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 [V]Ochi Chyornye - Les yeux noirs. [PV Waltoutou!][Terminé]

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Zòhra D. Pivovarov
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MessageSujet: [V]Ochi Chyornye - Les yeux noirs. [PV Waltoutou!][Terminé]   Mar 4 Déc - 7:39

[HJ IMPORTANT : Le rp commence au café mais va très vite se rediriger vers le labyrinthe, donc si vous désirez quand même qu'on les sépare distinctement, je le ferai, mais pour le moment je l'ai mit ici, merci! ]


***
Décembre était son mois préféré. C’était le seul mois de l’année où tous les cœurs s’adoucissaient, même celui de sa mère pourtant si tourmenté. C’était aussi un mois où la neige était la plus belle, la plus blanche et la plus étincelante. Cette beauté était telle que Zòhra sentait la pierre de son cœur se fissurer et se disait qu’elle n’aurait qu’à tout rabibocher en Janvier. Plus rien ne pressait quand la neige tombait doucement sur la ville de Iekaterinbourg, tout sauf ces flocons tombant avec légèreté semblant s’être figé dans le temps qui soufflait ses glaces.

Mais elle n’était pas à Iekaterinbourg, ni en Russie. Et on était pas en Décembre, mais en Novembre. Elle était sur l’île de Lewis en Écosse. Ici il ne faisait pas -12°C il faisait environs 5°C et ce pays, toujours aussi pluvieuse semblait d’autant plus grise, verte et boueuse. À ce moment-ci de l’année, on ne voyait absolument rien qui s’apparente au charme hivernal russe ou même celui Écossais (Quoiqu’elle, le charme Écossais ne s’appelle pas Paysage mais bien Walter). Seulement toute la monotonie que la Grande-Bretagne avait à offrir. Bien sûr, la jeune femme se plaignait, mais n’était-ce pas elle qui avait choisit St-Barnaby d’entre toutes les universités? Oui, alors il fallait assumer les inconvénients que cela apportait : Après tout, Noël se passerait auprès de sa famille là-bas et ça n’était pas si loin dans le temps. Pour le moment tout ce qu’il y avait à faire était savourer son retour à la normale et mettre derrière la cadence des deux derniers mois, qui avait été réellement infernale. Russie-Écosse Écosse-Russie sans cesse, s’absentant de tous les cours qu’elle pouvait se permettre de manquer sans mettre en péril son année scolaire, car son grand-père lui avait strictement interdit de mettre par terre ses études. Ce qu’on ne ferait pas pour les désirs de son papy… néanmoins c’aurait été impossible sans Bogdan, qui a réellement sauvé ses études. Elle lui revaudrait ça, c’était certain.

Maintenant que Mikhaïl était de retour aux rennes de sa compagnie, tout le monde agissait comme si tout était rentré dans l’ordre et Zòhra en ferait de même si ce n’était de cette peur sourde que "l’accident" qu’avait subit leur grand-père n’en fut pas un. Mais plutôt que tenter d’élucider tout cela et se prendre pour une Sherlock Holmes, elle avait préféré éluder, comme elle l’avait toujours fait. De toute façon, elle ne savait même pas par où commencer pour tenter de confirmer ses intuitions. Pour oublier tous ces doutes, la blonde s’était donc plongée dans ses quelque retards scolaires tout au cours de la semaine, bûchant bien plus que nécessaire plutôt que renouer tout de suite avec les gens de l’école.

Et cela devait prendre fin, ce soir. Pour la première fois, la jeune femme devait avouer que cela lui manquait de voir des gens et un peu de vie. Devenir bourreau de travail par obligation vous ouvre toujours un peu les yeux sur vos priorités et vos envies. Ainsi donc, la jeune femme alla prendre une douche rapide et, nouant ses cheveux, se dirigea vers sa commode, seulement vêtue de sa serviette. Comment s’habillait-on pour un retour après deux moins à rester le plus invisible possible? Quelque chose qui se remarque, oui. Mais pas trop non plus, il ne fallait pas devenir tape à l’œil. Peut être cette robe qu’elle ne portait jamais, vu que c’était rouge? Elle était couleur vin, ce serait correct donc, non? Et Walter, qu’en penserait-il? Sûrement rien de mal, elle était jolie cette robe.

Dans les couloirs, tout était assez calme, on entendait quelque étudiants qui discutaient, ou riaient dans leur chambres, mais pas plus. Le cœur de l’action était souvent au café, de toute façon. La blonde marcha un moment, d’un pas lent, essayant à chaque seconde d’évacuer ce stress qui s’accumulait en boule au fond de son ventre. C’est à peine si elle avait informé Walter, elle était presque disparue comme une voleuse, ne revenant que parfois, pour une soirée et repartant le matin. C’était un défaut auquel elle n’avait jamais porté attention : sa façon de se refermer sur elle-même à la moindre épreuve. Il n’y avait même pas cette noblesse que les autres avaient de ne pas vouloir impliquer ses proches, ne pas leur causer de torts ou les inquiéter, non, elle voulait seulement être seule, avoir assez de silence pour que la douleur se fatigue de crier au fond d’elle et se taise, la voix cassée. Non, elle n’avait pas cette noblesse, ni beaucoup d’autre noblesses. Elle n’était pas comme Walter et, pour une fois, cela l’intimidait et la culpabilité l’assaillait sournoisement, pour lui rappeler qu’elle n’avait pas traité cet homme si gentil avec le respect qu’il méritait. Devant les portes vitrées du café, Zòhra pu apercevoir que le café n’était pas aussi achalandé qu’à son habitude, il y avait Larahia, Monie et un ou deux autres élèves dont elle ne connaissait aucunement l’identité. Mais tranquille, sur son fauteuil, il y avait un jeune homme, cheveux noirs et yeux gris, pipe au coin de la bouche, lisant un livre. Ces traits, elle les connaissait par cœur, elle les avait observés mille fois, les avaient appréciés, avait tout fait pour les voir s’étirer en un visage joyeux, ferait encore tout pour, mais ces traits, elle les avait abandonnés, sans jamais expliquer plus que ça, restant vague, restant cachée. Et malgré cette chaleur, qui faisait fondre la boule de stresse, cette dernière se refusait à disparaitre complètement. C’était déjà des émotions trop intenses dans son être pour la froideur à laquelle elle était habituée depuis si longtemps, il fallait faire quelque chose.

Zòhra essuya ses mains moites sur sa robe et le geste fébrile, tourna la poignée et entra dans le café. Walter était réellement plongé dans son livre, mais ce fut les bonjours enjoués de tous qui le firent lever la tête. Elle resta là, sans bouger, sans même répondre aux autres, avec un petit sourire, mais un regard qui criait «désolée pour tout!». Elle resta un moment là, bêtement, avant de se rendre compte que bien entendu, elle n’était ni stupéfixée  ni stoppée dans le temps et qu’à un moment elle se devrait de bouger, ce qu’elle fit. Mais pas en direction de Walter, non. Avant ça, il lui faudrait un remontant, ayant une peur bleue bien ancrée de subir des reproches pour ses fautes de comportement. Elle passa donc au comptoir et se commanda une Vodka sans glaçon, que par manque de chance, elle reçu bien trop vite pour avoir le temps d’être prête. Elle se retourna et s’arrêta net dans son élan pour rejoindre son ami. Pas de panique spontanée, non, simplement qu’il était là, devant elle. Enfin, il était derrière elle au début mais maintenant il était devant. Elle leva la tête, car vu sa grandeur elle ne le voyait pas lui à proprement parler mais bien son torse et refit de nouveau un sourire. Une gorgée de whisky, pour s’éclaircir la gorge, une petite morsure de la lèvre inférieure pour étouffer le malaise et d’une voix qui ne se voulait pas tremblante et comblée, mais qui le fut tout de même, lança :


- Bonjour, chertenok.


Dernière édition par Zòhra D. Pivovarov le Mar 10 Déc - 17:27, édité 2 fois
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Walter Armstrong
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Ochi Chyornye - Les yeux noirs




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MessageSujet: Re: [V]Ochi Chyornye - Les yeux noirs. [PV Waltoutou!][Terminé]   Mar 4 Déc - 19:40

Ah, distinctly I remember it was in the bleak December,
And each separate dying ember wrought its ghost upon the floor.
Eagerly I wished the morrow;- vainly I had sought to borrow
From my books surcease of sorrow- sorrow for the lost Lenore-
For the rare and radiant maiden whom the angels name Lenore-
Nameless here for evermore.

Le temps s'était stoppé, pour quelques minutes, deux dizaines environ. Cela faisait beaucoup trop longtemps qu'il n'avait pas consciemment pris du temps pour lui, pour oublier tout ce qui occupait son esprit depuis quelques semaines, voire des mois. Les cours qui prenaient de plus en plus d'importance – heureusement que les vacances de Noël arrivaient bien vite - , son don qui était beaucoup trop silencieux et discret depuis un certain moment, les plns des Fêtes qui se voyaient légèrement chamboulés et, bien entendu, cette belle salve aux cheveux d'or et aux yeux de glace qui ne faisait nettement plus assez partie de sa vie. Celle qui hantait toutes ses pensées, à toutes les heures du jour et de la nuit, pour qui il s'inquiétait terriblement dès que passait une journée sans qu'il n'aille de nouvelles. Heureusement pour lui, ils avaient été plutôt assidus pour se garder au courant. Dire qu'il ne lui en voulait pas de partir sans dire un mot après avoir passé la nuit dans ses bras aurait été mentir. Il lui en voulait, d'arriver hors de nullepart, de réclamer sans le savoir son coeur, puis de partir, comme ça. Mais il savait que, quelque part, elle aurait voulu que les choses soient différentes. Et au moins, lorsqu'elle était en Russie, ils s'écrivaient assez régulièrement. Parfois de longues lettres, parfois de petits mots gribouillés au coin d'un bureaux. Mais ils se donnaient des nouvelles, et c'était suffisant pour que l'Écossais garde espoir. Pour qu'il veuille simplement profiter de sa présence les rares fois où elle était devant lui.

Mais il n'y pensait pas, à ce moment-là. Il était porté par les mots sur le papier, les suivant des yeux lentement, presque avec gourmandise. Ça lui faisait mal d'admettre qu'il avait délaissé la lecture, l'un de ses passe-temps faovris, au détriment de ses révisions. D'un autre côté côté, c'était dans sa nature ; on est Serdaigle ou on ne l'est pas. Mais il prenait un plaisir non dissimulé à retourner aux sources. Livre à la main, pipe au coin des lèvres, un verre de whisky sur la table basse et un feu crépitant doucement dans la cheminée du café. Les gens autour de lui ne lui prêtaient pas attention; il les avait salués – il ne fallait pas manquer de manières, tout de même – mais cela avait été clair qu'il n'était pas forcément d'humeur à socialiser et personne n'avait insisté. De toute façon, c'était bien connu qu'il entrait complètement dans sa bulle lorsqu'il faisait de la lecture. C'était son moment d'insouciance à lui et cette fois, il était totalement mérité. Pas de remord, pas d'inquiétudes, pas de son habituelle légère paranoia. Juste lui et sa poésie sombre, qui avait toujours eu le don de le fasciner.

Une douce clameur dans le café étudiant dérangea sa transe littéraire. Le jeune homme tenta de combattre sa curiosité naissante, terminant d'une gorgée son verre de scotch sans quitter les mots des yeux. Mais les petits rires et les salutations ne cessaient pas. Walter fronça les sourcils, tirant un bon coup sur sa pipe, puis se résigna à lever les yeux, cherchant du regard la source de cette agitation. Probablement qu'il voyait la chose de façon exagérée, les gens ne criaient pas non plus. Mais après avoir passé tant de temps dans sa bulle de silence, tout lui semblait un peu plus fort, voire dérangeant. Ce n'est qu'en expirant lentement la fumée du tabac de ses narines, au rythme de sa respiration régulière, que son regard s'accrocha sur une chevelure qu'il reconnaissait d'entre mille. Puis sur le rouge profond d'une robe qu'il n'avait jamais vue, mais qu'il aimait déjà. La chaleur au creux de son ventre suivit bien vite, embrasant ses entrailles d'un feu qu'il avait appris à supprimer avec le temps. Parce qu'il ne voulait qu'elle, au fond, et elle lui avait montré que c'est ce qu'elle voulait aussi, le temps de quelques baisers, de quelques caresses, de quelques soupirs. Une légère morsure à sa lèvre du bas fut suffisante pour le ramener à la réalité, ses yeux d'un azur nuageux venant rencontrer ceux de la Slave. Silence. Moment d'amiration, mais également de surprise, de joie, d'envie. Avec une pointe d'amertume. Pourquoi tu ne m'as pas averti de ton départ? Pourquoi tu ne m'as pas écris pour me dire que tu revenais? Le ténébreux fixa machinalement son marque page dans son livre qu'il referma ensuite puis vida les cendres de sa pipe dans un cendrier qui ne se trouvait pas loin. Il prenait son temps, le malaise était tangible. La pipe se retrouva dans son étui, puis l'étui et le livre dans son sac de cuir. Puis il se leva, lentement, en tentant de ne pas mourir de stress. Et ça n'était pas vraiment évident. C'était toujours un peu étrange, la retrouver après tant de temps, surtout quand elle était aussi belle. Mais il s'avança tout de même. Et comme si les gens l'avaient compris, ils s'éloignaient pour prendre place à des tables un peu plus loin du bar, certains sortant même sur le balcon. Le jeune homme observait sa nuque, réprimant l'envie qu'il avait de s'y pencher pour poser ses lèvres sur sa peau. L'envie de la surprendre était forte, mais celle de faire les choses comme il se fallait l'était encore plus.

Son air semi inquiet ne quitta son visage que lorsque la blonde leva les yeux pour le regarder dans les yeux. Sur ses lèvres se traça un sourire, doux, tendre, caressé d'envie. Chertenok. Il adorait lorsqu'elle l'appelait comme ça. Parce qu'elle savait, parce qu'il n'y avait qu'elle qui l'appelait comme cela, parce qu'il y avait un roulement des lettres contre sa langue qui était tout simplement irrésistible.Tellement qu'il ne supportait déjà plus l'idée de ne pas la toucher. Il ne se fit donc pas attendre plus longtemps, fixant la bande de cuir de son sac sur l'une de ses épaules. Ses deux mains glissèrent délicatement sur les hanches de Zòhra, prenant le temps de sentir sous ses doigts les courbes qui lui avaient manquées et le tissu de sa robe, puis fixa sa tendre poigne dans le bas de son dos. Elle était là, finalement. La langue de l'Écossais passa brièvement sur ses lèvres, s'accrochant au moment, avant de dire d'une voix stable et grave, malgré les vagues intenses de sentiments et de désirs différents qui déferlaient sur lui.


« Bonjour, min Engel. »

Porté par une force tellement plus grande que lui-même, Walter se pencha vers celle qui faisait battre son coeur et posa quelques baisers sur sa peau; sur sa tempe, d'abord, puis sa joue, et finalement le coin de ses lèvres, où il s'attarda quelques secondes de plus. Il aurait voulu l'embrasser, mais il ne voulait pas non plus la brusquer. Ce serait à elle de décider où ils iraient. Sans s'éloigner de son visage, ses lèvres effleurant toujours la peau à la comissure des siennes, il souffla quelques mots, mais qui voulaient en dire tant :

« Tu me manques terriblement, tu sais..? »


Spoiler:
 
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Zòhra D. Pivovarov
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MessageSujet: Re: [V]Ochi Chyornye - Les yeux noirs. [PV Waltoutou!][Terminé]   Mar 12 Fév - 18:45

[HJ : C'est chétif, maigrichon, pas très bon, mais ça vient du coeur et je savai vriament pas quoi dire avant que le drame commence ! Pardon :( ]

***

Walter était envoûtant en tout point. De sa voix à son toucher, en passant par son aura et son regard. La slave ne se lassait pas de se perdre dans sa contemplation. C’était très contre-nature de sa part de laisser ainsi cours à ses émotions, mais c’était plus fort qu’elle. Les lèvres de l’Écossais vinrent tracer un chemin de baisers sur son visage, finissant à la commissure de ses lèvres. Une tentation terrible, prenante. Les mots qu’il chuchota contre sa peau lui firent comme un choc électrique dans tout le corps. Alors elle lui manquait? Et pourquoi parler au présent? Peut-être parce qu’il ne savait toujours pas qu’elle était revenue pour de bon, aussi. La blonde eu une petite pensée pour son éclair de stupidité et refixa son attention sur Walter, décidant de lui annoncer la chose de la manière la plus directe possible.

- Tu m’as manqué aussi… mais cette fois je ne repars pas, promis.

Il put certainement sentir le sourire naitre sur les lèvres de Zòhra avant que cette dernière ne bouge son visage de quelques centimètres pour l’embrasser. Elle n’en pouvait simplement plus et il lui avait tardé depuis des jours de pouvoir enfin poser un baiser sur les lèvres de son plus tendre ami. C’était mieux que n’importe quelle Vodka, plus enivrant, plus chaleureux, bien plus passionné, aussi. Sans le vouloir, cette dernière caractéristique avait d’ailleurs prit le dessus. Le fait de ne pas s’être vus depuis un moment, peut-être. Et puis, qu’en avait-on à faire qu’il y ait du monde autour? Nous étions dans les années 1970, pas 1870, l’étiquette en avait pris pour son grade.

La blonde sentit quand même une petite partie de son être qui ne s’impliquait pas avec autant de ferveur dans ce baiser qu’il l’aurait voulu. Zòhra savait déjà que des explications étaient de mise, que Walter en demande ou pas. Elle le lui devait et se le devait aussi. Ce baiser s’avérait donc être une douce préparation avant de mettre cartes sur table. Les secrets entre amis, c’était une bien mauvaise chose.

La slave prit son courage à deux mains et finit par reculer son visage, restant toujours serrée contre lui, comme si cette bulle de contact qui lui remplissait l’estomac de papillons empêcherait son petit monologue de tout gâcher de ces délicieuses retrouvailles.


- Walter, je… Je suis désolée d’être partie, sans un mot ni rien, d’avoir été absente… j’ai été une mauvaise amie et je m’en excuse…. je me suis laissée aller à mes vieilles habitudes de me terrer dans le silence chaque fois qu’une brique me tombe dessus et je ne sais pas si tu veux bien me pardonner, mais je tiens à te dire que je tiens autant à toi qu’avant, sinon plus et… et que plus jamais je ne te tiendrai dans l’ombre.

Tout était presque sortie d'une traite. How weird was it. Elle devait avoir rendu le pauvre Écossais confus. Bravo.

Comme à chaque fois où elle osait laisser aller ses émotions, la jeune femme semblait presque essoufflée, rouge de gêne et le regard vulnérable. Ça ne durerait pas, ça ne durait jamais, mais pour une rare fois dans son existence, Zòhra acceptait de s’ouvrir à quelqu’un. Parler comme ça n’était pas son genre, encore moins son talent, mais Walter en valait la peine. Il valait mille fois plus que ce qu’elle avait pu lui offrir jusque-là. La pointe de culpabilité qui la perça lui fit l’effet d’une lance et des larmes de honte menacèrent un instant de couler. C’était pour cette principale raison que Zò’ n’osait jamais faire preuve d’émotivité ou de rapprochements. Elle s’avérait toujours décevante et déloyale sans le vouloir. Franchement, Walt’ avait toutes les raisons du monde de la planter là, sans nul doute, mais une partie de son être souhaitait, suppliait et paniquait à la simple idée qu’il le fasse.

Walter avait atteint ce point dans la vie de la jeune femme où elle savait son parcours marqué à jamais par l’empreinte du noiraud et le perdre c’était trop pour elle, Emmank, c’était déjà un de trop, mais Walt, partir de son propre chef, par sa faute, c’était émotionnellement bien plus que ce que Zòhra était prête à encaisser.

Soudainement, la Slave pu remarquer qu’il avait l’air un peu bizarre, couvait-il une maladie? Une grippe peut-être? Avec le temps qu’il faisait en Écosse, cela se pouvait bien, mais Zòhra avait du mal à y croire, c’était si soudain… La blonde posa une main sur la joue de Walter, le regard un peu inquiet et les sourcils froncés. Si elle n’avait pas pu être là dans les derniers mois tâcherait-elle au moins d’être présente maintenant.
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Walter Armstrong
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MessageSujet: Re: [V]Ochi Chyornye - Les yeux noirs. [PV Waltoutou!][Terminé]   Mar 12 Mar - 2:47

[Avertissement; ce post contient des scènes et des images violentes qui pourraient choquer certaines personnes.]

Elle était bien là. Sous ses doigts, sous ses lèvres. Pendant une courte seconde, il eut bien du mal à y croire. Ça n’était pas la première fois qu’elle partait et qu’elle revenait, et peut-être avait-il après à ne plus avoir autant espoir que la fois précédente. Peut-être s’était-il rendu sceptique. Peut-être accordait-il maintenant une plus grande place au doute, au réalisme. Car derrière ses airs timides et détachés, Walter était un romantique au cœur tendre. Et s’il s’était d’abord permis de rêvasser et d’espérer, il n’en était pas plus idiot. Au fil du temps et des séparations, une mince coquille s’était formée autour du cœur de l’Écossais. Pour le protéger, pour qu’il apprenne que l’amour, ça n’est jamais comme dans les contes de fées. Il ne lui en voulait pas, il ne pouvait pas lui en vouloir pour quelque chose comme ça, impossible. Mais peut-être qu’il lui faudra un peu de temps avant de croire à ce que cette fois-ci, ce soit la bonne. À ce qu’elle ne partira plus sans un mot, à ce qu’elle restera avec lui, pour qu’ils vivent finalement et paisiblement ce qu’ils avaient envie de vivre ensemble depuis le début. Il voulait y croire. Et quelque chose lui disait qu’elle allait le lui faire croire aussi.

Les lèvres de l’Écossais s’étirèrent en un sourire discret et satisfait lorsqu’il sentit celles de la blonde se presser tendrement contre les siennes. Ce baiser au goût de retrouvailles et du miel de l’amour. L’une de ses mains s’était délicatement avancée jusqu’à la mâchoire de la slave pour la recueillir contre sa paume, les yeux d’azur embrumé du ténébreux mi-clos. Mais malgré la douceur de cette étreinte, quelque chose manquait. Il n’y avait pas de ce laissé-allé qu’il ressentait d’habitude lorsqu’il embrassait les lèvres de Zòhra. Pas de cette désinvolture. Une ombre planait, une inquiétude, et elle ne venait pas de lui. Avait-elle quelque chose à lui dire. Sans brusque la chose et sans en tenir rigueur à la jeune femme, Walter recula lentement son visage, ouvrit les yeux et la regarda, l’air doux mais sérieux tout à la fois. Il n’avait pas réellement besoin de poser la question ou de demander des excuses, il savait qu’elles viendraient d’elles-mêmes. Et comme prévu, la belle blonde commença son discours, ne s’arrêtant que lorsqu’elle avait tout dit ce qu’elle avait sur le cœur. Il la croyait, de toutes les fibres de son être. D’abord sans dire un mot, l’Écossais hocha doucement la tête, gardant au visage un air apaisé alors que ses doigts caressaient le haut du dos de sa belle.

Un soupir franchit ses lèvres, marquant le début d’une phrase. Mais pas un mot ne suivit. Un bruit court, sec, bas, comme un étrange étranglement dans sa gorgée. On lui coupait le souffle. Quelque chose lui serrait les poumons, y plantait ses ongles acérés. Les lèvres du jeune homme s’entrouvrirent alors que, en vain, il tentait de retrouver contenance. Il respirait, mais il ne le sentait pas. Son teint déjà pâle se retrouva complètement blême, sa peau devint glaciale, comme s’il étouffait. Mais son torse s’élevait et s’abaissait au rythme – certes un peu rapide – de deux poumons bien en santé. Son cœur, lui, palpitait dangereusement. Une main à son torse ou à son cou le sentirait tout de suite. Zòhra allait s’inquiéter. La voilà déjà qui posait sa main sur sa joue, l’air soucieux. Il baissa son regard vers elle, l’air paniqué, et aussitôt, il le sentit en lui. Ce feu incroyablement sombre, sinueux, insidieux, qui allait prendre bientôt contrôle de lui.

Le saphir grisâtre de ses iris commença à s’effacer. Derrière ce dernier rempart d’humanité, on distinguait clairement un noir profond et traître s’imposer dans ses yeux. Pas aujourd’hui… Pas maintenant…

Le pouce du jeune homme effleura un bref instant les lèvres de sa douce. Je suis désolé. Je suis tellement désolé que ça arrive maintenant, alors que tout ce dont j’ai envie, c’est t’avoir près de moi et ne jamais te laisser aller. C’est ce qu’il aurait dit s’il en avait été capable. Mais cette entité lui coupait la voix. Il savait que ça allait faire mal. Il le sentait, que celui-là n’était pas à prendre à la légère. Ne me suis pas. Mais sois-là à mon retour. Je t’en prie. Je sais que je vais avoir besoin de toi. L’air infiniment triste, il lui jetant un dernier regard puis se retourna pour sortir du café étudiant, le pas rapide. Il avait laissé son sac aux pieds de Zòhra, c’était mieux ainsi. Le mal qui l’habitait aurait peut-être eu envie de tout saccager. Sans aucun doute, même.

Dès qu’il eut pris un pas à l’extérieur du café, les manifestations de l’entité s’étaient fait sentir avec une ardeur qu’il n’avait jamais connue avant. Il n’avait pas besoin de voir ses propres yeux pour savoir qu’ils devenaient d’un noir abyssal. Il le sentait dans ses tripes, dans les frissons démesurés et incontrôlables qui traversaient sa peau et qui lui arrachaient des plaintes presque douloureuses, dans les coups acharnés qu’on lui donnait à l’intérieur du ventre, dans les nausées qui chatouillaient ses entrailles. Il le sentait dans cette chaleur insoutenable qui naviguait entre sa peau et sa chair, possédant son corps avant de s’en prendre à son âme. Le brasier lui montait dans le cou, lui faisait serrer la mâchoire. Il le sentait dans cette voix gutturale, violente et incompréhensible qui criait à tue-tête contre ses tympans. Il n’avait qu’une envie, se rouler en boule dans un coin, pleurer comme un gosse en attendant que ça passe. Mais il ne pouvait pas. Il devait se rendre au labyrinthe, et le plus vite possible.

Il courait, sans doute plus qu’il n’avait jamais couru dans sa vie. Sa conscience lui échappait, au fur et à mesure qu’il gravissait les escaliers qui le menaient à la Tour Fowley. Elle partait puis revenait en vague, ses membres tremblant sous le choc interne que cette possession avait sur son corps. La voix était plus forte, assourdissante, à rendre fou. La main tremblante de l’Écossais s’accrocha à la poignée qui marquait l’entrée de la tour et il entra. Négligeant bien malgré lui de s’assurer que le verrou était enclenché. Devant lui se dressait le labyrinthe. Il ne savait pas s’il allait avoir le temps de se rendre au milieu de celui-ci. Ce démon était tout particulièrement fort, tenace et puissant. Ses muscles étaient déjà endoloris de devoir le retenir et il ne s’était rien passé encore. Il continua sa course effrénée. À gauche, à gauche, à droite, tout droit, à gauche, à droite, à droite, à droite, tout droit… Il connaissait le trajet par cœur, si bien qu’il n’était plus lui-même une fois arrivé au point central. Son corps avait tenu plus loin que son esprit, terrassé par la présence d’une entité bien plus forte que lui.

Le brasier s’étendait partout sous sa peau. Le souffle profond et haletant, cillant presque, qui passait ses lèvres n’était pas le sien. Les monts de ses deux paumes étaient déjà violemment lacérés de ses ongles qui s’y étaient logés avec un entrain destructeur. Et ce regard vide, obscur, inquiétant, il n’était pas le sien non plus. Un sourire malicieux et pervers ourla le coin de ses lèvres avant qu’une voix tout droit sortie d’un cauchemar ne disent, dans une langue que Walter n’avait que lu avant :


« Volo ludere. »

Les deux mains de l’Écossais s’accrochèrent brutalement à ses cheveux, en arrachant une poignée au passage, et vinrent percuter sa tête contre le mur de pierre solide du labyrinthe. Encore. Et encore. Le roc en tremblait presque

Un cri passa les lèvres du jeune homme. Ou était-ce un rire malfaisant? Le sang lui coulait contre les yeux, roulait sur son nez et ses joues. Mais à peine atteignait-il ses lèvres que sa langue attrapait les gouttes du liquide poisseux. Laissait l’arôme taquiner ses papilles gustatives. Lui arrachait des roucoulements de plaisir tordu. Les mains de Walter lâchèrent ses cheveux mais ne s’égarèrent pas bien loin. La paume de sa main droite glissa contre son corps pour se mettre à déchiqueté de ses ongles le tissu noir de sa chemise, alors que ceux de l’autre main fouillaient sans merci la plaie saignante et profonde qu’il avait au front. Toujours ce rire, alors que ses doigts humectés d’hémoglobine tachaient la peau de son visage et de son cou. Puis ses ongles se plantèrent là aussi. Un autre flot rouge, terrible.

Toujours plus de sang.



[* Volo ludere = Je veux jouer ]
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Zòhra D. Pivovarov
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MessageSujet: Re: [V]Ochi Chyornye - Les yeux noirs. [PV Waltoutou!][Terminé]   Mer 26 Juin - 23:52

La joue de Walt’ était gelée au toucher. Zòhra, d’autant plus inquiète, remonta le regard pour croiser celui de son tendre ami. Le bleu orageux de ses iris laissait place aux ténèbres profondes. C’était le pire présage qui était possible pour eux à ce moment et la slave comprit tout de suite ce que cela impliquait. Pourtant, malgré ce qui vraisemblablement était en train de prendre contrôle de son corps, il caressa sa bouche dans un geste chaleureux qui la chamboula. De ce simple geste, Walt lui partagea ce qu’un millier de mots n’auraient su exprimer avec autant de force : toute l’affection qu’il avait pour elle, sa tristesse, sa peur et son regret qui semblait l’assaillir présentement. Le corps du jeune homme était devenu rigide et sans plus attendre, il laissa son sac au pieds de la blonde avant de sortir, clairement pressé.

Aussitôt qu’il entama sa sortie, Zòhra attrapa la ganse du sac et s’élança vers le comptoir dans l’idée de donner le sac au serveur. Sa décision était déjà prise : Il était hors de question de laisser Walter traverser cela une nouvelle fois tout seul, surtout pas au moment de leur retrouvailles. La slave n’en supportait tout simplement pas l’idée. Le voir revenir, blessé, couvert de bandage, obligé de boire à la paille. Non, pas cette fois. Elle le collerait au mur si il le fallait, mais pas cette fois. Ce n’était pas dans les habitudes de la jeune femme d’être si audacieuse, mais Walter était différent, il en valait la peine, sans la moindre hésitation. Il valait tous les risques du monde, même celui de faire face à un démon.

Avec Agilité, la jeune femme balança le sac sur le comptoir et sortit deux gallions de sa poche. Le serveur, surement alerté par le bruit, approcha d’elle et la blonde dit d’un ton calme mais catégorique.


- Gardes moi ça comme la prunelle de tes yeux. La blonde posa les deux gallions sur le sac.Voilà pour le dédommagement.

Un dernier regard clair et froid de la blonde suffit à décourager définitivement le serveur de quelque écart de conduite que ce soit.  Sitôt cette affaire réglée, elle s’élança vers la sortie à son tour. Brièvement, elle aperçut Walter tourner dans un couloir. Puis elle entendit une plainte, sans aucun doute venant de lui. Zòhra sentit son cœur se fendre en deux, mais cela n’en fortifia que sa certitude. Elle devait le faire. Ainsi s’engagea une douloureuse poursuite, où Walter ne la remarquait jamais, mais elle par contre, ne le perdait jamais de vue, restant quand même à bonne distance, la dernière chose dont l’Écossais aurait eu besoin aurait été de se taper une panique parce que la jeune Slave n’avait rien écouté de ses demandes. Puis une fois dans le labyrinthe, elle n’aurait plus à user de discrétion une fois devant le démon, et non plus devant Walt.

Les couloirs et les escaliers semblaient mille fois plus longs ce soir qu’ils ne l’avaient jamais été, chaque tournant, chaque escalier s’avéraient une torture, dans le risque de le perdre de vue pour de bon. L’autre torture était d’entendre les plaintes de douleurs poussées par l’Écossais, la Slave ne savait même pas comment elle faisait pour ne pas briser la distance qui les séparaient. Ce fut une sorte de soulagement lorsqu’ils atteignirent la porte de la tour Fowley. Zòhra n’avait pas beaucoup de temps. Une fois qu’il passerait cette porte, il pourrait commencer à divaguer dans le labyrinthe et là ce deviendrait une véritable épreuve. C’est ce qu’il fit prestement, tellement pressé qu’il ne verrouilla apparemment pas la porte, vu qu’elle n’entendit pas le cliquetis caractéristique des portes de St-Barnaby. Aussitôt, à vitesse grand V, la blonde se rua sur la porte et compta environs 5 secondes tout en prenant sa baguette. Finalement elle entra et verrouilla la porte d’un sort. Walter tournait à gauche, le timing avait été parfait. Zòhra se concentra sur le bruit des pas de son ami et ce bruit seul. Il courait à présent comme un damné et se perdait d’une manière stratégique. Ce labyrinthe ne semblait même plus en être un pour lui, malheureusement. Désormais, le labyrinthe de la tour Fowley devait plus ressembler à un réseau de couloirs sinueux pour lui. Pour la jeune femme par contre, c’était un ballet de virages incessants où à la moindre erreur, elle risquait de se perdre. Qui sait ce qui se trouvait dans d’autres couloirs? Un minotaure peut-être? Non, c’était exagéré voyons, mais cette jungle de pierre et d’inconnu ne la rassura guère. Au moins, elle était toujours sur le train de Walter, c’était le principal.

Soudainement, l’Écossais s’arrêta, droit comme un pique. Il semblait secoué d’un léger tremblement, mais était cachée au détour d’un couloir et ne le voyant que de dos, elle ne pouvait en être assurée. Par contre, une chose sûre était qu’un liquide foncé s’écouler de ses poings serrés. Peu lui en fallut pour deviner que c’était du sang. Quelque chose avait maintenant changé chez lui, une aura menaçante émanait du corps du jeune homme. Zòhra en resta pétrifiée. Walter était blessé, il s’était fait mal lui-même qui plus est. Un instinct de protection serra les entrailles de la blonde, qui sentit les larmes lui monter aux yeux. Une voix s’éleva du corps immobile, debout.


- Volo Ludere.

Cette voix, elle n’avait rien d’humain. Walter était partit. La chose… la chose voulait jouer, pour ce que Zòhra connaissait de Latin.  C’était guttural, grave et sombre profondément vicieux. Et ça venait du corps de Walt. Pourtant, ça ne pouvait pas être lui. C’était impossible. Il était partit, écrasé par l’entité qui venait de parler. Par Les yeux noirs. Jamais la blonde n’aurait imaginée qu’il se lance si tôt dans les « festivités » en faisant saigner son hôte dans les premières minutes. Ses pensées furent interrompues par les mains sanglantes de Walt qui agrippèrent ses cheveux et qui se cogna férocement la tête sur le mur, son corps tournant et balançant telle une poupée de chiffon. C’était affreux, peu de choses l’avait horrifiée ainsi dans sa vie, mais ça… cela heurtait le peu de sensibilité qu’elle se permettait d’avoir, en plus de celle qu’elle ne se permettait pas. Elle retint avec peine un cri, plaquant sa main sur sa bouche. Chaque fois que résonnait l’écho du crâne de Walter frappant le mur, Zòhra sentait se sentait sur le point de défaillir. Et s’il mourrait? Si cette chose arrivait à le tuer? Non. Non pas ça, pas lui. Elle pleurait maintenant silencieusement, combattant un haut-le-corps.  C’était absurde, irréel même. Il ne pouvait pas mourir lui aussi. Emmank avait déjà été un coup dur, Walter elle… elle ne le supporterait pas.

Lorsque ce scabreux manège prit fin, Zòhra était appuyée contre le mur, profondément choquée, son cerveau fonctionnait au ralentit alors qu’elle fixait toujours le corps de Walter être malmené par le démon. Elle voyait maintenant le visage de son Écossais en biais, le démon faisait s’agiter la main de Walt dans sa propre plaie au front, qui saignait maintenant abondamment. Cette chose était un être absolument sadique. Il s’amusait à blesser son hôte, le faire souffrir, le tout avec un sourire pervers sur ses lèvres qui étaient maintenant tachées de sang. C’est à ce moment que toute sa détresse se relâcha d’un coup, avec l’aide de ses cordes vocales. C’était tout simplement trop atroce de voir Walter dans un était pareil, de le voir totalement à la merci d’un monstre et elle, là cachée. Elle était venue pour le sauver, par pour constater les dégâts.


- Arrête! Cria-t-elle, avec un désespoir terrible dans la voix, sortant de son coin sombre.

Zòhra serra sa baguette comme si c’était la vie elle-même. La blonde mit de côté toute sa raison, qui tentait de lui rappeler à quel point elle était stupide de tenter de faire face à un démon dont elle ne savait absolument rien, mais c’était ça ou prendre le risque de voir une nouvelle fois l’homme qu’elle aimait être assassiné. C’était bien plus que ce qu’elle pouvait supporter. La slave contint donc ses tremblements, alors qu’elle se trouvait à quelque mètre de la créature qui avait pris possession de ce qui se révélait être bien plus qu’un ami pour elle, là, dans le feu de l’action. Pour la première fois, Zòhra vit clairement la plaie dans le front du noiraud. Une plaie étirée, maintenant presque béante, du sang sur ses cheveux, son visage, ses vêtements et ses mains, il était dans un piètre état, mais le démon semblait, lui, comblé. Une nouvelle fois ce soir, la Slave sentit la bile monter dans son œsophage. Ses genoux tremblèrent un bref moment, hors de contrôle. Si elle pouvait… si elle pouvait, elle trancherait la gorge du démon lui-même, mais c’était bien le pire, dans les possessions démoniaque. Pas de corps physiques sur lequel se venger. Cétait une entité qui était hors de la matière, qui n’était pas palpable. C’était un vrai monstre. Ainsi, au dégoût et à la détresse s’additionnait désormais la rage. Zò planta son regard dans l’abysse profond du démon, où il se terrait et prenait contrôle du corps d’un homme innocent, intouchable pour la blonde. Juste sous ce regard, lui était adressé un rictus méprisant, mais horriblement satisfait. C’était d’un sinistre qu’il était humainement impossible d’atteindre. Humainement, en effet, mais il avait bien été prouvé que l’humanité n’avais guère sa place avec «Ochi Chyornye». Alors qu’elle analysait toujours la chose devant elle, Zòhra ne comprit que trop tard que l’être bondissait déjà en sa direction. Elle était mauvaise en duel,  et maintenant serait donc le moment où jamais qu’un miracle se produise.
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Walter Armstrong
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Ochi Chyornye - Les yeux noirs




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MessageSujet: Re: [V]Ochi Chyornye - Les yeux noirs. [PV Waltoutou!][Terminé]   Jeu 27 Juin - 17:56

Spoiler:
 

Ça ne sert plus à rien de te débattre, tu sais. Déjà de longues minutes que tu ne t’appartiens plus, que tu t’es écrasé comme une pauvre coquerelle sous le poids incommensurable du Mal. Sous mon poids, sous ma présence. Déjà de longues minutes que ce n’est plus toi, mon petit, qui contrôle chacune de tes pensées, chacun de tes gestes, du clignement de tes beaux yeux noirs aux crispations brusques de tes jointures. Et ton cœur, ce beau gros muscle qui pompe de ce délicieux sang partout à travers tes veines et tes artères… Je vais le pousser à bout. L’épuiser, peut-être même, abuser de sa résilience. Je veux que tu ailles mal. Je veux que chaque parcelle de ton être soit endolorie, blessée, sanglante, lacérée, torturée, maltraitée. Je veux te sentir te tortiller pour survivre, je veux que tu paniques, que tu perdes la tête.  Parce que je sais que tu es capable de te battre, toi. Je sais que tu ne crèveras pas au premier battement cardiaque trop fort, au premier muscle étiré jusqu’à ce qu’il déchire. Je sais que tu vas tenir bon, de toute ta pauvre âme désespérée. Tu es tenace, tu sais ce que ça te fait, tu sais à quoi t’attendre. Tu sais ce que tu dois faire pour t’en remettre. Tu en as déjà vu d’autres.

Mais tu n’en as jamais vu d’autres comme moi. Et tu n’as jamais souffert comme je vais te faire souffrir aujourd’hui. Je vais te détruire, t’anéantir, t’annihiler. Tu m’entends, connard? Je vais te réduire au rang le plus bestial de l’humanité, je vais te faire faire des choses horribles, odieuses, honteuse. Je vais te saccager, t’écraser, te réduire en lambeaux. Et tout ce temps, tu riras à gorge déployée, même si je décide de te trancher celle-ci. Ton sang dans ton nez, dans tes poumons, dans ta gueule te noieras, et tu auras un grand sourire aux lèvres. Un sourire qui ne t’appartient pas. Le sourire de la démence et de la victoire. Tu t’arracheras les yeux, les crèveras de tes ongles, les dévoreras de tes molaires et tu en trembleras d’extase, tu en gémiras de plaisir comme si on prenait tout le temps du monde à te caresser jusqu’à jouissance.  Tu vivras ta déchéance, tu te l’imposeras à toi-même, tu arracheras ta peau et la collera à ton visage comme s’il s’agissait du plus beau cadeau du monde. Et tu sais pourquoi, mon jouet? Pour mon propre plaisir. Pour prouver qu’encore et toujours, c’est ma volonté la plus forte et que personne ne peut rien contre moi. Car même si tu crèves, je serai là. Dans l’odeur nauséabonde de la chair en décomposition qui traversera l’air jusqu’aux narines de ceux qui te trouveront, dans la rage et la tristesse des gens qui seront affectés par ton décès, dans les murmures des gens qui en parleront.  Je ne respecte pas les frontières.  Que les gens le veuillent ou non, le réalisent ou non, je suis là, en tout le monde et autour d’eux, et on ne peut pas se débarrasser de moi.

Tu sens ces morceaux de peau et de chair sous tes ongles, qui s’accumulent, qui en débordent, alors que tu griffes toujours un peu plus profondément les plaies déjà présentes le long de son cou normalement si pâle, si beau. Tu saignes, abondamment, le liquide rouge et onctueux coulant contre tes épaules et ton torse à présent dénudé. À tes pieds sont éparpillés les restes de ta chemise, plus rien ne recouvre le haut de ton corps. Je le soumettrai à ma volonté, lui aussi. Puis le bas de ton corps, puis tes os. Jusqu’à ce que ta pitoyable enveloppe ne puisse plus supporter ma présence, jusqu’à ce que, comme tous les autres, tu abandonnes comme un lâche. Ton corps se jette sur l’un des murs du labyrinthe et commence à s’agiter violemment à même le mur. La pierre rigide, coupante et irrégulière de celui-ci trace ses marques profondes sur ton dos et ton torse. Ça cogne, ça lacère. Tu sens ce craquement? C’est l’une de tes côtes qui se brise. Puis une autre. Ça se voit dans la cavité qui s’est formée sous ton épiderme.  Tu t’agites de plus en plus rapidement, de plus en plus fort, alors que, de ta bouche jaillissent des éclats de rires sombres et enfantins. Et tout ce temps, les plaies sur le reste de ton corps ne s’arrêtent pas de saigner. Pourtant, ça vient tout juste de commencer. Je ne sais pas de quoi tu mourras. D’avoir perdu trop de sang, ou de la faiblesse de ton âme à rester dans un corps aussi meurtri. Mais une chose est certaine, c’est que je ne te laisserais pas sortir d’ici. C’est quand ton cœur et ton cerveau seront glaciaux  que je vais te quitter. Pas avant.

Tes tympans s’agitent, perçoivent une voix que ton cerveau ne reconnait que trop bien. Tu te débats encore plus fort, toujours écrasé sous ma présence. Je sens ton âme crier au désespoir, je sens ta terreur la plus pure, je sens que tu donnerais tout ce que tu as à offrir pour revenir à toi maintenant, parce que tu sais pertinemment que je serai sans merci. Je sais que tu l’aimes, cette fille. C’est piteux, infâme, répugnant. Qu’elle est idiote… Tu lui as dit, n’est-ce pas? Plus d’une fois, même, tu lui as demandé de ne jamais te suivre si elle voyait la noirceur absolue dans tes yeux. C’est à peine si tu ne l’as pas carrément suppliée. Et qu’est-ce qu’elle fait, l’ingrate? Elle te suit. Elle n’aurait pas pu se contenter de te laisser mourir comme le déchet que tu es? Il fallait qu’elle te poursuive, qu’elle vienne se perdre entre ces murs froids. Je vais le lui faire regretter et tu le sais très bien. Et durant tout ce temps, tu seras là, muet, les yeux grands ouverts, conscient de ce que je lui fais subir mais ligoté dans les frontières impénétrables de ton inconscient.  C’est tout à fait délectable.  Ton corps se tourne pour lui faire face, un réflexe s’empare de ta main pour venir essuyer une goutte de sang qui s’aventure jusqu’à ton œil. Mais du sang, il y en a partout.

Dans un cri guttural et profond, ton corps se jette sur elle. Inutile de tenter de t’arrêter. Ton bras part à une vitesse incroyable, frappe son visage pâle avec une force étonnante, inhumaine. Elle tient tout juste debout. Tu la frappes une nouvelle fois, paume ouverte, ongles sortis. Sa peau est bien plus belle lorsqu’elle est tachée de sang. Elle ne résiste pas à cette attaque, se retrouvant bien vite au sol. Elle a l’air tout à fait attrayante, étendue sur la pierre froide, les yeux enflés, la bouche en sang, la joue lacérée, les cuisses exposées, blanches, chaudes. Ta langue passe contre tes lèvres gercées, une salive tiède étreint ta langue pour se mêler à l’hémoglobine qui s’y trouve. Son corps excite mon imaginaire tordu et violent. Je la veux. Je veux la briser. Je veux la posséder, elle aussi, la violer.  Tu t’avances vers elle d’un pas stable, l’une de tes mains récoltant ton propre sang au creux de ta paume. Puis tu te penches vers elle, l’agrippe par les cheveux, la plaque violemment au mur. Une mèche entière de sa chevelure blonde cède entre tes doigts. Et tu la fixe. Tes yeux noirs ne la quittent pas, vrillent les siens.  


« Tu ne l’as pas écouté, ma toute belle. Tu l’aimes?  Alors tu vas y goûter. », dis-je, ta voix déformée fendant l’air jusqu’à ses oreilles.

Ta paume pleine de sang s’impose à sa bouche entrouverte. Qu’elle le goûte, ton sang, qu’elle le boive. Tu sens ses dents sous tes doigts alors que tu l’empêches de repousser le liquide poisseux de sa langue.  Ton autre main quitte ses cheveux  et vient lui enserrer brutalement la nuque. Et une fois ta paume vidée de sang, tu la laisses glisser le long de son cou jusqu’à sa poitrine. D’un mouvement brusque de la main, tu abaisses le haut de sa robe, dévoile ses seins pâles où ta bouche affamée vient se presser sans attendre plus longtemps. Ta main continue sa course le long de son corps, déchire le bas de sa robe, s'écrase sans merci  contre le tissu recouvrant tout juste son entrejambe. Ta langue retrace un chemin vers le haut, jusqu’à sa clavicule. Puis tu la mords. Si fort que sa peau cède. Cette peau et cette chair que tu mâches alors que tu halètes d’envie contre son buste couvert de sang et de bave.

Je suis le Mal.
 
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Zòhra D. Pivovarov
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MessageSujet: ATTENTION POST HAUTEMENT VIOLENT.   Jeu 1 Aoû - 23:32

Il y a dans la vie des images qu’on n’oublie pas, des visions qui vous perturberont si profondément que vous savez sans même y penser que cela fera d’un moment une charnière de ce que vous êtes, de qui vous serez à l’avenir. Les images qui venaient de défiler devant les yeux de zòhra lui font exactement cet effet. Elle fixe la créature qui a volé le corps de Walter se jeter sur elle, pourtant elle ne bouge pas. Elle ne fait que l’observer avec horreur, alors que cette charnière, comme un million de clous, se plantent en elle et lui font vivre mille maux.

Il va t’attaquer, c’est certain. C’est un monstre et ce n’est pas Walter, il ne visera pas à côté. Il te déchiquettera comme il a déchiqueté la peau de celui que tu aimes. Cours. Cours et fuit, ça ne vaut pas la peine de mourir! C’est ce que la conscience de Zòhra lui criait, alors qu’il s’avançait, son énorme main s’élançant vers sa joue. Mais les mots, la réalité avait pris trop de temps à faire son chemin dans la tête de la blonde et finalement, la main de Walt, contrôlée par l’entité, l’atteignit de plein fouet, faisant reculer la jeune femme sous le choc. Ce dernier fait vibrer toute ses dents et lui lacère sa peau laiteuse de ses ongles, lui procurant une atroce douleur. Mais elle ne crie pas, ses cordes vocales n’arrivent plus à répondre. Elle s’est mordu la langue, les dents ont égratigné profondément l’intérieur de sa joue. Zòhra sent sa bouche s’immerger de sang et sous le goût ferreux abominable, elle le crache. À peine a-t-elle le temps de terminer ce mouvement qu’un coup de poing l’atteint directement sur le nez. Cette fois, la blonde pousse un cri de douleur, bref et automatique alors que son nez se brise et qu’elle sent les os de son nez éclater. Elle tombe sur le sol sonnée par le coup. Un flot de larmes de douleur s’échappent de ses yeux, alors qu’elle n’ose même pas toucher son nez pour constater l’ampleur des dégâts, ou pire, se faire encore plus mal. Elle ne le sait pas, mais elle a l’air en piteux état, la joue et les yeux rouges et bouffis, des marques d’ongle sanglantes lui traversant une partie du visage, du sang sur les lèvres et son nez cassé, désormais sanguinolent lui aussi. Désormais incapable de se lever, encore étourdie et assommée par la douleur, elle ne peut que regarder. Observer son amour, devenu son bourreau par une malédiction. Tout dans sa posture jusqu’à son regard bestial et abyssal déborde d’une violente luxure, qui la terrifies au point où elle replie légèrement les jambes, comme pour défendre sa vertu. Zòhra retient un nouveau cri. Il la regarde et soudainement, elle se sent nue malgré sa robe.

« Бороды Мерлина, я умру. он будет меня изнасиловать, прежде чем убить меня *» se dit-elle, paniquée. D’autres larmes l’assaillent alors que la détresse lui vrille les entrailles. Il s’approche, le pas vicieux et régulier, ramassant de son propre sang dans sa paume. Finalement, comme un interrupteur, les sens de la blonde s’activent et de ses mains, d’habitude si agiles mais à présent quasi hors service, elle se recule comme elle peut, se repoussant vers l’arrière à l’aide de ses pieds, mais toujours assise. Même si la pierre, elle semble glisser, n’arrive pas à garder un rythme régulier, n’y songeant même pas en fait. Sa tête finit par se cogner contre le mur de pierre, mais elle ne s’arrête pas devant ce qui a pris Walter et qui se rapproche toujours, souriant. Zòhra est maintenant complètement adossée au mur et elle émet un ou deux sanglots paniqués, similaires à ceux d’une proie. Elle est sans issue maintenant. Seule face à son bourreau, la porte du labyrinthe verrouillée. Rien ne peut plus la sauver. Sa respiration est saccadée et bruyante et une seconde, elle a une pensée pour Emmank. Elle se demande si il avait ressenti cette peur lui aussi, avant d’être assassiné. Sûrement.

Soudainement, la démon l’agrippe par les cheveux et la soulève. Elle pousse un nouveau cri de douleur, ressemblant plus à un râle vu la faiblesse qu’elle ressent alors que toute une mèche cède et s’arrache de son crâne. Il la plaque à nouveau contre le mur avec toute la violence qui le caractérise. Encore du sang. Il y en a trop qui s’évacue d’elle ce soir. Il coule dans ses cheveux blonds, les salissant, les tachant. Zòhra tente de fixer Walter dans les yeux. Elle tente de le trouver, mais il n’est plus là. Il n’y a que la noirceur absolue.


- Tu ne l’as pas écouté, ma toute belle. Tu l’aimes? Susurre le démon de sa voix abominable, un sourire atroce accroché à ses lèvres. Alors tu vas y goûter.

Zòhra ne veut même plus répondre. Elle veut seulement mourir, maintenant. Elle veut arrêter d’avoir mal, elle veut mourir avant qu’il n’ait le temps de la violer. Elle veut que Walter revienne, qu’il la sauve. Sauve-moi. Sauve-nous. Empêche-le… tue-le. Je le tuerais si ce n’était pas ton corps. Je tuerais tout, tout ce qui me fait vivre ça. Il plaque la main gorgée du sang de Walter dans sa bouche et sous la surprise, elle en avale un peu. Zò essaie d’ôter la main de la bête de sur sa bouche mais il la force et elle laisse tout le liquide vermeille entrer dans sa bouche. Elle ferme les yeux, fort. Elle veut oublier le goût, la bile qui remonte, empiré par l’enserrement de sa nuque par ce monstre. Ce trou-du-cul des enfers. Lorsqu’il la lâche, ce qui reste du sang de son ami, elle le lui crache au visage, mais il n’en a rien à faire. Il dévoile ses seins, pâles, détruisant au passage le haut de la robe. Ses lèvres viennent caresser la poitrine de la blonde et elle n’arrive qu’à pleurer, toute combativité l’abandonne. Ses mains la pétrisse violemment et il finit par déchirer le bas de la robe. Le monceau de tissue de tient désormais plus qu’à la partie cintrée juste sous son buste. Finalement, la chose pose la main de Walt sur ce que la slave a de plus personnel et intime et elle le darde d’un regard meurtrier. Elle veut le renvoyer aux enfers, elle veut déchirer cette entité perfide, lui trouver un corps à assassiner, festoyer sur sa carcasse et la donner aux rats en fin de soirée. Sa langue sur le buste de la blonde donne à cette dernière une sensation d’horreur inimaginable. Elle ne peut pas se faire violer. Pas si elle veut encore Walt dans sa vie. Elle ne peut pas renoncer, ne serait-ce que pour l’Écossais. Elle doit le ramener. Vite, avant que la chose ne la pénètre de force, la brisant à jamais.

Pénétrer de force… La blonde a un sourire, vide, mauvais, mais toujours un sourire. Si elle se rappelle bien le peu qu’elle avait appris au Vatican en compagnie de Walter, c’était que leur psyché était d’une certaine manière connecté. Elle regarda sa baguette. À quelques mètres. Elle est désormais déconnectée de son corps et de ce qu’il lui fait, la seule chose importante est qu’elle puisse arriver à faire un accio sans baguette pour rattraper celle-ci et mettre son plan à exécution. Dans un murmure, inaudible à la bête surement perdue dans les cris de joie intérieurs qu’elle doit pousser, Zòhra amène sa baguette à elle et l’attrape, malgré ses mains tremblantes.

C’est alors que les dents de Walt lui arrachent tout un morceau de peau. Elle l’entend mâcher à peine quelques millisecondes, puis lâche un cri guttural, profond et empli de sa douleur qui dépasse l’imaginable de ceux qui n’ont pas vécu au minimum l’attaque d’un puma enragé, mais qui lui permet de planter sa baguette à l’arrière de la tête aux cheveux de jais et de prononcer dans ce cri la formule.


- CEREBRO REDUNDO!

Cette formule, c’était une formule créée par elle et son Grand-père. Pour se défendre sans faire mal. Mais la bête allait avoir mal. C’était un sort qui faisait ressortir mille images et émotions différentes, en même temps. Avec de la chance, cela réveillerait Walter, avec encore plus de chance, cela ferait mal à l’entité. Elle se concentra sur le genre d’images à envoyer celles qui inspirent la tendresse, l’amour, la douceur, elle et lui, lui et ses amis, lui et sa famille. C’était sa seule chance de ne pas avoir à blesser physiquement Walter en plus. Leur seule chance de ne pas mourir.





*FR -Par la barbe de Merlin, je vais mourir. Il va me violer avant de me tuer.
Russe (Phonétique)- Borody Merlina , ya umru. On budet menya iznasilovat', prezhde chem ubit' menya
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MessageSujet: Re: [V]Ochi Chyornye - Les yeux noirs. [PV Waltoutou!][Terminé]   Mar 27 Aoû - 20:20

Je crie plus fort que je n’ai jamais crié. Je crie à m’en fendre les cordes vocales, je crie à m’en faire vomir, je crie à m’en assécher la bouche, à m’en faire sauter des veines, à m’en disloquer la mâchoire. Je crie de toute la haine et le désespoir qui m’habitent, je crie des remords qui me rongent, me grugent, me fouettent, me dévorent. Je crie de cette honte et de ce mal de vivre qui sont là depuis toujours mais qui, aujourd’hui, prennent une ampleur dangereuse et terrible. Je crie à tout rompre, à tout casser, à en faire trembler les murs sales et poisseux qui m’enferment mais personne ne m’entends. Je suis muet. Je suis muet mais j’entends tout, je vois tout et je suis beaucoup trop conscient de ce qui se passe pour mon propre bien. Je sens la peau à la fois glaciale et brûlante de ma belle Slave sous mes doigts, je sens l’odeur âcre du sang dans l’air, je le goûte sur ma langue. Je la vois qui crie, qui pleure, qui tremble. Je vois cette terreur et cette douleur dans ses prunelles où j’aime tant me perdre d’habitude. Je vois ce que je lui fais, je vois la souillure que j’impose à sa peau et à son âme. Je vois les cicatrices, ses veines qui palpitent. Je sens sa chair qui cède sous mes dents, je sens son sang qui coule au coin de mes lèvres, les gouttes de liquide vermeil qui perlent contre mon menton, je sens ses ongles qui creusent la peau de mon dos.

Je suis un monstre.

Je le savais, depuis le début. Qu’il valait mieux que je reste seul, qu’il valait mieux que je m’en tienne qu’à ma propre compagnie, qu’il ne fallait pas que je laisse les gens me faire confiance. Parce que j’étais sûr et certain qu’un jour ou l’autre, j’allais la fracasser, la briser en mille morceaux. C’était déjà arrivé une fois et c’était inévitable que quelque chose du même genre se reproduise. Mais j’ai essayé, comme un imbécile. J’ai essayé parce que j’avais espoir, parce que je ne voulais pas me résoudre à devoir rester seul pour le reste de ma vie. Je me suis ouvert, j’ai laissé des gens précieux s’approcher de moi, de ma faiblesse. J’ai même cru, pendant un instant, que les choses allaient changer. Que les gens seraient là pour me supporter, que les épisodes deviendraient moins graves, que j’allais trouver une solution, que j’allais guérir.  J’ai été con et naïf. Rien de tout cela ne se serait produit si je m’en étais tenu à ma solitude et aux promesses que je m’étais fait. M’isoler. Aller en cours, retourner à ma chambre, visiter la famille de temps en temps. Je n’ai pas le droit de faire subir ma difformité aux autres. Je n’ai pas le droit de mettre la vie de personnes innocentes en danger par ma seule présence. Je n’ai pas le droit de pourrir la vie des gens qui me sont chers. Il y a déjà assez de la mienne qui est lamentable. J’aimerais tant que les gens se fichent de moi. Que la nature humaine ne les porte pas à s’en faire pour un mec qui n’a pas l’air dans son assiette. Et que moi, je n’aille pas cette envie pulsionnelle qui me pousse à vouloir être autour d’autres êtres humains. Parce que je ne le mérite pas. Je ne mérite rien. Pas un regard, pas un sourire. Encore moins l’amour d’une fille qui vaut toutes les richesses du monde.

La voix brisée de Zòhra fend l’air à mes oreilles, je sens le bout de sa baguette qui percute l’arrière de ma tête. Les ondes magiques qui jaillissent de sa baguette frappent mon cerveau, le stimulent, l’éveillent. Je ne sais pas ce que le démon voit. Les rires, les pleurs, les étreintes, les baisers, les nuits étoilées, les baignades nocturnes, la Banshee hurlante et ses belles bouteilles de scotch, le visage de ma mère, le rire de mon père, les lèvres de ma cousine sur mes joues, les traits crispés de plaisir de ma belle Slave. Mais tout ce que je sais, c’est que mon corps en entier se fige et que les ténèbres se fendent. Mes yeux fixent le plafond avec ardeur, mes poumons s’arrêtent de bouger, mon cœur bat à tout rompre, à tout défoncer. Et pour un moment, je lui en veux. Pour une seconde. Mais je m’efforce de suivre cette lumière. Pour la sauver. Même si je sais que ce qui se trouve derrière ce rideau noir et macabre est encore pire que tout ce que j’ai pu vivre jusqu’à maintenant. Je m’y lance, je m’y plonge alors que mon corps, lui, s’écroule face première contre le sol de pierre.

La réalité est hideuse et infecte. Je veux mourir. C’est tout ce que je mérite. Ça serait tellement plus facile, tellement plus beau, tellement plus doux que cette nausée violente qui me prend au ventre et qui me fait vomir de bile et de sang alors que des sanglots déchirants et horrifiés jaillissent de ma gorge. Ma chair mutilé sursaute sous ma peau lacérée. Et entre les vomissements et les toussotements, je crie de douleur. Je crie comme je n’ai jamais crié avant. Je prends conscience de mon corps qui, autant que mon esprit, n’implore qu’une seule chose; qu’on l’achève. De la pitié, juste un peu. Les os fracassés, les ongles arrachés, les plaies profondes qui me vident de mon sang. Des larmes se fondent au sang séché et à la salive qui tachent mon visage alors que, dans quelques derniers efforts, dans une dernière pulsion destructrice qui, cette fois, vient complètement de moi, je soulève ma tête du sol. Je regarde la pierre déjà poisseuse d’hémoglobine, puis je cogne mon front contre le sol. Un coup. Un autre. Je saigne plus encore, je pleure plus encore, les traits crispés de haine, de regrets, de peine. La morve au nez, le sang au front, les larmes au joue, la vomissure au coin des lèvres. Je cogne, et je cogne, et je cogne encore en criant entre les soubresauts de mes poumons que je veux crever.  Je ne peux même pas la regarder. J’ai trop honte de ce que je suis. C’est bien le plus beau cadeau que je peux faire à la femme que j’aime. Lui faire le sacrifice de ma vie insignifiante. Car par mon corps, elle a failli perdre la sienne, qui, au contraire de la mienne, est tellement précieuse.

Je finis par perdre conscience. Je n’entends plus rien, je ne sens plus rien. Les cris de stupeur, les murmures inquiets, les doigts qui m’effleurent, le sortilège qui me lève du sol pour me placer sur une civière qui m’emmènera à l’hôpital.

Je ne veux pas me réveiller.




I will not speak of your sin
There was a way out for him
The mirror shows not
Your values are all shot

But oh, my heart was flawed
I knew my weakness
So hold my hand
Consign me not to darkness
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Zòhra D. Pivovarov
Litriu
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MessageSujet: Re: [V]Ochi Chyornye - Les yeux noirs. [PV Waltoutou!][Terminé]   Mer 3 Sep - 20:55

Le corps de Walter se fige à un point tel qu’on croirait que le temps s’est arrêté pour lui. Ses yeux presque révulsés fixent le plafond. Qu’est-ce qu’il passe? Est-ce que ça a marché? Je panique et c’est l’instant fatidique. Je n’ai plus la force de bouger, ni de parler et si Walter ne revient pas, c’est fini pour nous deux et ce sera entièrement de ma faute. Mon seul coup d’impulsivité en plus de dix ans m’aura tuée et Walter ne s’en remettra jamais. Mon cœur ne veut plus battre régulièrement et me tabasse la cage thoracique à nouveau. La mort n’a jamais été une chose qui me fasse réellement peur ; bien sûr j’ai un instinct de survie, je ne veux pas mourir. Mais ce n’est pas ça qui me fait peur, qui m’arrache des larmes d’appréhension, c’est Walter, dans un hôpital, devenu fou d’avoir tué quelqu’un. C’est cette image qui me hante. Ce serait de ma faute, ce serait moi qui l’aurais envoyé là. Pourtant, si j’avais décidé de ne pas le suivre, il se serait sans doute tué. Le professeur Forester m’aurait annoncé son décès et ce serait moi qui serais à Sainte-Mangouste, catatonique ou complètement folle comme ma mère.  Dans un cas ou l’autre, le scénario qui se produit en ce moment était le seul choix logique que j’aurais pu faire. Je souffre le martyr et je ne sais pas comment je tiens le coup présentement, mais je sais seulement que cette douleur est nécessaire si je veux le sauver.

Puis il tombe. Il est à mes pieds et j’ai clairement entendu son visage heurter le sol. Un halètement mêlé entre la terreur et le sentiment de victoire s’échappe de mes lèvres alors que mon corps s’affaisse le long du mur. Mes jambes viennent de me lâcher et je tremble comme une feuille. Je passe d’assise à couchée sur le dos. Qu’importe le sang sur le sol de pierre, je m’en fous, je veux seulement un peu de sa fraîcheur, une sensation douce. Sous mes doigts je la sens et je me mets à pleurer. Je pleure comme une petite fille, de par le choc, mais aussi simplement de joie. J’y suis arrivée, j’ai survécu. Mes nerfs tressautent sous la douleur, mes muscles sont endoloris à un point innommable et je saigne comme un porc, mais je m’en fous. Je respire et je vais continuer de respirer. Et Walter aussi. J’entends ses cris de douleur, c’est qu’il est bien vivant.

Je me retourne de côté, paniqué. Vu l’énergie qu’il me reste c’est la seule chose que je puisse faire, mes jambes ne voudront plus coopérer pour un moment, je le sens. Il commence à se frapper la tête lui-même sur le sol. Encore du sang, encore des cris, pourtant cette fois, pas de démon. Walter s’inflige ça à lui-même, par ma faute. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase et je cède à la panique, arrivant à me retourner vivement, dos à lui pour vomir. Il est complètement dans sa bulle de désespoir et ne me verrait surement pas, mais je ne prends pas de chances qu’il voit ça et croit qu’il me dégoûte.  J’ai peur, je le hais mais je l’aime aussi et il y a certaines chose – dont m’inquiéter pour lui – que je ne pourrai jamais m’empêcher de faire.

Je reste dos à cette vision d’horreur cependant. Je n’y peux rien, j’ai trop peur que le démon revienne, j’ai trop peur de Walter dont les traits me paraissent déjà terrorisant désormais et je suis trop dégoûtée d’avoir causé tout ça. Je sanglote en me bouchant les oreilles, me balançant d’avant en arrière. S’il vous plait, faites qu’il ne se tue pas, s’il vous plait, par pitié, je ne peux plus rien faire je n’ai plus de force ne le laissez pas faire je vous en supplie… Je me répète cela tel un mantra, pleurnichant et tremblotant. Lorsque je débouche finalement mes oreilles, je n’entends qu’un silence pesant, qui me fait sentir si petit et si seule. Ce silence se presse sur moi avec tant de force que ma respiration n’arrive pas à reprendre un rythme normal. Un moment j’ai l’espoir confus et irréaliste que Walter ne soit plus là, que j’ai finalement cédé à la folie comme ma mère et que rien ne se soit passé finalement, mais lorsque je me retourne, mes espoirs volent en éclats, prenant bien soin de me lacérer au passage. Il est bien là, au travers tous ces fluides dégoûtants et il ne bouge plus. C’est à ce moment précis que je sens mon cœur éclater dans ma poitrine, mes sanglots deviennent des pleurs frénétiques et c’est trop pour mon adrénaline, qui me fait perdre toute once de rapidité. Je rampe vers lui, vers l’homme que j’aime qui me paraît être un monstre, mais que je ne perdrais pour rien au monde. Tout ça est trop pour moi. J’Arrive près de lui, lui répétant de ne pas être mort, comme si cela allait tout changer.

Ne soit pas mort, tu n’as pas le droit. Tu n’es pas mort, non. C’est les dernières paroles que je prononce. Puis je sombre dans l’inconscience, harassée par tout ce qui vient de m’arriver mais aussi parce qu’en serrant son poignet de ma main tendue, j’ai senti un faible pouls, ce fut assez pour mes nerfs pour faire tout lâcher d’un coup. Je n’ai plus à tenir, il n’est pas mort. Je peux finalement lâcher prise. Le silence qui suit est le contraire le plus absolu de celui dans le labyrinthe. Il est réconfortant, doux, apaisant. C’est la meilleure chose que je puisse ressentir de toute ma vie. Ça et l’avoir sauvé.

J’ai tenu ma promesse.


Darkness yours conceal mighty fires real;
They my fate will seal: burn my soul with zeal.
But my love for you, when the time is due,
Will refresh anew like the morning dew.

No, not sad am I, nor so mad am I;
All my comforts lie in my destiny.
Just to realise my life’s worthiest prize
Did I sacrifice for those ardent eyes.
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MessageSujet: Re: [V]Ochi Chyornye - Les yeux noirs. [PV Waltoutou!][Terminé]   Aujourd'hui à 17:22

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[V]Ochi Chyornye - Les yeux noirs. [PV Waltoutou!][Terminé]

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