. Cette histoire de blessure restait son secret, autant que son ancienne carrière, personne n'en était pleinement conscient et elle ne faisait rien pour clarifier la situation. De toute manière, qui voulait lancer sur un sujet de discussion qu'ils allaient certainement trépasser d'une blessure jusqu'à maintenant incurable, puisqu'inconnue? Ses mains glacées contre son thorax virent momentanément calmer sa douleur, alors que la finnoise prenait une grande inspiration. Un sentiment d'inconfort s'était installé en elle alors qu'elle laissait tomber sa plume, son regard instable, recommençant à regarder autour d'elle, sans savoir exactement ce qu'elle y cherchait. La voix de Kostas la tira alors de son malaise, s'élevant de la chambre à coucher
:

« Mustonen, on va obliger son prof à tout faire tout seul? Ramenez votre divin derrière ici, allez. »

Dire qu'elle ne lui avait encore rien dit de sa situation. Dire qu'elle avait laissé la situation allez si loin avec lui sans lui dire la vérité... dire qu'ils vivaient maintenant ensemble alors qu'il était encore dans l'ignorance de la situation... mais la blonde ne voulait pas l'inquiéter. Tentant de reprendre contenance comme elle le pouvait, ignorant sa douleur qui, de toute manière, finirait par passer, comme toujours, la blonde se racla la gorge avant de faire rouler sa chaise jusqu'à la porte, passant sa tête au travers du cadre de celle-ci.

« Forester, tu sais ce que mon divin derrière te dit?»

Esther sourit, autant pour elle-même que pour toutes les stupides idées qui venaient de lui traverser l'esprit, au sujet de ce que son derrière aurait pu dire à Kostas, puis ce leva, concédant qu'elle avait assez travaillé... de toute manière elle était inefficace pour l'instant. Elle fit rouler sa chaise jusqu'au bureau, laissant travaux, désordre et problème derrière elle pour pointer le bout de son nez dans la chambre, dont la peinture avait été, légèrement, commencer. Elle lança un regard faussement outré à Kostas :

« Oh! Tu ne t'attends tout de même pas à ce que je m'abaisse à faire ça à la manière des moldus, non?»

Oh non, elle n'avait rien contre la manière moldu, sinon qu'elle était beaucoup plus amusante, mais également beaucoup plus longue et fastidieuse... mais qui savait comment pouvait finir une journée de peinture à la manière des noms sorciers, hmmm?


[Pardon!! Je sais que ça fait 1000 ans que tu attends, j'espère que ça convient!]
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Kostas Forester
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MessageSujet: Re: I can't keep my eyes off of you [PV Mustonen]   Lun 12 Nov - 21:42

Kostas n'aurait pas pu dire précisément comment les choses s'étaient placées entre Esther et lui. Déjà, bien que leur rapprochement les plus intimes n'avaient commencés qu'il y avait un peu plus d'un an, c'était une histoire longue de plusieurs années. Quoique, à ce moment là, ça n'aurait pas été tout à fait faux de dire que tous les hommes de l'université étaient amoureux d'elle. Elle était parfaite. Et Merlin que tous les jeunes hommes de Litriù étaient heureux d'apprendre qu'elle serait de leur filière. Il avait fait partie, durant deux mois environ, de cette horde de paquets d'hormones sur pattes qui se voyaient pris d'envies rien qu'à avoir un regard et un sourire de sa part. Mais les choses avaient changé, le plus naturellement du monde. Plus les jours passaient, plus le charme écrasant des vélanes s'estompaient. Mais pourtant, son sourire devenait de plus en plus brillant, lorsqu'ils se parlaient. Les sous-entendus subtils jaillissaient de partout. Comme leurs éclats de rire, lorsqu'on les laissait ensemble. Ils étaient devenus amis en plus d'être collègues de classe. Ils s'aidaient, sortaient, s'amusaient ensemble. Mais vint le temps où la scolarité de l'Anglais tirait à sa fin. Être loin d'elle avait été difficile. Et même si, avec le temps, il s'était persuadé que son retour n'avait absolument rien à voir avec elle. Peut-être que ça avait un peu pesé dans la balance. Toujours était-il qu'à son retour à l'Université, à présent faisant partie du corps enseignant, les choses avaient changées entre eux... mais pour le mieux. Ils se redécouvraient d'une toute autre manière, assumaient les sentiments qui faisaient battre leur coeur... Et aujourd'hui, ils étaient là, habitant sous le même toît, partageant des moments de complicités à l'intérieur des murs de l'école, la flamme de l'envie plus forte qu'elle ne l'avait jamais été.

Ça avait été un drôle d'ajustement pour eux deux, célibataires endurçis. Se faire à ce désir d'une seule personne, à cette envie de rendre quelqu'un complètement et totalement heureux. Il voulait la voir à chaque jour. Pouvoir la toucher, l'embrasser, le soir avant d'aller dormir. Et même s'ils ne se l'étaient pas encore dit, ils s'aimaient, et ils le savaient. C'était une situation toute particulière, mais qui leur ressemblait. Des réticences toujours solides, mais qui, au fond, avaient déjà eu réponse. Et la preuve se trouvait, là, maintenant. Ils habitaient ensemble, il l'avait invitée à venir l'aider à peinturer les murs de la chambre. En fait, c'était tout simplement idiot, que rien ne soit dit encore. Mais c'était ainsi. Kostas savait bien que ça ne saurait tarder... Et qu'au fond, ça n'était même pas nécessaire. Il savait, cependant, que son coeur allait fondre dès qu'elle allait le faire. Le regarder droit dans les yeux, ses mains contre sa nuque, et que sa voix basse et veloutée allait lui murmurer ces trois mots qui, au fond, criaient au plus profond de leurs deux êtres depuis déjà un moment. De toute façon, ils n'avaient plus vraiment besoin de se cacher. La situation avait été soulevée devant Jane et Douglas et ils avaient été clairs. Esther et lui n'avaient pas à changer quoique ce soit de leurs situation respective, mais la discrétion était de mise. Aussi, on avait informé l'enseignant qu'il n'allait pas pouvoir faire partie du comité correcteur de la thèse de la Finnoise lorsqu'elle aurait terminé. Dommage, mais il fallait s'y attendre. Et de toute façon, il allait très certainement la relire avec elle un bon nombre de fois avant qu'elle ne se présente avec la version finale.

Le ténébreux fit rouler l'instrument dans la peinture, observant attentivement la couleur sur les fibres blanches, puis s'approcha du mur pour commencer, travaillant avec une précision qui lui était typique. Quelques secondes après, le visage de la blonde apparu dans le cadre de porte. Évidemment, elle fit son apparition d'une réponse digne d'elle-même, et Kostas ne put s'empêcher de rire. Il appliqua encore quelques coups de rouleau contre le mur puis s'éloigna, pour s'approcher de sa belle, le rouleau toujours en main. Il lui agrippa légèrement la main, sans la quitter des yeux, et la tira à l'intérieur de la pièce, alors qu'un sourire taquin se dessinait sur ses lèvres. Bien entendu, qu'il avait une idée derrière la tête, il s'agissait de Forester après tout.

« C'est la méthode moldue la plus intéressante, non? Et je dois bien trouver une façon de te tirer en dehors du bureau. »

Et alors qu'il parlait, il recueilli un peu de peinture sur le bout de son index. À peine eut-il terminé qu'il vint dessiner, du coin extérieur de l'oeil de la jeune femme, le long de sa joue et jusqu'à son menton, une jolie coubre beige. Il ne lui laissa pas le temps de réagir; ses lèvres vinrent bien vite s'accrocher amoureusement aux siennes, sa main propre trouvant sa place au creux de ses reins pour l'attirer contre lui.

« Tu ne m'en veux pas trop...? », souffla-t-il tout contre ses lèvres, son regard d'émeraude encré dans le sien.

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Dernière édition par Kostas Forester le Ven 30 Nov - 23:12, édité 1 fois
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Esther Mustonen
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MessageSujet: Re: I can't keep my eyes off of you [PV Mustonen]   Dim 25 Nov - 11:37

La vue que lui offrait l'anglais la fit sourire. Alors qu'il terminait un dernier coup de rouleau sur le mur, la finnoise l'examina quelques secondes, tandis que, trop concentrer, il ne l'a regardait pas. Jouant des muscles, rouleau en main, Kostas avait ce talent naturelle d'attirer les regards, son charisme allant bien au-delà des mots, jusqu'à chaque mouvement, aussi minime soit-il, de son corps. Esther prit donc plaisir, ces quelques secondes, à se délecter du spectacle que lui offrait le jeune professeur, alors qu'elle-même prenait appuie contre le cadre de la porte de leur chambre, croisant les bras sous sa poitrine.

Au fond, oui, c'était une excellente idée, de faire tout cela à la manière des moldus, ça lui éviterait de faire un malaise... ou quoi que ce soit qui aurait pu être gênant devant Kostas. Puisque bien sûr, la finnoise n'avait toujours rien avouée de sa «condition» particulière, elle faisait en sorte de vivre le moins de malaise possible devant l'homme -et devant tout le monde en fait. Elle ne ferait que l'inquiéter... ou, en fait, elle ne savait pas. Esther ne savait tout simplement pas quelles seraient les réactions de Kostas; serait-il fâcher, triste, essaierait-il de faire quelques choses de stupide? Quoi qu'il en était, la blonde continuait de garder ces informations pour elle et ne la divulguait que par pure obligation. Elle s'était lourdement penchée sur son propre cas, et thèse l'aidait de plus en plus à avoir une opinion objective de la chose... une opinion objective de sa mort... il n'y avait bien qu'elle pour voir les choses ainsi! Si, avec les années, elle n'avait remarqué aucune amélioration de sa condition, elle avait nettement bien déterminé ce qui pouvait lui causer des malaises. Au départ, et encore aujourd'hui, tout était relié à l'utilisation de la magie, avec baguette, sans baguette, sort informulé, tout y passait, ne laissant pas une bien grande marge de manoeuvre à la finnoise qui, malgré tout, faisait tout son possible pour ignorer ses indispositions, ses douleurs. Malheureusement, c'est dernier temps, tout était devenu de plus en plus instable... elle avait beau faire son possible pour diminuer presqu'à néant l'utilisation de la magie, rien n'y faisait, ses malaises la prenaient par surprise, en pleine conférence, ou alors qu'elle corrigeait!

Cette situation l'alarmait énormément, lui rappelant ironiquement que, la seule chose sur laquelle elle avait jusqu'alors pu compter pratiquement toute sa vie, l'avait abandonné, ne lui permettrait pas de trouver elle-même la réponse à cet énigme. La force du sortilège contenant celui qui l'avait blessé, s'amenuisait... semblant même le nourrir. Les médicomages n'avaient pas de remède miracle et en venaient aux même constatations que la finnoise : Plus le temps passait, plus elle perdait en puissance, plus le sort noir en gagnait... lancer un second sort pour le contenir restait une option, mais personne n'était complètement certain des résultats et beaucoup s'en inquiétaient : s'il ne faisait rien, elle pourrait mourir, mais s'ils retentaient ce qu'ils avaient déjà essayé auparavant ils donnaient de la puissance au sort noir... donc elle pourrait mourir également. Beau choix!

Secouant la tête légèrement, se sortant de sa lugubre méditation, alors qu'elle s'était d'abord mise à contempler le jeune professeur, Esther regarda Kostas arriver lentement vers elle, cet éternel sourire charmeur et taquin étendu jusqu'au coin de ces lèvres alors qu'il l'entraînait, finalement, complètement dans la pièce.

« C'est la méthode moldue la plus intéressante, non? Et je dois bien trouver une façon de te tirer en dehors du bureau. »

Elle s'apprêtait à rire doucement, pour lui répondre une quelconque phrase lui faisant remarquer qu'il y avait de bien meilleure méthode pour la convaincre de sortir de son bureau, lorsqu'elle senti, plus qu'elle ne vu, Kostas étendre quelques choses contre sa joue... ou plutôt contre une bonne grande partie de son visage. Son regard toujours plongé dans celui du grecque, celui-ci devança une éventuelle réplique en déposant ces lèvres contre celles de la blonde. Alors qu'il l'a rapprochait de sa main libre, Esther, malicieuse, en profita pour doucement, empoigner, très subtilement, le rouleau, couvert de peinture imprégnant maintenant complètement la main de la finnoise.

Lorsque leurs lèvres se séparèrent, alors que le coeur de la blonde battait la chamade pour beaucoup trop de raisons à la fois, en lesquelles elle n'avait aucun contrôle, leurs regards bien encrés l'un dans l'autre, Kostas lui souffla quelques mots qui firent sourire la finnoise. Pardonner, elle? Jamais! Mais avec un sourire timide et quelques battements de cils, elle fit comprendre qu'en apparence, elle lui pardonnait. Elle leva, sans rien dire, la main vers le visage de Kostas, son doux sourire toujours étendu contre ses lèvres puis vint étaler délicatement sa main glacée et couverte de peinture, contre la joue de l'anglais, son regard toujours profondément encré dans le siens, brillant de malice.

Se sentant l'âme de gamine, ce qui était plutôt rare dans la vie d'Esther, qui n'avait jamais réellement était une simple enfant que l'on grondait, mais plutôt une grande princesse qui obtenait ce qu'elle voulait en un battement de cil, la finnoise s'écarta en riant pour venir se plaquer contre le mur de la pièce, ses mains couvertes de peinture s'appuyant contre le mur n'ayant toujours pas été peint, laissant des traces nettes de ses mains et de ses doigts courir contre la paroi.

Tout en se mordant doucement la lèvre inférieure, un sourire machiavélique s'étirant jusqu'au coin de ses lèvres et elle lança d'un ton doux, bas et mélodieux :


«Ohh... j'ai dit que je te pardonnais? Pardon... j'aurais dû t'aviser que c'était un maigre mensonge, le pardon de la Mustonen ne s'achète pas à coup de beau yeux, Forester!»

Ce qu'elle avait tant redouté arriva... alors qu'elle s'apprêtait à s'élancer en riant contre Kostas de manière immature, pour l'entraîner dans un échange de peinture totalement stupide où ils se rouleraient l'un contre l'autre pour savoir qui allait avoir le dessus. Sans crier gare, cette douleur fulgurante la prit au thorax, l'empêchant même de respirer, de bouger. Par réflexe, sa main se porta à la source de cette douleur incontrôlable, alors que son visage prenait une teinte de plus en plus rouge.

Esther paniquait. Jamais cela n'avait été aussi intense, jamais... elle n'avait eu aussi peur, sa tête ne répondait plus. Elle leva le regard, affolé, vers Kostas... - il saurait maintenant... elle ne pouvait plus lui cacher après... ÇA.

Ses genoux flanchèrent sous son poids, alors qu'elle tentait toujours par un quelconque moyen de retrouver son souffle malgré la douleur, malgré cette impression qu'elle se faisait transpercée de toute part par des couteaux, des poignards bien aiguisés. Elle avait l'impression d'être ces petites poupées de vaudou que l'on maltraitaient en espérant atteindre la réelle cible.

Puis tout devint blanc... et finalement noir.


Code:
 Si c'est mauvais, que tu n'aimes pas, que tu veux que je retire un passage parce que ça va trop vite ou que tu veux que j'ajoute un bout parce que c'est trop plate, dis-le moi!  Sinon... j'espère que ça te convient!
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MessageSujet: Re: I can't keep my eyes off of you [PV Mustonen]   Ven 30 Nov - 23:12

Il y avait quelque chose de spécialement rafraîchissant à leur relation. Enfin, il avait beau se le dire, mais jamais n'avait il vraiment eu de copine sérieuse avant Esther. Il avait eu des fréquentations de quelques mois, de quelques semaines, des baises d'un week-end, mais il pouvait dire sans hésitation que cette fois, c'était différent. Pour la simple et bonne raison que cette fois, il était amoureux. Les gens qu'il avait vu en relation dans sa vie lui avaient toujours semblés malheureux. Rarement remarquait-il des sourires sincères à leurs lèvres ou des éclats de rires spontanés. Ils se prenaient au sérieux, ne voyait que la critique dans les yeux de tout le monde. Des gens qui se satisfaisaient d'une relation médiocre juste pour ne pas être seuls. Être seuls, mais avec quelqu'un d'autre dans la pièce. Prétendre faire l'amour alors qu'il ne s'agissait que d'une façon comme une autre de se désennuyer. Et on aura beau dire que ce sont des choses qui viennent avec le temps, que les passions s'estompent, mais ça n'était pas qu'une question de physique. Plusieurs vieux couples gardaient leur candeur et ce malgré les années qui défilaient. C'est ce qu'il trouvait avec Esther. Ils étaient de grands enfants; parfois idiots, parfois gamins, parfois impulsifs. Certes, il y avait entre eux une faim physique qui était indéniable et qui prenait une place évidente dans leur couple – Merlin que c'était étrange de définir leur relation comme telle – mais l'essence de leur vie commune restait dans leur amitié profonde et leur envie d'être heureux ensemble.

Il ne fût donc nullement surpris lorsqu'il sentit les doigts glacials de sa belle se glisser sur sa joue, sa paume arrivant près de ses lèvres. Et c'était également sans surprise que le contact habituellement froid mais doux s'accompagnait cette fois d'une sensation un peu gluante et poisseuse, transportant un arôme chimique mais pas tout à fait désagréable. Il fallait qu'elle lui réplique. Sinon, ça n'était tout simplement pas la même chose. Ils jouaient souvent à ce genre de jeu à deux. Des courses à travers la maison, des mini batailles de nourriture, des séances de chatouille. Depuis le tout début, depuis qu'ils s'étaient rencontrés, ça avait été une question de se tester gentiment, de provoquer , de chercher une réaction. Et réaction il y eut. Alors que le Grec s'élançait pour attraper sa douce afin de la faire payer, elle s'échappait, posant ses deux mains bien à plat directement sur le mur devant elle. Sur le mur d'un blanc immaculé on voyait à présent deux belles traces bien précises du passage de la terrible Mustonen. Et cet air qu'elle avait au visage. Mesquin, ludique, irrésistible. Elle savait merveilleusement bien comment le chercher.

Prêt à se joindre au jeu, le ténébreux échangea son air joueur pour retrouver celui qu'il arborait en classe. Bras croisés, traits plus durs, mâchoire légèrement serrée. Professeur Forester se pointait le bout du nez, mais pas pour très longtemps. De quelques pas secs, Kostas s'approcha de la blonde, la regardant directement dans les yeux d'un air presque impassible. Même si dans sa tête, il ne pouvait pas s'empêcher de se répéter qu'elle était tellement merveilleuse... Il ouvrit la bouche pour répliquer à sa provocation, ses bras se décroisant pour laisser ses mains se tendre vers elle puis... tout bascula. Son monde entier bascula à cet instant là, et pour l'instant il n'en savait que tellement peu.

La douleur qu'il vit là dans les yeux de la blonde était alarmante, terriblement inquiétante. Tout de ses traits exprimait quelque chose de viscéral. Mais ça n'était pas naturel, cette douleur. Comme si quelque chose se brûlait et se tordait en elle, destructeur et ravageur, impardonnable et sans pitié. On envahissait son corps de son noyau et elle souffrait. Elle souffrait, et il ne voulait tellement pas qu'elle souffre. Depuis qu'il la connaissait, avant même d'avoir assumé les sentiments qui vivaient en lui pour elle, il s'était promis qu'elle ne souffrirait pas s'il pouvait y changer quelque chose. Que tant qu'il y arriverait, il s'assurerai qu'elle serait saine et sauve. Et là, il échouait. Elle n'arrivait pas à respirer, comme si quelque chose compressait ses poumons jusqu'à la limite de ce qui était humain. Et son coeur à lui battait la chamade, résonnant jusque dans ses oreilles. Fais quelque chose. Mais il ne su pas quoi faire, sauf s'approcher d'elle, caresser sa joue de sa main tremblante, son regarde d'émeraude écarquillé. Qu'est-ce que je fais?

« Esther... Esther, qu'est-ce qui se passe? Parle moi, j't'en prie. »

Mais il savait déjà qu'elle ne dirait pas un mot. Puis comme il l'avait prévu, elle lui tomba dans les bras, inconsciente. Comme s'il avait su qu'elle allait perdre connaissance, il s'était approché, bras tendus, prêt à la recueillir. Surtout, ne pas paniquer. Le visage de l'enseignant retrouva un air sérieux et impassible, robotique, même. Il fallait régler le problème, le plus rapidement possible, de la manière la plus efficace possible. Lentement, l'Anglais passa ses bras contre la Finnoise, la leva de terre et s'avança vers leur lit pour venir la poser sur le matelas. Il ne devait pas paniquer. Il n'avait pas le droit, elle comptait sur lui. Une main contre son coup lui assura que son coeur battait toujours, et elle semblait respirer normalement, comme si elle s'était assoupie. Qu'est-ce qui avait bien pu lui faire un tel effet? Sa paume glissa de son cou à son buste. Elle bouillait, brûlait. Quelque chose au creux de sa cage thoracique avait l'ardeur d'un brasier. Le sorcier fronça les sourcils, en enlevant sa main qui commençait déjà à lui chauffer. Ça n'était pas normal. Et en y pensant, il avait souvent remarqué qu'elle se frottait le sternum, qu'elle avait l'air inconfortable. Était-ce cela? Il lui demanderai. Dans le silence le plus complet. Kostas sortit sa baguette et, la pointant sur le point brûlant du corps de sa douce, incanta silencieusement un sortilège de froid. Ça ne changeait peut-être rien, mais au moins, il ne se sentait plus aussi inutile.

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Esther Mustonen
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MessageSujet: Re: I can't keep my eyes off of you [PV Mustonen]   Dim 20 Jan - 11:28

Tout n’était que ténèbres, sombre, froid, sans vie.

Le mélodrame avait commencé. Ce qu’elle avait redouté était arrivé et avant même qu’elle n’en prenne consciente pleinement, elle avait disparue. Elle avait quitté son corps ou plutôt, elle en avait cette drôle d’impression. Elle était figée, frigorifiée et incapable de bouger. Elle savait qu’elle était tombé, elle savait ce qui l’entourait, elle présumait, tout près d’elle, la présence de Kostas… il l’avait rattrapé… sûrement. Elle n’en était plus tout à fait certaine. Son corps semblait ne plus lui appartenir, elle n’entendait qu’au loin des bribes mots. On lui parlait?

C’était comme être emprisonné dans son propre corps.

Sa respiration était minime… insuffisante, pratiquement absente, elle voulait plus d’air, mais ses voix respiratoires ne nuit répondaient plus. C’était comme se noyer… pourtant il n’y avait d’eau nul par autours d’elle… Un vrai cauchemar, l’impression constante d’être littéralement en train de mourir… l’incapacité de pouvoir parler, la perception de n’être apte à pensé. Tout ça était inconcevable, inhumain, impossible en toute autre circonstance… pourtant voilà, elle le vivait, elle y était et, merlin, Esther n’en pouvait plus. Pour la demi-vélane, terre-à-terre, logique, pragmatique, c’était insoutenable.

Puis soudain, tout sembla décoller, comme si ses poumons avaient soudainement décidé de prendre de l’expansion à un point tel ou, tout aussi soudainement, Esther ouvrit les yeux, se redressant d’un coup, la bouche ouverte émettant un râlement alors que tout l’air, qu’elle avait tant espéré, entrait de nouveau dans son corps. Son cœur reprenant un rythme plus naturel, son corps toujours glacial et frissonnant. La main de la finnoise main tenait inconsciemment et bien fermement quelques choses de chaud… de réconfortant qu’elle n’identifia pas sur le moment. Clignant plusieurs fois des yeux, Esther porta naturellement sa main libre sur sa poitrine puis soupira… son cœur battait toujours, elle n’était pas morte… pas encore.

Le regard de la blonde se posa alors sur la source de chaleur qui émanait d’entre ces doigts… une main. Les yeux fixés sur celle-ci, elle fronça des sourcils et croisa le regard de Kostas, alors qu’elle levait la tête, avant de chastement se retourner. Découragée, elle baissa la tête pour passer sa main libre de sa poitrine à son visage.

«Vitun Paska ...» jura t-elle doucement, «Ce n’était rien…»

Elle pouvait, à côté d’elle sentir Kostas vibrer de questions auquelles elle n’avait pas particulièrement envie de répondre. Pourtant elle lui devait bien, avec ce qui venait tout juste d’arriver, son maigre «ce n’était rien» n’était qu’une bien faible consolation à laquelle l’anglais ne s’arrêterait certainement pas. Pourtant elle restait de marbre, fixe, sans bouger. Elle ne parlerait pas, s’il avait des questions, il les poserait. Elle ne faisait donc que continuer de sacré comme un chartier mentalement devant l’absurdité de la situation.

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Kostas Forester
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MessageSujet: Re: I can't keep my eyes off of you [PV Mustonen]   Jeu 14 Fév - 2:20

Il n’avait pas peur. Il était complètement terrorisé. Sa main délicatement posée sur celle de sa Juliette, sa baguette pointée vers son cœur, celle-ci diffusant un froid apaisant vers la source du feu qui la consumait lentement. Il était horrifié, paniqué. Il devait l’emmener voir un médicomage. Mais sauraient-ils, eux, ce qui affectait le corps frêle et tremblant de sa belle. Lui n’en avait aucune idée. Et cela devait bien jouer pour une bonne partie de son inquiétude; il ne savait pas ce qui se passait. Seulement qu’il sentait qu’Esther lui échappait, comme une fumée grisâtre qui esquive nos doigts lorsqu’on tente de l’attraper. C’était une idée qui lui était complètement insupportable. Ça ne pouvait tout simplement pas arriver. Elle était tellement jeune, tellement belle. Et ils étaient tellement amoureux, même si les mots n’avaient pas encore franchis leurs lèvres. Ils commençaient tout juste cette vie commune prometteuse, qui avait tellement d’autres choses à offrir. C’était l’une des certitudes les plus claires dans la tête du Grec; ils étaient faits l’un pour l’autre, et s’il ne finissait pas ses jours avec elle, ça n’arriverait avec personne. C’est d’elle qu’il voulait, de personne d’autre. Il en avait marre, des catins sans nom, des coups d’un soir, des relations jetables. Il voulait quelque chose de vrai, qui lui prenait tout, chaque fibre de son corps et de son âme. Il l’avait trouvé. Et il avait l’impression qu’on voulait le lui arracher.

Elle revint à elle, comme quelqu’un à qui on enlève l’eau des poumons alors qu’il passe à deux doigts de se noyer. Pris par surprise, Kostas sursauta, échappant dans le même mouvement sa baguette sur le matelas. Ses grands yeux verts se fixèrent sur elle, sa bouche légèrement entrouverte. Tant d’émotions se débattaient en lui. De la panique, du soulagement, de la peur, de la joie, de la colère, de l’incompréhension. Il la laissa s’agripper à sa main. Il voulait être là pour elle, sans l’ombre d’un doute. Mais ça ne pouvait pas rester comme ça. L’Anglais eu tout juste le temps de croiser le regard de celle qu’il aimait que celle-ci détourna le regard, presque honteuse. Puis ce qu’elle dit. Quoi? Un air presque dégoûté s’empara du visage de l’enseignant, complètement dépassé. Ça n’était rien? Le ténébreux passa deux de ses doigts sous le menton d’Esther et lui redressa la tête pour qu’elle le regarde. Ses yeux trouvèrent les siens. Pour la première fois depuis qu’elle le connaissait, elle pouvait voir la brume diffuse des larmes et de l’émotion ennuager l’émeraude habituel de son regard. C’en était tout simplement trop pour lui. Sa main caressa la joue de la semi-vélane, alors que l’autre s’accrochait avec une certaine fureur à la couette pâle sur leur lit.

« Ce n’était rien? Es-tu vraiment en train de me prendre pour un imbécile, Esther? Ça n’était pas rien. Je… Je t’interdis de dire que ça n’était rien. Il faut que tu m’expliques. Qu’est-ce qui brûle dans ton thorax, qu’est-ce qui te fait mal. Il faut que tu m’expliques. »

Le Grec inspira un bon coup, expirant son souffle par ses lèvres en tentant de calmer la tempête d’émotions qui s’éveillait en lui. Mais il n’y arrivait pas. C’était trop fort, trop intense, voire destructeur. Il avait tant de questions auxquelles il voulait des réponses tout de suite. Il voulait trouver une solution le plus rapidement possible, régler ça au plus vite qu’ils puissent passer à autre chose, être heureux, n’importe quoi sauf cette putain d’incertitude qui lui rongeait les tripes et qui le rendait complètement fou et désemparé. L’enseignant laissa ses dents venir mordiller sa propre lèvre inférieure, alors qu’il s’accrochait à tout ce qui lui restait de contenance. Il sentait son propre cœur cogner avec violence contre sa cage thoracique, il sentait ce nœud affreusement serré lui tordre la gorge. Et ses larmes qui perçaient la barrière de ses paupières pour rouler le long de ses joues. Sa voix, lorsqu’elle se décida à sortir, tremblota bien malgré lui. Ça n’était pas dans ses habitudes, c’était même absolument exceptionnel. Mais tout d’elle était exceptionnel.

« Je sens que je vais te perdre, Esther, et je ne peux pas endurer cette idée. Ça ne peut pas arriver. J’ai peur, j’ai tellement peur. Maintenant que je sais ce que ma vie peut être avec toi, je ne veux rien d’autre, tu comprends? Il faut que tu me dises ce qui se passe, que je puisse au moins essayer d’y faire quelque chose. »

La mâchoire de la blonde recueillie contre sa paume, il brisa la courte distance qui les séparait pour venir poser un baiser sur les lèvres d’Esther. Un baiser fièvreux, intense, au goût de passion et de désespoir. Ne me quitte pas… Le bout de son nez effleura celui de la demi-vélane alors qu’il brisait l’étreinte intime de leurs lèvres, son front venant doucement s’appuyer contre le sien. Et, les yeux toujours fermés, ses doigts traçant les traits du visage de sa belle le plus délicatement du monde, il souffla :

« Je t’aime, Esther. »

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MessageSujet: Re: I can't keep my eyes off of you [PV Mustonen]   Aujourd'hui à 16:12

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I can't keep my eyes off of you [PV Mustonen]

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