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 Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]

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Eve John
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MessageSujet: Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]   Sam 22 Juin - 4:12

Ce soir là, la Banshee était plutôt bondée, pour un soir de semaine. Il faut dire que dès qu'il se passait un évènement, aussi minime soit-il que la venue d'un groupe de rock amateur Londonien, moyenne d'âge, tout juste la vingtaine, pour que la moitié du village se déplace dans le pub le plus cool à des kilomètres à la ronde.
Par les temps qui couraient, il y avait deux types de réaction, réparties de façon assez égalitaire : ceux qui ne sortaient plus de chez eux, à grand renfort d'épluchage désespéré de la presse sorcière à le recherche -plus ou moins consciente- d'indices de nouvelles menaces terroristes, ou celle tout à fait inverse : on n'a qu'une seule vie, et on ne va pas les laisser nous en priver comme ça. Faisons la fête, Merlin !
Autant dire que les climats tendus comme celui dans lequel Stornoway était plongé ces derniers temps, rejoignant la longue liste des villes et villages qui ne se savaient plus en sécurité, marchait plutôt bien pour les affaires. La pression coulait à flots, le shakeur magique à cocktails n'avait cessé de virevolter dans les airs au dessus du bar toute la soirée.
Les consommateurs ne regardaient pas vraiment à la dépense ; tout était bon pour rendre chaque soirée que l'on avait encore la chance de vivre, exceptionnelle. A quoi bon mourir avec tous ses Gallions ?
Et, admettons-le, la serveuse ne se gênait pas pour se garder un large pourboire de côté.

Eve John, grande perche de vingt-et-un ans, reconnaissable à sa longue chevelure noire libre de se mettre comme bon lui semblait, était vêtue d'une brassière rouge fermée par des boucles d'argent et qui complimentait la naissance de sa poitrine, d'un pantalon en vinyl noir lui montant jusque sous le nombril, et chaussée d'une paire de Dr Martens. Pour toute coquetterie, quelques bracelets de cuirs qui lui couvraient les poignets.

Affairée derrière le comptoir à répondre au plus vite aux désirs de ces clients assoiffés (les soirs de concert, c'est service au bar !), elle jonglait entre mener à bien ses commandes, repousser les tentatives de tripotage d'un vieux pilier de comptoir ("on admire, mais on touche pas !"), et profiter du son rock'n'roll de ce petit groupe de jeunes ma foi pas du tout mauvais, qui se faisait les armes sur des petites dates comme celles du pub d'un village sorcier assez impopulaire aux yeux de la capitale. Les Bizar Sisters qu'ils s'appelaient.

"C'est d'la merde !" aboyait avec une conviction presque religieuse le vieux pilier de comptoir, pendant les silences entre chaque morceau. "Ca va jamais marcher, cette bouse de veracrassse."

Lasse de faire la conversation à l'ivrogne qui lui envoyait son haleine avinée jusque par delà le comptoir, Eve jeta son chiffon, servit deux verres d'alcool qu'elle posa sur un plateau.

"Je prends ma pause," lança-t-elle en s'éloignant, sans se soucier de savoir si on l'avait entendue ou pas.

Il y avait ce garçon, assis seul à sa table depuis un moment. Elle n'y avait pas fait attention au début, étant donné le nombre de clients dans le pub, mais sa solitude avait fini par réveiller le radar de la jeune sorcière. Les gens qui restent touts seuls, c'est triste. Ça ne consomme pas, et ça ne donne pas non plus envie aux autres de consommer. Et en plus, c'est triste.

Elle fendit alors la foule, maniant avec habileté son plateau, pour venir poser devant le jeune homme, la petite sœur de la consommation qu'il était tout juste en train de finir.

"Trois possibilités," commença-t-elle, sans autre forme d'introduction.

Elle fit alors glisser son plateau au milieu de la table, et s'installa sur la banquette face au jeune homme sans attendre d'y avoir été invitée.

"Un, tu es venu seul, et tu souhaites qu'on te foute la paix, parce que, toi, t'aimes pas trop les gens." (Elle singea une moue grognon en prononçant ce mots.) "Deux, tu es venu seul, mais tu espères rencontrer quelqu'un, car faire la fête tout seul, c'est carrément moins drôle. Ou trois, elle n'est pas venue, et il ne te reste plus qu'à trouver quelqu'un de cool avec  qui passer une soirée légendaire, et qu'elle aille se faire voir."

Un sourire taquin se dessina sur ses grandes lèvres maquillées d'un rouge coquelicot parfaitement assumé. Elle attrapa le verre qui restait dans son plateau, un whisky pur feu, et en but une gorgée du bout des lèvres, sans quitter le jeune homme des yeux.

"Ce qui laisse donc deux chance sur trois, pour que je sois peut-être en train de sauver ta soirée. Ne me remercie pas, le plaisir est pour moi !"
conclut-elle en trinquant son verre contre le sien.
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Phillip Harker
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MessageSujet: Re: Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]   Sam 22 Juin - 21:21

Il avait besoin de sortir, ce soir. Et on pourrait se demander; qu’est-ce qu’un type comme Phillip Harker fait à avoir besoin de sortir? Parce qu’évidemment, quand on est un type comme lui, les idées préconçues et les préjugés venaient à la pelleté.  Même pas besoin de lui avoir déjà parlé pour s’imaginer deux-trois trucs à son sujet. Apparemment qu’il passe tout son temps dans les labos de potions à concocter des trucs complètement atroces, ouais. Et pis t’as entendu? On dit qu’il aurait violé une fille, l’histoire est carrément sordide. De toute façon, avec des yeux comme ça… C’qu’il a l’air de vouloir tuer tout le monde, c’est dingue. Mais très franchement, ces rumeurs et ces médisances à son sujet, Harker n’en avait rien à cirer. Rien du tout, même. Qu’ils parlent, les idiots. Qu’ils continuent de s’exciter avec ces potins insignifiants. Il n’allait pas le nier, ça leur ferait beaucoup trop plaisir. À trop regarder un feu, on l’entretient. L’Anglais choisissait donc de l’ignorer. Après tout, on continuait de venir lui acheter des potions et des drogues. Parce qu’on avait beau dire tout ce qu’on voulait au sujet du sorcier, mais la vérité était que ce qu’il créait était infaillible, efficace et indétectable. Et ça, même la populace la plus conne et ignorante le comprenait. De la pub, c’est de la pub. Qu’elle naisse de quelque chose de bon ou de mauvais n’avait strictement pas d’importance.
 
C’est son trip d’ecstasy qui lui avait donné envie de sortir. Petits joyaux de comprimés qui commençaient tout juste à devenir populaire. Ça ne lui avait pris que deux pilules et une soirée bien à fond dessus pour devenir accro. Une drogue de plus à ajouter à sa liste de péchés mignons. En tête de liste avec la E, la coke, l’héro et une drogue de sa propre confection. Croisement entre un philtre de paix et un philtre d’allégresse, bien concentré, assez pour rendre la personne la plus méchante et vile fréquentable et heureuse durant quelques heures. Puis bon, il ne fallait pas oublier ses joints quotidiens, mais c’est qu’il en fumait presque autant que des clopes, à ce point. Ce soir-là, il n’avait pas eu envie de s’énerver, il n’avait pas eu envie de faire la larve. Il avait envie de sentir toutes les fibres de son corps, de sentir son cœur battre contre son torse. Et il n’y avait rien comme un endroit public trop bondé pour profiter des effets de l’ecstasy.  Phillip n’était pas  un mec à gens. Il était un mec à foule. Et plus encore quand il planait.
 
Cela devait bien faire une heure qu’il était là, seul, assis à une table dans un coin de la Banshee hurlante. Il s’était habillé sobrement, ne voulait pas s’attirer d’attention. Jean foncé, t-shirt noir, veste de la même couleur. Il n’avait pu que deux verres malgré la soif continuelle qu’il ressentait, effet secondaire bien normal des deux comprimés et demi qu’il avait avalés avant de venir passer sa soirée au village. Les yeux fermés, il se laissait bercer par les sensations que lui procurait son entourage. La guitare lui chatouillait les tympans, la batterie cognait sans relâche sur sa cage thoracique, la basse lui enlaçait la peau. Et l’agitation perpétuelle des gens et de leur voix autour de lui qui lui donnait des frissons à tout coup. L’Anglais ne s’arrêtait pas de gratter doucement la peau de ses avant-bras, ceux-ci croisés sur la table. Il était bien, là. Juste là, complètement seul dans la foule qui lui servait de berceuse. Et il se sentait merveilleusement bien dans cet océan d’individus qui l’ignoraient ou, au plus, le méprisaient assez pour l’éviter comme la peste.
 
Harker n’ouvrit les paupières que lorsqu’on posa un plateau sur la table, juste devant lui. Les sourcils froncés, il regarda d’un air perplexe les deux verres qui se trouvaient dessus. Premièrement, il était seul, à quoi bon lui emmener deux verres, il n’avait qu’une bouche. Deux, il n’avait rien commandé depuis un moment déjà et n’attendait pas l’arrivée de consommations.   Ce n'est que lorsqu'il leva la tête qu'il réalisa à qui il avait affaire. Eve John, une des barmaids du bar. Il ne la connaissait pas, n'avait pas envie de la connaître. Ils s'étaient croisés, n'avaient même pas pris la peine d'échanger des banalités. Il ne connaissait que son nom et ça lui allait tout à fait comme ça. C'est donc sans surprise qu'il adressa un regard à la fois d'incompréhension et de dédain à la jeune femme, bien qu'il la regarda un instant de haut en bas. Elle avait ça pour elle, elle était pas mal du tout. De beaux traits et un p'tit cul bien mignon. Il sourit en coin à cette réflexion, pour lui-même, puis la laissa s'asseoir devant lui, un peu malgré sa volonté. Il l'écouta parler alors que ses mains venaient naturellement s'accrocher au verre devant lui, puis le porta à ses lèvres pour le terminer de deux gorgées à peine. Il avait soif, et pas qu'un peu. Il le sentait jusque dans sa gorge, jusque sur son palais. La drogue faisait définitivement effet.

Une fois la tirade de la demoiselle terminée, le jeune homme lâcha un petit rire méprisant, passant ses deux mains dans ses cheveux. Elle était chanceuse qu'il soit totalement défoncé. Les sensations sur sa peau étaient grisantes. Elle avait de la chance, en fait, qu’il se soit choisi un trip d’ecstasy pour sa sortie de ce soir. Ça le rendrait peut-être un peu plus agréable. Le jeune homme passa sa langue sur ses lèvres, y capturant les quelques gouttes d’alcool qui s’y étaient perdues, puis fixa son regard ambré dans celui de la Ceart. Une sourire narquois au coin des lèvres, il dit :   


«  Je n’aime pas trop les gens, non. Mais si tu veux continuer de me fournir gratuitement en alcool pour la soirée, sens-toi bien à l’aise, John. J’t’arrêterai pas. Sinon, tu peux retourner à ta besogne.  Ça serait même apprécié. »
 
Plus agréable? Ou pas.


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Eve John
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MessageSujet: Re: Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]   Lun 24 Juin - 13:23

Par dessus son verre, de ses prunelles noires comme le cœur de la Forêt Interdite par une nuit sans étoiles, héritées de ses origines asiatiques, Eve fixait le jeune sorcier avec une insistance déplacée. Elle faisait ça, parfois. Elle plongeait littéralement dans le regard de quelqu'un, n'importe qui, elle essayait de s'immerger dedans, de le fouiller pour y déceler secrets et pensées.
Pas que ce qui se passait dans les cerveau des autres l'intéressait réellement, à vrai dire. Parmi tous les vilains défauts qu'elle pouvait avoir, la curiosité n'en faisait pas partie. Non, il ne s'agissait jamais de la personne dont elle tentait de sonder les pensées, mais d'elle uniquement.
A quoi bon avoir reçu une baguette de tilleul argenté, l'été de ses onze ans, si aucun don de voyance ne se manifestait jamais ? Quel avantage d'être la progéniture d'une grande Legilimens, si elle n'avait hérité d'une once de son pouvoir ?
Elle ne savait pas, à vrai dire, si la Légilimencie était quelque chose dont on pouvait hériter. Mais elle aurait aimé que ce soit le cas, c'est bien la seule chose dont elle était certaine. Avoir ne serait-ce qu'un point en commun avec sa mère... Mais non, en dehors de ses cheveux et de ses yeux noirs, Junko ne lui avait rien laissé, même pas ça.

Le petit sourire sardonique de Phil et la réponse qui suivit la rappelèrent à la réalité.
Reposant son verre sur la table, à côté de celui, déjà vide, du jeune homme, elle éclata de son rire clair et dénué de toute discrétion qu'on lui connaissait bien.

"Ça tombe bien, j'ai l'impression que les gens ne sont pas spécialement fans de toi non plus !"


En guise de réaction à la suggestion de retourner bosser, la jeune femme tourna la tête en direction du bar. Jamie et Alecia semblait gérer parfaitement la situation, bien que ce soit, malheureusement pour elle, cette dernière qui se coltinait à présent le vieil ivrogne aux allusions sexuelles bien lourdingues.
Elle décida que ses deux collègues n'avaient pas besoin d'elle dans l'immédiat.

"Mais moi ça m'intéresse pas de voir un mec tout seul dans son coin alors que tout le monde fait la fête. C'est déprimant, ça me gâche mon paysage."

Une salve d'applaudissements s'éleva au même moment dans le pub, à la fin d'un morceau. Eve dû attendre qu'un calme relatif soit revenu, alors que les Bizar'Sisters enchaînaient sur l'intro de la chanson suivante.

"Tu sais..." commença-t-elle en prenant son soudain un ton bien plus féminin, sa voix à peine audible par dessus la musique puissante à en faire vibrer les verres sur les étagères.

Elle se pencha par dessus la table qui la séparait du jeune homme, s'appuyant consciencieusement sur ses coudes, ce qui avait pour effet de mettre son décolleté largement en avant. Une mèche de ses longs cheveux noirs s'échappa de derrière son épaule et glissa négligemment sur son cou et sa poitrine.

"Il y a bien un endroit où tu pourras boire tout ton soûl sans que je risque de me faire virer en t'offrant des coups gratos. Chez moi, à la fin de mon service. Ça te branche ?"


Elle rassit au fond de sa banquette, attrapa son verre au passage et lança un clin d’œil au jeune homme en avalant une gorgée de son whisky pur feu.
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Phillip Harker
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MessageSujet: Re: Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]   Mar 25 Juin - 2:28

Personne au monde n’avait réussi à intimider Phillip. La plupart des gens sur cette planète, même les plus forts, les plus solides, les plus confiants, ont au moins un point faible, un talon d’Achille, un maillon mal soudé. La plupart des gens sur cette planète peuvent penser à au moins une personne devant laquelle ils s’écrasent, devant laquelle ils perdent leur contenance. Une personne qui leur fait baisser les yeux, avoir le regard fuyant et des frissons sur la nuque. C’est normal de se sentir menacé, d’être intimidé par quelqu’un de plus fort, plus rapide, plus intelligent, plus beau, plus débrouillard que soit. Parce que les humains sont des animaux qui fonctionne sur une base primitive. On respecte la hiérarchie, on se plie sous les demandes et exigences de la personne choisie comme étant digne d’avoir le contrôle sur notre propre personne. Question de respect, question de survie, question d’ordre. On se laisse intimider parce que c’est comme ça que ça fonctionne, en société.  On se laisser intimider parce qu’on doit le faire. Un employé qui n’est pas au moins un peu intimidé par son patron n’est forcément pas normal. Dans la vie, ça n’est pas tout le monde qui se sent à l’aise de sortir des sentiers battus.
 
Phillip n’avait pas encore rencontré cette personne. Jamais de sa vie s’était-il sentit intimidé par quelqu’un, quelque chose ou une situation en particulier.
 
Et il pouvait très bien s’imaginer certaines personnes s’écraser comme de pauvres pathétiques moucherons devant Eve. Elle n’était pas spécialement grande, elle n’était pas spécialement imposante. Si on ne la connaissait pas, c’était une fille comme les autres. Et puis après, l’Anglais ne pouvait pas vraiment prétendre la connaître. Ils s’étaient croisés à quelques reprises, sans plus. Mais il l’avait senti depuis le début; Merlin que cette fille prenait de la place quand elle s’y mettait. Elle était bruyante, présente, invasive. Et ses yeux. Billes noires lustrées et brillantes, malicieuses et enjouées. Ça avait de quoi donner des sueurs froides dans le dos de quelqu’un qui aurait passé trop de temps à les regarder. Puis elle était belle aussi. Pas une beauté classique. Une beauté intrigante, particulière. Les traits harmonieux, intéressants. Un corps tout à fait désirable et qu’elle savait mettre en valeur. Oui, il pouvait les comprendre. Mais il n’était pas l’un d’eux, et il n’avait aucun mal à rendre le regard fixe et intense à la jeune femme. Accordé, ses iris étaient ambrées et non pas noire de nuits, mais les gens finissaient tout de même par détourner le regard.
 
Le rire de la Ceart lui arracha une brève grimace d’agacement. C’était trop clair, trop fort, ça sortait trop de la petite boule chaleureuse à laquelle il s’était habitué avec le son de la musique et le blabla incompréhensible de la voix des gens qui fréquentaient le pub à ce moment-là.  Au moins, se surprit-il à penser, la voix d’Eve en tant que telle n’était pas agressante. Il suivit brièvement le regard de la demoiselle jusqu’au comptoir – la drogue lui permit de passer par-dessus le rire irritant comme un grand garçon – et remarqua pour lui-même que, en effet, il n’y avait pas assez foule pour que deux personne ne soient pas suffisantes derrière le bar.  Il se passa les doigts dans les cheveux. Et ne retint pas un bref rire sans joie à la remarque de son interlocutrice. Les applaudissements tout juste passés, il ajouta de sa voix basse, le ton toujours aussi sarcastique :


« Tu réalises que j’en ai strictement rien à branler, de ton paysage, hm? »
 
Il était peut-être très difficile à intimider, mais ce qui suivit eu le mérite de le surprendre. Le changement d’attitude s’était fait tout de suite, dans sa voix, dans ses yeux, dans son corps. En une seconde, elle était passée de petite peste agitée à jeune femme sensuelle.  Son visage, lui restait toutefois impassible. Il la regarda s’approcher de lui, laissa ses  yeux tracer la courbe alléchante de ses seins du regard, et  étira même une main pour venir replacer la mèche sombre et renégate derrière l’oreille de la sorcière.  Son regard retrouva bien vite le sien. Sa proposition le tentait beaucoup. Parce que s’il y avait une chose que Phil aimait mieux qu’une foule durant un trip d’ecstasy, c’était le contact. Il sentait encore les quelques fibres délicates au bout de ses doigts de lorsqu’il avait replacé les cheveux d’Eve derrière son visage. L’Anglais se mordit discrètement l’intérieur de la joue. Et tout ce temps, il n’avait pas perdu ce petit sourire au coin de ses lèvres. Un sourire malicieux, charnel, tentant et détestable. À son image.
 
« Si ça ne t’inquiète pas trop d’un vilain méchant junkie se retrouve chez toi. Et si ça ne t’inquiète pas trop que l’alcool et la drogue me rendent un peu beaucoup tactile et joueur… Je suis partant. »
 

Le doigt de l’Anglais chuta loin de la chevelure d’Eve. Il effleura le pavillon de son oreille, glissa le long de son cou, traça la courbe de l’arrondissement de son épaule et pris un bref détour ver le galbe de son sein gauche. Sa peau était douce, chaude. Et ses caresses avaient été douces, précises. Et tout ce temps, il n’avait cessé de la regarder, sourire aux lèvres


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MessageSujet: Re: Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]   Lun 15 Juil - 10:47

C'était si simple. D'habitude, les hommes prenaient au moins la peine d'avoir l'air d'hésiter, d'être embarrassés. Mais Phil Harker, non. Ce n'était pas son genre, et elle le savait.
Tout le monde, dans les couloirs de St Barnaby, jusque dans les ruelles de Stornoway, avait déjà entendu parler du jeune Harker, et de son passé sulfureux. On racontait même qu'il pouvait vous fournir toutes les drogues dures dont vous pouviez rêver, bien que cela, Eve n'avait jamais pris la peine de le vérifier.
Elle s'en  fichait de toute façon. Chacun faisait ce qui lui plaisait avec sa vie. Tout ce qui lui importait à elle, dans l'immédiat, c'était ça : parvenir à l'attirer dans ses filets. Et si sa proie ne prenait même pas la peine de se débattre, si elle y venait de son plein gré, ça lui convenait aussi, car elle le savait instinctivement, la lutte aurait lieu un peu plus tard.
Lorsque le jeune homme replaça sa mèche derrière son oreille, et lui effleura la peau, un léger et agréable frisson parcourut le long de son échine, jusqu'au sommet de son crâne.
Ses lèvres laquées de rouge s'étirèrent en un sourire narquois.

"Et c'est censé me faire peur ?" rit-elle tout bas à la mise en garde de Philip. "J'en ai maté des plus durs que toi, mon coco !"

Non, cela ne lui faisait pas peur, bien au contraire. Car s'il y avait bien une chose qu'elle savourait tout autant, voir plus, que les plaisirs charnels, c'était le risque. Elle les aimait comme ça, ses hommes : dangereux. Elle aimait se frotter (dans tous les sens du terme) à ceux que les autres petites mijorées n'osaient pas approcher. C'était sa drogue à elle, et il lui en fallait toujours plus : plus brutal, plus infréquentable, plus sauvage. Il lui semblait que Harker en était un de premier choix. Un millésime  prometteur auquel elle avait hâte de goûter.
Alors qu'elle plongeait de nouveau son regard dans l'ambre des yeux d'Harker, comme si elle tentait de nouveau d'en pénétrer les pensées, elle entendit son nom la rappeler à l'ordre.
Une salve d'applaudissements et de chants encourageant un dernier rappel venait de marquer la fin du concert, et la cloche au comptoir tintinnabula pour marquer le dernier quart d'heure.

"Tu as intérêt à être toujours ici quand je reviens," souffla-t-elle au jeune homme, avant de se redresser sur ses deux mains, puis de retourner à sa tâche qui l'appelait, arrachant au passage sa choppe de bière des mains de Conrad qui devenait de plus en plus virulent, et qui serait difficile à mettre à la porte à la fermeture du pub.

Spoiler:
 
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Phillip Harker
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MessageSujet: Re: Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]   Mer 17 Juil - 15:21

Elles disaient toutes la même chose.  C’était inévitable, tant qu’il en était au point où il avait appris à s’attendre à cette réponse clichée, innocente et crétine. À vrai dire, si John avait dit autre chose, c’est bien là qu’il aurait étonnée. Mais bien qu’elle était différente de toutes les autres – parce qu’il n’y en avait pas une seule de pareille à une autre -  elle était tombée dans le moule, en moins de cinq minutes de discussion. C’est qu’elles étaient mignonnes, à tenter d’avoir l’air forte,  à se donner un genre qui aime les garçons indomptables, à se mettre dans des situations tellement plus dangereuses que ce qu’elles pouvaient bien s’imaginer dans leurs fantaisies de gamines en manque d’attention et de stimulation. Et bien sûr, Phil était le premier à apprécier cette désinvolture. Combien de filles s’étaient jetées dans ses bras juste pour se prouver qu’elles étaient assez fortes, assez intéressantes pour tenter leur coup? Combien de filles avaient totalement laissé leur dignité et leurs valeurs de côté parce qu’elles trouvaient cela absolument grisant que de se faire souiller par quelqu’un d’aussi détestable? Il ne les comptait plus. Il ne comptait plus les coups d’un soir consumés dans une ruelle trash, sa main autour d’une nuque, ses coups de reins un peu brutaux alors que l’autre traînée, elle, en redemande à grands cris étouffés contre la brique.

Est-ce que John regretterait, elle? Est-ce qu’elle regretterait ses mains avides le long de son corps, ses doigts habiles l’extirpant de ses vêtements, ses dents dans la chair tendre de son cou ou de son sein, ses yeux ambrés rivés dans les siens, ses paroles ordurières et décadentes, sa poigne un peu trop ferme, les claques qu’il collerait à ses fesses et à ses hanches, ses ongles dans la peau de ses cuisses, ses lèvres s’imposant aux siennes, puis à sa poitrine, puis à son ventre, puis à son entrejambe. Quelque chose lui disait qu’elle adorerait chaque seconde de cette danse indécente et obscène. Ce qu’il ne savait pas encore, c’est si elle allait faire comme toutes les autres et en sortir tête baissée, honteuse d’avoir été déshonorée et tachée comme ça et d’avoir trouvé cela absolument sublime. Ou si elle allait avoir la tête haute. Ça, il avait bien hâte de le voir. Parce que même si, le cas échéant, ça ne serait pas la première fois qu’une fille le surprend ainsi, c’était certainement incroyablement rare. Non, en général, les demoiselles qui partageaient une trentaine de minutes, quelques heures ou encore une nuit avec lui n’en étaient pas fières. Coucher avec Harker? Mais vraiment, qu’est-ce qui leur prenait? Coucher avec lui et adorer ça? Alors là, valait bien mieux traîner ce secret avec elles jusqu’à la tombe.  

Le jeune homme s’apprêta à offrir une réplique à la barmaid lorsque celle-ci fut rappelée à la tâche par ses collègues. L’Anglais passa machinalement sa langue sur ses lèvres, les sensations externes de son environnement lui revenant de plus belle. Les applaudissements à ses oreilles, les mouvements de la foule, les discussions vives. Ses doigts quittèrent la peau de soie d’Eve lorsque celle-ci se leva et, tiré par la compulsion, il vint passer sa main sur sa nuque. Toujours besoin de sentir quelque chose sous la pulpe de ses doigts. Les ongles de l’autre main se mirent à gratter doucement le bois de la table. Les mots murmurés de la Ceart lui courbèrent légèrement l’échine de frissons. C’est qu’il commençait à s’impatienter… Plus le temps passait, plus cette envie enragée  de sentir un corps contre le sien se faisait sentir dans toutes les fibres de son être. Il passa sa langue sur ses lèvres, trouva un instant le regard de la ténébreuse et lui répondit , le ton à la fois sinistre et incroyablement avide :  


« Fais-moi apporter quelque chose à boire et je reste aussi longtemps que tu veux… »

Et évidemment, peu après qu’Eve se soit retrouvée derrière le comptoir, on vint lui apporter un autre verre de whisky. Un sourire était venu chatouiller le coin de ses lèvres alors qu’il vint en prendre une gorgée. La sensation du liquide ambré dans sa bouche était délicieuse et brûlante. Elle chatouilla ses lèvres, lui pinça la gorge… C’était parfait.

Puis le temps passa, les verres tintèrent, les rires fusèrent, et tout ce temps, l’Anglais sirotait son verre, le regard fixé dans le vide, les mains s’agitant contre ses avant-bras, ses épaules, sa nuque… S’imaginant ici et là sa langue percée tracer la courbe de la mâchoire de John, ou le visage de la jeune femme tordu de plaisir.

Bientôt.

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Eve John
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MessageSujet: Re: Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]   Jeu 18 Juil - 13:26

Acte I, scène 2, intérieur nuit.

Chambre d'Eve, deuxième étage au dessus de la Banshee Hurlante, trois heures et quelques du matin.

Par la fenêtre sans volets de la chambre, entre les rideaux à moitié tirés, la lune projetait un cadre bleuté et difforme sur la scène du crime.
Adossé contre la tête de lit, en tenue d'Adam, Phillip exhalait des volutes de fumée qui dessinaient des ombres irréelles sur son visage.
Allongée au milieu des draps en désordre, une expression calme et apaisée sur son visage tourné vers le plafond, ses grandes jambes et ses grands bras occupant sans gêne une bonne partie de l'espace du lit, Eve lui caressait doucement le torse du dos de sa main, allant et venant de son pectoral jusqu'à son bas ventre, dans une lente répétition.
Sans son maquillage, effacé par la transpiration, elle avait presque l'air d'une gamine. Des mèches de ses cheveux noirs étaient collés à ses tempes et à son cou, et son visage brillait légèrement à la lueur de la lune.

Sans vraiment en être consciente, elle se repassait le film de la soirée dans sa tête. Comment elle avait ramené Phillip après la fermeture du pub. Comment elle ne lui avait sorti la bouteille de Brandy que parce qu'il avait vraiment, vraiment soif, et comment elle lui était grimpée dessus à califourchon, déclarant le début des hostilités.
Un sourire subtil au coin de ses lèvres, elle se remémora la lutte qui avait suivi pour déterminer qui des deux aurait le dessus, et comment, épuisée, elle avait fini par abdiquer, s'abandonnant au plaisir procuré par les lèvres et les mains expertes de Phillip.
Elle pouvait encore sentir la lacération des échardes du parquet dans son dos.

Après de longues minutes (ou étaient-ce des heures ?), la jeune femme se leva, révélant des cuisses bien présentes, des fesses joliment rondes et une cambrure bien marquée. Des mèches de ses cheveux étaient encore collées à son dos et à ses épaules lorsqu'elle sortit de la chambre, entièrement nue, visiblement peu soucieuse que son colocataire puisse la surprendre dans le plus simple appareil si toutefois il lui venait l'idée saugrenue d'apparaître à une heure aussi tardive.
Patti, qui semblait avoir attendu patiemment derrière la porte, profita de cette opportunité pour venir creuser son trou imaginaire sur le matelas, faire quelques tours sur elle-même, puis finalement se coucher en boule aux pieds de Phillip.
Eve s'affairait autour de l'évier : elle tamponna son visage et son cou d'eau fraîche, s'en remplit la gorge de longues goulées, effaça le résidu de mascara sous ses yeux d'un revers de pouce.
Lorsqu'elle revint dans la chambre, elle avait à sa bouche un cannette de soda, et en jeta une deuxième sur les draps près de Phillip, avant de s'assoir à ses côtés, adossée à la tête de lit.
Elle posa sa cannette sur le sol, du moins là où elle y trouva de la place, entre les amas de fringues, les chaussures jetées ça et là, les parchemins et les bouquins de cours qui vallonnaient le parquet.
Pour s'occuper les mains, elle attrapa le briquet de Phillip qui traînait tout près de lui et entreprit de jouer avec, passant son index à travers la petite flamme, comme fascinée par son propre jeu.
Un long moment s'écoula avant que sa voix ne vienne briser le silence.

"Quel effet ça fait..." commença-t-elle dans un murmure, comme si tout à coup la discrétion lui importait. "Quel effet ça fait de savoir qu'elle a survécu ?"

Pendant un instant, seuls lui répondirent les cliquetis mécaniques du briquet avec lequel elle jouait toujours, les inhalations et expirations de Phillip, et le tic tac lointain d'une horloge quelque part dans l'appartement.
Elle détacha finalement son regard de la petite flamme pour le planter dans celui du jeune homme.

"Cette meuf que t'as failli crever dans ton ancienne fac, à ce qu'on raconte. Comment ça fait de savoir que t'es passé à ça de commettre la pire chose qui soit ?"
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Phillip Harker
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MessageSujet: Re: Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]   Sam 20 Juil - 21:52

Le silence était lourd. Un calme plat, dans une pièce où régnait encore l’odeur claire et distincte de la friction de peau à peau, de la sueur de deux corps en mouvements, de brandy échappé sur des draps par la suite souillés de fluides de toutes sortes. De la salive, du sperme, de la cyprine, et quelques gouttes de sang renégates, même, échappées au détour d’une poigne trop violente sur une hanche. On pouvait presque les entendre s’embrasser encore, leurs lèvres qui ne  se quittaient que pour rejoindre d’autres parties encore plus intéressantes de l’anatomie de l’autre. On pouvait presque sentir les murs trembler de leurs plaintes et rugissements de plaisir, ponctués de claques, de morsures, de griffures et de mots vils et turpides. Et on pouvait presque encore les voir, leurs bassins soudés l’un à l’autre, usant et abusant du corps de l’autre pour son plaisir, la peau luisante de transpiration, les yeux brillants d’un désir avide. Le rythme profond et agressif des coups de reins, ses coups de langue habiles, son piercing froid qui titillait juste ce qu’il fallait, comme il le fallait. Ses yeux à elle, rivés contre les siens alors qu’elle aspirait la peau sensible de son aine entre ses dents pour la mordiller, les ondulations exigeantes de son bassin alors qu’elle le suppliait presque de la prendre plus fort.

Des sensations résiduelles qui persistaient dans son esprit, qui s’étendaient encore à travers ses nerfs mais qui, peu à peu, s’éteignait. Au fil des secondes qui apaisaient l’intensité du feu qui avait calciné son bas-ventre jusqu’à la jouissance, véritable torrent de flammes diffusées dans son corps en entier. Quelques minutes plus tôt, à peine. Il avait prolongé sa présence en elle de quelques secondes, se permettant quelques tendresses, à peine, tout juste le temps d’embrasser sa nuque et de caresser ses mains des siennes. Puis il s’était dégagé, avait jeté la capote souillée avec celle qui avait subi le même sort un peu plus tôt, puis avait fouillé la poche de son pantalon pour en sortir son étui métallique. Un joint à ses lèvres et son zippo dans sa main, il s’était étendu une nouvelle fois sur le lit, pas gêné du tout par sa nudité.  La caresse douce et régulière de la main de son amante le long de son ventre, en passant de son torse jusqu’à son bas-ventre, était étrangement apaisante et il se laissait apprécier ce geste,  en profitant tout autant de la fumée épaisse qui envahissait ses bronches.  Il ne retint pas Eve lorsque celle-ci décida de se lever, mais ne se gêna pas non plus pour la suivre des yeux, détaillant avec gourmandise ce corps qu’il avait sillonné, possédé de long en large. Il aimait voir sa trace sur son corps, dans les rougeurs qui parsemaient sa peau pâle, dans l’hésitation de son pas alors qu’elle quittait la chambre.

Le jeune homme eut à peine te temps de fermer les yeux, la brûlure dans ses muscles lui arrachant une petite moue d’inconfort, qu’il sentit bien vite quelque chose bondir habilement au bout du lit, juste à côté de ses pieds.  Le chien. Il l’avait remarqué du coin de l’œil, un peu plus tôt, quand ils étaient entrés dans l’appartement. Phil ne réagit pas, ou à peine,  caressant le poil de la bête du bout de ses orteils, machinalement. Le joint, l’alcool et la fatigue faisaient leur effet – inévitable – sur lui.  Et peu après, la ténébreuse refaisait son entrée dans la pièce, toujours nue, toujours belle, son corps ondulant toujours un peu au rythme de ses pas. Elle expirait la satiété, la satisfaction. Il attrapa la cannette de soda, l’ouvrit d’un doigt et en vida la moitié du contenu de trois grandes gorgées. Il avait terriblement soif. Les effets de l’ecstasy s’étaient doucement estompés, mais c’est bien autre chose qui lui avait rendu la bouche sèche. Il la remercia à peine d’un regard lorsqu’elle revenait prendre sa place à ses côtés. Il lui caressa la cuisse de sa paume, nonchalant, pris dans sa contemplation du mur devant lui.

Jusqu’à ce qu’elle parle. Elle n’eut pas besoin d’ajouter quoique ce soit. La deuxième phrase passée, il savait déjà ce de quoi elle voulait lui parler. Ça le suivait partout, cette histoire, et évidemment, tout le monde était au courant. Phillip était habitué de faire parler de lui, il s’y était fait et avait appris à s’en mourir, comme il se nourrissait du mépris des gens. Mais ce sujet restait un sujet sensible, et ça le serait pour encore longtemps. C’était bien la seule chose à laquelle il était réellement sensible. Cet incident. Cette nuit. Ces souvenirs qui ne le quittaient jamais. Il ne voulait pas en parler, c’était bien simple. Il avait fait certaines choses, il était grand temps pour tout le monde de passer par-dessus.  L’Anglais se tourna un peu, toujours assis sur le matelas, pour faire un peu face à la Ceart, puis sans demander son reste, se pencha vers elle pour attraper  fermement ses lèvres des siennes. Il ferma à peine les yeux, l’embrassant presque aussi profondément que sévèrement, alors que sa main libre s’accrochait au côté de son cou. L’étreinte de leurs lèvres se brisa, mais il ne la laissa pas s’éloigner.


« Ruine pas tout, John. Tais-toi, tu veux? », souffla-t-il, ses lèvres encore tout près des siennes, ses doigts toujours pendus à sa peau.

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MessageSujet: Re: Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]   Mer 24 Juil - 7:44

Elle était frustrée.
Elle n'était pas de ces filles que l'on faisait taire avec un baiser. Ses autres autres conquêtes, peut-être. Peut-être Phillip était-il tellement intimidant, tellement plaisant et dérangeant à la fois, qu'il lui suffisait d'un baiser -si tant est que l'on pouvait appeler ça ainsi- pour les rendre muettes, écrasées d'humilité.
Mais Eve n'avait jamais été connue pour son tact, ni sa discrétion, et encore moins son humilité. Elle était au contraire une grande gueule, insupportable et bousculante, qui n'avait jamais hésité à l'ouvrir même si, le plus souvent, c'était pour mettre les deux pieds dans le plat.

Et pourtant, lorsque les lèvres de Phil se défirent des siennes, aucun son ne sortit, car subitement, une évidence venait de la frapper.
C'était là, devant elle, depuis le début, mais elle n'y avait pas prêté attention.

Ce type était seul.

Pas juste seul, comme ces grands taiseux, solitaires et ténébreux qui en jouent pour cultiver le mystère. Pas simplement asocial, décalé, ni même orphelin.
Sa solitude, c'était LA solitude. Celle qui se passe dans votre tête, qui vous empoisonne l'esprit, vous fait douter de tout le monde, à commencer par vous-même. Cette solitude qu'il lui arrivait elle-même d'entre -apercevoir, parfois, lorsqu'elle se surprenait à tomber accidentellement en introspection.
Mais contrairement à Phillip, elle avait un avantage énorme : des personnes sur qui compter. Pas forcément des amis proches, ni de grands confidents, mais au moins, des distractions suffisamment grandes pour y consacrer ses énergies, pour construire des interactions sociales à peu près saines et vaguement épanouissantes, afin de ne pas sombrer aux oubliettes pour les autres ni, in fine, pour elle-même.

Alors que s'entremêlaient leurs haleines aux odeurs mélangées de tabac, d'alcool, de sucre et de différents fluides corporels, les doigts de Philip agrippés à la peau de son cou, emprisonnant quelques cheveux de jais dans leur étreinte, son regard noir s'immergea profondément dans les iris ambrés du jeune homme. Elle pouvait presque les sentir, ces pensées qui ne demandaient qu'à être lues et comprises, elle en était sûre. Et elle, ne voulait que ça, en cet instant précis. Qu'il lui en donne l'accès, et qu'elle puisse s'en abreuver, elle voulait tout savoir de lui.

"T'as tort de pas en profiter", lâcha-t-elle au bout d'un moment, en envoyant son souffle s'éteindre sur les lèvres de Phillip.

Sur ces mots, elle attrapa le joint d'entre les doigts du jeune homme, et le porta à ses lèvres, alors qu'elle se laissait tomber dos contre le matelas souillé, une main derrière sa nuque, ses cheveux formant une auréole autour de sa tête, et ses longues jambes envoyées se reposer, croisées l'une sur l'autre, contre le mur.

"T'auras pas tous les jours l'occas' de rencontrer quelqu'un qui est capable de comprendre."

Elle expira une pleine bouffée de fumée, par la bouche et par les narines, avant de rendre son bien au jeune homme lésé.

"Si tu regardais un peu ailleurs que ton propre nombril, tu verrais qu'il y a d'autres personnes comme toi qui ont fait des trucs moches dont ils sont pas fiers."
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Phillip Harker
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MessageSujet: Re: Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]   Jeu 25 Juil - 23:25

Le silence était lourd. Mais cette fois, le poids du calme qui s’était installé entre eux n’avait rien de paisible ou de satisfait. Ça n’était plus un silence presque invitant, qui donnait envie de s’étendre et de discuter vaguement avant de céder au sommeil qui, à présent, lui tenaillait le corps et l’esprit. Ça n’était plus un silence confiant et aisé, qui parlait pour lui-même dans son absence de son.  Ça n’était plus le silence qu’il recherchait sans relâche et qu’il détestait voir dérangé par des gens qui souvent ne savaient pas se taire lorsque c’était le moment de le faire. C’était un silence lourd de non-dits, lourd d’une tension qui était tous sauf plaisante. C’était un silence où se cachaient des attentes, où se cachait l’appréhension d’une réaction. C’était un silence incroyablement désagréable, qui était presque suffisant pour arracher quelques frissons d’inconfort au jeune homme. Un silence qui lui donnait envie de crier pour combler le vide, qui lui donnait envie de se lever et partir le plus loin possible, qui lui donnait envie de se fâcher, de s’énerver, de casser quelque chose, de prendre un rail, de se shooter au creux du bras. C’était un silence qui le prenait jusque dans ses tripes.

C’était un silence absolument terrifiant.

Son souffle apaisé collait à la peau de la ténébreuse, et il sentait le sien contre son visage aussi. Doux, profonds, posés et synchronisés. Comme s’ils attendaient que quelque chose vienne déchirer la tension pour ne pas avoir à le faire eux-mêmes. Ses doigts tenaient toujours la peau du cou de la Ceart entre eux. Étreinte ferme mais presque tendre; sans doute qu’avoir été en elle comme il l’avait été lui donnait une once de tendresse à partager. Il sentait quelque chose dans les yeux d’Eve, quelque chose qui le frustrait autant qui le rendait perplexe. Un désir de savoir, un désir de connaître, un désir d’apaiser. Il sentait qu’elle… savait quelque chose à son sujet, quelque chose qu’il ne voulait pas que les gens sachent, quelque chose qu’il ne voulait lui-même pas savoir, pas du tout même. Il sentait qu’elle allait trop loin, qu’elle poussait, qu’elle fouillait et il ne voulait pas qu’il trouve. Il ne la laisserait pas trouver, jamais. Il ne laisserait personne trouver. Ni lui-même, ni les autres. Ni les emmerdes, ni les baises. Ni ceux qui admirent, ni ceux qui détestent. Personne. Jamais. Mais il ne pouvait pas non plus simplement partir, se lever sans regarder derrière lui, enfiler ses vêtements, foutre son camp. Parce que ça, c’était lâche. Et combattre la lâcheté par la lâcheté, c’était vraiment atteindre le fond.

La suite se déroula sans qu’il ne puisse réagir instantanément, comme c’était dans son habitude de le faire. Ses mots, le joint qui lui échappait des lèvres, le corps alléchant de la belle qui se retrouvait sur le matelas. Ses mots encore, un nuage de fumée. Une voix veloutée, encore. Une voix qui ne voulait donc pas se taire, même si ça lui aurait fait plaisir. Il aurait voulu être fidèle à lui-même, lui répondre du tac-au-tac, être fendant, confiant, chiant. Mais il ne pouvait pas. Il était trop dans sa tête et ça l’enrageait, ça le rendait dingue, même. Ouais, c’était définitivement le temps de rentrer. Faire un rail, chasser un dragon, se laisser oublier la crasse qui se cachait sous sa peau, derrière son sourire malin, entre ses tempes. C’était le temps de se souiller, une fois de plus, avec des illusions toxiques, délicieuses et malsaines. Le joint entre ses doigts, le jeune homme passa sa main libre dans ses cheveux courts et encore vaguement humides de sueur. S’acheter du temps. Ne pas parler tout de suite. Penser à son truc. Fucking shit. Une bonne bouffée. De la drogue dans les bronches. Du courage artificiel. Un nuage gris pâle qui sort de ses narines.

Go.  


« I won’t tell you shit, John. I don’t want us to talk about it because I don’t wanna talk about it. I don’t wanna talk about it with you, with anyone else, with myself. Because it’s so fucking pointless, because it doesn’t matter, because there’s nothing to talk about. Absolutely nothing. I don’t need anyone’s concern or pity. I don’t need it either. Let’s just drop it, alright? We smoked, we drank, we fucked and it was fine. »

Son ton avait été lent, posé, calme. Il voulait que ce soit clair, il ne voulait plus laisser place à l’ambiguïté. Le jeune homme posa son regard cuivré dans celui de l’étudiante, le soutint un bref instant puis, machinalement, écrasa le filtre de son joint dans un cendrier. Une pression dans le matelas et il était debout, pas gêné par sa nudité. Mais il cherchait tout de même ses vêtements du regard. Trois pas et il trouva son boxer qu’il enfila, l’élastique claquant légèrement sur ses hanches.

« I should just leave. » , dit-il pour lui-même, le ton bourru.

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MessageSujet: Re: Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]   Ven 26 Juil - 13:14

S'il est vrai qu'Eve était du genre à parler plutôt qu'à écouter, elle sut pourtant -une fois n'est pas coutume- garder le silence lorsque Phillip accepta enfin de s'ouvrir. S'ouvrir, pour mieux se refermer dans un seul et même mouvement.

Et tandis qu'elle l'écoutait, elle ne pouvait s'empêcher de ressentir une empathie grandissante envers le jeune homme, dont la silhouette se détachait en contre-jour sur l'écran bleuté de la fenêtre. Le saphir de la nuit lui peignait des traits étrangement fatigués.

D'un point de vue extérieur, la situation aurait pu paraître absurde.
Pourquoi une personne, même une personne aussi dépravée que pouvait l'être Eve John, pourquoi prendrait-elle le temps, pourquoi se donnerait-elle la peine de tenter de percer à jour Phillip Harker ?
Pour beaucoup, il n'était qu'un connard. Un irresponsable qui, non content d'avoir supposément commis tous les méfaits dont la légende l'affublait, arrosait tout le monde de son cynisme et de sa mesquinerie.
Pour d'autres, il n'était qu'un pauvre gars paumé parmi tant d'autres, pris par les démons tentaculaires de la drogue. Il était un cas désespéré, une perte de temps.
Mais pour Eve, ce qu'il représentait dans ses yeux à elle, c'était simplement ça : un type qui avait vécu des expériences similaires aux siennes. Qui gérait, certes, ses émotions différemment, mais auquel elle ne pouvait s'empêcher de s'identifier, différent, mais à la fois semblable.
Dans un monde purement manichéen en noir et blanc, on l'aurait indubitablement rangé, sans une seconde d'hésitation, du côté des méchants.
Alors, Eve en venait à se demander : elle-même, était-elle une gentille, ou une méchante ?

Elle l'avait écouté sans broncher. Puis elle avait continué à écouter le silence, juste au cas où il n'aurait pas fini.
Mais lorsqu'il bondit finalement hors du lit, à la recherche de ses vêtements, visiblement sur le départ, elle lâcha un petit ricanement.

"Who talked about pity, dude? Like you deserved any. You're just as guilty as I am, though your victim happened to be luckier than mine. I'm not looking down on your or whatever, trust me."


Cinq ans. Cela faisait cinq ans maintenant qu'elle avait quitté Poudlard pour emménager à Azkaban. Cinq ans qu'elle en était ressortie, trois semaines plus tard, pour mieux débarquer à Durmstrang, avec son aura de taularde. Son casier l'avait suivie à St Barnaby, et puis les gens, fatalement, avaient fini par se lasser.
Maintenant c'était au tour de Phillip d'être la bête de foire.

Elle avait laissé ses jambes basculer, entraînant le poids de son corps pour se retrouver, en une pirouette, assise sur le bord du lit. Elle se pencha pour ramasser quelque chose à ses pieds.

"Actually... I was more thinking of something like, you know, chatting with a friend..."
Elle ajouta, lançant dans les bras de Phillip le jean qu'il cherchait : "But of course, if you're not interested, you are free to go."

Elle se mordilla là lèvre inférieure. Sa main caressa le matelas, alors qu'elle plongeait dans les ambres du jeune homme, un regard dénué de tout sarcasme.

"Or you can also have some rest and wait for tomorrow to look after the rest of your clothes."
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Phillip Harker
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MessageSujet: Re: Rock'n'roll et happy hours [PV Phil Harker][Terminé]   Dim 28 Juil - 18:26

Une fichue bande de tarés. C’est tout ce qu’ils étaient dans cette putain de fac sans espoir et sans substance. Une bande de paumés sans futur qui finiraient tous un jour ou l’autre – si ce n’était pas déjà fait – par se retrouver seuls, fous ou morts. Des gens qui avaient déçu leur entourage par leur différence, des gens que l’on tolérait tout juste. Les rejetés, les mal-aimés, les déchets, la crasse, les plaies. Les malchanceux, les malsains, les erreurs de la nature. Personne n’y échappait. Personne n’était normal, personne ne pouvait prétendre avoir sa vie sous contrôle. Il y avait des cas légers, des cas graves, mais il existait une constante; on ne voulait pas d’eux. On les avait jetés à la poubelle. Les autres autant que lui. Personne n’était à plaindre puisque tout le monde vivait la même chose, à sa façon. De toute façon, ce n’est pas comme si c’était dans ses habitudes. Il évitait les gens en général, qu’ils aient tout autant de raison que lui d’être ici ou non.

Mais c’était à présent bien clair pour lui que, même si cette perspective ne lui plaisait pas forcément,  Eve était sans doute l’une des mieux placées pour comprendre ce qu’il avait vécu. Il en avait eu mot, évidemment, parce que les gens n’avaient rien de mieux à faire que potiner et que leur existence misérable n’était pas suffisante pour les distraire.  Une fille morte dans les gradins du stade de Quidditch, une page couverture sur la Gazette du Sorcier, une sentence à Azkaban. Il connaissait déjà l’histoire d’Eve. Lui aussi aurait pu se retrouve dans cette prison. Au lieu de cela, il s’en était créé une. Une prison de fonte, de drogues, de produits chimiques, de verre, de haine. Tout était mieux qu’être pris entre quatre murs glacials  avec ses remords et sa douleur comme seuls compagnons.  Mais ça, il ne le dirait jamais. À qui que ce soit. Il n’avait pas besoin des autres, autant que les autres n’avaient certainement pas besoin de lui non plus. C’est ce qu’il s’obstinait à se dire alors que la ténébreuse parlait et qu’il cherchait toujours son jean des yeux.

Jusqu’à ce qu’elle se déplace. Jusqu’à ce qu’elle lui lance le vêtement de tissu foncé. Jusqu’à ce qu’elle lui rappelle qu’il allait certainement toujours être différent. Le jeune homme stoppa sa fouille, se redressant lentement alors que son regard d’ambre se fixait dans celui de la Française. L’air neutre, voire perplexe. Ni totalement ouvert, ni totalement fermé.  Il n’avait pas envie de parler. Mais il n’avait pas envie de partir non plus. Un matelas confortable, la taille d’une jolie fille entre ses bras, ses muscles reposés. C’était absolument alléchant. Les doigts d’une de ses mains passèrent dans ses cheveux, l’autre tenant toujours son jean. C’était un choix atroce. Pourtant si facile à faire. L’instant soulevé dans le temps s’écrasa ensuite rudement, comme son pantalon qui était revenu choir au sol.  Quelques pas et l’Anglais se rapprochait du lit, s’y pencha, enfonçant l’un de ses poings dans la couverture fripée juste à côté d’Eve. Il était tout près d’elle à présent. Encore une fois. Yeux dans les yeux, leur nez s’effleurant.  


«  I don’t have friends. », souffla-t-il, la voix rauque, avant d’attraper les lèvres de la Ceart des siennes.

Le baiser, même s’il était bref, expirait le feu d’une passion qui ne s’était pas entièrement dissipée. Sa langue percée vint taquiner celle de la jeune femme, ses paupières se fermèrent un moment, pour mieux la goûter. Ça lui évitait de parler. Et très franchement, à cet instant, il en avait eu besoin. L’étreinte se brisa mais il ne s’éloigna pas. À peine, juste pour la regarder.  


«  But I’m exhausted... »

Ces derniers mots jaillirent de ses lèvres dans un délicat soupir. Un soulagement. Parce qu’il était en effet complètement épuisé. Pour bien plus de raisons que celles qu’il aurait bien voulu admettre. Son corps était fatigué, son âme l’était plus encore.  Il avait besoin de répit, il avait besoin de fermer les yeux, il avait besoin de sentir qu’on lui caresse la tête un instant. Juste un instant.

Mais ça, il ne le dirait jamais.


  « So how ‘bout a shower? »

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