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 Les stratégies de l'Ombre... [PV Remus]

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Adenora Dostoïevski
Litriu
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Réputation : 27
Date de naissance : 25/07/1996
Nationalité : Anglo-russe

Aspiration : Serveuse à Sor-thé-lège! Pour le reste, faudra d'abord faire connaissance si tu souhaites le savoir!

Fiche : De l'Ombre à la Lumière! Fiche de Présentation
Liens d'une Anglo-russe Fiche de Liens
La vérité, rien que le vérité, dites je le jure Veritaserum
Comme les maths ne sont pas pas ma tasse de thé, j'fais le décompte, un point c'est tout! Fiche de points


RP en cours : Les Stratégies de l'Ombre PV REMUS
Les Limites [Cours 1] PV COMMUN
The Salvation of a Cupboard PV LIAM
The Submersion's Dance PV RUSSELL
P'tit Dej' aux allures de 3ème Guerre Mondiale PV SOLVEIG

RP Terminés : Yet another precious memory - St Barnaby's Leave PV SOLO
Dance with the Depression PV SOLO

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Un grand merci à Adelou pour ce superbe dessin qu'est mon Avatar ♥

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MessageSujet: Les stratégies de l'Ombre... [PV Remus]   Mer 20 Aoû - 4:36


Les stratégies de l'Ombre...
Remus & Nora.

 



Il était minuit passé quand j'avais enfin daigné cesser de l'attendre. De doute façon, c'était pareil tout les jours, faudrait que je me fasse une raison, et pourtant je continuais de garder l'espoir qu'un jours, depuis mon arrivée ici, ce satané chat rentrerait plus tôt. J'avais passé une journée pleine de rebondissements, enfin vous me direz, comme d'habitude, pour une jeune sorcière qui traîne toujours où il ne faut pas.Tout d'abord j'avais commencé par le café du coin, où je m'étais envoyé une quantité indénombrable de caféine. Je n'y allais que très tôt le matin, généralement le week end pour pouvoir m'adonner à mes autres multiples activités dans la journée, et surtout parce que je fuyais irrémédiablement toute forme de vie trop empathique ou lubrique. Mais ce matin, rien ne s'était passé comme d'habitude justement.

Normalement, lorsque j'arrivais dans le café, tous faisaient mine de ne pas me voir, de faire comme si j'étais un fantôme, pourtant ce ne fût pas le cas. Tout les regards étaient fixés sur moi. Un grand gaillard, balourd comme trois bûcherons se dresse devant moi, afin de m'empêcher de continuer mon chemin pour rejoindre mon habituelle table encore déserte à cette heure là.
Je lui demande calmement de se pousser, il m’envoie son poing à travers la figure, en plein dans l'arcade. Étourdie par le coup, je tombe à la renverse, m’écorchant l'avant bras. Sur le coup, je ne sais pas vraiment si s'était le fait d'avoir été bousculé, ou de ne pas avoir eut de contact humain depuis un bout de temps, mais je m'acharne, telle un animal fou furieux sur l'homme.
Je lui inflige aussi bestialement que rageusement possible de multiples coups, morsures, et finalement sort ma baguette, mais en effet rien ne se passa comme prévu, car le gaillard m'envois voler au travers de la pièce avant même que j'ai put prononcer le moindres sort. je tombe à la renverse, le souffle coupé par le choc.

J'en étouffe presque, puis me relève avant de m'enfuir.
J'ai couru longtemps, atteignant l'infirmerie presque à bout de souffle. Je pensais que je pourrais. Je pensais mais que de nini, c'est par le col que je fut sortis de l'endroit, trop affaiblie pour me défendre... J'avais ensuite chercher en vain les passants, des élèves, qui avaient subtilement disparut. J'avais vraiment un grand besoin de prendre l'air pour retrouver mes esprits et me calmer, car je suffoquais bien trop dans cette cette bourgade vide. Dans la soirée donc, n'ayant toujours pas trouver ni infirmerie ni personne pour m'aider et fatiguée de cette journée mouvementée d’événements sombres, j'avais ressentie ce besoin irrémédiable de retrouvée seule, de me fondre dans les bois qu'abritait l'île. Sans un bruit, prenant soin de ne pas réveiller mes camarades de chambrée endormies, je sors de cet endroit lugubre mais si familier. Je marche doucement donc laissant mes pensées me guider sur le chemin tortueux qui amenait de l'enceinte de l'université aux bois.

Le paysage défile devant mes yeux comme des tâches sombres, mélangeant les verts environnant avec le ciel qui commençait à devenir noir encre. La nuit serait chaude et longue. Je ressentais alors le besoin de rentrer, comme si quelque chose m'y appelait, comme si quelque chose d'étrange était en train de se produire. Une boule se forma au creux de mon estomac. Je pressentais que ma nuit, allait m'apporter son lot de surprises. Il fallait que je rentre. La route fut courte, mais si désagréable mentalement, que je crus que cela faisait une éternité que j'étais sur le chemin menant à la chambre. Tous et tout avaient disparut alors que j'avais  besoin d'aide. Dans ultime espoir et peut être par instinct, me laissant guider par ce pressentiment, j'étais rentrée à la "maison", ou plutôt croyait l'être... Ma soirée s'était alors terminée dans les larmes de douleur et de colère, la solitude, la faim et la haine. Mes camarades de chambrée étaient partie à un fête où je n'avais été invitée. Puis la soirée à finalement fait poindre le crépuscule, et mon ennuis et ma peine m'avais attiré vers l'endroit interdis.

Après tout, en quoi cela la gênerait? J'attrape le plus récent. J'avais aussi besoin de coucher mes sentiments sur le papier, vu que j'étais plus seule que jamais, et attristée, bien que je m'étais juré de ne plus le faire. Je ne pris pas le temps de prendre conscience de l'ampleur des dégâts que mon acte causerait, de toute façon j'étais trop faible et en colère pour agir intelligemment. Je me mis à écrire frénétiquement, pour calmer le vide de mon âme, combler ma solitude. Minuit. Je n'avais rien manger de la journée, et mes yeux, rougit par les larmes de colère, ne voulaient plus rester ouvert. Je pique alors doucement du nez. Peu à peu, mon cerveau semble oublier, s’apaiser afin de trouver un repos...De courte durée.
Secoué comme un prunier, dans les hurlement de d'une de mes colocataire de fortune. Voici mon réveil. Mon esprit, d'habitude vif, pris un certain temps avant de comprendre qu'elle était bel et bien rentrée. Je comprenais parfaitement sa colère, puisque je l'avais moi même cherchée. Je gratte mon arcade bleuté, caché par l'ombre que produisait les chandelles. Elle vocifère. Un goût amer s'insère dans ma bouche, les larmes de rage me montent aux yeux, seulement de rage... Mes prunelles qui restaient le seul vestige d'un passé futile, si délicates et pétillantes d'ordinaire s'assombrissent par la colère. Je sors du lit sans un mot.

En me secouant, elle avait fait saigner mon avant bras, ce qui avait tâché les draps. Je ressens de nouveau le besoin de sortir. L'air de dehors est glacial. Je marche mécaniquement, hagard. Je comprenais mon geste, l’approuvais même, mais ne semblais pourtant pas le réaliser... Mes pas me guident bien loin de là où j’aurais voulu être puisque lorsque que je m’aperçois de l’endroit où je m'étais machinalement dirigée de nouveau, et bien plus loin encore que précédemment dans la soirée: le cœur de la foret. Un endroit des plus lugubre entre guillemets. L'air nocturne est des plus frais, soulevant par moment quelques mèches rebelles de ma chevelure. J’ébouriffe mes cheveux, au moins j'aurais l'air moins niaise si on venait à m’apercevoir que de les laisser coiffés par cette brise. Quoique, vu l'état de mon maquillage, coagulé par les larmes, sa n'aurait pas changer grand chose.... De nouveau les nuages cache la Lune, laissant place à une fine pluie qui n'allait tarder à se transformer en averse. Je regarde les gouttes ornementer ma veste, plaquant mes cheveux sur mes joues, ainsi que mes vêtements sur son corps. Je regarde encore quelques instants avant de retirer ma veste pour apprécier l'averse sur mes épaules. J'aimais la pluie, oui, je faisais partie de cette catégorie de la population adorant les orages et la pluie.
Ma chemise s'enduit bien vite de l'eau, moulant mon buste sensuellement. Je slalome entre les arbres afin peut être dans trouver un assez épais pour me protéger de cette pluie devenue torrentielle. Mais il fallait se rendre à l'évidence, les arbres de l'île, n'étaient pas des bien épais, et le seul endroit que je connaissais qui aurait put m'abriter, je venais justement de le quitter pour prendre l'air.

Alors que dans la bourgade, il arrivait en ces période que l'humidité soit écrasante, ici, règne plutôt une ambiance assez froide, un froid sec munie de courant d’air qui me donnait des frissons dans le dos. Si j'avais été encore la sensible et fraîche dépressive que je fut, je me serais enfuis en hurlant, mais là , je n'avais qu'une envie, c'est de rire,  sans doute à l’idée que cet endroit soit hanté, mais que ces êtres de brume ne puissent rien face à mon rire. Mais je me rendis bien vite compte que je n’avais pas le cœur à rire, et encore moins à me les geler dans cet endroit. Pourtant quelque chose m’y avait irrémédiablement attirée, et j’avais comme un pressentiment que ce n’était pas pour rien.  Je renonce donc à rebrousser chemin, pour vagabonder dans ce lieux moribond. Au loin je perçoit des pas furtif qui flânent aussi au travers les arbres. Puis je me perd loin dans mon esprit, si bien que je n'avais pas remarqué que à part le bruit de la pluie, la forêt était devenue étonnement silencieuse. Je savais qu'il n'y avait pas beaucoup de bruit de ces bois à l'ordinaire, mais mon instinct me dictait que quelque chose ou quelqu'un avait justement fait en sorte qu'il y en ai plus. J'efface mes pensées moribondes d'un clin d’œil, et observe à la dérobée mon environnement, sombre et boisé. L'odeur de mousse et de bois mouillé emplis mes narines avec ferveur...
Un craquement sonore retentis.

Je n'avais pas peur, mais ce bruit avait eut le mérite de me mettre sur mes garde. Je me blottis contre l'arbre le plus proche, et cherche ma baguette discrètement. Manque de chance, j'avais dût l'oublier dans la chambre, si bien que je devrais me servir de mes techniques de combat moldues apprisent dans la rue. Je scrute les alentours dans un silence profond et énigmatique. J'avais sans doute été suivie, mais je n'arrivais pas à savoir par quoi ou qui... Je n'arrivais pas à ressentir ce que les ténèbres allait m'apporter...  Je suis au à cran, prête à bondir. Je devais cet instinct à des année de vagabondage. Plus un bruit ne retentis, même plus la pluie qui a cesser son ballet incessant de gouttelettes. Mon instinct me dicte que ce qui nous observait maintenant n'est plus très loin. De la à savoir ce que s'était, je n'aurais put le dire. Je me fia donc à mon ouïe. Des pas camouflé mais à l'origine lourde, une forte stature apparemment. Je regarde autours de moi... J’aperçois enfin une silhouette au détour d’un tronc qui m’observe. Je m’avance donc vers ce que je considère comme un être humain, de taille adulte. Un homme? Un femme? Je le toise avec un regard neutre, sans un mot. Nous sommes face à face, chacun jugeant mentalement l’autre, autant sa force que son apparence...


"Et bien, que fait-on par ici, dans cet endroit par une nuit si calme?..."

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Dernière édition par Adenora Dostoïevski le Sam 30 Aoû - 12:47, édité 4 fois
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Remus Lupin
Litriu préfet

MessageSujet: Re: Les stratégies de l'Ombre... [PV Remus]   Sam 30 Aoû - 5:14


Shadow's strategies
Je me trainais sur le chemin de mon dortoir. J'étais très fatigué, trop fatigué par la journée de cours que je venais de vivre. L'influence néfaste de la lune sur mon moral et mon corps commençait à se faire sentir. Elle approchait dangereusement, douloureusement, comme tout les mois. Je grimaçai en poussant la porte de ma chambre, espérant sans trop y croire que Sirius y serait. Peine perdue. Il avait dû sortir, si j'arrivai à aller jusqu'au café, j'aurais peut-être une chance de l'y trouver. Rien que de penser à m'y rendre, j'étais fatigué.

Les semelles de mes bottes raclaient le sol de pierre tandis que j'avançais lentement vers mon lit. Je m'y affalais avec un soupir de soulagement et m'appliquai à détendre un à un mes muscles. Ma respiration se fit régulière, le soleil de fin de journée brillait à travers mes paupière. Je sentis mon corps s'engourdir progressivement...

Je me réveillais en sursaut, la nuit était tombée depuis un moment, la lune éclairait faiblement la chambre. Sirius était enveloppé dans sa couette comme dans une camisole de force et ronflait bruyamment. Je me levai, agité, tendu et jetai de nouveau un coup d’œil au ciel dehors. Je secouai la tête: lune gibeuse, lune douloureuse. Je soupirai tandis que je me mettais à faire les cents pas dans la pièce. J'avais envie de bouger et je bougeais, mû par cet espèce d'instinct primaire qui m'intimait de m'enfuir, ou de chasser, qu'en savais-je précisément? Je frissonnai.

La chandelle que je pointai de ma baguette s'alluma soudainement. Sirius poussa un gémissement. "Remus...?" Je ne pus m'empêcher de sourire. "Dors... Ne t'inquiète pas..." soufflai-je.  En grommelant, il se retourna et sa respiration reprit un rythme lent et régulier. Je le fixai quelques instant, les bras ballants et me remit en mouvement. Je passai devant le miroir sur pied que le brun avait installé. Le reflet que l'objet me renvoya aurait fait peur à la plupart des gens qui me connaissaient. J'avais les yeux enfoncés dans leurs orbites, mes cernes étaient encore plus visibles que d'habitude, mon visage paraissait émacié à la faible lueur de la chandelle. Mes vêtements étaient froissés parce que j'avais dormi avec. Mes cheveux en bataille me donnait l'air d'un fou, effet accentué si on regardait la lueur qui brillait dans mes yeux caves. Je fermais les paupière, détestant a part de moi que j'apercevais dans mon reflet.

Je soupirai de nouveau et me remit à faire les cent pas. Je continuai près d'une heure, sans pour autant ressentir l'envie de dormir. Je me sentais comme un lion en cage, j'avais juste besoin de bouger mais j'avais aussi envie de me reposer. Avec un grognement de frustration, je me laissai tomber sur mon lit, qui grinça bruyamment. Je pris mon visage entre mes mains, mon cœur battait à cent à l'heure, mes mains étaient moites. Je ne supportais pas plus l'immobilité que les cents pas et bondit hors de mon lit. Je refis les lacets de mes bottes que je n'avais même pas enlevées et je sortis des dortoirs comme un beau diable, ma cape dans la main.

Je l'enfilai tout en marchant dans les couloirs silencieux de l'université. C'était comme si le monde avait décidé d'amortir chaque bruit, ne laissant qu'un doux frottement qui effleurait mes oreilles sans les agresser. Je m'étais toujours senti bien dans le monde sombre et discret de la nuit. Et je l'associais toujours à certains de mes meilleurs souvenirs de Poudlard.

L'herbe moelleuse remplaça la pierre claquante sous mes pieds, assourdissant encore les sons. Je fermais les yeux tout en continuant de marcher, appréciant de sentir le vent sur mes joues, la fraicheur de l'air ambiant, le silence qui m'environnait. Je me sentais un peu mieux. La marche rapide, la nature, la nuit, tout cela calma petit à petit mes nerfs. Je pénétrai dans la forêt d'un pas plus léger, plus alerte aussi. J'étais toujours fatigué mais je savais que je n'arriverai pas à retrouver le sommeil cette nuit, sauf avec beaucoup de chance. Ou un sort, ou une potion... Je grimaçai, je n'avais aucune envie d'en venir à cette extrémité.

C'est alors que je me figeai, tout les sens en alerte. J'avais senti quelque chose, ou vu quelque chose que, plongé dans mes pensées, je n'avais pas clairement identifié. Mais dans cette nuit où mon corps bougeait par instinct, j'avais réagi. Je fermais les yeux pour me concentrer. J'avais vu un feu follet écarlate qui slalomait entre les arbres. Je pris une profonde inspiration. Ce n'était pas un esprit, c'était humain, ça en avait l'odeur du moins. Rassuré, je continuai ma route en suivant l'odeur qui me parvenait. La pluie s'était mise à tomber, obscurcissant le monde.

Je marchais le plus silencieusement possible dans la forêt remplie de l'écho du clapotis de l'eau sur les branches. J'étais trempé mais je m'en fichais, au point où j'en étais... Je repoussai un buisson pour pouvoir avancer, mes mains humides glissent sur les feuilles et le retour des branches produisit un craquement sonore qui me fit grimacer. Je continuais cependant mon chemin, curieux et alerte. J'aperçus enfin une silhouette à demi cachée derrière un arbre. Je m'approchais lentement et une femme sorti de l'ombre. Je la dévisageai avec attention, le corps droit et sans aménité. J'étais curieux de savoir ce qu'une personne autre qu'une espèce de fou comme moi faisait dehors en pleine nuit sous la pluie, dans une forêt.

J'esquissai un sourire à sa remarque... très directe. "Je me promène, et vous?"dis-je d'une voix douce. Bon, c'était peut-être pas très clair, voire même plutôt bizarre comme réponse mais c'était ce que je faisais, non? Et puis surtout, je n'allais pas lui dire que je l'avais pistée parce qu'après tout... C'est encore plus bizarre et j'en avais un peu honte au final. J'aurais dû la laisser tranquille.

"Vous êtes de Saint Barnaby?" Je plissai les yeux, elle me paraissait familière, mais sans plus. Et je n'avais pas franchement une bonne mémoire des visages. Je lui sourit timidement, espérant briser la glace. Elle semblait... Je n'irais pas jusqu'à dire agressive, mais méfiante. Voilà, elle était méfiante. En même temps croiser un inconnu après minuit dans la forêt... Ça avait de quoi rendre méfiant n'importe qui...



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MessageSujet: Re: Les stratégies de l'Ombre... [PV Remus]   Sam 30 Aoû - 9:41


Les stratégies de l'Ombre...
Remus & Nora.

 



La pluie semble se calmer. Sous sa cape, je n'avais put déceler s'il était un homme ou non que lorsque que sa voix retentis face à moi. Une voix assez douce et quelque peu assurée.  Je me détend légèrement, rassurée que ce ne soit pas un vieux pervers mais plutôt un jeune homme... Quoique, rien ne me disait pour le moment qu'il ne soit pas psychopathe.

Il me sourit timidement après m'avoir demandé si j'étais à St Barnaby . Je ne m'étonna aucunement de la question, j'étais restée des plus discrète depuis mon arrivée quatre ans plus tôt et la question m'était posée si souvent que j'y avais pris habitude. Je hausse les épaules en souriant constatant bien que le jeune homme n'était pas un de ces tueurs en série des films à suspense, ou un méchant des westerns spaghettis. Je lui répond de mon accent slave si particulier, tout en pressant ma crinière rousse afin d'en extraire l'eau qui s'y était accumulée.

"Je suis du campus oui,  je suis une redoublante qui se refait une 5ème année de Litiù... En vue de ta question, je serais prête à parier que tu es aussi du campus ! Quelle section ?"

Je lève les yeux vers lui, croisant son regard. Il avait un visage pâle, presque lunaire et des yeux cernés de poches brunâtres. De la où je me trouvais, je ne pouvais définir la couleur exacte de ses yeux mais ils me semblaient clairs. Je regarde autours de moi et repère une branche assez épaisse pour supporter mon poids mais haute pour que j'y parvienne du premier coup. Je prend appuis sur le tronc, attrape une écorce déchirée pour prendre suffisamment d'élan et atteint la branche sans trop de difficulté malgré la pluie qui rend l'écorce glissante. Je surplombe d'un mètre le jeune homme qui n'avait pas bouger d'un pouce. Je me retins de rire à la situation qui était vraiment étrange.

Je n'avais croisé âme qui vive depuis ce matin, avait le bras qui me lançait atrocement, le sang dégoulinant à petites gouttes sur le sol de ma plaie, et n'avais trouver rien de mieux à faire que de grimper dans un arbre. J'avais franchement un grain, de plus vu l'allure que je devais avoir, le jeune homme aurait put s'enfuir de suite... J’essuie l'eau qui parsème mon visage, du moins pense le rendre plus convenable avant de me rendre compte que je n'avais fait qu'étaler le maquillage coagulés du dessous de mes yeux et avais ajouté à cela, le sang de ma plaie. Je regarde le jeune homme qui a retiré la capuche de sa cape. Il avait vraiment sale mine, mais au moins avait le visage propre. Je fais une moue de dépit en abandonnant toute tentative de nettoyage, de toute façon je n'avais pas ma baguette.

La pluie avait finalement cessé définitivement, les nuages laissant à présent les pâles rayons de la Lune éclairer la forêt. Aucuns bruits pourtant ne subsistent, seul le clapotis régulier des gouttes d'eau tombant des feuilles. J'inspire une grande bouffée d'air humide puis regarde un instant la Lune, comme bercée par ses rayons. Mon attention se reporte sur mon compagnon de fortune. Sous la lumière de la Lune, il avait un drôle d'air, il paraissait à la fois divin, comme si les rayons de la Lune faisaient plus que l'éclairer, mais sa mine cafardeuse et blafarde cassait le charme que l'astre lunaire lui procurait. Nos regards se croisèrent de nouveau. A vrai dire je ne savais que dire, ni que faire, et n'avais pas le courage de me plaindre de ma journée d'enfer à cet inconnus, mais il fallait briser la glace, après tout lui aussi avait été poussé par quelque chose pour se balader dans les bois ainsi.

Je lui sourit aussi aimablement que je le put malgré la douleur de mon bras et l'état corporel dans lequel j'étais avant de lui montrer d'un signe de tête la branche sur laquelle je m'étais installée. Quelque chose d'énigmatique émanait de ce jeune homme, par instant j'aurais presque juré qu'il était bien plus qu'un simple sorcier, mais cela aurait été impolis de ma part de lui faire la remarque. Et même si j'avais été sûre, même s'il avait été une de ces bêtes légendaires accumulant lupinisme et sorcellerie, où même un équidé à tête humaine je ne pense pas que je lui aurais ouvertement demandé "hey salut tu serais pas un loup-garou ou un centaure?". Le silence de la forêt était devenus bien faisant, le silence du jeune homme un peu moins. Je commençais à me demander si je ne l'avais pas finalement effrayé, ou s'il ne m'avais pas prise pour une folle exécutant un numéro de Tarzan dans les arbres.

Nos regards se plongent l'un dans l'autre. Il ne me semblait pas effrayé, je parvenais presque même à lire qu'il lui en faudrait largement plus pour l'effrayer qu'une rousse sans défense, sanguinolente et un peu crade. Je tâte ma plaie qui s'est largement ouverte et qui m'engourdis tout le bras à présent. Je brise notre connexion de regards pour regarder à travers le blouson, c'était pas jolis à voir, mais j'y survivrais, avant de reporter une nouvelle fois mon attention sur lui. Je me voyais mal lui tendre la main vu le sang, la boue et le maquillage coagulés dessus, pourtant après quelques secondes je lui tendis afin de l'aider à monter s'il le souhaitait tout en me présentant avec humour, car après tout il n'allait tout de même pas me manger, sinon j'aurais eut le droit au comble de ma vie qui aurait vraiment finit en apothéose...

"Je t'aurais bien tendus une main plus propre, hélas je n'ai pas de baguette pour un petit recruvite... Je te rassure, elle n'est pas pire que les écorces de l'arbres qui grouillent de petites bestioles amusantes mais pas très ragoûtantes! Adenora Dostoïevski, mais je t'accorde Nora, le reste étant trop imprononçable! Et toi promeneur nocturne? Qui es-tu donc?"

Bwah ♥:
 
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Remus Lupin
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MessageSujet: Re: Les stratégies de l'Ombre... [PV Remus]   Mer 3 Sep - 7:55


Shadow's strategies
Elle continuait de m'observer comme si j'allais lui sauter dessus. Réaction compréhensive mais qui me gênait. Après tout, malgré ma condition je n'étais pas plus dangereux qu'un autre... Surtout ce soir. Dès que j'eus parlé, elle sembla se détendre et en vint même à me sourire. D'une manière ou d'un autre, cela me rassura. Elle ramena sa chevelure sur son épaule et entreprit de l'essorer, un geste familier que j'avais vu ma mère faire des centaines de fois. La pluie s'était calmée et je la discernai un peu mieux. Elle était plus vieille que moi... Une cinquième année : ça lui faisait presque six ans de plus. Je haussai les épaules.

« Je suis en première année, Litriù aussi. » Je passai ma main dans mes cheveux, les redressant sur ma nuque. Pourquoi j'avais été la déranger ? J'aurais mieux fait de me promener tranquillement dans les bois... Son regard se promena sur les alentours, avec souplesse, elle prit appui sur un tronc et sauta sur une branche. Elle s'assit tranquillement sur le bois mouillé, comme si elle s'en fichait. La pluie cessa totalement à ce moment là, les nuage commencèrent à bouger et la lune put de nouveau éclairer le monde. Je la vis enfin mieux. Elle avait les cheveux roux, qui paraissaient presque châtains sous la lumière blanchâtre de l'astre, une peau blanche. Son visage était presque recouvert de noir, ce devait être son maquillage qui avait coulé. La couleur se concentrait surtout sur ses yeux, leurs donnant l'apparence de deux grottes sombres aux profondeurs infinies. Son rouge à lèvre avait coulé aussi sur son menton, lui donnant l'air d'un vampire. Je sourit de ma propre bêtise. Un vampire, mais bien sûr... C'est alors que je remarquai qu'il n'y avait pas que du rouge à lèvre sur ses joue, mais du sang. Je la voyais qui tentait sans succès d'enlever son maquillage et qui empirait les choses.

Elle abandonna et me sourit en désignant la place à côté d'elle sur la branche. Je haussai un sourcil, elle n'était pas très haute mais j'avais la flemme d'y grimper. Nos regards se croisèrent, je n'y lu plus aucune méfiance. Elle me fixa pendant quelques instants, regarda son blouson et me tendit la main. Je secouai la tête avec un petit sourire. Je n'avais pas franchement envie de monter.

Et puis, elle parla, je ne pus m'empêcher de sourire... Au point où j'en étais ce soir... Ma lassitude me reprit et j'eus envie de m'affaler sur le sol boueux. La simple pensée du regard de ma mère si je faisais ça me donna la force de prendre le l'élan et de bondir pour m'accrocher à la branche. Mieux valait du bois plutôt que de la terre... A la seule force de mes bras, je me hissais à côté de la fille, Adenora. C'était le genre de trucs que j'évitai de faire en public parce que ça prouvait qu'il y avait peut-être autre chose que le frêle garçon timide qui se cachait derrière mon apparence. Mais ce soir, j'étais trop fatigué pour supporter les faux semblants et au diable la prudence ! Bien installé, je me tournai vers elle.

« Remus Lupin, enchanté de te rencontrer par cette nuit pluvieuse Adenora . » dis-je avec un entrain que j'étais loin de ressentir. « Les petites bêtes peu ragoutantes me font moins peur que la tête de ma mère si elle apprend que j'ai osé m’asseoir dans de la boue avec ma cape neuve. » Je lui souris. « J'imagine que tu sais ce que c'est... »

Je posais mes mains sur l'écorce humide qui glissa sous mes doigts. J'étais juste à côté du tronc de l'arbre aussi je bougeais afin de m'y adosser, je repliai un jambe et laissai l'autre pendre dans le vide. J'étais plus à l'aise comme ça. Je pus aussi avoir un meilleur aperçu de son bras. J'ignorai pourquoi elle était blessée, mais j'imagine qu'elle n'avait pas pu se soigner, faute de baguette. Je grimaçai et tendis la main vers elle. « Tu permets ? » demandai-je ne désignant son bras et en sortant ma baguette de ma poche. Elle y était toujours, heureusement car je n'aurais pas pensé à l'emmener ce soir.



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Négatifs:


Un grand merci à Adelou pour ce superbe dessin qu'est mon Avatar ♥

RPG
Feuille de personnage
Age: 23 ans
Niveau: 5e année Maestria
Baguette Magique: Aubépine, ventricule de Dragon

MessageSujet: Re: Les stratégies de l'Ombre... [PV Remus]   Jeu 4 Sep - 5:05


Les stratégies de l'Ombre...
Remus & Nora.

 



Le jeune Litriù finit par grimper à l'arbre avec une souplesse incroyable, puis s'adosser au tronc calmement. Je ne peux m'empêcher de rire à ses dires. C'est sûrement pas ma mère qui ferait les gros yeux pour une tâche, mais c'était si drôle d'imaginer la sienne hurlant à la saletés, le coursant baguette à la main pour retirer une vilaine tâche...

Pour la saleté, oh que oui je savais bien ce que c'était, je m'y étais habituée dès mon plus jeune age, n'ayant dormis dans un vrai lit que lorsque j'ai atterris par mégarde va-t-on dire chez les Serpentard de Poudlard. Je lui sourit aimablement, après le bon fou rire que je venais d'avoir, sans répondre. Je ne risquait pas, pas même à un inconnus sympa, de révéler mon secret qui était déjà bien trop lourd à garder pour une personne... Son regard se pose sur mon bras. Il sort sa baguette pour le soigner sans un mot. Je me doute bien que la question de ce qui m'est arrivée lui brûle les lèvres, mais il semble bien trop pudique ou discret pour oser me le demander. Je devance donc sa pensée en lui lâchant dans un petit rire mi amusé, mi empreint par la douleur physique de la plaie :

'' Un vilain pas beau et pas très commode à décrété que je n'avais pas le droit de boire du café, disons qu'à ce moment, j'ai un peu oublier l'option baguette pour me battre avec un mastodonte de son envergure !''

Je ris de plus belle, mais pas d'un rire de joie. J'aurais plutôt qualifié ce rire de nerveux, oui nerveux à vrai dire, car je ne parvins pas à m'arrêter, en proie à ce rire, au relâchement de mes nerfs qui avaient été tendus tout cette sainte journée. Ce jeune homme allait finir par me prendre en définitive pour une folle. Je parvins de justesse à ne pas retomber dans les larmes, j'avais eut ma dose. Je pose mes yeux d'azur cernés de noir sur son visage diaphane. Il avait vraiment quelque chose de... Magique n'aurait pas été le mot juste, mais cela se rapprochait lorsque les rayons de la lune effleuraient sa peau. Aux cernes qui ornaient ses yeux et son teint si blafard, je me doutais bien que je n'avais sûrement pas été la seule à passer une journée riche en émotions. Il soigne ma plaie assez rapidement, aussi rapidement qu'une baguette puisse le faire à vrai dire. Je lui lance un clin d’œil de remerciement. La pluie reprend doucement d'abord, tombant mélodieusement sur les feuilles de la végétation environnante, puis en cascade, aspergeant mon visage avec ferveur. J'adorais la pluie, l'avais toujours adoré, depuis ma plus tendre enfance.

Je me souvins de ces soirs d'été ou papa n’emmenait sur ses épaules regarder l'orage au loin sur la Manche, les grosses gouttes de pluie mouillant mon visage avec cet amusement enfantin. Maman râlait toujours parce que l'on revenaient trempés jusqu'aux os, et qu'on risquaient comme elle le disait, d'attraper la mort. Ça me faisais toujours rire... Je regarde le dit Remus. Il est abrité par le feuillage au dessus de lui. Nos regards se croisent de nouveau, je lui souris, des gouttes d'eau tombant de mon nez. J'essuie l'eau avec le bas de mon maillot déjà bien trempé et me rapproche de lui pour m'abriter. Son corps émane de chaleur humaine.. Quoique... Je remarque que je suis parvenus à enlever un bonne partie du maquillage coagulé avec mon maillot qui se retrouve tâché. Je ris doucement, repensant à la mère de mon compagnon de fortune. Je l'imaginais bien en train de faire un syncope au bas de l'arbre, voyant ainsi son fils sur une branche, accompagné par une fille dont la moitié des vêtement étaient tâchés de boue, de sang et de sève. Bon au moins je ne puais pas, je sentais et respirais la nature dans son plus profond retranchement.

Le corps du jeune homme dégageait une chaleur qui me réchauffais légèrement. Ça n'aurait dépendus que de moi, je me serais bien blottie contre lui et endormie, mais bon j'allais quand même pas faire ça alors qu'il devait déjà me prendre pour une cinglée. Bon c'est vrai, je mourais d'envie d'être réconfortée, mais les caresses de la pluie seraient peut être suffisante. Voilà un comportement qui m'arrivait que rarement, les câlins n'étant pas vraiment mon fort, et je me retrouvais en pleine forêt, accompagné par un jeune homme qui ne devait sûrement pas connaître les méandres d'une vie vécut dans ma merde et les détritus, ayant ce besoin irrépressible d'être rassurée, de me sentir rassurée.  Je fais une moue dépitée, lorsque la pluie se calme doucement pour finir sa danse effrénée dans un bruit de mas. Je me recroqueville sur moi même, l'humidité me transperçant la peau de tout part, et serre mes genoux contre mon buste. Bon sang, autant que la pluie était douce, autant l'humidité qui la suivait était traître. Je regarde mon compagnon emmitouflé dans sa cape, et ferme le zip de ma veste gorgée d'eau. Je lance sur le ton de la conversation :

''Foutue humidité ! Elle est pire ici qu'à Londres... C'est dingue ! ''

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Remus Lupin
Litriu préfet

MessageSujet: Re: Les stratégies de l'Ombre... [PV Remus]   Sam 6 Sep - 5:09


Shadow's strategies
Je me concentrais sur ma baguette, et la soignait rapidement, j'étais devenu fort en premiers soins. Et c'était plus facile de soigner quelqu'un d'autre que soi-même... Je vis avec satisfaction la plaie se refermer et le sang arrêter de couler. Je soufflai de soulagement. Malgré la pluie, l'odeur du sang remplissait tout l'espace, je suffoquais presque et je devais faire un bel effort pour rester stoïque. Au final, j'aurai mieux fait de rester en bas, plus loin d'elle. Je haussai un sourcils quand elle m'explique comme elle s'est blessée, en riant.

« L'option ? Pour toi la baguette n'est qu'une option ? » Je la regardai avec incrédulité et amusement. Je ris doucement. « Forcément, vu comme ça, dur de ne pas se retrouver avec un bras en sang... » Je frissonnai.

Dans l'intimité de la forêt, je me sentais... bien, mieux... Pas moi-même, non, pas dans l'état actuel des choses, mais au moins un peu plus calme. Même lorsqu'elle se mit à rire comme une hystérique. J'avais très envie de rire avec elle mais j'avais de trop me relâcher et de faire une bourde. Doué comme je suis il y avait de grandes chances que ça arrive. Elle avait vraiment l'air d'une échappée d'asile avec le sang qui glissait sur son bras et son maquillage coulant sur son visage. Et son rire. Et la pluie reprit son rythme précédent. Nous étions beaux tout les deux sous la pluie, perchés sur un arbre au milieu du parc. Je secouai la tête avec un sourire.

J'étais placé suffisamment près du feuillage pour éviter la pluie directe, mais elle ruisselait sur les feuilles et le long du tronc et me glaçait jusqu'à la moelle. Et j'aimais me sentir frissonner, je me sentais plus vivant que lorsque je tournais en rond dans ma chambre le plus silencieusement possible à cause de Sirius qui dormait à côté. Je donnai un coup de poing à la branche, espérant ainsi libérer une partie de mon énergie et de ma frustration. Peine perdue.

Je regardais ma compagne d'infortune. Elle sentait bon, sous la pluie et environnée de forêt, elle sentait la sève et l'humus. Ce n'était pas le genre de parfums que l'on retrouvait dans les boutiques mais j'aimais bien, c'était doux, naturel et relaxant. Je me sentis me détendre alors que je prenais de profondes inspirations, mettant de côté l'odeur du sang toujours aussi entêtante. Elle s'était rapprochée de moi, sûrement pour échapper un peu à la pluie bien que celle-ci cesse soudain.

Je levai le visage vers le ciel et vit les nuages s'éparpiller, les étoiles apparaître doucement. La nature résonnait des chutes de gouttes d'eau. J'imaginais la minuscule perle transparente tomber du haut d'un arbre, glisser sur une feuille et continuer sa chute. Adenora se tassa sur elle-même. Elle semblait avoir froid. J'eus pitié d'elle et de ses vêtements mouillés. L'agrafe de ma cape cliqueta lorsque je l'enlevai et la posais sur la rousse. Je lui souris.

« Nous sommes en Ecosse, plus au Nord, c'est normal. » Je lui souris gentiment et lui prends les mains pour les frotter et les réchauffer. Je n'étais pas fan de contacts mais je voyais bien qu'elle avait froid et je savais bien que dans mon état, ma température corporelle était plus élevée que d'habitude et donc que je pouvais non seulement l'aider à ne pas faire d'hypothermie mais aussi que je n'allais pas tomber malade. Je soupirai. Pour une fois que je trouvais ça avantageux...

Je me sentais ridicule à lui tenir ainsi les mains mais je continuai à les frictionner tant qu'elle me parurent froide, voire glaciales.

« Tu voudrais pas rentrer ? T'a l'air frigorifiée et je veux bien te frotter les mains aussi longtemps que tu veux mais à mon avis ça changera pas grand chose. » remarquai-je avec un petit sourire timide. Si j'avais eu une écharpe, je l'aurais emitoufflée dedans aussi. Juste pour être sûr qu'elle me claque pas entre les doigts.



codes par shyvana
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MessageSujet: Re: Les stratégies de l'Ombre... [PV Remus]   Aujourd'hui à 5:09

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