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 Petit moldu ne t'apprendra rien [Harold Gainsbury]

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Monie Gersende
Litriu
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Date de naissance : 08/06/1959
Nationalité : Anglaise

Aspiration : Briseuse de sorts

Fiche : http://st-barnaby.forumdeouf.com/t60-monie-gersende

RP en cours : Petit moldu ne t'apprendra rien

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MessageSujet: Petit moldu ne t'apprendra rien [Harold Gainsbury]   Jeu 8 Aoû - 16:27

Elle s'était réveillée avec une idée fixe en tête, et toute la journée, elle n'en avait pas démordu. Elle voulait aller se promener, respirer l'air frais, s'éloigner un peu du domaine dans lequel elle restait enfermée depuis maintenant bien trop longtemps. Monie avait réuni toutes les cellules plus ou moins raisonnables de son organisme pour essayer de se convaincre elle-même que non, ce n'était pas une brillante idée. Loin de là, même. En plein hiver, le temps était épouvantable. Autant, ce jour là, le ciel était dégagé, autant le vent qui sévissait au-dehors aurait décorné des bœufs si il y avait eu des bœufs à St-Barnaby. Quoique Monie en connaissait quelques-uns, des brutaux machos, des crétins qui polluaient son entourage, mais elle n'avait pas eu l'occasion de voir s'ils avaient été décornés ou non. Et puis, il aurait fallu qu'ils aillent dehors. Ce à quoi personne ne se risquait ce jour là, pour la simple et bonne raison que personne ne souhaitait mourir gelé, ou tout du moins perdre quelques doigts (et même le bout du nez), quand il leur était offert la possibilité de rester à l'intérieur du bâtiment, de se rouler confortablement dans un édredon ou bien de se réchauffer l'estomac avec les boissons du Sor-THE-lège (qui avait, d'ailleurs, abaissé le prix de ses breuvages brûlants pour l'occasion). La conclusion était donc évidente : par ce froid polaire, qui prenait un malin plaisir à déjouer toutes les combines magiques utilisées pour s'en protéger, sortir équivalait à un acte démentiel. Ou profondément stupide. Le hic, c'était que la rouquine avait très envie d'être profondément stupide, au moins pour quelques heures. Claustrophobe quand elle choisissait de l'être, elle ne supportait plus l'air saturé de l'université, et était terriblement tentée par une petite ballade. Malheureusement pour elle et sa santé intacte – pour l'instant -, la raisonnable Monie fut bientôt enfouie dans un endroit inatteignable en un temps si court que s'en fut ridicule.

Cependant, elle réussit à s'obliger à attendre l'heure où la température était théoriquement rehaussée. Lorsque quatre heures sonnèrent, elle s'empressa de cesser toute activité (elle s'amusait alors à emmêler consciencieusement ses cheveux rouges, enfoncée dans un fauteuil du dortoir) et d'enfiler les pulls les un après les autres, qu'elle recouvrit d'une cape longue et doublée de mouton, vert vif. Elle couvrit ses pieds de deux paires de chaussettes en laines, et acheva sa tenue avec une paire de bottes en cuir brun, à talon plat, et munies de boucles. Elle s'adressa un sourire rayonnant en croisant son reflet dans le miroir, et laissa échapper un rire lorsqu'elle remarqua que son accoutrement la rendait presque ronde. Elle prit soin de s'emparer de sa baguette, se prouvant ainsi qu'elle n'était pas au maximum de son idiotie, et s'en fut. Elle se dépêcha de gagner l'extérieur car, bien évidemment, elle mourrait de chaud dans l'établissement. Arrivée au pied de la grande porte, elle sautilla sur place d'excitation. Ce ne fut qu'après quelques pas qu'elle se fit gifler par une violente bourrasque. Une pensée parasite, qui lui souffla qu'il serait intéressant qu'elle aille chercher de quoi couvrir son crâne et ses oreilles, fut chassée par une deuxième bourrasque qui venait en contre-sens. Monie se secoua vivement et avança, refusant de mourir de froid devant l'entrée. 

Elle marcha longuement, intimement persuadée que cette ballade lui ferait plus de bien que de mal, admirant les paysages verglacés, les arbres couverts de givre et le sol qui semblait s'être cristallisé sous ses pieds. Elle se félicita du choix de ses chaussures, qui l'aidaient à ne pas glisser continuellement sur les plaques de verglas qui composaient le chemin de terre qu'elle empruntait, et se maudit de ne pas avoir pensé aux lunettes de soleil. Le ciel était d'un blanc pur, aveuglant, et tout ce qui s'étendait autour d'elle reflétait la lumière agressive et nocive à ses pupilles. Petit à petit, le bout de ses oreilles devenait insensible et aussi rouge que sa tignasse, mais elle n'en avait cure et poursuivait son chemin, fermement décidée à atteindre la plage pour pouvoir observer les vagues noires et les rochers. 

Ce qu'elle finit par faire. Elle grimpa la dune, s'arrête une demi-seconde à son sommet pour embrasser du regard les alentours, puis la dévala de l'autre côté, atteignant le sable humide qui collait à ses bottes et qui maculait sa cape. Elle s'avança, fascinée, vers l'eau qui, contrairement à tout le reste, n'avait pas cessé son activité à cause de la température polaire. Si les arbres, les plantes, les animaux et mêmes les hommes étaient devenus immobiles, se protégeant à leur façon du temps glacial, la mer continuait, inexorablement, à venir s'éclater contre les rochers, à chatouiller le sable de sa langue sibérienne. 

Monie serait sûrement morte de froid sur place, hypnotisée par le mouvement incessant des eaux sombres, si quelque chose à sa gauche n'avait pas capté son attention. Trop curieuse, comme toujours, la jeune fille se dirigea immédiatement vers les falaises, là où un énorme rocher planté dans l'eau d'un côté, et l'à-pic de l'autre délimitaient un étroit court d'eau, ou plutôt ce qui était censé être un étroit court d'eau, et qui scintillait d'une façon étrange. En s'approchant, Monie s'aperçut que le bras de mer était effectivement gelé, et resta bouche bée devant ce phénomène que rien de naturel ne pouvait expliquer. La mer était, à cet endroit, bien trop profonde pour pouvoir geler. Elle avait dû, pour atteindre le bras, se déplacer sur un chemin qui longeait la falaise, et qui passait à quelques dizaines de centimètres au-dessus du miroir inexpliqué. Elle continua un peu et finit par voir une forme sombre qui s'agitait sur la glace étincellante. Après une observation plus précise, il devint évident qu'il s'agissait d'un étudiant de St-Barnaby, qu'elle avait déjà croisé quelques fois elle ne savait plus trop où. Elle pouvait deviner, cependant, que c'était un type avenant et sympathique, et n'hésita donc pas à l'aborder, toujours sur son perchoir.

« Eh ! Eh, oh ! Qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi l'eau est gelée ici ? Je peux descendre, tu crois ? »

Elle n'attendit pas la réponse et sauta lourdement sur la glace. Elle se releva, chercha son équilibre et se dirigea en glissant doucement vers l'étudiant jusqu'à ce qu'elle se retrouve à un mètre de lui. 
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Harold Gainsbury
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MessageSujet: Re: Petit moldu ne t'apprendra rien [Harold Gainsbury]   Sam 10 Aoû - 10:48

    La journée était tout simplement idéale!

    Cela faisait des mois et des mois qu'il attendait et patientait espérant que le temps parfait pointe le bout de son nez pour satisfaire les étranges envies du grand frisé.

    Ce matin-là, déjà, il pouvait le sentir, emmitouflé dans son lit confortable, bercé par les ronflements incessant et bas du grand roux ainsi que par les marmonnements de Quinn, Harold avait su que cette fois-ci ce serait la bonne.  S'armant de son courage légendaire de binoclard, le litriu sortie de son lit – malgré tout à contrecœur... on ne troquait pas son lit contre une salle glaciale avec un grand sourire et envie après tout – pour allez se chausser rapidement, se disant avec un certain amusement que Finn allait très certainement ronchonner toute la journée avec cette température invivable et qu'ils allaient tous avoir la chance de l'entendre renifler pour une bonne partie de la semaine s'il ne faisait pas attention.  Bref, détournant le regard de ses camarades de chambres tous bien endormit dans leur lit, Harold ramassa doucement ses choses et quitta la chambre, les bras remplis à craquer d'une tonne de trucs.

    S'il avait constaté le froid glacial dans leur petite chambre bien isolé, franchement, ce n'était rien en comparaison à celle du couloir!

    Guidé par les torches installées le long des murs, le frisé déposa ses choses par terre, décidant qu'il était nettement préférable de se vêtir convenablement toute suite avant de lui-même se transformer en roux enrhumé (ouioui c'était possible ~).  Chandail en coton, chemise puis chandail de laine mit, il enfila par dessus ses jeans froids, un gros pantalons de neige en peau d'il ne savait plus trop quel animal – mais qui au moins avait le mérite, si ce n'était pas d'être beau, d'être franchement chaud.  Bas de laine au pied et cape sur les épaules, le binoclard agrippa ses moufles, son bonnet et un foulard qu'il enfonça dans son sac avant de prendre le chemin de l'extérieur.

    Dehors, il faisait encore pratiquement noir c'était définitivement une température digne de l’arctique et donc, carrément idéale.

    Un sourire large fendant son visage en deux était étampé sur la bouille d'Harold alors qu'il traversait les petits chemins boisés menant à la berge de l'île, son idée allait enfin réussir et, à cette heure si matinale de la journée, aucune chance que quiconque viennent se moquer de ses idées saugrenue, il serait seul.

    Une fois arrivé sur place, il sortie sa baguette, soudainement légèrement inquiet que son idée ne fonctionne pas.  Bien qu'il ait passé les derniers mois à mijoté sur ce petit projet il avait tout de même un grand pourcentage de chance que ça ne fonctionne pas.  

    Regardant l'eau clapoter dans le sable à ses pieds, le soleil teintant lentement, mais sûrement, d'une chaude couleur d'orange, le ciel, Harold prit sa baguette, murmurant :

    «glaciesestupra»

    Devant lui alors, un chemin de glace se traça sur l'eau agité et termina sa route plusieurs mètres plus loin en une petite plateforme large d'à peine trois mètres.  

    Satisfait, le binoclard marcha précautieusement sur la plateforme avant de sortir de son sac son matériel :

      - Canne à pêche
      - Petit tabouret
      - Thermos à café


    Il perça un trou dans la glace, tentant de se rappeler l'exacte technique pour que celle-ci ne fende pas sous son poids puis, une fois fait, planta le fil de sa canne dans l'eau.  S'installant sur son tabouret et attendant patiemment.

    Devant lui, il vit toute la progression du soleil...

    Durant plusieurs heures...

    Et rien ne mordait.

    C'est à ce moment là de la journée d'une boulette d'énergie au cheveux flamboyant se laissa tomber, sans gêne à côté de lui, le faisant sortir de sa contemplation de sa canne à pêche, toujours inerte.

    « Eh ! Eh, oh ! Qu'est-ce que tu fais ? Pourquoi l'eau est gelée ici ? Je peux descendre, tu crois ? »

    Soudainement à côté de lui, avant même qu'il n'est le temps de comprendre ce qu'il lui arrivait, Harold se retrouva en compagnie d'une... plus que charmante, jeune femme.  Bouche-bée, il fixa la rouquine en se demandant sincèrement ce qu'il devait faire... non pas qu'il n'avait pas de bonne manière, mais sur une minuscule plate-forme de glace, c'était une toute autre histoire.

    «Je... enfin. Euh.»

    C'était à en perdre ses mots.  Se raclant la gorge, remis de sa surprise, il fit un large sourire à la fille, l'aveuglant sûrement du même coup de ses dents blanches.  Se levant poliment de son petit tabouret, il le pointa à la jeune femme pour l'inviter à s'y asseoir avant de dire d'un ton badin :

    «J'imagine que si l'eau est gelé ce doit être en grande partie de ma faute!  Semblerait que trouver ici de l'eau calme et complètement gelé soit bien plus dure qu'on pourrait le croire et... franchement, j'fais pas trop confiance au lac tout plein de strangulot un peu plus haut... strangulot et poisson, dans ma tête à moi, ça fait pas bon ménage!»

    Sourire numéro deux, il fit un clin d’œil et remarquant que la jeune femme était franchement... euh, abusivement emmitouflé, il se pencha pour lui tendre son thermos :

    «Un peu de café?»
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Monie Gersende
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MessageSujet: Re: Petit moldu ne t'apprendra rien [Harold Gainsbury]   Sam 10 Aoû - 14:10

A peine Monie se fut-elle rapprochée du jeune homme qu'elle recula de quelques pas, brusquement consciente de son intrusion dans la vie et l'intimité d'un étudiant qui lui était inconnu. Elle lui adressa un large sourire en s'amusant de son air perdu. Ses lunettes cachaient en partie les yeux de son – futur – interlocuteur, mais la jeune femme pu s'apercevoir du mouvement saccadé des pupilles, comme si son regard s'accrochait aux falaises, puis à la glace, en attente d'une quelconque idée qui le guiderait dans la marche à suivre. Se sentant presque coupable de l'avoir surprit et dérangé de cette façon, la rouquine lui laissa le temps de reprendre ses esprits et entreprit de l'examiner minutieusement. Du regard, elle caressa le contour de la mâchoire virile du jeune homme, se plongea dans le bleu de ses yeux, passa brièvement en revue les autres parties visibles de son corps : les lèvres, rapidement, le nez, si bien assorti aux pommettes, et les cheveux, une espèce de création merveilleuse, ondulée, soyeuse et brune. Comme on peut s'en douter au vu de son caractère et de son apparence vestimentaire, Monie n'est en aucun cas séduite par un genre de beauté classique.
Elle préférera d'autant plus un visage harmonieux, un corps aux proportions correctes, et les petits détails qui la feront fondre : des pommettes un peu plus prononcées que la moyenne, une fossette se baladant impunément sur une joue, une lèvre inférieure un peu plus épaisse que l'autre, ou bien une chevelure garnie, douce, et qui donne ce semi-air enfantin et malicieux à celui qui en est doté. Alors oui, Monie dévorait des yeux ce jeune homme dont elle ne connaissait même pas le nom. Mais elle était heureuse de le dévorer des yeux, heureuse de le trouver beau. C'était un petit plaisir à ne pas négliger que d'apprécier les jolis paysages ou les jolies personnes. Et à travers les yeux presque bicolores de Monie, tantôt verts, tantôt gris, ce bonhomme là était, sans conteste, une jolie personne.

« Je... enfin. Euh. »

La maladresse de ses paroles était irrésistiblement touchante, et lorsqu'il se leva de son tabouret – et qu'elle eut un hoquet tant sa taille était gigantesque – et lui fit signe de s'y asseoir, Monie se remit à croire fermement à l'existence de quelques gentlemen qui réussissaient à subsister dans un monde de brutes. Ses yeux papillonnèrent un instant lorsqu'il lui sourit en lui dévoilant une dentition quasi-parfaite, mais elle ne s'assit pas pour autant, préférant rester debout et se sentir glisser sur la glace. Elle ignora donc son offre et sourit à son tour, appréciant la magie ambiante d'une rencontre agréable dans un contexte somme toute peu banal. Ils étaient là tous les deux, planter sur la glace et se faisant face, ignorant chacun le prénom de l'autre, s'offrant des sourires amicaux et partageant un petit moment de bonheur bizarre et unique.

« J'imagine que si l'eau est gelé ce doit être en grande partie de ma faute !  Semblerait que trouver ici de l'eau calme et complètement gelée soit bien plus dure qu'on pourrait le croire et... franchement, j'fais pas trop confiance au lac tout plein de strangulot un peu plus haut... strangulot et poisson, dans ma tête à moi, ça fait pas bon ménage ! »

Elle rit un peu, et déduit de ses paroles qu'il avait lui-même solidifié la surface de l'eau. Avisant le tabouret qui était maintenant à côté du jeune homme, ainsi que les installations qui s'étalaient derrière, elle en vint à la conclusion qu'il était en train de pécher. En plein hiver. Ce qui était à la fois terriblement stupide, drôle et ridicule. Pire encore que de venir se balader dans un froid sibérien, il péchait. Et au vu du sceau désespérément vide posé à côté d'un trou creusé dans la glace, il n'avait rien attrapé. Elle s'apprêtait à lui faire une remarque là-dessus quand elle se rendit compte qu'il la regardait, les yeux légèrement écarquillés. Elle aurait pu s'en vexer si elle avait été susceptible, et si elle avait oublié la montagne de vêtements qui la recouvrait et qui devait lui donner une allure plutôt comique. Mais elle avait froid, alors qu'importe que ses mouvements soient grotesquement ralentis et qu'elle ressemble plus à une étrange créatures des montagnes qu'à une fille d'une vingtaine d'années. Encore une fois, elle faillit s'élancer et défendre vivement son accoutrement plutôt burlesque,  mais il ne lui en laissa pas le temps. Il attrapa une bouteille thermos qu'il lui tendit, accompagné d'un autre sourire, celui-ci plus complice et amusé. Visiblement, sa tenue le faisait rire. Qu'à cela ne tienne, il lui tendait une bouteille thermos – au contenu encore inconnu -, il pouvait bien se ficher d'elle tant qu'il voulait.

« Un peu de café ? »

Monie hocha vivement la tête et lui arracha presque le thermos des mains.

« Voilà ce que j'appelle une brillante idée ! »

Elle déboucha la bouteille et renversa la tête en arrière, avalant avec délice le breuvage brûlant. La mixture était chaude, douce et sucrée, presque crémeuse, avec le délicieux goût du café. Quelques gorgées la ressourcèrent et elle rendit la bouteille à son propriétaire, ravie.

« Donc si j'ai bien compris, toi, jeune étudiant de, je suppose, St-Barnaby, tu viens ici en semaine, avec un temps digne des plus grandes périodes glacières de notre planète, tu gèles un morceau de mer, tu t'installes dessus, tu creuses un trou, et tu pèches. »

Elle l'observa avec attention et éclata de rire, intensément amusée par la situation. Et enchantée d'avoir pu rencontrer quelqu'un d'aussi sympathique lors de son périple qui avait pu paraître suicidaire. Un enchantement renforcé par une toute nouvelle découverte : qui qu'il soit, il était indéniablement loufoque. Il n'était même pas nécessaire de préciser que ce côté légèrement marginal ne pouvait que plaire à la jeune fille. Monie étendit ses bras, comme pour montrer l'étendue de sa perplexité et ouvrit la bouche :

« Je ne connais même pas ton prénom, mais je suis sûre de t'apprécier – pour le moment, du moins. »

Elle lui adressa un clin d'oeil.

« Moi, je m'appelle Monie Gersende, même si ça ne t'intéresse pas forcément. Et j'avais terriblement envie de mourir de froid en allant me promener dehors, alors je suis heureuse de voir quelqu'un qui avait envie de mourir de froid pour aller pécher. »
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MessageSujet: Re: Petit moldu ne t'apprendra rien [Harold Gainsbury]   Aujourd'hui à 17:24

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