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 L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante

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Eve John
Ceart
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Date de naissance : 04/04/1994
Aspiration : passer au moins une année sans drame, s'il vous plait merci.

Fiche : NO FUTURE.

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Age: 22
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MessageSujet: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Lun 28 Jan - 6:40

Dans la rue principale de Stornoway, entre les bâtiments tantôt de pierre grise, tantôt de brique rouge pour les plus modernes, se dressait le bien connu pub favori des sorciers du village, la Banshee Hurlante.
A toute heure de la journée et du soir, le lieu rayonnait d'une aura bienheureuse, et s'en échappaient des mélodies entraînantes qui mettaient le village en joie. En été, lorsque toutes les fenêtres du village étaient ouvertes, et que les clients du pub ne prenaient pas garde à en refermer la porte, vous pouviez clairement entendre le son de la cornemuse comme si celle-ci jouait dans votre salon. Vous pouviez entendre les sorciers, tous atteints à un différent degré d'ivresse, rire et discuter fort bruyamment, parfois, évidemment, au grand mécontentement du voisinage.
Deux étages plus haut, un appartement était occupé par deux jeunes sorciers de l'université de St Barnaby. Ceux-ci avaient équipé leur logement d'un sort d'isolation sonore, mais de temps à autres, les sons les plus graves tels que le rire tonitruant d'un sorcier à la voix de baryton, parvenait à forcer son chemin jusqu'entre les murs de l'appartement.

L'appartement en lui-même, était assez grand et confortable pour des étudiants, équipé d'une pièce principale qui comprenait à la fois la cuisine, le salon et la cheminée, de deux chambres côte à côte et, de l'autre côté du living room, une salle de bain et une pièce de toilettes séparées.
Assez sombre, la pièce principale n'était éclairée que par une fenêtre étroite orientée vers l'est, et par laquelle rentraient les rayons du soleil lorsque celui ci était orangé et s'apprêtait à se coucher.
Un joyeux bazar régnait la moitié du temps dans l'appartement, avec une pile de vaisselle que l'on voyait progressivement s'accumuler dans l'évier, des cartons de pizza éventrés, des ronds de tasse de café sur la table basse, et autres vêtements sales tombés à côté de la panière à linge.
L'autre moitié du temps, celle où l'appartement était propre, était quand l'un des locataires passait derrière l'autre pour nettoyer.

En rentrant, si vous tourniez la tête à gauche, vous pouviez apercevoir en premier la chambre d'Eve, dont la porte était ouverte quasiment en toute circonstance. Vous pouviez y voir un lit défait, des vêtements traîner en boule ça et là, quelques parchemins et un grimoire ouvert au pied du lit.
Juste à côté de sa chambre, celle de Loïc, dont la porte était presque toujours verrouillée, qu'il soit dedans ou dehors, si bien qu'il fallait tendre l'oreille avec attention à travers le bois du panneau de la porte pour détecter le signe d'une activité humaine à l'intérieur.
Mais lorsque la porte était laissée ouverte, vous pouviez y apercevoir un lit parfaitement fait, tiré à quatre épingles et sans un pli. Les vêtements étaient sagement pliés et rangés. Une vraie chambre de démonstration pour un magasin de meubles.

Ce soir là, Eve était seule dans l'appartement. Ou du moins, Loïc n'avait montré aucun signe de vie depuis plusieurs heures, donc elle se considérait comme seule.
Le feu rougeoyant dans la cheminée, réchauffant ses pieds nus appuyés sur le bord de la table basse, la jeune sorcière était lovée dans le sofa, vêtue uniquement d'un débardeur rouge bien trop petit, qui remontait au dessus de son nombril lorsqu'elle était assise, et qui moulait ses formes de façon totalement impudique, ainsi que d'une petite culotte en dentelle noire. Ses longs cheveux bruns étaient emmêlés en auréole autour d'elle, sur le dossier du sofa.
Sur ses genoux, reposait un grimoire de potions, ouvert à la page listant les ingrédients nécessaires aux antidotes rares, qu'elle s’efforçait d'apprendre par cœur, mais dont elle se contentait finalement d'écorner les pages d'un air absent.
Lorsque son estomac se mit à gargouiller, lui fournissant une excuse pour abandonner physiquement son livre, que son esprit avait déjà quitté depuis longtemps, elle le reposa et se servit, dans un pot au dessus de la cheminée, d'une poignée de poudre qu'elle jeta dans la braise.
Celle-ci vira au vert émeraude, et bientôt, le visage d'une jeune femme boutonneuse et au sourire couronné d'un appareil dentaire apparut d'entre les flammes.


- "Pizza Hotte bonsoir, j'écoute votre commande !
- Alors ce sera un menu Basilic, avec double dose de parmesan et un gobelet de Wizz-en-bulles. Et j'ai une réduction étudiante !
- Formule Gnome ou Géante ?
- Géante siouplé, m'dame.
- Ça fera quinze noises."
(Eve lui tendit à travers les flammes la monnaie qui traînait sur la table basse, pas tout à fait certaine qu'il s'agisse bien de la sienne et non celle de Loïc.) "Un instant s'il vous plaît."

Le visage de la jeune femme disparut quelques secondes, et ne réapparut jamais, laissant à la place une paire de mains sortir littéralement de la cheminée, une grande boite à pizza dans l'une, un gobelet en carton planté d'une paille dans l'autre. Eve s'en saisit, puis finalement les flammes reprirent leur couleur rougeâtre lorsque les mains de la jeune femme eurent disparu.

"Miam !" lança la jeune sorcière, poussant le contenu de la table basse à l'aide de la boîte à pizza pour faire de la place.
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Loïc Portlock
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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Lun 28 Jan - 11:08


Et dans la deuxième chambre, du deuxième étage, dans l'appartement au dessus de la Banshee-Hurlante, il vivait.

Perdu au milieu de livres, de parchemins vierges, de notes griffonnées à la hâte et de nécessite à potion de toute sorte, Loïc travaillait. Son bureau, c'était bien le seul endroit, dans toute la pièce, qui n'était pas maculé, droit et à l'ordre, il lui aurait été bien impossible de garder une telle propreté à cet espace puisqu'il y vivait pratiquement. Toutes les heures où il n'était pas à l'université, toutes les heures où il ne travaillait pas avec les petits enfants complètement pourrit des riches sorciers, toutes ces heures-là, restantes, il les passait à ce bureau, les fesses contre cette chaise, le nez au dessus d'une potion, la plupart du temps, prête à exploser d'une minute à l'autre.

Tournant la tête vers la fenêtre, il s'arracha une petite pause, alors que son regard se perdait dans les cieux. Leur appartement était certes situés parmi tant d'autre sur la rue, mais ils avaient cette chance, unique, d'être coincé entre deux petits blocs ne contenant qu'un étage, permettant à certaine pièce de posséder une fenêtre. Sa chambre avait une fenêtre et Loïc en était hautement satisfait. Il avait réfléchit à se problème, alors qu'il était toujours dans les dortoirs de St. Barnaby, il s'était dit : «uh? Une chambre, sans fenêtre? Non merci!» C'était un bien étrange critère pour lui, qui se fichait de tout et de rien, qui passait le plus clair de son temps le nez dans une potion ou dans un livre, mais c'était important. Car dans les moments où il avait besoin de ne plus voir son stupide chaudron, dans les moments où même ses propres livres favoris le narguait, il avait besoin d'une autre distraction et, son lit bien fait, sa bibliothèque contenant ces vinyles et son tourne-disque, sa commode, avec ses vêtements ou encore son garde-robe, gardant, plutôt que des robes, les résultats de ses expérimentation, ne lui servaient à rien. Dans ces moments, il levait la tête et se perdait, le temps qu'il avait besoin, dans le ciel, tantôt gris, tantôt bleu, bien souvent noir.

Un bruit bizarre le sortie alors de sa contemplation. Un sifflement... un bouillonnement qui n'avait pas lieux d'être. Les yeux exorbités, Loïc se leva, faisant tomber sa chaise au sol... chose qui ne serait remarqué que par lui puisque, au contraire de ce qu'Eve aurait pu croire, le Monaraith n'était pas particulièrement silencieux, mais il avait jugé utile de doubler le sort d’insonorisation dans sa chambre également. Les bruits de potions explosant n'étaient pas rare, que ce soit voulu, ou non, et le jeune homme avait très peu envie de piquer la curiosité de sa colocataire avec ces explosions... s'il fallait en plus qu'elle vienne mettre son petit nez curieux dans ces choses, il n'en finirait plus. Bref, sa potion continuait donc de siffloter étrangement, et l'étudiant eu tout juste le temps de mettre, et surtout de maintenir, le couvercle en fonte de celui-ci avant qu'elle n'explose, pouf, sans autre préavis.

Le lycan se laissa tomber dans sa chaise avec un soupire. C'était la troisième fois que cette partie de l'expérimentation explosait et, chaque fois, elle éclatait de manière différente. Sifflotement, bulle, fumée nauséabonde... Loïc en était à se demander s'il ne devait tout simplement pas lâcher l'affaire... jamais il ne trouverait un remède à son problème, il valait mieux qu'il arrête maintenant avant de se tuer dans une explosion...

Mais à chaque fois il recommençait, incapable de concevoir l'idée que la magie n'y puisse rien. Il n'allait pas rester là, à subir son destin toute sa vie, ah ça non, mais... jetant un coup d’œil à sa potion, absolument irrécupérable, il jugea que, ce soir, il n'y pouvait pas grand chose.

Il se leva de sa chaise, tout en se grattant la joue maintenant piquante de barbe, pour allez revêtir un chandail, avant de sortir de la pièce. Oh, le jeune homme n'était pas pudique, jadis, il se serait probablement promené dans son appartement sans chandail et même en boxer, mais voilà, sa morsure était toujours rosâtre et bien visible. Impossible à camouflé et, même s'il savait qu'elle allait s’atténuer, il ne lui serait jamais possible de la cacher complètement. Loin de lui l'idée de vouloir mettre la puce à l'oreille de la Ceart, il n'était pas cinglé quand même! Ainsi, t-short mis, vieux jeans noirs, délavé et légèrement ajusté mis, le Monaraith sortie de sa chambre, guidé tout naturellement vers le salon où une agréable odeur de pizza s'élevait.

Sans plus de cérémonie, Loïc s'installa à côté d'Eve... bien peu vêtue pour une soirée aussi fraîche. Il en venait souvent à se demander, d'ailleurs, si elle ne se lançait pas simplement des sorts de réchauffements. Avec les minuscules vêtements qu'elle portait, soit elle avait une résistance incroyable au froid, soit, la magie était impliquée!

Le regard de Loïc détailla naturellement le corps de sa colocataire. Enfin, vêtue de cette manière, il était bien difficile de l'ignorer et, Loïc était un homme au fond, un peu du moins, et les jolies formes de la jeune femme ne le laissait pas indifférent, enfin, ne laisserait tout simplement personne indifférent. Ce soir là, pas envie de filer dans sa chambre pour cause de «trop de nudité» de sa colocataire, il allait manger, boire, et profiter du feu.

À côté de lui, le livre qu'il vît le fît frissonner de dégoût. Potion : Non, il en avait assez eu ce soir. Tout en engouffrant une pointe de pizza, il agrippa le livre et sans cérémonie, le jeta un peu plus loin, à l'abri des regards, du moins de son regard.


«C'était mes noises ou les tiennent?»


Quelques fois... il avait le malheur de laisser traîner de l'argent... et malheureusement, il ne la revoyait jamais.

Citation :
p.s.: Bon, pardon, j'avais hâte de poster et la flemme de corriger. Si ça te dérange, dis-le moi, je prendrai la peine de faire les corrections! XD
p.p.s.: désolé également de la maigre conversation de Lolo... c'est que déjà, c'est pas l'être le plus bavard du monde uh...!

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Eve John
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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Jeu 31 Jan - 17:56

Lorsque la porte de la chambre de Loïc s'ouvrit, Eve sursauta légèrement, habituée à sa solitude, et ayant momentanément oublié l'existence de son colocataire.

"Tiens, t'es vivant toi ! Bonne nouvelle, faut prévenir les enquêteurs d'arrêter les recherches !" plaisanta-t-elle en engouffrant la fin de sa part de pizza.

Lorsque Loïc prit place près d'elle sur le sofa, non sans un regard en coin qui n'échappa pas à la jeune sorcière, celle-ci éprouva soudainement le besoin de s'étirer les bras au dessus de la tête, faisant ainsi ressortir sa poitrine et se cambrer son dos, tandis qu'un sourire en coin se dessina sur ses lèvres.
Après tout, Loïc était mignon. Ce n'était pas pour rien si elle se baladait en ne portant que le strict minimum sur le dos dans l'appartement. Si son colocataire avait eu une face de troll... non, à la réflexion, quelque soit la tête de son colocataire, cela n'aurait pas changé son habitude de se trimballer à moitié à poil.
Eve était de ces personnes qui avaient toujours chaud, en toute saison, et qui produisaient une source infinie de chaleur, ce qui pouvait être fort confortable pour toute personne désireuse , par exemple, de se blottir contre elle sous une couette en hiver.
Et puis de toute façon, elle aimait suffisamment son corps pour être ravie de l'exhiber, si ce n'était pour autrui, au moins pour elle-même.
Enfin, passons.

Ah oui, les noises. Eve fixa une seconde l'emplacement vide où se trouvaient les pièces de monnaie quelques minutes auparavant, comme si elle allait pouvoir lire la réponse dans le bois de la table basse.
Puis finalement, elle se contenta de lever son gobelet comme pour porter un toast et d'afficher un grand sourire.


"On va dire que c'est toi qui invites. C'est chou de ta part !"


Après avoir bu bruyamment une gorgée de son soda, la jeune sorcière se laissa retomber contre le dossier du sofa et se tourna vers son colocataire, sa joue appuyée contre son poing.
Sans maquillage, Eve paraissait presque une toute autre personne. Elle paraissait plus jeune, plus sympathique aussi. Moins garce. Mais l'absence de fard (et de vêtements) n'entachait en rien le culot ni la confiance de la jeune sorcière en elle-même et, prenant son air le plus enjôleur, elle fit courir ses doigts le long du bras de Loïc, faisant remonter légèrement la manche sur l'avant-bras que son colocataire cherchait tant à cacher.


"Alors dis-moi, qu'est-ce que tu trafiques, enfermé toute la journée, hein ? Me dis pas que tu fais que bosser quand même ? Moi jsuis sûre que tu manigances quelque chose... genre des plumes à triche... ou alors plus grave, tu es receleur de trésors volés à des riches familles ! Ou alors... Non me dis pas, je sais !"


Alors qu'elle regardait ses doigts exécuter leur petite danse le long du bras du jeune homme, elle s'interrompit pour lever vers lui des yeux soudainement écarquillés et qui s'étaient mis à briller de façon totalement exagérée. Elle ne put réprimer, ce qui dans un premier temps commença par un léger rictus en coin, pour finir en un franc sourire lumineux traversant son visage d'une oreille à l'autre.


"Tu t'la touches toute la journée en fait, hein c'est ça, avoue !"


S'esclaffant à sa fine blague, elle donna une grande claque sur l'épaule de son colocataire, avant de récupérer sa boisson et de se laisser aller de nouveau lascivement dans le sofa, les pieds croisés sur la table basse, toujours morte de rire.



Spoiler:
 
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Loïc Portlock
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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Lun 4 Fév - 12:05

«On va dire que c'est toi qui invites. C'est chou de ta part !»

Il ne put que rouler des yeux. Que faire d’autre? C’était à lui après tout de faire attention à son argent… à ses choses, à l’appartement au complet finalement, finalement. Après tout, il savait vaguement dans quoi il s’engageait lorsqu’il avait décidé de faire de la colocation avec la flamboyante Eve… jusqu’à présent, pas de surprise, elle était bel et bien fidèle à elle-même. Pourtant, c’était un fait, bien qu’Eve soit difficile à contenir, elle était très peu… observatrice et il lui était bien plus facile de mentir à une seule personne qu’à un dortoir complet!

Il eut soudainement une vague pensé pour Elerina, alors que ses yeux arpentaient, sans son consentement, les courbes de sa colocataire… elle faisait exprès, c’était certain. La blonde lui aurait sûrement arraché les yeux… puis la tête au complet, si elle avait put surprendre ce regard, ce simple regard incontrôlable qui fixait la ceart… pas qu’elle, pas que son corps, simplement, Eve. La voir sans fard, sans artifice, de ceux qu’il n’appréciait guère, changeait toute littéralement toute la vision qu’il avait d’elle. Certes, elle restait Eve, elle restait cette… CETTE FILLE QUI LUI TOUCHAIT LE BRAS.

Baissant le regard vers son bras, Loïc fût soudain vaguement choqué de voir les petits doigts, vilains, de sa colocataire faire leur petit bout de chemin sur son avant bras, le perturbant quelques secondes, une chaleur surprenante parcourant sa chaire. Merlin, pourquoi était-il sortit de sa chambre? La voix de la brune résonna soudain particulièrement fort dans ses oreilles, le faisant froncer les sourcils. C’était entre autre pour cela, également, qu’il ne sortait que peu. Les gens parlaient forts, lui donnaient des migraines et la désagréable envie de leur arracher la langue pour qu’ils se taisent tous… Enfin, il n’en faisait rien, mais sa nouvelle ouïe lui posait énormément de difficultés, le rendant bien plus désagréable qu’à l’ordinaire… et ce n’était malheureusement pas par choix. Eve, à quelques centimètre de sa tête parlait… fort, oui bon, très fort, et le pauvre Loïc n’avait qu’une envie, se rouler en boule au fond de sa chambre. Chose qu’il ne laissait évidemment pas paraître.


«Alors dis-moi, qu'est-ce que tu trafiques, enfermé toute la journée, hein ? Me dis pas que tu fais que bosser quand même ? Moi j’suis sûre que tu manigances quelque chose... genre des plumes à triche... ou alors plus grave, tu es receleur de trésors volés à des riches familles ! Ou alors... Non me dis pas, je sais !»

Il se tourna légèrement vers Eve la fixant avec un certain amusement jusqu’à ce qu’elle lance :

«Tu t'la touches toute la journée en fait, hein c'est ça, avoue !»

L’exaspération aurait put se lire sur le visage du lycan si elle ne s’était pas esclaffée, lançant une claque, qui aurait put tuer une mandragore, sur son épaule à peine guérit, lui arrachant une grimace. Merlin, elle faisait exprès? Elle… elle ne pouvait pas humainement être aussi…Il n’osa pas terminer sa pensé, oui, même dans sa tête il avait quelques difficulté à insulter les autres, aussi stupide, exaspérant, insignifiant qu’ils pouvaient être. Levant le bras, il déposa sa main valide par protection –à retardement évidemment- sur son épaule, se dégageant de la présence d’Eve. Il respira un bon coup… pas la peine de se fâcher, pas la peine de s’énerver… simplement rester calme… fidèle à lui-même, oublier la douleur et répondre :

«Sincèrement John, tu penses que je perds mon temps à me toucher?» lança-t’il de manière neutre, teinté d’une pointe d’amusement dans la voix. Il se pencha vers Eve avec un regard conspirateur, plantant son regard glacial dans celui de la brune, armant ses lèvres d’un sourire en coin : «Mes expériences top-secrètes sont bien plus palpitante que les actes superflues dont tu m’accuses d’abuser toute la journée!»

Puis sans crier gare, il se redresse soudainement, s’éloignant du divan, mettre une distance respectable entre cette fille presque nue et lui, voilà une idée judicieuse, oui!

«Parlant de se toucher toute la journée. Tu m’expliques ce que tu fais à passer ton temps à moitié… bref. Si peu couverte? »

Question superflue… pourquoi l’avait-il simplement posé!

Citation :
Si c'est trop caca, MP moi je changerai des trucs! (et j'ai pas vraiment corrigé... j'avais hâte de poster! Mais si ça te dérrange je peux corriger!

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Eve John
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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Lun 11 Fév - 14:24

Ignorante du malaise, voir de la souffrance qu'elle infligeait involontairement à son colocataire, Eve se félicitait toujours de sa bonne blague et se récompensa par ailleurs avec une nouvelle part de pizza, qu'elle entama avec appétit, tandis que Loïc en profitait pour se dégager et mettre de la distance entre eux deux.
Lorsqu'il plongea son regard dans le sien pour se la jouer petit effronté, Eve leva un sourcil, amusée, écoutant attentivement le jeune sorcier tout en mâchant sa pizza.
Donc il avait bien des activités top secrètes ! Elle n'était pas totalement folle, il était bel et bien louche son coloc', et il venait de l'avouer.
Engloutissant sa dernière bouchée, elle n'eut pas le temps de rebondir sur le sujet, car Loïc venait de donner un tout autre tournant, bien plus intéressant à la conversation.

Une fois de plus, la jeune femme se mit en scène en étirant ses longs bras et croisant ses longues jambes sans prendre la peine d'avoir l'air un tant soit peu naturelle.


"Quoi, tu vas pas me dire que ça te dérange, quand même ?"
le nargua-t-elle avec un sourire au coin des lèvres.

Bon, de toute évidence, ce n'était pas ce soir qu'elle se taperait son charmant colocataire, vu son empressement à s'écarter d'elle dès qu'elle avait osé le frôler. Ça n'arriverait peut-être même jamais s'il restait toujours aussi coincé. Mais bon, ce n'était pas si grave, ce n'était pas comme si c'était le canon du siècle non plus.


"Écoute, on va faire un deal. Si je te vois un peu plus souvent traîner dans cette pièce avec moi, promis, la prochaine fois je mets un pantalon ! Ah, et puis aussi je te rembourse pour la pizza. Ça marche ?"

Elle hésita une seconde à poursuivre, de peur de choquer le pauvre Loïc, mais la tentation était trop forte. Elle ajouta, dans un nouvel éclat de rire :

"Ou alors si tu préfères, j'en retire encore une partie, tu me dis !"

Spoiler:
 
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Loïc Portlock
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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Mar 19 Fév - 14:45

    L’exaspération, c’est probablement ce qu’il aurait été possible de lire sur le visage de Loïc si celui-ci avait été un temps soit peu expressif. Mais voilà, il ne l’était pas et, son masque de neutralité restait, fidèle au poste, sur son visage alors qu’il fixait sa colocataire. Elle ne pouvait sincèrement pas être… si… non. Il n’osait terminer ses réflexions, se passant la main dans les cheveux, retenant un soupire.

    C’était comme dire qu’il avait pour la première fois une vraie discussion avec Eve, c’était comme dire, finalement, qu’ils ne s’étaient jamais vraiment intéressés de savoir ce que l’autre faisait de sa vie pendant qu’un n’était pas là. Au fond, il ne connaissait strictement rien à Eve, mais il croyait que c’était ça l’arrangement : Il prenait la chambre du fond, vivait sa vie et n’interférait pas dans cette de la ténébreuse. De son côté elle le laissait nettoyer derrière elle, s’enfermer dans sa chambre à faire Merlin elle ne savait et tout le monde était heureux, personne ne jouait sur les plates bandes de l’autre et une harmonie était ainsi né.

    Mais ainsi installé, à moins d’un mètre d’elle, alors qu’elle était si peu vêtue… Loïc avait l’impression de briser toutes les règles. Toutes ces règles non dites instaurées d’elles-mêmes entre eux. C’était un jeu bien dangereux dans lequel il s’apprêtait à se lancer, laisser Eve savoir un peu plus de lui était une idée complètement saugrenue, stupide même, une relation périlleuse avec une fille qui savait mettre son nez un peu partout. Il ne tenait pas les autres à l’écart que par plus plaisir –ou que par dédain, il ne déteste pas le monde entier uh! Il le faisait par nécessité, il le faisait pour une multitude de raison tout à fait valable qui, dernièrement, étaient devenue sa seule consolation.

    Car, ne venez pas lui faire croire qu’aujourd’hui, en 1977, les lycanthropes étaient bien acceptés dans la société sorcière. Tous les cours d’histoires pouvaient encore en témoigner, les populations sorcières se tenaient à l’écart des loups-garous et, entre lui et vous, c’était avec raison une majeure partie du temps. Des populations, des villages complets de Lycan existaient, perdus dans les bois, loin de toute civilisation et eux-mêmes n’était plus que l’ombre des hommes, agissant avec leur instinct de survit, plus bestial qu’humain… Loïc ne pouvait qu’en frissonner, ce n’était pas une manière de vivre et pourtant, c’était souvent dans les seuls choix qui s’offrait aux Lycans, s’expatrier, le plus loin possible, coupé de tout…


    Revenant à lui, quittant ses lourdes pensées, il fixa Eve.

    « Quoi, tu vas pas me dire que ça te dérange, quand même ? … »

    Évidemment, il fallait qu’elle le nargue… il s’apprêtait à soupirer, prêt à lui répondre, mais elle le devança, deux fois plutôt qu’une :

    « Écoute, on va faire un deal. Si je te vois un peu plus souvent traîner dans cette pièce avec moi, promis, la prochaine fois je mets un pantalon ! Ah, et puis aussi je te rembourse pour la pizza. Ça marche ?» Elle laissa un court laps de temps avant d’ajouter «… Ou alors si tu préfères, j'en retire encore une partie, tu me dis ! »

    Cette fois il eu l’étrange envie d’éclater littéralement de rire. Cela ne lui prit que quelques secondes avant qu’il ne le fasse réellement. Incroyable, c’était tout simplement incroyable. Il se rapprocha d’Eve, se laissant tomber dans le sofa, riant toujours –quelques chose qui était légèrement rare chez Loïc – mais c’était pourtant plus fort que lui, elle avait le culot de lui lancer un truc aussi stupide? Réellement!

    Redoublant de rire, Eve dût attendre quelques minutes avant d’avoir autres chose comme réponse que le tressautement des épaules du Monaraith.


    « Ah, elle était bonne, elle, Eve!»

    Un sourire s’étira sur ces lèvres alors qu’il s’étirait pour agripper la gazette sur la table basse, l’ouvrant à moitié.

    « Tu fais bien ce que tu veux, tu es autant chez toi que je ne le suis, sinon plus si on juge que tu y étais bien avant moi.»

    D’humeur soudainement bien plus légère dût aux à l’ambiance particulièrement stupide qu’Eve avait instauré, Loïc se releva rapidement, se dirigeant vers la cuisine adjacente, tapant doucement de la main contre sa cuisse, il lança à la brune, alors qu’il était dos à elle :

    « Je te sers un whisky John?»


Code:
Gnnneerrff... j'espère que c'est suffisant .____.
ps: JE SUIS VRAIMENT CANON!

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Eve John
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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Mar 5 Mar - 8:18

L'hilarité et la détente régnaient, à cet instant, dans l'appartement du deuxième au dessus de la Banshee.
Le fait que Loïc soit en train de se payer sa tête, Eve n'y voyait que du feu, et de toute façon, cela importait peu.
Au moins elle n'était plus plongée dans la solitude et l'ennui des révisions. Et puis, son coloc qui sortait un peu de sa tanière, déjà rien que ça, c'était une première. Alors s'il pouvait également sortir un peu la tête de sa carapace, et cesser de la faire se sentir comme une étrangère, la jeune femme était loin d'être contre.
En effet, Eve détestait être ignorée. Elle avait besoin du regard des autres pour se sentir exister, quelque soit la façon dont elle était perçue d'ailleurs, et ça, jusqu'à ce soir, Loïc ne lui en avait jamais vraiment donné la satisfaction.

C'est donc avec une bouille enjouée, les yeux pétillants et le ventre encore contracté par le rire qu'elle accepta la proposition du jeune homme. Comment dire non à un bon whisky ? Ce serait l'occasion de trinquer et d'officialiser la première réelle interaction sociale entre les deux colocataires.


"Mais carrément !"

Pendant qu'il s'affairait avec les verres et la bouteille de whisky, la jeune femme se leva, attrapa le duvet de tartan qui traînait sur le sofa près d'elle, déjà réchauffé par la chaleur que dégageait son corps, et le lança sur ses épaules en se dirigeant vers la fenêtre.
En parlant de whisky, cela lui faisait pensait à son boulot, et elle se demandait, à tout hasard, s'il y avait du monde à la Banshee ce soir.
L'avantage d'habiter juste au dessus du pub dans le quel elle travaillait, outre le fait qu'il était beaucoup plus simple de rentrer chez elle après une soirée à s'être fait offrir des consommations, et celui de pouvoir s'y rendre à la toute dernière minute (car elle n'était pas vraiment la personne la plus ponctuelle que vous pouviez rencontrer), elle avait également la possibilité de suivre ce qu'il s'y passait, de chez elle, sans bouger (ni même s'habiller d'ailleurs).

Un courant d'air gelé pénétra dans le living room lorsqu'elle ouvrit la fenêtre pour s'y pencher légèrement.
Il y avait peu de monde dans les rues, sans doute dû au froid et à l'heure tardive. Et peut-être aussi à cause de l'ambiance paranoïaque qui régnait sur le village depuis le drame de la nuit d'Halloween.
Seuls quelques passants dont la rue de la Banshee s'avérait être sur leur trajet de retour à la maison faisaient claquer leurs talons d'un pas rapide sur les dalles de la petite rue. Leurs pas raisonnaient faiblement, entremêlés au son de la musique provenant du pub.
Une légère agitation sembla animer les quelques badauds, et en plissant les yeux pour mieux voir dans le noir, Eve comprit rapidement de quoi il s'agissait.
Une forme noire qui ressemblait à un chien, allait et venait entre les passants, qui se précipitaient dans un mouvement de recul, avant d'accélérer le pas. A un moment donné, un ivrogne habitué de la Banshee sortit du pub, laissant s'échapper quelques notes de cornemuse en même temps que lui, puis proféra quelques jurons, avant de lancer en direction de l'animal, sa bouteille de bière qui fort heureusement, éclata un peu plus loin sur les pavés.


"Non mais ça va pas mieux ?!" s'offusqua Eve, s'écriant par la fenêtre, sa voix raisonnant clairement entre les murs de la ruelle. "Elle vous a rien fait cette pauvre bête !"

Dans le lointain, Loïc put entendre la voix de l'ivrogne, mal articulée et agressive.

"On n'a pas besoin d'un Sinitros ici ! Pas d'ça chez nous !"

"Mais vous êtes complètement con ! C'est pas un Sinistros, c'est un chien !"


Quelques "chuuuuut" indignés se firent entendre en provenance de la rue, à mi-chemin entre la crainte provoquée par l'évocation d'une créature de très fort mauvais augure, et le dérangement du tapage nocturne.
L'ivrogne prononça encore quelques paroles, inaudibles cette fois, avant de se saisir du tesson de la bouteille qu'il venait de lancer, avec la claire intention de s'en prendre au chien, qui lui, remuait sa queue avec frénésie, inconscient de la violence des évènements qui étaient sur le points de se produire.


"C'est ça, touche-le et j'te défonce !"
[autres paroles alcoolisées incompréhensibles] "Oh putain !"

Cette fois-ci, Eve jeta son plaid à terre, se précipita vers la table basse où sa baguette traînait entre les restes de pizza, et transplana aussitôt dans un bruit de claquement de fouet, apparaissant l'instant d'après dans la rue, en petite culotte.
Menaçant le méchant poivrot avec sa baguette d'une main, se saisissant de l'innocent toutou de l'autre, elle réapparut au bout de quelques secondes à peine dans l'appartement, son nouvel ami dans les bras qui lui léchait allègrement le visage.
D'ailleurs, le petit canidé tout sale et maigrichon, ressemblait bien plus à un jeune rottweiler qu'un à Sinistros. Et il avait l'air incroyablement jovial pour un être censé annoncer une mort imminente.
Le chiot sauta des bras d'Eve, fit le tour de l'appartement avec excitation tout en remuant vivement sa queue, accourut d'Eve à Loïc, puis de Loïc à Eve, tourna en rond sans savoir sur qui ou quoi se concentrer, puis finalement décida de se jeter sur Loïc, essayant de bondir dans ses bras.
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Loïc Portlock
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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Mar 19 Mar - 12:37

    Un sourire s’étira sur ces lèvres alors que du salon il entendait la réponse d’Eve. Bon… pour une fois il pourrait être plus que simplement poli, plus que simplement Loïc, celui qui ne parle pas trop, ne s’ouvre pas trop et qui au contraire, réfléchit bien trop. Peut-être après tout, il ne perdait rien à passer de bons moments avec sa colocataire… cela allait t’il le tuer? Non, il ne le pensait pas. Même si l’idée soudainement bien étrange d’avoir une relation autre que professionnel ou scolaire l’étonnait. Cela le mettait dans un niveau entre le malaise et l’envie étrange d’aventure qui l’avait rarement autant titillé.

    Il avait donc commencé à préparer deux grands verres d’un excellent whisky que son grand-père lui avait envoyé lorsque la voix d’Eve résonna jusque dans ses pieds. Visiblement en train de crier à tue-tête après un ivrogne quelconque, la jeune femme se déchaînait sur l’homme en l’envoyant promené de manière bien peu galante. L’air frais pendant ce temps continuait de faire son petit bout de chemin dans l’appartement, jusqu’à finalement venir chatouiller les oreilles de Loïc. Sa mère disait souvent qu’ils ne «chauffait pas pour les voisins» et aujourd’hui, cette phrase prenait tout son sens alors qu’il revenait dans le salon, les mains chargées de leurs verres de whisky.

    Avec une pointe d’exaspération, il continuait d’écouter l’échange puéril que l’ivrogne s’entêtait de garder avec la ceart. Un sinistros… Un petit rire s’échappa de ses lèvres, ces sorciers, tous aussi superstitieux que stupides parfois.

    Dans la rue, l’ambiance s’agitait, certains voisins sortaient leur tête de leur fenêtre, priant les trouble fête de baisser le son, ce qui pour l’instant n’avait visiblement aucun effet, même que les deux concernés ne semblaient tout simplement pas conscient qu’on les priait de se la fermer. Loïc devinait que leurs baguettes n’étaient toutes pas très loin, prêtes à envoyer le silencio au premier des deux qui osait lever un peu trop fort le ton.

    Eve continuait donc sa charmante discutions très loquace avec l’ivrogne lorsque celle-ci jura, se jetant sur la table basse du salon, attrapant ce que Loïc crut voir comme étant sa baguette et disparue dans la nuit… en petite tenue, évidemment. La laissant faire sans trop s’en inquiéter, le monaraith déposa leur verre sur la table, ramassant, par habitude, les vieux trucs traînants dans le salon. Elle allait bien finir par revenir de toute manière.

    Oh.

    Il aurait dû s’inquiéter à la seconde ou elle avait disparue. Il aurait dû prévoir un tel coup… il, il se figea simplement.

    En plein milieu du salon, la brunette était revenue et se tenait là, charmante à son habitude, avec cette abomination dans les bras. Cette chose, poilue, bavant, bruyante et carrément ennuyante. Ce chien qu’elle venait de protéger corps et âme dans la ruelle, évidemment, il fallait bien sûr qu’elle le ramène à l’appartement. ÉVIDEMENT, pourquoi ne l’avait-il pas vu venir? Il aurait put faire éviter tout cela, un petit sort discret, un petit choque électrique minuscule, assez pour faire réagir le chiot, le faire fuir. Ils en auraient été débarrassé, il serait simplement partie en jappant et un autre sorcier au grand cœur l’aurait prit sous son ail. Voilà. Il ne se serait pas retrouver CHEZ LUI!

    Merlin ne l’aimait pas, c’était définitif.

    Avec le nez retroussé, les sourcils froncés, Loïc devait donner une bien drôle d’image de lui-même. Lui qui avait toujours détesté les animaux. Lui qui en était maintenant un… comment le chiot allait-il réagir, il s’en fichait, de toute manière il n’en voulait pas… il avait bien son mot à dire, non?

    Aussitôt qu’Eve le lâcha, la boule de poil fit le tour de l’appartement, alors qu’au fond de Loïc un grognement sourd se faisait entendre. Un grognement incontrôlable, grave, qui a défaut de lui facilité la vie, semblait au moins en accord avec lui.

    Ce chien était sur SON territoire.

    Pire qu’un gamin, Loïc avait l’irrésistible envie de bouder, chose qu’il n’avait pratiquement jamais fait. Tentant de reprendre le contrôle de sa voix, alors que nuisance tentait de lui sauter dans les bras. Loïc se poussa brutalement, grognant, avant de lever les yeux vers Eve :


    « GGGgg… - Tu- On…tout de même pas!»

    Eh oui, il en avait perdu l’usage de la parole. Les yeux écarquillé d’ahurissement, et l’espace d’un instant les deux bras dans les airs d’incompréhension, Loïc agrippa son verre de whisky, le callant d’un coup, le faisant ensuite claquer contre la table basse. Puis, prenant une grande inspiration, il reprit, toujours proche de l’hystérie (enfin… hystérie/Loïc… difficile, mais tu vois le genre)

    «Tu… tu ne vas quand même pas garder ce chien ici!»

    Pitié non… pitié…! C'était certainement tout ce que le visage de Loïc ne montrait. Décomposé, piteux.


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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Ven 7 Juin - 19:50

|Quelques mois plus tard|


Et pourtant, ils la gardèrent.
Progressivement, la jeune chienne devint un membre à part entière de cet appartement, au même titre que Loïc, Eve, et Kissifrott le hérisson.
Depuis ce fameux soir, certaines choses avaient changé, et cela n'était pas uniquement dû à la présence canine et joueuse de la jeune rottweiler. La relation entre les deux colocataires avait évolué elle aussi, passant d'une passive cohabitation à une plus chaleureuse camaraderie, bien que sur le fond, les choses restaient inchangées : Eve était toujours la tornade qui dévastait l'appartement, et Loïc celui qui rangeait tout derrière son passage. Et malgré toutes ses vaines tentatives de séduction, la jeune sorcière n'était toujours pas parvenue à attirer son colocataire dans ses filets, car celui-ci tenait absolument à garder une distance physique raisonnable entre eux, comme si un enjeu vital en dépendait. En fait, avec tous les râteaux de Loïc, Eve aurait largement eu de quoi ouvrir un magasin entier de jardins zen japonais.

Alors, pour passer le temps, elle s'était dégoté un jeune homme de passage dans le village, qu'elle fréquentait régulièrement. Ou plutôt, qui venait souvent s'inviter dans l'appartement. Il était un peu bête, pas forcément très beau mais enfin, il était baraqué et affichait l'air du vilain dans les films de gangsters. Elle n'était pas tout à fait sûre qu'il ne fusse pas un Mangemort, mais tant que la chose n'était pas officiellement verbalisée, ça allait. Le mystère et les non-dits lui convenaient parfaitement.
Il était flanqué comme un frigo américain, et avait une fâcheuse tendance à balancer des objets à travers la pièce lorsqu'il était contrarié (ce qui arrivait somme toute assez fréquemment), mais pour l'instant, il ne s'en était pris ni aux affaires de Loïc ni, surtout, aux animaux ; il n'y avait donc aucune raison pour qu'Eve le mette à la porte pour si peu.
Sans oublier un petit détail : le sorcier était complètement accro à elle et, globalement, elle pouvait en faire ce qu'elle en voulait.

Et puis il y eut ce dimanche après midi, un de ceux où Trevor avait pris l'habitude de squatter à l'appart du deuxième au dessus de la Banshee. (Que faisait-il dans la vie d'ailleurs, celui-là ? L'histoire ne le dit pas.)
L'ambiance était partie en cacahuètes à cause d'une histoire de pizza, ou quelque chose de cet acabit en tout cas.

"Comment ça t'a commandé une Hawaïenne ?! Mais tu sais parfaitement que je suis allergique à l'ananas !!!"


Le verre plein de soda posé sur la table de la cuisine connut un destin tragique, éclaté au vol contre le panneau de la porte. Croyant à un jeu, la jeune chienne s'était lancée à la poursuite de l'objet, sa petite queue frétillant derrière elle.

"Pardon, mais personne ne m'a transmit ton carnet de santé !"
ironisa Eve, se découpant une généreuse part de pizza dans son carton Pizza Hotte. "Patti, couchée !"

Trevor continua à grogner, Eve à surenchérir. Le ton monta crescendo, jusqu'au moment où, brutalement, le front du malabar vienne cogner le plein fouet le visage d'Eve, qui en fit tomber sa pizza à la renverse.
Il y eut alors comme une seconde de flottement où la jeune sorcière, les yeux écarquillés, porta sa main à sa lèvre qui gonflait à vue d’œil, un filet de sang s'écoulant par la plaie qui venait de s'ouvrir.
La chienne se mit alors à grogner puis à aboyer, prête à bondir sur le vilain personnage.

"J'ai dit couchée Patti !" s'exclama alors Eve, balançant sa main à plat contre l'oreille de Trevor, qui fut étourdi par le choc, avant d'enchaîner avec un coup de poing droit dans l'estomac -mais les abdo en béton du sorcier amortirent sans problème.

Elle tendit alors le bras pour récupérer sa baguette magique posée sur la table, mais à peine ses doigts s"étaient-ils refermés sur elle que la main de Trevor lui claqua le bras, faisant ainsi valdinguer la baguette plus loin. Son poing de nouveau prêt à attaquer, cette fois le visage du malade mental donc elle ne savait plus bien ce qu'elle faisait avec, fût arrêté par celui de Trevor, qui dans le même mouvement, la retourna, la plaqua contre la table avec son bras maintenu fermement dans son dos, empêchant désormais toute réplique.
La chienne était de nouveau sur le point d'attaquer, aboyant à plein poumons, les crocs sortis et les oreilles en arrière, mais Eve la stoppa net une fois de plus : même pour un jeune toutou comme elle, la puissance de sa mâchoire pouvait causer de sacrés dégâts. Ce n'était pas non plus la peine de tourner une petite bagarre de rien du tout en carnage !

"- Aow ! Mais aaaoooow !!! Patti, couchée ! Va dans ton panier ! Et-toi lâche moi, putain !
- D'abord excuse-toi !
- C''est ça, tu peux t'toucher mon pote ! A-a-a-AAAAaaaaaïeuh !!!!"



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Loïc Portlock
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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Mer 12 Juin - 14:06


    Pour ne pas changer à ses habitudes, Loïc était dans sa chambre.

    En fait, c’était rendu bien plus qu’une habitude, c’était son mode de vie, littéralement.  Il vivait dans sa chambre, d’eau et d’étude, ne sortant de celle-ci que pour allez en cours, ramasser l’appartement – parce que vraisemblablement il avait été nommé nounou de service pour ce stupide chien et pour sa colocataire de plus… désordonnée, ou encore, malheureusement pour lui, lors des pleines lunes.

    Il n’était pas sociopathe, psychopathe, maniaque ou avide de connaissance – enfin, oui, il était avide de connaissance, mais ce n’était pas ce qui le poussait à couper tout contacte avec le monde extérieur.  Seulement pour l’instant, le monde extérieur le poussait à bout.  Il en avait marre de la stupidité humaine et surtout, il ne s’y sentait plus comme chez lui.  Ses oreilles écoutant à gauche, puis à droite, indépendante de son humeur, de ses désirs, lui faisaient trop souvent surprendre des babillages qu’il n’aurait probablement préféré jamais entendre.

    Il n’avait jamais été du genre à se laisser toucher par les absurdités des sorciers… mais cette fois-ci, il se rendit compte que d’un certain point de vu, il ne faisait plus partie des gens «normaux».  Il pouvait encore entendre la conversation des deux filles à Stornoway, qui parlait en riant, alors que l’une d’elle lançait le plus sérieusement du monde : «Les lycans, pfft, jm’en fiche, pour vrai, j’vois pas pourquoi il resterait dans la société, c’même plus des sorciers à part entière!  Y’ont qu’à nous ficher la paix avec leur air torturé et tout, qu’ils restent en meutes comme des animaux, dans la forêt, au fond, c’est s’qu’ils sont!» alors que sont amie blonde et boutonneuse, avait hoché la tête avec véhémence : «OH OUAIS, t’as trop raison Brenda, qu’ils nous foutent la paix et puis voilà! Pas besoin d’être scolarisé ces choses là! Sa bouffe des p’tits enfants et tout!»

    Oui, l’humain était stupide et lui, encore plus d’avoir cru être au dessus de tout ça.

    Il s’était donc doublement plongé dans les études, mais surtout, par ses recherches, ces fameuses recherches top-secrète dont personne ne s’intéressait, et c’était tout aussi bien comme ça.  Il avançait à pas de tortue et même… plus souvent qu’autrement, il avait l’impression de reculer.  Cette malédiction ne faisait pas que lui pourrir la vie, elle lui donnait l’impression parfait d’être un bon à rien, ce dont il savait ne pas être.  Il avait donc commencé ces recherches sur l’aconite en force pour stagner rapidement… rien à faire, pour l’instant il gardait son problème de fourrure et s’arrachait les cheveux à force d’avoir la tête entre les mains à réfléchir.

    C’est dans cette position qu’il se trouvait lorsqu’il entendit des cris… et ce, malgré le sort d’insonorisation.  Ève… toujours à crier et à se bousculer avec le premier venu.

    Soupirant, il se passa la main sur le visage avant de se reculer de son chaudron, les vapeurs de celle-ci ne l’aidant pas particulièrement à se concentrer, lui rappelant constamment qu’il échouait de jour en jour.  Il décida donc de faire honneur à sa colocataire, peut-être arrêterait-elle de crier une fois qu’il pointerait le bout de son nez, après tout, l’espoir faisait vivre.

    Il quitta donc sa chambre et une fois dans le couloir, fût assaillit par des cris lui faisant froncer les sourcils et lui donnant immédiatement envie de retourner dans le silence de sa chambre.


    « Aow ! Mais aaaoooow !!! Patti, couchée ! Va dans ton panier ! Et-toi lâche moi, putain !»

    « D'abord excuse-toi ! »

    « C'est ça, tu peux t'toucher mon pote ! A-a-a-AAAAaaaaaïeuh !!!!»

    Ce qu’il entendit le fit frémir t’indignation et en moins de deux pas – on ne sait pas trop comment il a fait son compte – il se retrouva dans le salon à fixer d’un air mauvais McTravis… ce crétin que John s’entêtait à ramener comme plan cul.  Pourtant là, il était allez définitivement trop loin, tenant sa colocataire par le bas, la coinçant dans une position totalement irrespectueuse.  Gonflé de frustration, un grognement sortie malgré lui de sa bouche, envoyant du même coup le stupide sac à puce dans son panier.

    Quelques pas plus tard, il était derrière McTravis, lui agrippant les cheveux fermement pour le repousser avec une force qu’il n’avait jamais expérimentée auparavant.  Ne laissant même pas le temps à l’armoire à glace au cerveau en jello de dire quoi que ce soit, Loïc envoya avec une force redoutable, son coup de poing en pleine gueule du salopard, lui laissant quelques secondes à peine pour se retourner vers Ève :


    «Pousses-toi John!»

    N’attendant pas sa réponse, il se retourna avec que Trevor lui fonçait littéralement dessus, tête la première, pour le pousser contre la table, à l’endroit exacte où Ève s’était trouvé un peu plus tôt, lui coupant le souffre et lui compressant le dos contre le bois dure de leur table.  Ce n’était pas aujourd’hui la veille que Portlock allait se laisser avoir par un homme aussi stupide que Trevor, aussi musclé que celui-ci soit!

    S’ensuivit alors une lutte acharné entre les deux hommes, les poings volant à gauche, à droite, dans les côtes, sur le nez – Loïc, malgré sa carrure, ayant nettement avantage – à la surprise de McTravis.  L’arcade sourcilière fendue et saignant, l’œil déjà noir et les côtes douloureuses, le Monaraith agrippa finalement l’homme par le cou, le plaquant contre le mur du couloir et serra lentement, sentant le sang battre dans le cou de McTarvis :


    «Fou l’camp.  J’veux plus te revoir.»

    Puis il le relâcha en le poussant vivement.


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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Sam 15 Juin - 12:33

Franchement, elle ne l'avait pas vue venir, celle là.
Loïc était surgi de nulle part, et sans qu'elle n'ait rien compris de l'action, tout à coup elle était libérée de l'emprise de Trevor, et un grand bruit sourd lui indiqua que l'un des deux hommes avait fini méchamment la tête la première dans le mur.
Il faut l'avouer, Eve reste une bonne seconde en état de choc. Pourtant ce n'était pas la première bagarre qu'elle voyait, oh là non, loin de là ! Ce n'était même pas la première dans laquelle elle était directement impliquée. Mais son colloc, lui qui était si calme, si mesuré, si... enfin si lui quoi !
D'ailleurs, lorsque celui-ci lui ordonna de se pousser, elle eut à peine le temps de recevoir l'information qu'il avait déjà envoyé valdinguer Trevor McTravis à l'endroit précis où elle se trouvait un instant auparavant. Naturellement, il lui prit l'envie d'entrer dans le feu de l'action à son tour ; mais alors qu'elle tentait d'intervenir, elle intercepta une bonne claque qui lui fit aussitôt changer de stratégie. Elle décida alors de plonger de l'autre côté de la pièce afin de récupérer sa baguette, mais avant qu'elle n'ait eu le temps de mettre qui que ce soit en joue, son -désormais- ex avait apparemment déjà été viré de l'appart, plaqué contre le mur du couloir par un Loïc pas content-content.
Lorsque ce dernier lui pria gentiment de ne plus jamais refoutre les pieds ici, Trevor éclata d'un rire de malade mental, tout en s'éloignant en crabe, glissant le dos le long du mur sans quitter Loïc du regard.

"Alors là, aucun risque ! Empoisonneuse ! Fou furieux ! RHAAAA !"


Les deux colocataires purent l'entendre continuer à jurer dans la cage d'escalier, son rire hystérique et colérique s'évanouissant peu à peu pour aller se mêler au brouhaha de la rue. Enfin, ils entendirent un grand fracas, comme un objet qu'on aurait explosé contre un mur, puis plus rien.
Plantée au milieu de l'appartement, Eve, qui se massait son épaule endolorie, n'en menait pas vraiment large, sa lèvre fendue et ses longs cheveux noirs en grand désordre. L'appartement n'avait jamais été aussi bordélique, quant à lui. Et c'est seulement à cet instant qu'elle en pris conscience. Ce foutoir, ce n'était pas que Trevor, pas que la bagarre. C'était elle aussi, elle et ses habitudes déplorables de toujours tout prendre la légère. Laisser traîner les choses, laisser entrer des gens dangereux...Et elle se demanda, pour la première fois, pourquoi son colocataire acceptait de supporter tout ça. Et surtout, encore combien de temps avant qu'il ne décide que c'en était trop, et qu'il fasse ses valises. Elle réalisa alors que non seulement elle  ne voulait pas se retrouver seule sans personne avec qui partager son appartement, mais en plus, qu'elle ne voulait pas d'un autre colocataire. Certes, leurs principaux échanges se résumaient à un apéro de temps en temps pour décompresser de leurs journées respectives, ou à manger ensemble à midi (c'est-à-dire, petit déjeuner pour elle, et déjeuner pour lui) lorsque Portlock n'était pas occupé à ce qui lui semblait être un million d'activités mystérieuses et secrètes, mais tout de même, ces petits moments qui pouvaient paraître insignifiants, à ses yeux, ils avaient de la valeur. Et jusqu'à maintenant, elle le réalisait seulement, elle n'avait guère jamais montré autre chose que de la négligence. Elle avait clairement exagéré. Tout ce qu'elle espérait, maintenant, c'était que l'incident qui venait de se produire n'était pas la fois de trop.
Elle jeta un regard en coin vers Loïc, puis s'accroupit pour entreprendre de ramasser la vaisselle tombée à la renverse sous le poids de Trevor.

"Je suppose que je dois te remercier..."
souffla-t-elle, affichant une grimace qui était à la fois un sourire et une moue d'exaspération.

"Mais j'aurais pu m'en sortir toute seule, hein !"
ajouta-t-elle, réalisant au moment où elle prononçait ses paroles que ce n'était peut-être pas tout à fait vrai, et que c'était là se fierté qui parlait.

Toujours couchée dans son panier, en position de respect, Patti suivait Loïc du regard, d'un air...bon, allez savoir quel air elle avait, après tout c'était une chienne. Mais nul doute qu'elle éprouvait un grand intérêt dans le jeune homme.
Eve nota d'ailleurs mentalement de faire attention à ce que la jeune rott ne le prenne par pour son maître. C'était ELLE sa maîtresse, et elle aussi elle savait se faire respecter, non mais.
Elle se releva pour aller jeter les débris de verre à la poubelle, puis s'arrêta un instant devant son coloc, l'observant avec insistance.

"Eh ben, il t'a bien amoché ce débile..."

Un sourire un coin naquit sur ses lèvres, alors qu'elle essayait en vain de le contenir.


"Déjà que t'étais pas bien jojo avant !"

C'était plus fort qu'elle, en fait, elle ne pouvait pas rester sérieuse bien longtemps. Elle donna un petit coup de poing amical dans le biceps de son coloc, se permettant un petit rire taquin.

"Et faudra que tu me dises à quoi tu te dopes parce que la vache, waouh, la raclée que tu lui as mise ! Tu m'as épatée !"
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Loïc Portlock
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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Jeu 20 Juin - 22:26

    Il était en rogne.

    Au fond de lui, une multitude d'émotions bouillonnaient, toutes plus fortes les une que les autres, faisant trembler ces mains de colère.  Tout ça, il n'y était plus habitué.  Loïc Portlock avait toujours été un homme neutre, sans trop d'émotions, qu'elles soient positives ou négatives, avec les années il s'en était détaché.  Les émotions le rendait faible, les émotions le faisait dévier de ses plans, de ses buts.  La vie était nettement plus simple lorsqu'on n'avait aucun attachement, en rien et surtout, en personne.  Ah, ce qu'il détestait sa vie maintenant!  Sa vie guidé par ses nouvelles pulsions, ses instincts bestiaux qui le déformait.

    Il n'était plus lui.

    Fixant avec haine Trevor, il ne brocha pas plus lorsque celui-ci ce mit à crier et à les traiter de fou... peu importait, le stupide «plan cul» de sa coloc' sentait la sueur à plein nez, il puait de peur et l'angoisse... Tant mieux, il leur foutrait la paix une bonne fois pour toute et Loïc n'aurait, merlin merci, plus à enduré les grognements supposément masculin de Trevor... et peut-être même, car c'était beau rêver, qu'avec un peu de chance, Eve se calmerait sur ces conquêtes, alors il pourrait enfin dormir en paix sans avoir à lancer des centaines de sorts d'insonorisation sur ces murs pour ne plus entendre leurs ébats.

    Prenant une longue inspiration, Loïc tenta de se calmer.  Ses muscles toujours tendu, ses poings fermé solidement et la mâchoire serrée.  Cette stupide bestiole à l'intérieur de lui le rongeait... elle le rendait faible.  La pleine lune approchait et le voilà dans son propre appartement, incapable de reprendre le contrôle de son corps, incapable de se remettre d'une simple bagarre, chose qu'y ne l'aurait certainement jamais ému par le passé.

    Damnation...

    Jusqu'à ce qu'il entende bouger derrière lui, lui rappelant qu'Eve était toujours présente dans le salon.  Inspirant profondément, il remit à plus tard ces débats mentaux pour se retourner vers la jeune femme. À ses yeux elle était en piteux état.  Les cheveux en bataille dans tous les sens, la lèvre boursouflé et quelques bleus mineurs par-ci et par là, elle s'était penchée et commençait à ramasser le foutoir de l'appartement... comme si c'était le temps pour ça, elle qui ne le faisait jamais!


    «Je suppose que je dois te remercier...»

    Ces mots semblaient littéralement lui arracher la bouche déjà en piteuse état.  Et sans grand étonnement, elle ne tarda pas à se reprendre... après tout Eve restait Eve, une fille plus orgueilleuse qu'un pêcheur complètement bourré.

    «Mais j'aurais pu m'en sortir toute seule, hein !»

    Loïc fit un drôle de sourire, sans pour autant prendre la peine de répondre.  Ça se servait à rien de s'entraîner dans une conversation aussi inutile et absurde que de savoir si oui ou non elle s'en serait sortie seule... là n'était tellement pas la question, il n'aurait jamais prit cette chance.

    Son regard dévia vers le chien quelques secondes, particulièrement étonné que le sale cabot l'ai écouté sans ronchonner... c'était à parier que ça ne durerait pas très longtemps.  Détournant le regard, il commença à son tour à nettoyer le fouillis de la pièce principale jusqu'à ce qu'Eve vienne le rejoindre à quelques pas d'où il était.

    Se plantant devant lui le fixant particulièrement intensément avant qu'elle ne lance :


    « Eh ben, il t'a bien amoché ce débile... Déjà que t'étais pas bien jojo avant !»

    Puis elle enchaîna de suite, lui laissant à peine de temps de répliquer quoi que ce soit :

    «Et faudra que tu me dises à quoi tu te dopes parce que la vache, waouh, la raclée que tu lui as mise ! Tu m'as épatée !»

    Portlock dût se retenir d'éclater de rire, mais un sourire franchement amusé s'étira sur ces lèvres alors qu'un de ces sourcils s'éleva dans son front d'amusement.  Ah oui, elle voulait jouer à ce petit jeu avec lui la John!  Se redressant, il se passa une main dans la barbe armé de son meilleur sourire – oui parce que malgré ce que vous pensé, il avait plus d'un sourire dans sa poche!  Il s'approcha d'elle, à une distance qu'elle n'avait probablement jamais expérimenter depuis qu'ils habitaient ensemble.

    « Arrêtes John.  J'sais que tu me veux et ce n'est certainement pas pour mes acrobaties avec un chaudron.»

    Pourquoi ne pas rire de tout ça après tout... cela ferait peut-être taire le grognement au fond de son ventre ne se calmant toujours pas...  Il se pencha à l'oreille d'Eve pour chuchoter simplement d'un ton frôlant amicalement l'ironie :

    « Après tout, je suis grand... et malgré que tu ne passes ton temps à le nier pour ne pas t'en apercevoir, j'ai une bonne gueule... et surtout, je sauve les princesses trop orgueilleuses pour demander de l'aide lors des moments critiques.  Vraiment, je suis un homme à aimer.»

    Se redressant, il fit un clin d’œil amusé à la ceart et se retourna pour continuer à amasser un peu le foutoir de l'appartement.  Alors qu'il passait à côté du panier du chier pour remettre sur pied une table, il lança d'un ton presque badin :

    «Et là... tu vas arrêter de nous ramener des attardé mental à l'appartement?»  

    Il se tourna pour lui faire face :

    «Tu vaux quand même mieux que ces crétins John...»

    Il ne lui faisait pas la morale, il ne faisait jamais la moral à personne, tout le monde était en droit de prendre les décisions de merde qu'ils voulaient prendre et de vivre la vie qu'ils voulaient ou non mener.  Mais pour Loïc, c'était une manière comme une autre de lui montrer qu'il tenait un tant sois peu à elle... et qu'il la préférait nettement en un morceaux, plutôt que tout amocher par un débile ne sachant pas vivre.



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Eve John
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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Mer 3 Juil - 16:50

C'était un drôle de calme qui était revenu dans l'appartement. Un calme lourd, tendu, comme en attente de quelque chose, comme si, après la tempête, quelque chose devait encore se produire. La pluie, un arc-en-ciel, peu importe.

Plantée au milieu de l'appartement sens dessus dessous, face à son colocataire, tous les deux en fâcheux état, Eve était drôle à voir. Quand on la connaissait suffisamment, on remarquait bien qu'il manquait quelque chose à sa grande silhouette d'habitude si droite, si présente, si assurée. C'était comme si ses épaules s'étaient affaissées sous le poids d'une déception, presque comme si elle avait rapetissé.
Et malgré une attitude effrontée qu'elle persistait à garder, et qui faisait à la fois son charme et une tare incroyablement agaçante, il y a avait une part d'elle, une toute petite part bien cachée, qui était ravie que Portlock soit venu à son secours. Et toute sa reconnaissance partait d'elle en ondes invisibles vers son colocataire, son coéquipier, son ami. Il ne le savait sans doute pas, et elle non plus, pas consciemment en tout cas, mais il était tout cela.
Et au fond, le fait qu'il parvînt à plaisanter avec elle, lui pourtant si sinistre, si secret, si détaché, même si tout cela n'était pas formellement verbalisé ni par la parole, ni même dans ses pensées, elle savait instinctivement qu'il y avait quelque chose, dans cet appartement, à quoi elle pouvait s'accrocher.

"Non mais genre !" souffla-t-elle dans un rire clair, enfonçant légèrements son index dans le sternum de Loïc alors qu'elle prononçait ces mots. "Arrête de t'y croire mon pote, j'vais t'dire, t'es tout juste baisable !"

Riant de plus belle, elle se recula de son colocataire à l'aide de la pression de son doigt sur la poitrine du jeune homme, puis fit volte face, envoyant sa longue chevelure noire le chatouiller au vol.

"Mais t'inquiète pas Portlock," déclara-t-elle alors qu'elle s'éloignait, "je t'aurai à l'usure, tu verras !"

Elle était arrivée au niveau du salon lorsque Loïc la surprit en faisant une chose que, jusque là, jamais il ne s'était permis, ou soucié, de faire : émettre un jugement (ou était-ce un conseil ?) sur ses relations.
Poussant un profond soupir, Eve se laissa tomber sur le sofa, comme abandonnée de tout ce dynamisme qui la caractérisait pourtant. Elle ramena ses genoux contre sa poitrine, les enserra de ses bras et déposa son menton dessus, son regard fixé au hasard sur ses orteils vernis de rouge.
Elle valait mieux qu'eux ? Comment pouvait-il en être aussi sûr ? Depuis le temps qu'il la pratiquait, Loïc devait bien connaître sa colocataire, il savait comment elle était : bordélique, bruyante, fonceuse, immature... En quoi valait-elle mieux que tous ces hommes, que pour la plupart elle n'avait jamais pris le temps d'apprendre à connaître ? Au nom de quoi était-elle en droit d'espérer mieux que ces aventures de passage alors qu'elle-même n'avait rien de plus consistant à offrir ?

"Franchement Portlock, je suis pas sûre. D'accord, Trevor est con comme un porte-manteau, et légèrement bipolaire sur les bords, mais bon... soyons honnêtes, je suis pas une flèche non plus."

Son ton se voulait désinvolte, et son attitude détachée. Elle continuait de fixer ses orteils, plutôt que son interlocuteur. Parce que bon, au moins il y avait zéro risque que ses orteils perçoivent la petite lueur fatiguée dans son regard, alors que Loïc, il était beaucoup malin que ça, elle le savait. On ne la lui faisait pas, à lui.

"Tu vois, j'avais espéré pouvoir construire quelque chose de normal avec lui, enfin, comme le font les gens normaux, quoi. Mais faut croire que c'est pas dans cet appart qu'on va trouver quoique ce soit qui ressemble à de la normalité, pas vrai ?"

Elle leva son regard brun vers son colocataire, son menton toujours calé sur ses genoux, un petit sourire plus humble qu'à l'ordinaire se dessinant sur ses lèvres abîmées.

Patti, quant à elle, était sortie de son panier, prudemment, et après avoir tenté de flairer Loïc, mais vite compris que lui ça ne l'amusait pas, elle s'était installée près de sa maîtresse, sa gueule posée sur le bras du sofa, sans quitter le sorcier de ses yeux marrons brillants de vivacité.
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MessageSujet: Re: L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante   Aujourd'hui à 5:08

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L'appart' du deuxième étage, au dessus de la Banshee Hurlante

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