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 And I hate you more than life itself (PV Phil) [Terminé]

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MessageSujet: And I hate you more than life itself (PV Phil) [Terminé]   Sam 3 Aoû - 21:25

Miranda’s weeds and other oddities. Quel nom approprié. Chaque fois qu’elle y mettait les pieds, elle avait l’impression d’entrer dans un piège. C’était glauque, il y avait plus d’objets semblant sortir d’une hutte indigène et en plus, ça puait les herbes fraîches et sèches. Bon, elle devait avouer qu’après avoir rencontré la propriétaire, elle n’était pas si étonnée que ça… Elle était complètement cinglée, cette femme. Paxton avait fait semblant d’être interessée par toute les petites choses traînant dans la boutique et elle avait aussi mis l’accent sur le fait qu’elle serait en mesure de garder l’ordre (ou plutôt, de mettre de l’ordre) dans la boutique pendant les voyages presque constant de la dame. Et en plus, ça faisait deux ans que la femme cherchait quelqu’un, alors elle n’aurait certainement pas dit non.

Bref, l’Anglaise s’était procuré l’emploi la même semaine qu’elle était arrivée dans cette université de débiles. Elle ne connaissait rien à tout ce qui se trouvait dans le petit magasin, mais ce n’était pas comme si les clients venaient par centaine… Il y avait un client une fois de temps en temps, mais ça se limitait à cela. Parfois, c’était des heures sans clients et c’était tant mieux. La demoiselle avait prit cet emploi expressément parce qu’elle savait bien que ses interactions seraient limitées, qu’elle pourrait étudier ou lire et surtout, que les gens qu’elle servirait ne seraient probablement pas du type bavard.

Lorsqu’elle était arrivée le matin, elle avait déjà décidé de ce qu’elle ferait de la journée. Placer tous les contenants dans lesquels se trouvaient les herbes séchées. C’était de gros jarres, il y en avait une bonne quarantaine et aucun ordre. Même pas par nom! Rien du tout! Ça lui donnait envie de s’arracher les yeux à chaque fois qu’elle regardait dans cette direction. En plus, Miranda partait pour quelques jours, aller chercher une fleur spéciale, qui poussait qu’une fois dans l’année, quelque part en Afrique. Paxton n’avait pas réellement écouté ce que la femme avait raconté. Elle déblatérait toujours et puis elle dérivait ensuite vers d’autres sujets et elle n’arrêtait tout simplement pas de parler. C’était irritant, tellement irritant. Et comme si ce n’était pas suffisant, elle l’appelait toujours par un nom différent. Ce matin, elle l’avait appelée Alice, la veille, c’était Emily… Eurg… Ce n’était pas si compliqué, Paxton! Un nom masculin en plus. On se souvient toujours des filles avec des noms masculins.

Elle ne comprenait absolument pas comment les gens réussissaient à trouver quoique ce soit. Vraiment, tout était mélangé et en plus, ça puait, c’était affreux. Elle s’y était habituée, mais l’odeur de toutes les plantes et herbes mélangées ensemble, ça donnait un peu envie de se pincer le nez en permanence. Donc, après avoir passé quelques minutes assise derrière la caisse, à essayer de penser à commencer classer les contenants (Par nom commun? Par nom latin? Par couleur? Par genre?), la jeune femme se leva et vint observer de plus près les contenants. Par Merlin, elle n’y comprenait rien. C’était quoi tout ce foutu latin?! C’était peut-être trop difficile de simplement écrire « marguerite »? Elle lâcha un soupir et se dit que ça réglait quand même le problème. Et voilà, tous les jarres seraient rangés par ordre alphabétiques, avec le nom en latin.

La jeune femme passa une bonne partie de la journée à essayer de déchiffrer les noms, à profiter un peu du moment pour dépoussiérer tout et ensuite, à placer en ordre. Et tout ça, en réussissant à éviter presque complètement de se blesser. Elle s’était un peu coupée dans la main, mais ce n’était rien du tout. Comme toutes les blessures qu’elle pouvait bien se faire. C’était seulement en voyant le liquide rouge sur un des contenants qu’elle le remarqua. Ce n’était rien, même pas profond! Après y avoir mis un petit bandage blanc (et un peu de pommade qu’elle prit d’un des pots que Miranda vendait), elle constata que son travail était terminé. C’était bien mieux. Elle retrouva son siège derrière le comptoir et passa quelques instants à regarder vers les tablettes où se trouvaient les jarres, satisfaite de son travail. Il n’y avait eu qu’un client, un petit bossu, au crâne dégarni, avec un œil qui louchait. Il cherchait de yeux de lapins et heureusement, elle savait où ceux-ci se trouvaient. Après s’être mise bien confortable, Paxton sortit son livre et l’ouvrit là où son signet se trouvait. Miranda lui avait dit que ça ne la dérangeait pas qu’elle lise, étudie ou n’importe quoi d’autre en fait. Elle s’en fichait vraiment.

Trois chapitres plus loin, elle entendit la clochette de la porte, mais ne se donna pas la peine de lever les yeux pour regarder le client. Ça importait peu, la majorité d’entre eux savaient déjà ce qu’ils cherchaient et en même temps, elle n’en avait rien à faire. Elle resta bien tranquille derrière son comptoir, un peu cachée par les petites étagères se trouvant sur le dessus vitré.  Elle serait restée ainsi pendant bien plus longtemps encore si le client n’avait pas parlé. Oh. C’était une blague? Sans même avoir besoin de lever la tête, elle savait très bien qui c’était. Elle reconnaissait parfaitement sa voix. Sans en être consciente, sa main se crispa sur son livre et elle ne fit qu’ignorer ce qu’il avait bien pu dire. En fait, elle n’avait même pas entendu. Elle ne ferait que l’ignorer, voilà, ça fonctionnerait bien. En même temps, il aurait à payer à un certain moment… Bon, elle ne ferait que l’ignorer jusqu’à ce moment-là, puis elle ne lui parlerait même pas lorsqu’il viendrait payer. C’était tout clair dans sa tête.


Dernière édition par Paxton Jones le Mer 18 Sep - 20:46, édité 1 fois
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Phillip Harker
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MessageSujet: Re: And I hate you more than life itself (PV Phil) [Terminé]   Dim 18 Aoû - 22:39

Il ne pouvait pas s’arrêter de se balancer des insultes à la tête. Idiot, stupid asshole, dumb fuck, bloody ignorant. Son regard de bronze fixé sur le contenu de son étagère à ingrédients, ces mots résonnaient de plus en plus fort contre ses tempes. Ça ne lui arrivait presque jamais. Pour plusieurs raisons. Son inventaire était normalement toujours à jour, les quantités restantes des ingrédients qu’il utilisait le plus souvent attentivement inscrites dans son précieux carnet. Il ouvrait tellement souvent la dite étagère qu’il était presque impossible pour lui de ne pas remarquer qu’il épuisait son stock de telle ou telle chose. Et puis, ça aurait carrément été une insulte à son talent et à sa passion que de négliger de prendre soin de son répertoire. Il était obsessif, l’avait toujours été et il n’arrêterait certainement jamais. Il prenait note de ses ingrédients, de son stock de potions et de drogues, de ses clients, de ses ventes. Parce que, s’il se foutait de presque tout au mode, ça, ça lui tenait à cœur. Orgueil mal placé, fierté exagérée, avec une pointe d’obsession et de compulsion. À son image. Suffisait de le connaître qu’un tant soit peu pour ne pas s’en étonner. Et encore là.  Même les gens qui le détestaient le plus pouvaient aisément le deviner. Parce qu’au fond, qui voulait connaître Phillip Harker?

Mais on lui avait fait une commande spéciale. Une commande anonyme, venue de Londres. On lui avait demandé un échantillon de son poison The Suicidal. Déjà, ça l’avait fait sourire. Il l’avait toujours trouvée incroyablement amusante, celle-là. Une de ses fiertés. Et pis, elle était vachement payante. Par-dessus cela, le client – qui n’avait signé sa missive que de la lettre M – voulait qu’il tente d’ajouter une composante hallucinogène au poison. Éveiller les regrets et remords de la victime de façon assez réaliste et vive pour qu’elle aille envie de s’enlever la vie. C’était terrible et génial.  Pas de doute qu’il était capable de concevoir quelque chose du genre. Il avait travaillé sur le procédé avec acharnement, des heures durant. On ne lui avait pas donné d’échéance. Mais Phil n’était pas un idiot; plus vite il enverrait la fiole, plus vite son génie serait reconnu et plus vite on lui enverrait la seconde moitié de la somme totale offerte. Et aujourd’hui, c’était le temps de finalement mettre ce qu’il avait imaginé à exécution. C’était le temps de faire ce qui l’allumait le plus, ce qui le faisait vibrer, ce qui le faisait planer encore plus qu’un shot d’héro dans les veines. Et c’est là qu’il remarqua qu’il manquait trois ingrédients.  Du sang de Fey, de la gomme de cèdre rouge et de la moelle épinière de porc. Accordé, ça n’était pas des choses qu’il utilisait forcément souvent, mais bon… Il aurait dû le savoir. Always know everything, all the time.

C’est donc les sourcils froncés et l’âme en rogne qu’il referma brusquement les portes de l’étagère, enfilant ensuite rapidement son veston et ses chaussures. Une clope au bec, son porte-monnaie dans les poches et il filait à l’extérieur de sa chambre en direction de la sortie de l’université. Il n’avait pas de temps à perdre. Le processus était long et il voulait son argent… en plus de retrouver l’odeur rassurante de la fonte de son chaudron sous les flammes. Le jeune homme traversa habilement les couloirs de l’université, profitant de sa connaissances des quelques passages secrets qui se trouvaient sur son chemin. Il passa rapidement les deux grandes portes de l’établissement et, sans même prendre le temps de constater qu’il y avait encore des putains de nuages gris dans le ciel, il prit le chemin qui le mènerait à Stornoway. Il savait exactement où il devait aller pour trouver ce dont il avait besoin à bon prix. L’Anglais ne leva pas les yeux une fois dans le village, prenant trois virages pour se retrouver devant la porte de chez Miranda’s weeds and other oddities. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas rend visite à la vieille timbrée. Elle le lui reprocherait sans doute.


«  I know you’ve missed me sweetheart, but I’ve just been so busy. I hope you’ll find it in your heart to forgive me. » , lança-t-il aussitôt qu’il poussa la porte de la boutique, le ton étonnamment plus mielleux qu’à son habitude.

Le ténébreux se faufila entre les allées tout particulièrement étroites du magasin et fouilla les étagères des yeux. La gomme de cèdre rouge devait être là. Dans ce pot à l’étiquette brunâtre et délavée. Qu’est-ce que la cire d’abeille géante faisait là? Phil regarda autour; peut-être qu’un client amateur avait déplacé des pots… Non, rien de cela. Les contenants semblaient même être… classés. En ordre alphabétique.


«  What the fuck… Miranda? »

Un tour sur lui-même suffit pour qu’il aperçoive qui se trouvait derrière le complus. Un sourire narquois étira le coin de ses lèvres.

« You again? Baby, you need to stop following me around. A place like this just isn’t fit for you. »

Il laissa un court rire fendant briser l’air avant de se remettre à la recherche de ces satanés ingrédients. Quoique maintenant, il avait envie de peut-être étirer un peu sa visite. Pour l’embêter, pour lui faire grincer les dents, pour la voir s’emporter, pour la rendre complètement folle.

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MessageSujet: Re: And I hate you more than life itself (PV Phil) [Terminé]   Dim 25 Aoû - 2:57

Putain qu’elle le détestait. Il était si insupportable, comment est-ce qu’il était même capable de s’endurer lui-même? Sincèrement, tout ce dont elle avait envie, c’était de le prendre par la tête et de l’assommer, absolument toutes les fois qu’elle le voyait. C’était évidemment une des raisons pourquoi leurs rencontres se terminaient souvent en bagarres. Et ça, depuis le début.

La première fois qu’elle avait rencontré Phillip Harker datait déjà de quelques années. Ils s’étaient retrouvés dans le même cercles de gens, par hasard, seulement parce qu’ils fréquentaient les rues de Londres. À ce temps-là, il n’était qu’un simple vendeur de drogue, rien d’impressionnant, la base, mais il était  aussi détestable. Il avait la même attitude, le même comportement. Il se croyait tellement, elle l’avait complètement détesté dès ce moment. Seulement… Elle avait fait une très grosse erreur. Ou plutôt, elle avait fait de nombreuses erreurs. D’abord, elle avait fait l’erreur de penser qu’il ne ferait que disparaître, comme tous les dealers ont tendance à faire après un moment. Rien de surprenant, la majorité des dealers terminait par se faire buter. Puis, elle avait aussi fait l’erreur de ne pas être suffisamment discrète quant à sa petite anomalie congénitale. Il n’avait fallu qu’un petit accident où elle oublia de faire semblant d’avoir mal, pour qu’il se rende compte qu’elle n’était pas normale. Et enfin… Elle avait eu cette brillante idée un soir, de lui acheter de la dope. Et ce fut tout ce qui était nécessaire pour complètement lui faire perdre la tête. Jamais elle n’avait consommé de drogue aussi bonne. Jamais elle n’avait eu de trip aussi intense, aussi plaisant. Elle s’était enfoncée, encore et encore, jour après jour. Ce n’était pas une nouvelle addiction, ça faisait déjà quelques temps qu’elle consommait, mais rien comme ça. Elle avait trouvé ce qu’elle cherchait depuis qu’elle avait commencé à consommer. C’était parfait. Puis, un soir, elle voulu lui acheter des comprimés et en échange, il lui demanda une pipe, plutôt que de lui demander de payer. Non, pas une simple pipe, il avait été dégueulasse, répugnant, déplacé. Elle aurait clairement pu lui faire de l’excellent deepthroat, puisqu’elle ne sentait rien, non?

Paxton Jones était bien des choses, mais pas une pute. La rencontre s’était terminée avec un œil au beurre noir, et pas pour elle.

Bref, cet homme, elle l’haïssait du plus profond de son être. Ses doigts toujours crispés sur le livre qu’elle vint à refermer d’un mouvement brusque, la demoiselle posa les yeux sur la personne offensante. Il ne pouvait pas simplement disparaître?  Son existence aurait été tellement plus simple sans la présence du jeune homme. Non, il fallait qu’il se trouve dans le même trou en Écosse qu’elle. Un mouvement au sol attira ses yeux, pour y voir son chat qui était sorti de sous le comptoir. Évidemment… Ce chat, elle l’adorait plus que tout, mais sincèrement, elle avait parfois envie de le mettre dans une cage. Il allait toujours se frotter contre n’importe qui lui donnant quelques caresses. Comme s’il entendait ses pensées, le félin se retourna dans sa direction et la regarda en miaulant. Elle se sentit aussitôt mal d’avoir pensé à le mettre dans une cage.

Le chat alla tourner autour des jambes de Phillip, prêt à recevoir toutes les attentions que le jeune homme avait l’habitude de lui donner. Paxton quant à elle, se contenta de porter son regard noir dans cette direction générale, n’attendant que le moment où il sortirait de la boutique. Toutefois, elle n’était certainement pas idiote. Il allait faire exprès de prendre son temps, d’étirer le temps qu’il devait être dans la boutique au maximum et probablement aussi de lui poser des questions  ridicules ou de lui faire des commentaires sans but. Juste y penser la mettait en colère.

Finalement, elle lâcha un soupir et se décida de ne pas lui accorder le plaisir de la voir se fâcher. Non, elle allait rouvrir son livre, lire –ou du moins, essayer- puis lorsqu’il aurait terminé, elle le ferait payer, puis elle serait très heureuse de le mettre à la porte. À coups de pied dans le derrière, si nécessaire. Elle ne fit que se remettre confortable dans son siège, en rouvrant son livre, avec autant de détermination qu’elle pouvait démontrer. Si seulement il pouvait s’en aller…

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MessageSujet: Re: And I hate you more than life itself (PV Phil) [Terminé]   Dim 25 Aoû - 12:56

Ça avait été comme ça depuis le début, depuis la première fois qu’il avait posé les yeux sur elle, depuis la première fois qu’il lui avait adressé la parole. C’est instinctif, pulsionnel, un appel plus fort que celui de la raison - qu’il n’écoutait presque jamais de toute façon - et il ne s’était jamais vraiment attardé sur la raison qui gisait derrière cette attirance malsaine et tordue. Elle était là, belle enfant perdue des rues grises et crasseuses de Londres. Inébranlable, inatteignable, plus forte que presque tout le monde qu’il connaissait et qu’il cotoyait. Et pendant un moment, elle l’avait fasciné. Même s’il ne lui avait jamais montré. Il avait été cinglant et insupportable, comme il l’était avec tout le monde. Mais il avait suffit qu’elle lui montre une faiblesse, une seule faille qu’il pourrait exploiter à son maximum. Une entaille profonde, presque béante au creux de la main. Du sang à profusion. Et sur son visage, rien. Pas de traits crispés, pas de soupirs de douleur, pas de réflexe qui la pousserait à protéger son membre blessé. Une erreur de la nature, comme lui. Mais à sa façon. Et c’est à ce moment-là qu’il se donna comme mission de s’acharner sur elle à outrance. De rendre sa vie infernale, de chercher à la faire trembler de rage, d’entendre sa voix s’emporter, de sentir ses jointures cogner sur sa mâchoire.  Et ça fonctionnait, et il adorait ça.

Parce que ça lui donnait un pouvoir sur elle que les autres n’avaient pas. Paxton Jones était une statue de pierre et il était le seul à avoir les instruments pour la faire craquer. À chaque coup, à chaque assaut il faisait trembler le roc et tout ce qu’il voulait, c’était qu’elle s’écroule à cause de lui. C’était grisant. Cette idée de l’avoir à ses pieds, de pouvoir marcher dessus en se disant que c’était par sa force, son arrogance et sa détermination qu’elle s’était retrouvée en poussière. Et même s’il la détestait de tout son être, il y avait quelque chose d’incroyablement érotique à cette tension. Sentir la peau glaciale de la nuque de l’Anglaise sous la poigne solide de sa main, savoir que son coeur bat la chamade de plaisir et de haine à la fois lorsque son sang est possédé de sa MDMA. Il ne se l’avouerait jamais. Ni à lui-même, ni aux autres. Mais tout ce qu’il attendait, c’était le moment où il pourrait assouvir tant ses envies destructrices que sexuelles en même temps, en se servant d’elle. Lui serrer la gorge, lui mordre les lèvres, lui tirer les cheveux.  Et savoir que grâce à lui et à son génie créateur, elle pourrait sentir quelque chose. C’était outrageux, dégueulasse, mais c’était ainsi.

Mais pour l’instant, ce qu’il voulait vraiment, c’était la rendre dingue de colère. À moitié caché derrière une étagère, il l’observait du coin de l’oeil alors que ses doigts continuaient de parcourir les différents pots et jarres qui  faisaient le charme de cette boutique. Il lui donnerait un moment de répit. Un espoir que peut-être cette fois il aurait appris à se taire. Avant de frapper plus fort. Phillip tourna le dos au comptoir pour agripper un gros pot en plastique puis s’approcha de la jarre pleine de gomme de cèdre rouge. Il l’ouvrit, en huma un peu l’odeur, puis à l’aide de la cuillère de bois qui  reposait tout près, il en récolta et la déposa habilement dans le récipient. Il ne s’arrêta pas avant que le pot soit plein puis le referma à l’aide du couvercle. Il prenait son temps, exagérément même. Se mis même à fredonner un air, l’air nonchalant, même s’il ne l’était pas du tout. Une légère poussée bien calculée sur les bordures de l’armoire fit trembler tous les pots qui s’y trouvaient, ceux-ci s’entrechoquant délicatement pour créer une mélodie chaotique et incroyablement irritante.  Un rire narquois franchit ses lèvres, son regard  se posant sur Pax avant qu’il dise, le ton terriblement faux:  


« Oh golly, sorry about that, miss. »

Mais ça n’était pas tout. Ça n’était jamais tout avec Harker.  Gardant son rôle de pauvre mec perdu, le jeune homme se mit à regarder autour de lui, passant bien évidemment juste à côté de la porte qui menait à la pièce froide, puis refit un détour pour se retrouver devant le comptoir où l’Anglaise était assise. Il s’arrêta un moment, son regard croisant le sien non sans une ardeur puissante, puis il se pencha pour venir s’y accouder. Le chat qui ronronnait plus tôt à ses pieds bondit sur le comptoir, quémandant quelques caresses au Nihm de poussées de sa tête, ce qu’il ne tarda pas à lui accorder alors qu’il reprit son discours théâtral.

« Sorry to bother you, missy. But you wouldn’t happen to know where the cold room is, hm? I’m looking to purchase a few ingredients that would be in there. It would be very helpful of you to show me the way. Perhaps even escort me there, if it’s not too much of a hassle. »

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MessageSujet: Re: And I hate you more than life itself (PV Phil) [Terminé]   Jeu 29 Aoû - 1:13

Ce fut avec un sursaut que la jeune femme releva les yeux de son livre, les posant aussitôt sur le dealer, qui n’avait pas l’air le moins du monde désolé d’avoir fait ce vacarme. Elle se retint de sauter par-dessus le comptoir pour l’étrangler, en venant serrer le livre à un point tel où elle pu même entendre le bruit distinct du papier en train de se déchirer. Un seul regard et elle pu constater qu’elle venait effectivement de déchirer les pages en plein centre, sur la largeur. Il lui faisait même ruiner ses livres! Ça ne pouvait pas être normal d’être autant affectée par un seul être, aussi ignoble soit-il. Sans plus attendre, elle lança le livre dans la corbeille à papier, le bruit sourd du poids sur le métal résonnant dans la boutique.  

Elle se calma d’un soupir bruyant, fermant un peu les yeux pour essayer de se reprendre, de contrôler le flot de haine qui la possédait chaque fois qu’elle l’entendait ou qu’il apparaissait dans son champ de vision, ce qui s’avérait être très fréquemment. Il le faisait exprès, elle savait bien qu’il le faisait exprès et pourtant, ça ne l’empêchait pas d’avoir envie de violence. Encore moins lorsqu’il vint s’accouder devant, tout près, avec ce sourire absolument détestable. Les sourcils froncés, elle écouta ce qu’il demandait, son air passant par au moins trois expressions en moins de dix secondes. OH! Elle aurait pu l’attraper par les cheveux juste là et lui fracasser le crâne contre le bois du comptoir! Tout ce qu’elle dit, avant de bouger, fût un
« For fuck’s sake! » bruyant, signe précurseur de sa colère grimpante. Se relevant brusquement, l’Anglaise sortit de derrière le comptoir, pour venir l’attraper par le bras et l’attirer avec force vers la porte en question. Elle se permit même d’enfoncer ses ongles dans l’épiderme du jeune homme, le tirant comme s’il n’était qu’une simple poupée de chiffon, puis une fois devant la porte, elle ouvrit celle-ci à la volée. C’est en le poussant vers la pièce froide, qu’elle le relâcha, non sans s’assurer de laisser de grandes marques de ses ongles, tout en lâchant fort, beaucoup plus fort qu’à son habitude :

« There you go! Maybe you’d like me to take you by the hand, also? Or you’d prefer a well deserved slap in the face? I give them for free, it really wouldn’t be a bother! »

Oui, elle était rouge de colère. Oui, elle semblait prête à exploser. Oui, il aurait dû la craindre à ce moment précis. Encore plus lorsqu’elle fit quelques pas vers lui et qu’elle vint l’agripper par le col, pour l’attirer avec force vers elle, tout près de son visage. S’il pensait pouvoir la ridiculiser ainsi, il se mettait le doigt dans l’œil. Elle n’allait certainement pas se laisser faire ainsi, client ou non, emploi ou non. Et puis quoi, hm? Elle était seule à s’occuper de la boutique lorsque la vieille cinglée s’en allait. Ça voulait dire qu’elle la laissait en charge, aussi simple que cela. Dans ce cas, elle avait absolument le droit de refuser de se faire traiter comme une conne par un client chiant, qu’il soit bon client ou non. Parce que oui, elle devinait qu’il était très bon client. Lorsqu’il fut à la distance qu’elle désirait, elle lâcha, son ton bas, dangereux, venimeux :

« Now you listen good, you fucking twat. Miranda isn’t here today and she won’t be here for a few days so unless you want to have to go around some other shitty village to find another dispenser of all the fine things you need, you might wanna- Wait, I mean, you wanna start acting real nice right now, ‘cause I will make sure that you get outta here empty-handed and on your fucking ass. Do you understand? Is that clear enough or are you too bloody dense to get it? »

Son poing resta fermé pour un long moment sur le veston de l’Anglais, suffisamment longtemps pour faire des plis dans le tissu. Putain qu’elle espérait qu’il ne fasse que la laisser tranquille. Elle ne se souvenait même plus avoir déjà été aussi frustrée, aussi fâchée par l’autre étudiante. Évidemment, ce n’était rien du tout, il avait déjà fait bien pire, mais à chaque fois, elle avait l’impression de simplement commencer à zéro. À chaque fois, elle se mettait tant en colère qu’elle en devenait violente. À chaque fois, elle recommençait, sans apprendre de ses erreurs, comme une idiote. Elle ne pouvait qu’espérer que cette fois-ci, ce serait lui qui s’abstiendrait et qui apprendrait de ses erreurs. Vraiment, bien que sa main lui piquait tant elle avait envie de venir lui coller au visage, tant elle ne voulait que retourner s’asseoir, terminer la journée, puis rentrer au campus et dormir. Rien de compliqué, rien de demandant.
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Phillip Harker
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MessageSujet: Re: And I hate you more than life itself (PV Phil) [Terminé]   Jeu 5 Sep - 21:40

C’était un plaisir indescriptible, viscéral et malin que l’Anglais ressentait à chaque fois qu’il sentait sa némésis s’emporter par sa faute. Tout de ces instants de pure haine et de hargne l’emmenait à vouloir la provoquer toujours un peu plus fort, d’une manière toujours un peu plus vile. Il avait ce privilège de savoir ce qui la rendait dingue de rage et il aimait le lui rappeler. C’est qu’ils en étaient au point où il n’avait presque plus besoin de faire quoique ce soit pour qu’elle s’énerve. La seule présence du ténébreux faisait grincer les dents de l’étudiante, mais ça, c’était trop facile, ça avait vite perdu de son intérêt. Non, à présent, les regards noirs ne suffisaient plus. Il voulait voir ses poings trembler, sa mâchoire se serrer, les veines dans son cou palpiter sous son épiderme, sentir son souffle lourd de reproches contre sa peau alors qu’il s’approchait trop d’elle une énième fois. Il voulait la rendre folle et dès qu’on lui donnait ne serait-ce qu’un indice de son succès, il s’en réjouissait passionnément. Et pourtant, elle le connaissait suffisamment bien  pour savoir que c’est ce qu’il recherchait. Elle l’avait vécu, même qu’il le lui avait dit. All I want is to drive you nuts. Mais à chaque fois, elle cédait, et ça c’était une victoire absolument savoureuse pour Harker.

Le jeune homme ne se retint pas de lâcher un court rire sombre lorsqu’il entendit la brunette pousser un juron bien senti avant de se redresser sur ses pieds. Ça y était, ça commençait pour de bon. C’était parfait et mélodieux, comme un crescendo en pleine symphonie. Et ça n’était que le début. Bien vite, la musique allait devenir assourdissante. Encore une fois, elle se retrouvait au bord du gouffre, sur le point de céder, de lui colle une bonne droite au bord du menton. Et lui en rirait, comme c’était toujours le cas. Phil se redressa nonchalamment du bord du comptoir lorsque Paxton vint le rejoindre et se laissa entraîner vers la chambre froide. La sensation de ses ongles dans sa peau était grisante, tant qu’il vint s’en mordre la lèvre inférieure. Il la regarda ouvrir la porte, soupirant entre ses dents sous l’égratignure violente, puis s’avança de lui-même à moitié dans la chambre réfrigérée par magie, suivant la motion de la poussée qu’elle lui imposa. Il ne répondit pas à cette première vaine provocation, ignorant même un instant la furie de la Ceart pour poser son regard de cuivre sur les fines plaies qui ornaient son avant-bras. Un fin rictus de satisfaction orna son visage jusqu’à ce qu’il se fasse interrompre brusquement. La poigne de la Londonienne était sévère et risible à la fois.

Et son discours l’était tout autant. Des menaces enfantines mais bien réelles. Il savait que si Paxton le voulait vraiment, elle pourrait très bien l’envoyer valser à l’extérieur de la boutique et il savait également qu’il avait absolument besoin de ces ingrédients aujourd’hui. Il ne pouvait pas attendre que Miranda revienne. C’est pourquoi il la laissa parler sans l’interrompre, son regard profondément vrillé dans le sien, sa respiration calme se mêlant à celle, un peu haletante, de la brune. Et même s’il était muet et immobile, il n’avait pas peur. Pas une once de frayeur. Et ç’aurait été bien ridicule qu’il aille peur de son jouet… Les doigts de Paxton étaient toujours bien serrés autour de son col lorsque les siens vinrent lentement s’y joindre pour tirer sur chacun d’eux, libérant peu à peu le tissu de l’étau de l’étudiante.


« Understood, sweetheart. », murmura-t-il le ton presque doucereux avant de ponctuer sa phrase d’un clin d’œil.

Puis, sans un mot de plus, Phil se retourna pour faire dos à son souffre-douleur et commença à chercher ce dont il avait besoin. Heureusement,  les choses qu’il y avait là n’avaient pas été bougées et l’Anglais trouva son aise dans le chaos qui lui était familier. En peu de temps, les réserves du potionniste étaient faites et il émergeait de la salle froide, les joues légèrement rosies par l’air qui lui avait caressé le visage.  Puis comme s’il ne s’agissait pas d’elle qui s’était à nouveau retrouvée derrière le comptoir, le jeune homme s’y avança, les bras pleins de marchandise et sa bourse de monnaie à la main, commençant à calculer ses pièces. Il savait déjà à peu près quel serait le montant final, il avait l’habitude de la charte des prix de Miranda. Phil déposa les trois jarres de plastique bien pleines sur le comptoir, sans manquer de se placer juste derrière, au cas où il prenait l’envie à la ténébreuse de gaspiller les précieux ingrédients de sa patronne, puis les pointa une à un en énonçant ce qu’il avait.


«  De la gomme de cèdre rouge, du sang de Fey et de la moelle épinière de porc. Il sont tous les trois pleins à craquer.  »

Le jeune homme déposa quelques gallions sur le comptoir, amplement assez pour payer pour les produits et même pas mal de monnaie additionnelle puis dit, le ton narquois sans que son visage ne l’affiche :

«  Will that be enough? For all the supplies, and maybe even a little tip. I always reward good and friendly service.  »

Il n’avait pas encore fini.

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MessageSujet: Re: And I hate you more than life itself (PV Phil) [Terminé]   Sam 7 Sep - 0:02

Si elle s’était écoutée, il aurait déjà eu droit à un bon poing au visage. Ou deux, ou même trois. À chaque fois. À chaque putain de fois, elle se mettait dans tous ses états et lui s’en réjouissait, comme un enfant ouvrant une pile de cadeaux. Il était satisfait, ça lui plaisait de savoir qu’il la faisait tant réagir. Évidemment, elle n’était pas stupide, elle savait bien que tout ça n’était qu’un simple jeu pour lui. Et elle mordait, elle continuait de se laisser prendre dans le jeu, mais c’était hors de son contrôle. Elle ne pouvait même plus s’empêcher de réagir, de s’emporter. C’en était ridicule.

Ce fut avec un soupir d’exaspération et en secouant la tête qu’elle quitta la pièce froide, plus qu’heureuse d’avoir quelques instants de répit. Il lui sapait toute son énergie, c’était toujours ainsi. Elle n’avait tout simplement pas l’habitude de s’énerver ainsi. Peut-être qu’il était temps qu’elle s’enfile une ou deux speed. Enfin, elle attendrait qu’il parte, quand même. La jeune femme retourna derrière le comptoir, sur lequel le chat dormait en ronronnant. Elle se penchant vers lui et lui chuchota, plutôt convaincue qu’il comprendrait :


« Stop rubbing yourself on him. You don’t have to be a slut to get attention. And he’s dirty.»

Autre qu’ouvrir les yeux et miauler, le félin ne fit que s’étendre pour frotter sa tête contre la main qu’elle avait posée sur le comptoir. Elle le regarda quelques instants, lui accorda quelques caresses, puis elle vint le prendre d’une main, afin de le serrer contre elle avant de le poser au sol. Elle retrouva sa chaise, en se préparant mentalement lorsqu’elle le vit sortir de la pièce froide. Une autre fois. Quelques moments et il la laisserait tranquille. Il disparaitrait de nouveau de sa vie, pour quelques temps.

Ses yeux ne le quittèrent pas un instant, suivant chacun de ses mouvements, sans vraiment en être consciente. Lui, il avait le regard du, ses yeux n’avaient rien d’invitant, si ce n’était que de la lueur de folie qui lui conférait un certain charisme. Ils auraient bien pu être d’un bleu glacial. Elle, son regard n’avait rien à voir avec sa personnalité, son attitude, son tempérament. Ses yeux étaient de la couleur des émeraudes et malgré son habituel stoïcisme, jamais elle n’avait été capable de contrôler les émotions apparentes au creux de ses iris. Ils la trahissaient alors qu’elle-même ignorait encore ce qu’elle ressentait. Heureusement, la majorité des gens n’étaient pas aptes à lire ce genre de signe.

En ce moment, c’était d’impatience, d’exaspération, de fatigue qu’ils brillaient. Elle était épuisée, elle voulait qu’on la laisse tranquille, qu’il cesse de venir la pousser un peu plus en espérant qu’elle explose. Bien qu’elle ne dit rien lorsqu’il posa ses pots sur le comptoir et qu’elle ne fit que se contenter de regarder la liste de prix, elle attendait sa prochaine pique. Il ne partirait certainement pas sans la provoquer encore un peu. Sa main écrivait déjà dans le registre et sur le reçu, mais elle était toute ouïe lorsqu’il ouvra finalement la bouche. Il était fort, elle devait lui accorder cela, mais malgré tout, elle ne lui donnerait pas la satisfaction de la voir perdre de nouveau son sang froid. Non, plutôt, elle lâcha un rire sec, en secouant la tête et en venant prendre les pièces nécessaires, laissant évidemment celles qui servaient apparemment à la récompenser. Elle n’allait certainement pas lui donner le dessus en acceptant de sa monnaie. Rapidement, les pièces furent comptées et elle les lui tendit, n’ouvrit pas tout de suite la main et disant tout simplement :


« You’re like a really bad rash that doesn’t want to go away. The kind that you scratch until it bleeds and infection sets in. You might wanna look into what could kill that infection. Perhaps, a good fall down the stairs would help. I could push you, I really wouldn’t mind.»

Alors qu’elle ouvrit enfin la main, pour lui tendre réellement ses pièces, un sourire en coin mauvais vint se peindre sur ses lèvres. Une fois qu’il récupéra les pièces, elle lui agrippa le poignet d’un geste rapide et le tira bien fort vers elle, question qu’il se cogne brusquement contre le comptoir. Rien de trop violent, juste assez pour lui montrer que c’était assez pour aujourd’hui. Le cirque était terminé, il pouvait remballer et espérer la prendre à un autre moment, lorsqu’elle aurait plus d’énergie à lui accorder. Elle le relâcha assez rapidement, non sans le retenir un peu pour quelques secondes. Une fausse moue désolée aux lèvres, elle vint feindre la surprise et l’étonnement.

«  Oops, my bad… »dit-elle, en faisant de grands yeux presque innocents.

Elle compléta le reçu –de son écriture étrangement très belle- d’un joli « Go fuck yourself » suivi d’un petit bonhomme sourire, avant de lui tendre. Voilà, c’était presque poli, même.
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Phillip Harker
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MessageSujet: Re: And I hate you more than life itself (PV Phil) [Terminé]   Jeu 12 Sep - 11:25

Le rire sec que lâcha la brunette marquait le début de la fin des hostilités qui s’étaient installées entre eux depuis qu’il avait mis le pied dans la petite boutique sombre. C’était toujours comme cela entre eux. Des vagues tout particulièrement intenses et houleuses, destructices et agressives, mais qui finissaient toujours par se taire pour laisser place à un calme lourd et étrange, bourré d’appréhension. À quand le prochain conflit, les prochaines attaques, les prochaines insultes, les prochains coups, les prochains cris? Cela pouvait arriver à n’importe quel moment où ils se trouvaient dans la même pièce et plus le temps passait, plus cela devenait intense, souvent même violent. Mais ça ne pouvait pas toujours être la tempête. Parfois - rarement - il arrivait qu’ils discutent sans avoir envie de se sauter à la gorge. Bien entendu, leur relation était toujours marquée de piques cinglantes et de propos plus que malins, mais on les avait déjà vu assis au bar ensemble, les yeux dans les yeux, un rire sec franchissant leurs lèvres ici et là. Si on avait confronté l’Anglais à propos de ça, il aurait probablement rit avant de chasser les mots d’un signe de la main et de s’éloigner. Lui, bien s’entendre avec Jones? Foutaise. Mais c’était bien malgré lui que, inconsciemment, il ne la détestait pas complètement.  

Il ne s’attendait pas à ce qu’elle veuille garder la monnaie, cela faisait partie de son plan depuis le début. Mais même s’il la voyait déjà ramasser les pièces pour les placer au creux de sa main, cela ne voulait pas dire qu’il allait l’accepter. Au contraire, cela lui donnait une raison de plus pour la faire fâcher. Elle insistait pour lui rendre l’argent? Il insisterait avec encore plus de ferveur. Gardant toujours un oeil sur la Londonienne, Phil décrocha son sac de sur son épaule, le déposa à moitié sur le comptoir puis, un à un, emballa les pots pleins à l’aide de morceaux de tissu, les plaçant soigneusement au fond de son sac. Pas questions de ruiner ces précieux ingrédients et de voir la satisfaction sur les lèvres de sa rivale. Une fois cela fait, il replaça son sac sur son épaule, jaugeant le poids de celui-ci, puis reporta son attention sur la ténébreuse qui, depuis tout ce temps, parlait de lui comme d’une infection. La dernière chose qu’elle dit lui arracha un rire à mi chemin entre le sarcasme et la sincérité. Mais il n’eut pas le temps de répondre qu’une douleur cinglante lui traversa les hanches , bloquant ses mots à la naissance de ses lèvres, où ils se transformèrent en soupir d’inconfort. La garce…

Le jeune homme la défia silencieusement du regard alors qu’elle le relâchait finalement et qu’il prenait le reçu et le rangeait dans sa poche. La monnaie, elle, était toujours au creux de sa main, et il n’avait pas l’intention de repartir avec. Il hésita encore quelques secondes, regardant autour de lui en feignant s’assurer qu’il n’avait rien oublié, puis finalement replongea son regard de cuivre dans celui de Paxton, un sourire malin au coin des lèvres.  


« I think I’m all set. Thanks again for your precious help, it’s much appreciated, miss Jones.»

Et tout juste comme il se retournait vers la porte, sa main se posa sur le comptoir et il lança sans douceur les pièces sur l’Anglaise et sur le sol, le bruit du métal provoquant un bruit de fracas surprenant et résonnant. Phillip ne se retourna même pas, se contentant de faussement sursauter et d’incliner un peu la tête vers l’arrière, un air désolé ornant ses traits. Il resta silencieux un moment - ne pas interrompre le cliquetis qu’il avait lui-même causé - et, une fois le silence revenu, il croisa une dernière fois le regard de la Ceart et dit, sur le même ton qu’elle-même avait pris, son regard toutefois bourré de malice

« Oops, my bad… »

Il ne lui fallu que  cinq secondes pour quitter la boutique. Et toujours, il souriait. Parce qu’il savait qu’à chaque fois qu’il l’enrageait, il s’assurait une fois de plus qu’elle ne l’oublirai jamais.



[Fini pour moi! Pardon pour la taille, je sais que c'est un peu court.]

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MessageSujet: Re: And I hate you more than life itself (PV Phil) [Terminé]   Mer 18 Sep - 20:41

La petite plainte e douleur du dealer fut un peu comme de la musique à ses oreilles. Elle aurait pu faire pire, mais bon, il fallait se restreindre parfois. Ce n’était pas vraiment dans son intérêt d’avoir un cadavre sur les mains, même si l’idée était très alléchante. Avec le même sourire qui aurait probablement semblé sincère à n’importe qui d’autre, elle le laissa récupérer son reçu, alerte à ses mouvements, juste au cas où il se vengerait d’une manière semblable. Elle n’était pas idiote du tout et elle connaissait suffisamment bien le jeune homme pour savoir qu’il aimait avoir le dernier mot. Puis, elle l’avait un peu provoqué, quand même… C’était amusant de le faire souffrir, même si ce n’était qu’un peu et seulement lui. Elle n’avait aucun souvenir d’avoir déjà ressenti du plaisir en blessant quelqu’un d’autre. En fait, elle avait tendance à ne rien ressentir du tout lorsqu’elle blessait quelqu’un.

Sire Kittycat était de nouveau passé de l’autre côté du comptoir, pour aller se frotter contre les chevilles de Harker, en ronronnant et en miaulant, comme s’il était la seule et unique personne à lui donner de l’attention. Vraiment, elle passait des heures à jouer avec lui, à le cajoler, à le gratter et il la remerciait en allant se frotter contre la seule personne au monde envers qui elle ressentait de la haine pure. C’était d’un chien qu’elle avait besoin. Un gros chien, avec de grosses dents. Évidemment, le félin revint de son côté du comptoir au même moment où elle osait penser à avoir un chien, pour se coller à son pied, tête levée vers elle, grands yeux innocents fixés sur elle. Bon… Pas de chien, jamais elle ne pourrait se départir de cette petite boule de poil.

Il allait laisser les pièces là, elle le savait très bien. Ça lui fait plaisir d’être arrogant, de la regarder de haut, d’avoir le devant sur elle, ça avait toujours été ainsi. Puis bon, si ça faisait qu’il reste tranquille, elle voulait bien lui accorder cette avance. Ce n’était pas un jeu, pour elle. C’était comme un examen inconfortable à l’hôpital, la rencontre contre-gré d’un étranger, une présentation orale devant des gens plus intelligents que soi, tomber sur le derrière à l’hiver, devant un groupe de gens, se promener toute une journée avec un truc sur une dent, être obligée de faire semblant d’apprécier la présence de quelqu’un… La liste était si longue, elle pouvait imaginer des centaines de situations pouvant s’apparenter à ce que Harker lui fait ressentir, la majorité du temps. Il y avait généralement des moments moins pires que d’autres. Souvent, lorsqu’il s’apercevait de ces moment où elle pouvait supporter sa présence, il faisait exprès de faire quelque chose pour ruiner le tout. Combien de fois, s’était-elle retrouvée à proximité de lui – sa propre définition de proximité, évidemment- dans un bar, lorsqu’ils fréquentaient le même cercle à Londres, à l’UMA et qu’elle avait été capable de l’ignorer, jusqu’à ce qu’il n’en puisse plus et qu’il vienne la toucher. Parfois, il ne faisait que glisser une main dans son dos, parfois il était carrément inapproprié et il venait poser sa main sur son cul et parfois, il n’avait même pas besoin de la toucher, il n’avait qu’à se pencher vers elle, pour lui souffler une quelconque perversité
. « J’peux penser à plein d’autres choses à quoi ta bouche pourrait servir, autre que pour manger… », alors qu’elle mangeait un truc. « Tes mains seraient de la grosseur parfaite pour cirer mon épée. », « Tes vêtements seraient plus beaux sur le sol. », « J’pense que mes mains sont de la même grosseur que tes seins. On vérifie? » ,« Si tu te mets à genoux, je crois que t’arrive exactement à la bonne hauteur pour me faire une pipe. T’attends quoi...? ». Souvent, ça se terminait avec violence, mais parfois, son exaspération gagnait sur le reste et elle ne faisait que le repousser en soupirant et en s’éloignant.

Elle attendait presque patiemment qu’il parte, pensant même pendant un moment qu’il s’en irait sans rien ajouter, mais évidemment, elle n’aurait pas cette chance. Presque innocemment, il donna un coup de poignet sec, assez fort pour envoyer les pièces s’éparpiller partout autour, dans un bruit de fracs qui fit sursauter le chat. Son of a bitch…

L’Anglaise le dévisagea, plissant les yeux lorsqu’il osa retourner ses propres paroles contre elle-même. Il pouvait bien se sauver, oui. Non sans avoir droit à un doigt d’honneur de sa part et un très bas :
«  Get the fuck out, asshole! », mais malgré tout, son ton était plus léger et elle n’était pas réellement en colère. Elle l’avait provoqué, elle s’attendait à ce qu’il y ait des représailles. C’était ça son jeu, il ne pouvait pas simplement recevoir sans redonner à son tour. Et en plus, ce n’était pas un secret qu’il aimait la voir froncer les sourcils, soupirer et serrer les poings. Tout pour la faire réagir, c’était toujours ça.
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