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 Dessine moi un mouton ♫ | Ianounet

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MessageSujet: Dessine moi un mouton ♫ | Ianounet   Mer 21 Aoû - 5:27

S'il y avait bien un cours que je ne supportais plus dans mon emploi du temps, c'était bien la psychomagie du Jeudi après-midi. Tantôt soporifique, tantôt agaçant, j'avais développé une aversion pour cette matière en même temps que la maladie avait fait son grand et sinistre retour. Ça durait depuis trois bonnes semaines déjà et je songeais de plus en plus à changer d'option, si je le pouvais encore. Si j'avais choisi cette matière de base, c'était bien pour contrer ces médecins qui pensaient pouvoir rentrer dans ma tête à leur bon vouloir. Au final ça n'avait servi qu'à me renfrogner en maudissant cette après-midi dans la semaine alors qu'au matin j'avais l'un de mes cours favoris ; Les sortilèges de défense. Ces trois heures de tirade sur la façon dont les personnes atteintes de maux psychologiques avaient de se refermer sur elles-mêmes avait le don de me faire raidir sur ma chaise. Ça allait mieux en ce moment mais ce n'était pas une raison pour taper dans le vif du sujet. Mais il y avait plus désagréable en soi, comme l'idée d'être exposée devant la classe comme l'exemple du jour. Du fond de la salle, j'observai sans relâche les aiguilles défiler trop lentement dans ma montre. Je soupirai, désespérée, si bien que dans un moment de relâchement, j'eus l'impression de m'endormir sur ma table, ce qui pour moi n'était pas une mauvaise chose. Ça signifiait que j'avais retrouvé le sommeil pour de bon. A la fin du cours je fus la première à bondir de ma chaise pour sortir de la classe, sac à la main. Il n'était que seize heures mais je n'avais aucune envie de passer par le café étudiant. Les rumeurs et autres insultes désagréables à mon sujet avaient fini par étouffer, comme si les gens en avaient assez de toujours culpabiliser la même personne. Je me demandai brièvement qui serait leur prochaine victime tout en prenant le chemin des dortoirs. Une fois dans ma chambre, vide, je soupirai presque de soulagement en voyant que Zohra n'était pas là. Non pas que je ne l'appréciais pas, au contraire, j'avais juste peur de découvrir dans quel état elle serait après... Ce qui c'était passé avec Walt. Ca aussi, on ne pouvait y échapper, tous les événements de l'école étaient reportés à tout le monde en moins de temps qu'il ne fallait pour qu'un hibou porte une lettre d'ici jusqu'à la ville. Je m'écrasai dans mon lit sans aucune souplesse et restai sur le dos en fixant le plafond dans d'énièmes réflexions sur quoi faire les prochains jours ou les prochaines semaines. Maintenant que j'avais repris mon travail à la Banshee les soirs de week-end, je n'avais plus tant de temps à me sermonner moi-même ou à trouver de solutions pour retrouver les bras d'Aindreas. A vrai dire, je me laissais nettement aller et vivais désormais au jour le jour en me disant que de toute façon, n'osant venir le voir, soit il finirait par venir me parler ou prendrait de mes nouvelles, soit je n'entendrais plus jamais parler de lui et je ne voulais même pas imaginer cette dernière option. Ce fut le trou noir ensuite, porté par mes paupières closes. Il n'y eut qu'un « clac clac » à ma fenêtre pour me réveiller. Un hibou grand-duc attendait derrière ma fenêtre et je m'empressai de lui ouvrir avec l'espoir qui m'avait saisi avant de m'endormir. Je fouillai le tiroir de mon bureau pour donner à l'animal une sucrerie, après quoi il reprit son envol. Je fus déçue de voir le cachet de l'hôpital Ste Mangouste. Recevoir leur courrier n'avait jamais été très plaisant, mais je n'avais jamais été aussi loin de la vérité. Je l'ouvris, la lus et dû m'y reprendre à trois fois pour bien imprimer leur message, comme s'il était trop beau pour être vrai.

    « Mlle Lukeither,

    Nous avons le très humble plaisir de vous annoncer, étant donné les résultats favorables sur votre dernier bilan de santé et vos nettes améliorations, de porter votre visite hebdomadaire en une visite mensuelle jusqu'à votre prochain bilan du mois de Février.

Nous vous souhaitons une agréable journée.
Le département de psychomagie de l'hôpital de Ste Mangouste. »


Je bondissais presque de joie en voyant que même là-bas, ils s'étaient rendus compte que je faisais des efforts pour mieux me porter. Je n'avais qu'une envie, l'annoncer au monde entier, à peu de choses près que... Cassie n'était pas au courant et qu'il était inutile d'en parler à Aindreas. Pour autant je ne baissais pas les bras et lui envoyai une lettre, en lui demandant de ses nouvelles et en précisant les miennes, avec un peu de chance, il y répondrait. Il n'y avait qu'Ian qui pouvait partager ma joie en cet instant et je me jetai sur mes affaires pour me changer et me recoiffer -ou plutôt dompter mes cheveux qui ondulaient affreusement-. Comme à mon habitude, je ne portais quasiment que des robes et j'insistais pour que celle que je portais là ne tente pas le diable. D'une couleur chocolat, ample, ayant tendance à flotter, elle m'arrivait aux genoux, les manches aux coudes et j'enfilai des grosses bottes hautes ainsi qu'un gilet en laine beige. Je renonçai à dompter ma chevelure et préférai l'attacher en chignon grossier. Soit, je n'étais pas parfaite mais ce n'est pas comme si j'allais à un rendez-vous. C'était Ian, il me pardonnerait mes cheveux en bataille et la marque de l'oreiller sur ma joue. C'était ainsi. J'aurai très bien pu venir en pyjama après tout, mais je me voyais mal me balader dans tout l'établissement ainsi. Je décidai de prendre mon sac et d'y fourrer tout le matériel à dessin que j'avais sous la main. Il avait bien précisé une fois au café qu'il me dessinerait et j'avais proposé de gribouiller un jour ensemble. J'espérais juste que, le connaissant, il ne soit pas déjà parti quelque part. Il était à peu près dix-neuf heures trente et je sortis dans le couloir, pleine d'espoir, enthousiaste à l'idée d'enfin pouvoir partager une bonne nouvelle. Mon ventre grondai et je dévorai deux grosses barres de nougat sur le chemin, ce qui me rendit plus joyeuse encore. Je passai le passage secret menant aux dortoirs des garçons, agitant la lettre que j'avais encore en main. Une fois dans le couloir, je fis profil bas, inutile que des gens dans le coin s'imaginent encore tout et n'importe quoi. De toute façon je comptais bien repartir dans la soirée. Surtout que, maintenant que j'y pensais plus fort, la chambre de mon Irlandais n'était pas très loin. Je sentis mon cœur se soulever en un dilemme. Maintenant que j'étais là, n'était-il pas tout aussi tentant de frapper à la porte d'Aindreas ? Je frapperais et entendrais comme un grognement, signe qu'il ne veut pas être dérangé, mais insisterais en précisant que c'était bien moi, il finirait par m'ouvrir et je chercherais dans ses yeux la moindre étincelle d'amour à mon égard, l'y trouverais et me jetterais dans ses bras pour l'embrasser. Les joues roses, imaginer la scène avait eu pour effet de m'amener jusqu'à cette même porte, mais je me ravisai bien vite. Je n'avais pas à le déranger, j'étais venue pour annoncer une bonne nouvelle à Ian et je n'y dérogerais pas.
Je filai vers la chambre du Gallois et frappai avec conviction. N'ayant pas de réponse sur le moment, je tapai du pied et martyrisais la porte avec plus d'acharnement.


    « Si tu es là, ouvre ! C'est Alecia, j'ai une très bonne nouvelle ! Allez quoi ! Pour une fois que je suis de bonne humeur et que je veux la partager tu vas pas être là c'est ça... Greuh ! Fichu Gallois ! Je m'en fiche, je vais camper là ! »


On aurait dit la menace d'une sale gosse. Après tout, j'en étais peut-être vraiment une.
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Ian Bale
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MessageSujet: Re: Dessine moi un mouton ♫ | Ianounet   Jeu 22 Aoû - 0:35

Plus les jours avançaient, plus ça s’empirait. Et parfois, ça n’était qu’une question de minutes, d’heures pour que son humeur se dégrade et qu’il perde son habituel sourire paisible. Les nuits se faisaient courtes, saccadées, perturbées et épuisantes. Les journées lui semblaient interminables, ennuyantes, pénibles, éreintantes. Sitôt ouvrait-il les yeux le matin, après une autre de ses nuits agitées, tout ce qu’il souhaitait, c’était les refermer. Supplier Morphée de lui accorder quelques heures de sommeil pendant de longues minutes et finalement succomber sous le poids de la fatigue. Mais ça ne durait jamais longtemps. Les rêves, les pensées, les souvenirs venaient, comme ils le faisaient si souvent, l’assaillir jusqu’à ce qu’il s’éveille, deux ou trois heures à peine après qu’il soit tombé endormi. C’était atroce. Et il avait même flanché devant les philtres de paix qui lui étaient prescrits par son médicomage, même si ce genre de trucs lui puait au nez. Il comprenait tout à fait que certaines personnes puissent être médicamentées, mais ça n’était pas pour lui. Il n’en avait pas besoin, qu’il se disait. Son problème n’était pas assez grave pour qu’il s’abaisse à ingérer une potion pour réguler des choses qu’il avait appris, avec le temps, à composer avec. À tous les jours, il devait supporter les pensées envahissantes qui s’acharnaient à son cerveau, qui lui fracassaient le crâne. Il écrivait, il écrivait, il écrivait. Toujours. Il dessinait, il classait, faisait des tableaux, écrivait des nombres, les mots, des phrases, des schémas qui n’avaient aucun sens. On lui avait déjà proposé une pensine. Une autre solution de faible. La réalité était qu’il détestait sentir qu’il avait besoin de quelque chose sur quoi s’appuyer, une béquille cérébrale. Il était malade et ça le dégoûtait. Il ne voulait pas être malade.

Mais en général, le jeune homme ne se plaignait pas de son sort. Car il y avait des gens qui souffraient bien plus que lui et ça n’était pas sa place de faire l’enfant. Mais c’est que plus les jours avançaient, plus les idées se faisaient féroces, plus les souvenirs se faisaient vifs, plus les images se faisaient claires et précises. Dans deux jours, il allait devoir partir pour le Pays de Galles. Dans deux jours, il allait prendre le portoloin avec Amy-Jo qui aurait sans doute déjà des larmes aux yeux. Dans deux jours il allait passer la porte de la grande maison familiale et il allait voir sa mère poser ses jolis yeux plein d’eau sur ses enfants et éclater en sanglots. Il allait devoir faire le pilier. Serrer sa mère contre son torse, qui saurait exactement comment l’achever en lui disant comment elle ressemblait à son défunt mari. Border son petit frère qui faisait des crises d’angoisse silencieuses. Discuter pendant des heures avec sa sœur qui lui dirait, encore et encore, comment il lui manquait, comment elle voulait retourner dans le temps pour le retrouver. Et lui ne dirait rien. Parce qu’il ne pouvait pas dire quoique ce soit. Ç’aurait été indigne de sa part. C’était lui maintenant, le roc qui soutenait sa famille, non? Qu’est-ce qui allait se passer s’il craquait? Il ne voulait même pas se l’imaginer. Et tout ce qui habitait son esprit, c’était cette douleur, cette peine, ce désespoir. Des souvenirs de la maladie, du décès, des nuits sans lune, du premier Noel sans lui, les premiers anniversaires, les premières vacances familiales. Et à l’aube de l’année des deuxièmes, les choses ne semblaient pas vouloir s’apaiser.

Cette nuit n’avait pas été l’exception à la règle. Elle avait été affreuse, pénible. Des images qu’il ne voulait plus jamais voir lui tachant la rétine et l’âme, des sentiments qu’il voulait enterrer qui lui serraient le cœur à l’en faire saigner.  Il ne s’était même pas présenté en cours cette journée là, au diable les notes et les mots. Il était allé marcher pendant de longues heures, avait écrit, avait fumé, enfilant clopes et joint sans même y penser. Sa voix allait être d’autant plus rauque à la fin de la journée, c’était certain. Il avait refait son chemin jusqu’à sa chambre en fin d’après-midi, s’était affaissé dans son lit, tout habillé, et son corps lui avait imposé un sommeil forcé.  Encore un coup de trois heures, il ne semblait pas pouvoir rester inconscient plus longtemps que cela. Mais ce réveil avait été peut-être un peu moins amer. Il avait ouvert les yeux, s’était dit que le seul moyen de passer par-dessus cette torture, c’était de s’occuper auprès d’autres personnes, puis il s’était dirigé vers sa salle de bain pour prendre une douche. Les jets d’eau chaude sur son dos eurent le mérite de détendre ses muscles, la vapeur lui montant au nez arriva même à apaiser un peu son esprit saturé. Oui, ça allait être une belle soirée. Il allait sortir. Prendre un verre. Rire un bon coup. Embrasser une fille, peut-être. Lui faire l’amour, peut-être. Ça lui changerait certainement les idées. Cela faisait déjà presque dix minutes qu’il traînait sous la douche après s’être lavé lorsqu’il entendit quelqu’un cogner presque férocement à la porte. Il sursauta presque, éteint rapidement le jet et  se mit à écouter un peu plus attentivement alors qu’il décrochait la serviette de son crochet, se séchant rapidement les cheveux. Bien vite, il reconnut la voix qui l’appelait et esquissa un sourire. Sa visite tombait vraiment à pique.

Le Gallois pris tout juste le temps de passer la serviette autour de sa taille, l’y nouant solidement, avant de sortir de la salle de bain et de se diriger vers la porte de sa chambre, l’ouvrant avant que l’Anglaise ne la défonce. Quelques gouttes d’eau sillonnaient toujours les traits de ses muscles et de son corps et ses boucles lui retombaient un peu près des yeux, mais bon, ça n’était presque rien. Il s’arrangeait pour qu’elle seule le voie. Mais ça ne l’empêchait pas de la taquiner.


« Entre, vite, avant que l’école en entier me voit comme ça. », dit-il en l’invitant à l’intérieur.

Et aussitôt la porte refermée derrière eux, il lui adressa un petit clin d’œil et se dirigea à nouveau vers la salle de bain pour s’y changer, disparaissant de son champs de vision. Il enfila un bas de pyjama plutôt ample, à carreaux bleus et gris, ainsi qu’un mince pull à manches longues, bleu foncé, qu’il s’empressant de remonter le long de ses avant-bras. Il sortit rapidement de la salle de bain, adressant un sourire sincère à son amie puis lui demanda sans plus hésiter :


« C’est quoi cette bonne nouvelle? »
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MessageSujet: Re: Dessine moi un mouton ♫ | Ianounet   Ven 23 Aoû - 8:52

Si j'avais su que je me lançais tout droit dans le brasier, j'aurai certainement fait demi-tour pour calmer mes ardeurs, mais là il était bien trop tard pour reculer. Quand la porte s'ouvrit, je m'apprêtais à le sermonner, mais je fus si bien coupée dans mon élan que ma bouche resta grande ouverte sans qu'aucun son ne put en sortir. Mes pupilles se dilatèrent devant tel spectacle et ma poitrine se serra si fort que je crus être en pleine crise cardiaque. La surprise de découvrir Ian portant une simple serviette autour de la taille, le corps parcouru de fines gouttelettes et les cheveux mouillés tombant sur ses yeux, raviva en moi de si intenses souvenirs qu'un frémissement saisit ma nuque et me coupa la respiration l'espace de quelques secondes. La raison me criait de m'enfuir à toutes jambes, mon corps lui, quémandait de se jeter sur lui. J'étais comme paralysée et mes yeux ne voulaient quitter la contemplation du corps du Gallois. Ses cheveux bruns emmêlés et légèrement bouclés, le dessin carré de sa mâchoire, ses épaules larges et ses grands bras, son torse fin et musclé puis cette serviette qui cachait bien d'autres choses. Le souvenir de notre première nuit passée ensemble embrasa mes sens et je serrai presque les cuisses comme ultime réflexe pour me calmer, les doigts tremblant sur mon sac. Je réprimai l'envie de me mordre la lèvre et inspira longuement avant qu'il ne me taquine et me fasse entrer. Cruelle erreur que de ne pas refuser, mais mes désirs se firent plus forts que ma raison.

    « Euh...Je... De... Heum... Co... Oula... »


Comme il m'adressait un clin-d'oeil, j'imaginais fort bien de quoi j'avais l'air. Mal à l'aise, rougissante à souhait, les droits crispés sur la bandoulière du sac pour se contenir... Comme il repartait vers la salle de bain, je pris quelques instants pour me remettre d'aplomb, chasser ces vilaines et lascives pensées de ma tête, repenser à cette nuit bien sage où les circonstances et la fatigue avaient calmé mes ardeurs. J'étais ici pour une bonne raison, pas pour me jeter sur lui. Je savais très bien qu'il ne le permettrait pas de toute façon, mais cela ne pardonnait pas le fait qu'il se montre ainsi, ou qu'il soit si... Si... Si Ian. Dans ces moments là, je le détestais autant que je l'adorais d'être ce qu'il était, vil tentateur mais ami si précieux. L'envie plus ou moins passée, je me rendis compte que c'était la première fois que j'entrais dans la chambre d'Ian. C'était comme si je pénétrais dans sa bulle, dans son cocon, puisqu'aux dernières nouvelles il était seul dans cette chambre. Ça aussi c'était le piège. Mais il fallait suivre de bonnes résolutions. Quand il revient vers moi, vêtu de son grand pyjama, je trouvais ironique le fait que moi je fis tant d'efforts pour ne pas arriver en nuisette dans son nid. Je lui rendis son beau sourire et lui tendis la lettre que j'avais eue de Ste Mangouste.

    « Ils ont enfin décidé de me lâcher un peu là-bas. Ça veut bien dire ce que ça veut dire, non ? Je retrouve la santé. Et comme tu m'as vraiment aidée, il fallait absolument que tu sois au courant, dans la demie-heure qui venait. Sinon c'est pas drôle, bien sûr. »


Je vins plus près de lui et, levant les talons aussi haut que je le pouvais, atteignis à peine son menton pour y déposer un baiser de remerciement. Je bondis enfin sur mes jambes pour me reculer en un petit saut joyeux et relevai mon sac.

    « Et comme on en avait parlé, je viens aussi t'embêter pour passer la soirée avec toi avec des tonnes de papier et de crayons en tout genre, mon sac en est rempli. J'ai aussi des bonbons et des choses et d'autres... Enfin bref on va fouiller. Il faut te détendre en ce moment et penser à autre chose que tes maux de tête, d'accord ? Alors s'il-te-plaît, ne dis pas non, maintenant que je suis là et que je me suis faîte à moitié belle... Enfin non, je veux dire présentable, heum, enfin, tu... Tu vois ce que je veux dire ? Allez Ian, on va gribouiller plein de stupidités, ce sera amusant ! »


Je filai droit vers son lit en y mettant quasiment tout le contenu de mon sac, me mordant la lèvre ne cherchant l'essentiel.

    « Puis si tu ne veux pas de toute façon, je t'attache à ce lit ou à un meuble pour te forcer à passer la soirée ici. Je suis vraiment machiavélique quand j'ai besoin de compagnie tu sais. Ne... Me laisse pas toute seule, d'accord ? »
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Ian Bale
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MessageSujet: Re: Dessine moi un mouton ♫ | Ianounet   Dim 25 Aoû - 2:20

Il savait pertinemment qu’il jouait à un jeu dangereux. Pourtant, ça n’était pas tout à fait son genre de chercher la provocation dans une situation comme celle-là. Il savait que les enjeux étaient délicats, tout particulièrement pour la jeune femme qui lui rendait visite à sa chambre à cette heure. Est-ce que ça lui aurait prit beaucoup de temps pour enfiler son bas de pyjama avant d’aller ouvrir la porte? Non. Est-ce qu’il serait allé ouvrir la porte en serviette s’il avait entendu une autre voix dans le couloir?  Non plus. Est-ce que ça lui avait fait plaisir de sentir les yeux écarquillés de la demoiselle brûler les traits  de son corps, de ses muscles, descendre de son visage à ses épaules, de son torse au bas de son ventre, comme s’agissait d’une des multiples gouttes d’eau qui avaient perlé sur sa peau? Absolument. Et pour un instant, il ne pouvait pas s’empêcher de s’en sentir mal. Il était bien trop au courant de l’état un peu précaire de la santé mentale de son amie et des tendances houleuses de sa relation avec le garçon qui faisait battre son coeur. Et en général, le Gallois était sans doute l’une des personnes les plus soucieuses du bien-être des gens qu’il appréciait. Il ne voulait pas mettre quelqu’un dans une situation regrettable simplement pour passer du bon temps ou satisfaire ses propres envies.

Mais il avait besoin de se sentir désiré. C’était tellement peu typique venant de lui, qui avait toujours eu confiance en lui-même. Il n’avait pas besoin de l’approbation de tout le monde pour être heureux. Il ne se prenait pas la tête, ou du moins, il essayait, et il arrivait à être parfaitement heureux en se satisfaisant de chaque moment qui passait, sans regretter et sans envier. Mais cette peine qui se creusait dans son âme à chaque fois qu’un souvenir trop douloureux lui assaillait les neurones le rendait presque enfantin. Il ressentait cette envie d’être entouré, de serrer quelqu’un dans ses bras, de se faire rassurer, de se faire dire qu’il valait quelque chose, qu’il était important, qu’il était beau. C’était superficiel et ça ne lui ressemblait pas. Mais Alecia était là ce soir, et il avait besoin de sa présence autant qu’elle avait besoin de la sienne. Pas qu’il avait des intentions malicieuses, non, il voulait seulement la voir, lui parler, passer du temps avec elle, la serrer contre lui et rire, un peu. Il était terriblement seul, mais alors que la jolie blonde était là, il ne le sentait pas autant.

Alecia ne prit certainement pas le temps d’observer la déco de sa chambre - qui était d’ailleurs bien simple, sobre et organisée, sauf pour la centaine de carnets tous identiques qui trônait dans sa bibliothèque - puisque, presque aussitôt qu’Ian était revenu dans la pièce principale, elle venait lui agiter une missive sous le nez.  Le Gallois fronça un peu les sourcils - parce qu’en fait, d’aussi près, il ne voyait rien du tout - puis vint finalement agripper le papier par le bout de ses doigts, l’éloignant un peu de son visage pour se mettre à lire les mots qui y étaient écrits. Et aussitôt qu’il eut terminé sa lecture - un coup d’oeil suffit - un large sourire vint orner ses lèvres un peu pâles. L’un des sourires les plus sincères qui avait éclairé son visage au courant des dernières semaines. C’était une nouvelle excellente et il savait que ça aurait le mérite de bien remonter le moral de son amie, qui semblait déjà mieux se porter avec tous les jours qui passaient. Finalement les choses semblaient se replacer pour elle. Le temps et la maturité avaient fait son oeuvre sur elle et maintenant qu’elle sortait de cette noirceur, elle était d’autant plus rayonnant qu’elle ne l’avait jamais été. À ses yeux, du moins.  Le noiraud se pencha un peu pour faciliter la tâche à l’Anglaise lorsque celle-ci vint cueillir un baiser sur son menton, le lui rendant au passage au détour de sa mâchoire puis il lui répondit, une lueur heureuse dans les yeux:


« Tu dois te sentir tellement libérée! Je suis vraiment heureux pour toi, tu sais. Et fier aussi, en quelque sorte. Je savais que tu allais pouvoir te sortir de cette p’tite impasse à laquelle tu faisais face. Je t’ai peut-être offert mon support mais tout le travail, c’est toi qui l’a fait. Pis rassures-toi, je suis content que tu sois venu me voir, faut souligner ça en bonne et dûe forme. »

Sitôt que le jeune homme eu terminé son bref discours, Alecia s’empressa de reprendre la parole afin de lui expliquer son plan de la soirée. Et vraiment, il n’aurait rien imaginé de mieux. Il était beaucoup trop épuisé pour sortir, à bien y penser, et maintenant qu’il était en pyjama, la perspective de passer la soirée dans sa chambre lui plaisait bien. Mais en même temps, il voulait passer du temps avec son amie et ils avaient une raison de célébrer. Ça promettait. Une petite soirée simple et saine. Même qu’il avait une bouteille de whisky cachée dans sa table de chevet. Il sourit à ce qu’elle dit, la suivit des yeux jusqu’au lit où elle déversa le contenu de son sac puis, sans hésiter une seule seconde, il fit quelques pas dans sa direction, s’asseyant ensuite sur le matelas à côté des choses qu’elle venait d’étaler. Ian lui adressa un clin d’oeil discret, taquin et juste un peu charmeur avant de commencer à fouiller dans tout ce qu’elle avait emmené. Et pendant qu’elle rassemblait le matériel pour le dessin, lui s’en était prit au gros sac bien plein de bonbons, l’ouvrant et piquant une petite poignée de sucreries qu’il mangea avec gourmandise, mais sans manquer de les savourer.

« J’te laisse commencer le dessin, tant que tu me laisses profiter de tes bonbons un peu. »

Un regard droit dans les yeux. Un sourire authentique. Une très belle soirée en perspective.
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MessageSujet: Re: Dessine moi un mouton ♫ | Ianounet   Mar 10 Déc - 6:37

Les baisers de Ian, aussi simples et innocents soient-ils, avaient le don de me faire frémir et de me faire rougir jusqu'aux oreilles mais d'une toute autre façon que ceux d'Aindreas m'avaient électrisée et emplie d'envie. Ian était tout, rassurant, ses grands bras pleins d'une agréable sensation de sécurité. C'était le cas aussi dans sa chambre, où trônait une décoration tout aussi simple et sobre que lui l'était. Assise sur son lit, des crayons à la main, je relevai la tête vers lui qui se goinfrait de bonbons sans manquait une nouvelle fois de le détailler. Il était si beau que mes yeux ne pouvaient s'empêcher de rouler le long de ses traits. Avec la meilleure volonté du monde, je ne pouvais éviter son corps de rêve. Pourtant, pour m'en préserver, je repensai à mon Irlandais. Chose fâcheuse que de me dire qu'il ne voudrait certainement plus jamais de moi, que plus jamais il ne sourirait qu'à moi, n'embrasserait que moi. Plus jamais je ne sentirais ses grand bras m'enlacer, ses doigts courir sur ma peau, sa chaleur surnaturelle m'envahir. Je lâchai mon stylo, baissai la tête. Se dire que l'on a perdu son âme-soeur est certainement la chose la plus difficile que l'on a à accepter. Et moi je n'allais certainement jamais l'accepter. Je relevai la tête et me forçai à sourire. Si Ian voyait la moindre parcelle de tristesse, il s'inquiéterait encore plus que de raison. "Allez, je vais te dessiner toi, puisque tu me l'as tant demandé au café."

Je dépliai l'un de mes nombreux carnets à la recherche d'une feuille vierge. J'allais commencer à manquer de place au milieu de tous ces gribouillis d'objets, d'animaux, ou de gens, d'amis et de proches. "Si j'avais eu un carnet, j'en aurai fait un spécial Ian, enfin, on verra ça plus tard." Je m'installai plus confortablement, le ventre contre le lit, les jambes fouettant l'air et cette fichue manie de mordiller mes crayons . Je commençai à dessiner les premiers traits du Gallois, son front, les contours de sa mâchoire, appuyai pour dessiner ses yeux, son nez, puis sa bouche en lui lançant le moins de coups d'oeil possibles. Mais ça n'aidait pas vraiment, car la beauté du grand brun se retrouvait sur le papier, et que quoi que je fasse, je rougissais bien malgré moi. Il était inutile de noyer le poisson, mon attirance pour Ian était évidente.

Il ne tenait qu'à moi d'éjecter tout le matériel de dessin hors du lit et de l'attraper par la nuque pour l'attirer vers moi, puis lui demander de m'avoir, d'être à lui, juste pour cette nuit encore. De tout laisser tomber, de me laisser aller, en me disant que de toute façon, je n'étais plus à ça près et que je le voulais tellement qu'il était ridicule de résister plus longtemps. Car j'avais été bien avec lui, j'avais passé une très bonne nuit, il avait su balayer toutes mes peurs. Mais une fois encore, ce ne serait que faiblesse. Je n'étais pas prête à abandonner l'amour, même perdu, contre un peu de plaisir. Et je savais qu'entre Ian et moi, ça n'irait jamais jusque là. Je le savais, il me l'avait assez répété et surtout, une fille comme moi n'aurait jamais pu lui apporter tout ce qu'il désirait à moi seule.

Terminant les derniers traits de ses cheveux, je me laissai complètement retomber sur le lit, la tête contre la couette. Je ronchonnais comme une gamine. "Pourquoi j'peux jamais avoir ce que je veux, grrrr... Ca m'énerve." Je battis encore plus des jambes d'un geste furieux et relevai la tête en tendant les bras. "Tu me fais un câlin ? S'il-te-plaît..." Je ne l'attendis pas et bondis de ma place pour venir passer les bras autour de son cou. "Si j'avais le choix, je t'aurai déjà sauté dessus tu sais... La vie est vraiment moche, parfois. Je veux mon Irlandais mais lui ne veut plus de moi. Je veux mon Gallois mais en fait je peux pas l'avoir... C'est injuste. J'aime Aindy... Je l'aime tellement et je l'ai perdu bêtement..."
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