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 Un premier pas dans la vraie vie (libre)

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Moïra MacGregor
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Un premier pas dans la vraie vie

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MessageSujet: Un premier pas dans la vraie vie (libre)   Jeu 27 Nov - 20:28

   Si le ciel était d’un morne gris et l’air d’une froideur tout à fait écossaise, Moïra, elle, était d’en enthousiasme inaccoutumé. Elle s’était réveillée le matin couverte de sueurs froides, après s’être démêlée avec des cauchemars toute la nuit. Cauchemar dont, heureusement, elle n’avait gardé aucun souvenir. Elle s’était redressé, pantelante et sanglotant en silence, dans sa grande chambre austère, puis avait attendu en vain que le sommeil ne lui revint. La jeune femme avait donc passé le reste de la nuit, le carreau ouvert, à fixer l’horizon en chemise de nuit, appréciant les courants d’air glacials qui lui rafraichissaient les idées et lui faisait quelque peu oublier la solitude qui la taraudait depuis un certain moment.

La solitude, elle s’y connaissait. Elle l’appréciait, s’était sa tendre amie qui venait à son aide chaque fois qu’elle avait besoin de temps ou d’un refuge. Mais ces temps-ci, bien malgré elle, sa compagne de toujours s’était muée en un poids de plus en plus lourds sur ses frêles épaules. Elle n’avait pas compris ce revirement de situation, puisque d’habitude, tout allait pour le mieux.

   Et c’était ce que Moïra avait souhaité. Lorsqu’elle s’était exilé dans cette école de magie (elle qui n’avait pas eu l’intention de poursuivre ses années d’étude si loin), si loin et si près de tout à la fois. Quelques heures de route et elle atteignait le village où elle avait grandi. Mais évidemment, elle ne pouvait pas y aller. Ses parents devaient croire qu’elle était dans cette université allemande, et non pas dans un monde saugrenu et incroyable dont ils ignoraient l’existence. Et surtout, mais surtout, « ils » ne devaient pas la trouver.

   En proie à des débats intérieurs puissant, tentant à la fois de refréner de sinistres souvenirs et de se concentrer sur la journée à venir, elle s’était habillé avec des vêtements sobres, comme à l’accoutumé : une jupe noire et sage, des collants en laine grise, un débardeur sombre et un épais cardigan carotté pour la réchauffer. Lorsqu’elle avait terminé, dans un satisfaisant anonymat comme toujours, sa journée de cours dont elle ne suivait d’un air attentif mais savait qu’elle devrait volontairement donner de fausses réponses pour ne pas paraitre digne d’intérêt, elle s’était avec une détermination discrète dirigée vers l’extérieur. Accompagnant sa tenue d’une veste molletonnée et d’un énorme foulard qui la faisait ressembler à une gnomesse, elle avait pris la route du village de Stornoway.

   L'étudiante n’y avait été que quelques fois, et ce pour des besoins élémentaires : achat de vêtement, fournitures scolaires, et etc. Elle était d’une nature économe frôlant l’obsession, qui s’expliquait par son manque cruel de ressource : en effet, ses parents adoptifs étant moldus, elle payait seule ses études et les quelques travaux d’été qu’elle avait réussi à avoir lui permettait à peine de payer dépenses. Elle vivait dans l’angoisse permanente que le C.P.E.S, le Comité de Prêts des Études de Sorcellerie, se rende compte de ses notes moyennes et ne lui coupe les vivre.

   Mais aujourd’hui, elle prenait une initiative plus que bienvenu, se dit-elle en trottant doucement sur les routes du village, plutôt déserte en cette fin de journée. Elle avançait de toujours d’une petite démarche tranquille, les mains bien au chaud dans ses mitaines et les yeux qui évitaient humblement de croiser le regard des autres.

   Enfin, Moîa atteignit son objectif. Elle n’était pas sûr qu’il y en avait une, mais c’était le cas apparemment : une animalerie! Elle aurait du s’en douter, mais doutais un peu de trouver un animal normal. Elle ne souhaitait pas un compagnon pour lui compliquer la vie, mais simplement pour lui tenir un peu compagnie, les soirs ou l’étreinte de la solitude se faisait trop forte. Un chat, un oiseau, un lapin, n’importe quoi qui meublerait un peu sa chambre trop vide et silencieuse et lui ferait oublier que, bien que ce fût son choix d’être ici, c’était loin d’être la vie qu’elle avait voulu.

   Soupirant entre l’énervement et l’inquiétude, les joues rougies par le froid et ses cheveux ébouriffés par le froid s’échappant de sa grosse écharpe, elle poussa la porte de la boutique qui s’exécuta non sans un grincement presque accueillant.


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Adele Berry
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MessageSujet: Re: Un premier pas dans la vraie vie (libre)   Sam 29 Nov - 12:09

Un premier pas dans la vraie vie



Qu’est-ce qu’il fichait là ?

Accoudé au comptoir de l’animalerie du village, Adele discutait avec le vendeur, un sorcier d’environ cinquante ans, un peu bedonnant mais au regard perçant. Il n’arrivait pas à croire qu’il était vraiment en train d’acheter deux petites gamelles en plastiques pour son chat. Et des croquettes. Le chat en question était debout sur le comptoir et Adele le gratouillait distraitement d’une main tandis que l’homme essayait de lui refourguer une litière « pour seulement 3 gallions ! ».

Au secours.

Il n’en avait jamais voulu de ce chat, lui. Il s’était imposé  un beau jour et depuis il n’avait pas pût s’en débarrasser. Si encore il était mignon, pourquoi pas, mais il s’agissait d’un terrible chat de gouttière au poil jaune et aux yeux brûlants comme des lampes. Adele jeta un coup d’œil à l’animalerie pour détailler les animaux à vendre et soupira. Des chouettes fabuleuses, des souris magiques, des tortues multicolores, des chatons avec un ruban autour du cou… Ils étaient tous adorables. Sauf le sien.

Comble du ridicule, l’animal portait un bandage à la patte droite suite à un combat qui avait mal tourné et lui-même portait également un bandage au bras droit suite à une morsure de coyote enragé. Ils avaient l’air fin, tous les deux. Alors qu’il allait sortir de l’argent pour acheter les gamelles et les croquettes – Pas de litière, il ne fallait pas abuser, on était pas dans un hôtel quand même – La clochette tinta.

Emmitouflée dans un tas de vêtements, une jeune fille franchie le seuil de la porte. Effrayé par le bruit de la sonnette ou par une quelconque autre raison, Woody échappa aux mains du brun et se jeta sur l’inconnue, poil hérissé et crocs dehors. Il s’attaqua sur les chaussures et les chevilles de la demoiselle avant qu’Adele ne réussisse à l’attraper par la peau du cou, franchement agacé.

« EHO du calme Woody ! » Gronda Adele, puis se retournant vers la pauvre victime « Excuse-moi, je ne contrôle pas du tout cette bête sauvage… Tu n’es pas blessée au moins ? »

Heureusement, il avait réussi à attraper son animal à temps, avant qu’il ne se mette à la blesser sérieusement. Les dégâts se portaient à un début de collant filé.

« Oh, je suis désolé pour ton collant, je te le rembourserais, ne t’inquiète pas. »

Il fit sortir Woody de la boutique par la fenêtre ouverte et reposa les gamelles en plastiques dans le magasin, comme pour punir son foutu chat.

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Moïra MacGregor
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MessageSujet: Re: Un premier pas dans la vraie vie (libre)   Sam 29 Nov - 17:42

Moïra avait pénétré sans suspicion dans l'animalerie: c'était un endroit propre, bien éclairé, dont les bruits et odeurs des animaux l'avait tout de suite rassuré, lui rappelant sans doute son enfance dans la fermette de ses parents. Par contre, il y avait un autre client qui discutait avec le propriétaire. Moïra avait tout de suite baissé les yeux, s'apprêtant à prendre son attitude "tellement- discrète- qu'elle- en- est- irremarquable" en se glissant subtilement sur le côté. Ses plans furent néanmoins violemment avortés.

"Oh! Ach Cad é...*"

Elle avait poussé sans penser une exclamation lorsqu'une furie orange lui bondit dessus, toute griffe dehors. Pétrifié de surprise, il lui fallut un moment avant de se rendre compte que la chose qui tentant de monter sur ses jambes avec force dommages était un simple chat. Elle avait sursauté, écarté les bras de crainte de le frapper et était resté immobile. Mais son apparent calme avait cédé en une seconde  avec un autre cri, celui-là de douleur, lorsque la créature hargneuse réussis en partie son ascension, déchirant sans distinction collants de laine et jambes.
Le calvaire finit aussi rapidement qu'il avait commencé. Le client, apparemment le propriétaire du chat, avait bondit et finit par réussir à récupérer l'animal, qui fut sans ménagement jeté par la fenêtre. Il eu un moment de silence où ils fixèrent la fenêtre, pantelant, avec que l'autre ne lui adresse la parole. C'était un jeune homme de son âge, sans doute un étudiant, avec un visage avenant et habillé comme un moldu. Elle baissa aussitôt le regard, rougissante.

C'était évidemment un souhait impossible, puisque personne ne ferait mine de rien devant une telle situation. Elle s'enfonça dans ses foulards passablement défais. Avec ses boucles sombres hérissées sortant de partout, ses yeux agrandis et sa peau devenant de plus en plus écarlate, elle avait décidément plus l'air d'une loutre qu'un gnome. Devant la question de l'autre, elle balbutia maladroitement, son accent highlander ressortant terriblement lorsqu'elle était stressé.

"Non je... ça va, je.... je n'ai rien..."

Moïra tenta d'ignorer une profonde striure sur sa jambe gauche (qui allaient bientôt commencer à saigner surement) qu'elle tentait de camoufler en reculant d'un pas. Prenant une grande inspiration, inquiète à l'idée d'être au milieu de tout ce raffut, elle tenta un léger coup d'œil timide vers le garçon, et esquissa un sourire se voulant rassurant.

- Non, reprit-elle, son profond accent disparaissant comme par magie pour laisser place à un anglais parfais. Ça va pour les collants je... merci.

La jeune femme baissa tout aussi vite les yeux, se maudissant de la situation actuelle. C'était clair qu'elle n'allait pas s'en tirer aussi facilement, et elle se tordit les mains d'inquiétude, mal à l'aise d'avoir attiré l'attention de manière aussi flamboyante.
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Adele Berry
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MessageSujet: Re: Un premier pas dans la vraie vie (libre)   Dim 30 Nov - 8:27

Un premier pas dans la vraie vie



La journée avait été parfaite, sans un couac. Il avait miraculeusement bien dormi, avait suivi tous ces cours avec attention, avait eu la meilleure note en politique et langues magiques et n’était pas de service au Bloody ce soir. Il s’était même habillé avec des couleurs clairs, tellement il était de bonne humeur. En voyant son chat ce soir il avait été pris d’un élan de compassion et avait gracieusement décidé de lui offrir des gamelles, ce qui n’était pas peu dire.

C’est donc avec énervement qu’il avait balancé Chalet par la fenêtre, agacé par sa capacité à tout gâcher. Il ne remarqua pas le froncement de sourcil réprobateur de la part du vendeur quand il abandonna ses ex futures-emplettes sur une étagère du magasin pour se concentrer sur la jeune fille.

Elle avait franchement dût avoir peur de se faire agresser de la sorte et c’est donc un peu soucieux qu’il lui demanda si elle allait bien. Emmêlée dans ses foulards comme dans ses mots, Adele essayait en vain de reconnaître la jeune fille. Elle semblait toute jeune et avait un accent écossais, qu’il avait lui-même perdu au fil de sa scolarité à Poudlard. Était-elle une étudiante de St-Barnaby ? Une nouvelle peut-être ? Sa curiosité maladive l’emporta sur les convenances et il ne  pût s’empêcher de lui poser la question.

« Excuse-moi, tu es une élève de St-Barnaby ? J’ai l’impression que c’est la première fois que je te vois, c’est étrange, l’école n’est pas grande pourtant… »

Il termina sa tirade par un grand sourire amicale afin de mettre à l’aise la rougissante inconnue et de l’inviter à lui en dire plus. Il commença à faire des pronostics dans sa tête quand à la filière de la demoiselle. Pas Ceart, non. Sinsear non plus, il l’aurait vu. Nimh et Monaraith non plus. Litriu ou Todhchai. Oui ces deux filières lui iraient bien. Non, elle ne semblait pas assez perchée pour être en Todhchai. Litriu lui allait mieux. Il valida son pari dans sa tête avant d’essayer de lui soutirer l’information.

« Je suis désolé de te rencontrer de cette façon, en tout cas… Je m’appelle Adele Berry, je suis en Sinsear, et toi ? »

Il était maintenant absorbé par cette nouvelle rencontre, il adorait découvrir de nouvelles personnalités, c’était plus fort que lui. Il avait besoin de parler, de partager avec les autres. Trop de solitude le faisait dépérir et il voyait en chaque personne une possible source d’affection et d’amusement. Toute les opportunités pour rencontrer les autres devaient être saisie, même si elle prenait la forme d’un chat sauvage, oui.

S’il était parfaitement à l’aise dans cette discussion, quitte à en oublier le vendeur qui le maudissait d’avoir annulé son achat et de monopoliser une cliente, il ne semblait pas en être de même pour la jeune fille. Elle eut tout de même un revirement de ton spectaculaire quand elle refusa son offre de remboursement.

« Tu es sûre ? Je suis vraiment désolé, si je peux me faire pardonner d’une quelconque manière, n’hésite pas, en tout cas. »

Il n’aimait vraiment pas du tout se sentir coupable, le rôle du méchant ce n’était pas pour lui. Il ne voulait pas que la jeune fille ait une fausse image de lui et le prenne pour une espèce de type un peu instable ou dangereux. Il avait le don de passer pour quelqu’un d’un peu « étrange » au premier abord. Il suffisait de repenser à Remus qui l’avait surpris couvert de peinture rouge sanglante en pleine nuit, ou à Meredith qu’il avait rencontrée après s’être bagarré comme un moldu, ou encore à Cassie qu’il avait retrouvée au beau milieu des toilettes de l’école… La palme allant à Alexis avec qui il était allé de gaffes en gaffes jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un terrible malaise entre eux.

Et il voulait devenir ambassadeur…
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Moïra MacGregor
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MessageSujet: Re: Un premier pas dans la vraie vie (libre)   Lun 1 Déc - 8:01

Moïra était resté un instant bouche-bée devant la volubilité du jeune homme. Elle qui espérait passer inaperçu, c’était fini! Elle lança un regard désespéré au vendeur, qui le lui rendit d’un air torve, sans doute dépité de perdre une vente (de gamelle…?) à cause d’elle.

« Je… euh…. Enchanté»

C’est tout ce qui arriva à sortir pour l’instant de sa bouche. Cela faisait si longtemps qu’elle n’avait pas eu une vraie conversation avec quelqu’un de son âge! Elle était tout simplement prise au dépourvu, ne sachant pas trop comment réagir, ni comment soutenir un regard fixé pour elle.
Elle se mordit les lèvres avec un petit soupir, résignée. Elle n’arriverait décidemment pas à s’éclipser rapidement, alors elle supposa que la manière la plus simple d’abréger se calvaire était de répondre à ses questions, espérant que sa vie inintéressante le désintéressait assez vite. Et puis, sa jambe commençait à l’hériter.

« Hum… Je… Oui, je suis de St-Barnaby » murmura-t-elle avec lenteur, les yeux passant par intermittence au visage de son interlocuteur (qui paraissait dévoré de curiosité) et sur ses mitaines, qu’elle finit par ôter nerveusement. « Je suis Moïra…. MacGregor. Hum… c’est que je suis en intégration… »

Concis, presque clair. Elle prit une inspiration et tenta un petit sourire d’excuse, révélant par ce fait même une canine gauche un peu plus longue que sa collègue de droite. Elle tentait tant bien que mal de reprendre un peu d’assurance. Après tout, c’était censé être quelque chose de normal, avoir une conversation. Comme le témoignant l’assurance de ce Adele, tout à fait à l’aise.

« Merci, je n’ai besoin de rien… Je ne venais que… voir, pour un animal, peut-être… »

Sa dernière phrase eu presque un ton de supplique, tant sa hâte de se sortir de cette embarrassante situation était grande. Mais elle avait l’impression qu’elle ne s’en sortirait pas aussi facilement…
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Adele Berry
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MessageSujet: Re: Un premier pas dans la vraie vie (libre)   Dim 7 Déc - 11:21

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Visiblement la jeune fille n’était vraiment pas à l’aise. La voix tremblante, les joues en feu, le regard fuyant… Son corps envoyait beaucoup de signaux de détresse qu’Adele avait du mal à gérer. Il cherchait toujours à plaire aux autres, en les amusant, en les écoutant, en les rassurant ou par tout un tas de petites attentions et voir qu’il dérangeait quelqu’un ne lui plaisait pas du tout.

La demoiselle réussie tout de même à se présenter, réanimant du même coup son intérêt pour elle, intrigué par son prénom étranger. D’où pouvait-elle venir ? Elle avait parlé avec l’accent écossais mais « Moïra » n’était clairement pas originaire de ce pays. « MacGregor » l’était, par contre, sans l’ombre d’un doute. Avait-elle été adoptée ? Ou avait-elle des parents qui, comme les siens, étaient des excentriques du prénom ? Ou peut-être qu’elle était une étudiante étrangère fraîchement débarquée, ce qui pourrait expliquer sa grande timidité. Il hésita une fraction de seconde avant de lui poser la question, sentant toujours sa gêne et ayant peur de l’embêter, mais s’il ne lui demandait pas maintenant il ne le saurait jamais. Et en brave Serdaigle, Adele détestait ne pas savoir.

« Moïra ? C’est la première fois que j’entends ce prénom, tu es étrangère ? »

Il s’efforça à laisser transparaître sa bienveillance en posant sa question et de masquer son avidité de découvrir la solution de l’énigme. Une énigme. Voilà exactement comment il percevait Moïra après trente secondes de conversation. Jeune fille secrète, illisible, indéchiffrable. Elle n’était pas exubérante comme Leona, Aiyanna ou Arabella, on ne pouvait pas vraiment décoder sa personnalité sur son physique ou son attitude. Ou comprendre seulement qu’il s’agissait d’une personne qui avait une forte envie de se cacher des autres en se protégeant par trois couches de vêtements et par un maquillage soit inexistant, sois très léger – les connaissances d’Adele en terme de maquillage était très superficielles, d’où son hésitation – et par une coiffure simple et sage.

Adele fronça ses sourcils afin de se forcer à arrêter son analyse de la jeune fille et à se reconcentrer sur ses paroles. Bordel. Il avait toujours besoin de décortiquer dans son esprit le moindre mouvement des personnes pour pouvoir s’adapter et agir en conséquence. C’était aussi pénible que pratique, l’obligeant à mesurer chacune de ses paroles mais lui permettant d’être un caméléon de sociabilité. Son côté détective lui fit cependant défaut lors de son pronostic de filière et il se maudit intérieurement d’avoir oublié les étudiants en Intégration. Filière qui ne fit que renforcer son idée d’être en face d’une demoiselle plutôt hésitante.

Moïra le ramena brutalement sur terre en évoquant l’animalerie. Il avait complètement effacé la boutique de son esprit, concentré sur la cliente. S’il avait complètement abandonné toute idée d’achat, ce n’était visiblement pas le cas de la jeune femme.

« Oh, tu veux acheter un animal ? Je te déconseille le gros chien là-bas, il m’a grogné dessus quand je suis rentré. Ou sur mon chat. En tout cas il n’a pas l’air sympa… »

Adele fut interrompu par le vendeur qui rappliqua aussi vite que son bedonnant ventre lui permit en entendant Moïra évoquer enfin sa ménagerie. Lui passant devant en l’écartant sans ménagement de la nouvelle source de gallions, il proposa à Moïra de l’aider dans son choix.

Vexé de s’être fait balayé de la sorte, Adele pointa du doigt le vendeur et mima les mots « c’est un voleur » silencieusement et bien distinctement à Moïra, dans le but de l’avertir de son fort penchant pour l’argent mais surtout pour l’amuser par son jeu de mime. Le vendeur se retourna vers lui d’un coup, le soupçonnant d’une quelconque blague, à laquelle il répondit par un grand sourire d’innocent avant de disparaître à travers les rayons de la boutique.

Il se balada à travers les différents produits disponibles, attrapant de temps en temps une boîte de médicament ou de soin pour animaux, tout en tendant l’oreille à la discussion entre la jeune fille et le vendeur. Il n’aimait pas spécialement écouter aux portes mais il avait envie de savoir quel animal allait choisit l’énigmatique Moïra.

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Moïra MacGregor
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MessageSujet: Re: Un premier pas dans la vraie vie (libre)   Ven 26 Déc - 19:07

Moïra avait suivi avec attention et un peu d’inquiétude les paroles du jeune homme : il était très expressif, faisant de grands gestes des bras et souriant beaucoup. Malgré elle, cela la mettait en confiance et faisait baisser un peu sa méfiance naturelle. Après tout, comment un garçon qui avait l’air si gentil et inoffensif pouvait lui causer du tort? Elle desserra un peu son épaisse écharpe en tricot, la chaleur du feu de l’animalerie reprenant ses droits.

- Oh, euh, mon nom? murmura-t-elle, rougissant de nouveau. C’est grecque, je crois, mon… euh mon père lit beaucoup… Mais je suis écossaise…

Elle finit sa tira de d’un petit sourire en tripotant timidement une mèche de cheveux. En même temps, elle se replongea une fraction de seconde dans ses souvenirs. Le salon de ses parents, une pièce aussi ancienne que la maison, soit de presque 3 siècles : toute en boiseries et en pierres, avec un tapis moelleux, de lourds canapés datant d’un autre âge, de vieux cadres d’ancêtres familiaux et l’immense foyer qui brûlait en permanence. Puis son père, aussi grand et roux que sa mère était petite et blonde, qui dominait la pièce dans le fauteuil principal, un gros livre sur ses genoux. Bien que la maison ait l’électricité, il préférait s’éclairer aux chandelles et à la lampe et Moïra se rappelait la scène baignée d’une douce lueur dorée alors qu’elle se faisait conter « Les aventures d’Ulysse ».

Ce souvenir dura moins d’une seconde, mais assez pour lui faire perdre légèrement le fil de la conversation. Elle resta là un instant, à fixer son interlocuteur d’un air confus, avant de se rappeler elle aussi qu’elle était dans une animalerie. Face à toutes les suggestions d’Adele, elle ne put qu’hausser les épaules, manifestant ainsi qu’elle n’avait pas plus d’idée que lui sur lequel elle comptait choisir.

Elle fut par la suite entraînée sans ménagement par le vendeur qui s’enorgueillissait de lui présenter la moitié de sa boutique, vantant l’intelligence de sa chouette indienne, la vivacité du chien colley (effectivement, il grognait pas mal) et le calme d’un chat tout noir, qui ne daigna pas la regarder en face. Elle barra tout de suite l’idée d’avoir un chat, la seule image lui rappelant la cuisante douleur de ses mollets lacérés. Elle s’efforça donc de suivre avec attention et force hochement de tête toutes les explications du vendeur qui, ma foi, avaient l’air un peu exagérées.

Ce qui n’empêcha pas Moïra de remarquer Adele qui lui mimait des avertissements avec force grimace dans le dos du gros bonhomme. Bien malgré elle, elle pouffa dans son foulard, ce qui lui valut un froncement de sourcil inquisiteur. Elle camoufla son rire en une petite toux et, le regard angélique, continua sa visite.

Néanmoins, après une dizaine de minute, elle dut se rendre à l’évidence que rien ne lui plaisait. Elle était loin d’être difficile : on lui avait appris à être tolérante et à remercier chaque jour d’être comme il est… Mais aucun des animaux ici ne semblait apte à combler le vide qui grandissait un peu plus chaque jour de son existence.

Elle allait abandonner et remercier le vendeur pour son temps lorsqu’un petit mouvement attira son attention. Dans une cage grillagée, entre une tortue turquoise et un capibara au regard placide, il y avait une minuscule bestiole, à peine plus grande qu’une souris. Cela lui prit un moment pour reconnaître l’animal qui la fixait sans sourciller : c’était une hermine d’à peine 10 centimètres de long avec un pelage noir d’encre
.

- Et ça? demanda-t-elle, curieuse malgré elle.

Le vendeur parut surpris et il lui fallut lui-même un moment avant de comprendre de quoi elle parlait. Lorsqu’il comprit qu’elle s’intéressait au minuscule animal, il eut un petit rire condescendant
.

- Oh, c’est une hermine mâle « Khar Tsuny », un pure-sang d’une race très rare vivant uniquement en Mongolie!, s’exclama-t-il en la couvant d’un air paternel. Mais vous devriez oubliez ça, ce sont de petites créatures difficiles à vivre et très vicieuse!

Moïra hocha distraitement la tête, fascinée par le regard limpide de la petite bête et son attitude de défi : tant de fierté dans une si petite chose! Elle ne s’entendit pas demander le prix, mais elle dut le faire puisque la réponse fut rapidement donnée.

- Ah et bien…. 15 gallions ma jeune dame! Et pour 20, je vous fournis tout l’équipement!

Cela la ramena brusquement sur terre. 20 gallions! C’était toute une fortune tout de même! Et tout ça pour un animal? Malgré elle, elle détacha son regard et s’efforça de sourire au monsieur, tentant de se rappeler ses rudiments de négociation.

- Ah et bien… hum, 20 gallions pour une… bête vicieuse? commença-t-elle, peut convaincue elle-même. Pourquoi pas disons, 15… euh 10, avec l’équipement?

Elle-même se trouva assez pitoyable, ce que confirma le grognement méprisant du vendeur.

- Pas en bas de 19 madame!

Moïra baissa la tête, plus que gênée. Quelle humiliation! Non seulement elle montrait qu’elle était visiblement pauvre, mais en plus, qu’elle n’avait aucun talent de marchandage! Sentant les larmes lui monter les yeux, elle esquissa un dernier sourire tremblant, les yeux fixés sur ses bottes, avant de murmurer un bref « J’y penserai! ».

Puis elle se précipita à l’extérieur, oubliant totalement le témoin de la scène. Elle prit un moment pour ne pas claquer la porte, puis s’appuya contre la face du bâtiment, prenant de grandes respirations. Il neigeait, et l’air glacé lui permit de reprendre lentement ses esprits et de ravaler ses larmes de honte.
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MessageSujet: Re: Un premier pas dans la vraie vie (libre)   Jeu 22 Jan - 10:00

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Adele fut ravi de constater que la jeune fille se détendait peu à peu, allongeant ses phrases et se risquant même à sourire. C’était plutôt encourageant. Il se demanda quand même vaguement ce que donnerait une conversation entre elle et Meredith. Les personnes timides l’attendrissaient toujours et il ne pouvait s’empêcher de trouver cela adorable. Reprenant son accent écossais qui lui faisait rouler les R, il répondit à la jeune fille.

« Oh une compatriote ! En tout cas tu as un très joli prénom. »

Une écossaise au prénom original, exactement comme lui. Il s’amusa de ce point commun, repensant aux petites disputes qu’il avait pu avoir avec ses parents à ce sujet, plus jeune. Il avait eu le droit à bien des moqueries de la part de ses camarades et en avait naturellement voulu aux responsables de cette plaisanterie. Pourquoi parmi tous les prénoms disponibles sur cette Terre avait-il fallu qu’on lui colle celui d’une fille ? Il les avait accusés d’avoir perdu un pari, d’avoir choisi au hasard dans la colonne fille des listes de prénoms ou encore d’avoir assemblé des lettres de scrabble de façon aléatoire. A bientôt vingt ans il s’était habitué aux réflexions des autres élèves et avait fini par s’en foutre complètement. Au moins la demoiselle portait un prénom féminin, c’était déjà cela.

Il n’eut pas vraiment le temps de questionner un peu plus Moïra, se retrouvant dans la section « maladie magique » du magasin pendant que la jeune fille avait droit à un tout gratuit de boutique. Il s’occupait les mains avec les médicaments du rayon et les lisait distraitement, tout en tendant l’oreille à l’échange du vendeur et de sa victime. On aurait dit que l’homme était fou et parlait seul tellement la craintive Moïra était silencieuse.

Chat ? Chien ? Hamster ? Raton laveur ? Elle allait finir par se décider, oui ?

Le flacon « Infection des oreilles chez les félins » qu’il tenait depuis dix minutes perdait de plus en plus d’intérêt et il en dévissait le bouchon distraitement tout en déballant sans gêne un autre produit qui promettait des petites pastilles à l’odeur d’orange contre les champignons sous les pattes de chiens.

Oh bordel, qu’il était insupportable quand il s’ennuyait.

Il allait finir par mettre le rayon sans-dessus dessous à force de tout toucher et inspecter, quand il entendit la tentative de négociation de Moïra, suivie de sa sortie précipitée. Adele reposa n’importe où sur les étagères les quatre boîtes de médicaments qu’il tenait et se dirigea d’un pas rapide vers le vendeur, décidé à essayer de négocier l’animal pour la jeune fille. Plus que de vouloir lui faire plaisir, il adorait marchander. Il avait de grandes facilitées en cours de diplomatie et, d’une façon ou d’une autre, finissait toujours par obtenir ce qu’il voulait. Et c’était une occasion de mettre en pratique ses cours de Sinsear.

« Monsieur, attendez ! Interpella-t-il, d’une voix un peu alarmée, histoire de s’assurer d’obtenir son attention.

-Qu’y a-t-il encore ? Grogna le vendeur, agacé par les deux écossais qui lui avait fait perdre son temps.

-Vous ne pouvez pas la laisser partir et perdre une cliente… Commença Adele en adoptant une attitude plus suppliante qui lui valut un froncement de sourcil de la part de l’homme.

-Si elle n’a pas assez d’argent c’est son problème, vous voulez l’acheter pour elle ? C’est 20 gallions.

-Non, répliqua-t-il aussitôt, coupant court à la tournure que prenait le dialogue. Radin sur les bords, il n’avait aucune envie de dépenser la moindre mornille et négocier était bien plus amusant. Mais je suis sûr que vous pouvez descendre un peu les prix pour elle… 10 gallions, ce n’est pas négligeable !

-Elle en vaut 20 ! » S’impatienta le sorcier, retourné derrière son comptoir, occupé à l’essuyer d’un geste vif.

Il était insupportable. Impoli et sec, Adele se demandait bien ce qui avait pût le pousser à vouloir devenir vendeur. Lui-même accoudé au comptoir, il tapotait le bois du meuble en signe d’impatience, tout en continuant sa manœuvre, cherchant les bons arguments. Le jeune homme adoptait là une attitude assez différente de son image habituelle, révélant une facette un peu plus manipulatrice et capricieuse. D’ordinaire il était quelqu’un de très calme et patient mais il avait peur que Moïra ce soit déjà enfuie il ne savait où et se devait donc d’obtenir sa bestiole pour 10 gallions le plus vite possible. Abandonnant toutes idées de jouer sur les sentiments, il adopta une position plus pragmatique d’homme d’affaire.

« C’est une fortune, 20 gallions ! Personne ici ne s’offre des animaux aussi chers, vos clients sont des étudiants fauchés pour la plupart, ou des habitants de Stornoway qui ont un niveau de vie moyen, je me trompe ? Lança-t-il, n’obtenant qu’un pincement de lèvres de la part du vendeur. De plus personne ne veut d’un animal vicieux comme vous l’avez mentionné tout à l’heure, je ne pense pas que vous ayez beaucoup d’offre pour cette espèce de loutre ! »

Exposer le faible pouvoir d’achat de sa clientèle et rabaisser le fier animal à « une espèce de loutre » n’avait fait que davantage froncer les sourcils et serrer la mâchoire du sorcier, qui semblait bouillonner de l’intérieure face à l’attitude insupportable d’Adele. Cependant ce dernier voyait bien que si le vendeur ne lui répondait pas, c’était parce qu’il avait plutôt raison. Profitant du minuscule espace de crédibilité et d’intérêt qu’il avait gagné, il enchaîna sur les avantages que l’homme avait à vendre son hermine si peu chère.

« Votre belette, là, c’est une race pure, n’est-ce pas ? Je vous ai entendit le dire, ça signifie qu’elle est plutôt fragile et qu’elle risque de tomber malade souvent, non ? J’ai dus voir au moins trois ou quatre médicaments pour cet animal dans le rayon là-bas, dit-il en pointant du doigt ledit rayon, espérant que le vendeur ne veuille pas s’y rendre et constater le désordre qu’il avait fait.

-Et alors ? Balança le vendeur, exaspéré par ce client qui n’avait même pas été fichu de lui acheter une gamelle, mais comprenant tout de même où celui-ci voulait en venir.

-Et alors ? Elle sera obligée de revenir vous acheter des médicaments, soins ou je ne sais quoi et l’argent que vous n’aurez pas gagné vous le récupérerez plus tard !

-Mmmpf ! Grommela l’homme, avouant implicitement que le Sinsear avait gagné des points.

-Elle s’y sera attachée et sera prête à payer n’importe quel prix pour pouvoir la garder en bonne santé ! Vous avez vu ses yeux quand elle a vu l’animal ? Tenta Adele qui en réalité ne les avait pas vus, tout occupé à mettre en bordel son rayon. Elle fera tout pour s’en occuper parfaitement, elle l’adore déjà sa belette ! »

Il regretta d’avoir utilisé un argument tourné plus vers les sentiments qu’autre chose, ayant bien identifié que la corde sensible de l’homme était toute entière dédiée à l’argent. Il jeta un coup d’œil au bois du comptoir tout abîmé qu’il avait sous les doigts depuis tout à l’heure et haussa les sourcils en direction du vendeur signifiant « Tu ne roules pas sur l’or, mon gars ». Il détestait les attitudes méprisantes mais il était trop occupé à jouer au requin pour se rendre compte de son comportement. Finalement, l’homme jeta rageusement son torchon et céda.

« 12 gallions !

-10 !

-12 !

-Bon, Ok pour 11 ! »

Inutile d’insister où il allait se faire jeter dehors. Satisfait de ce bon compromis, Adele sorti un gallion de son portefeuille et le tendit au vendeur, estimant qu’il remboursait ainsi le collant troué de Moïra.

« Attendez-moi, je vais chercher la fille qui vous paiera le reste ! Et ne lui dîtes pas que j’ai donné un gallion ! »

Il jeta un rapide coup d’œil à l’horloge qui lui indiqua que la négociation avait durée sept minutes avant de sortir en trombe de la boutique, priant pour qu’elle soit encore à l’extérieur et qu’il n’ait pas à fouiller de fond en comble Stornoway pour remettre la main dessus.


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Moïra MacGregor
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MessageSujet: Re: Un premier pas dans la vraie vie (libre)   Ven 6 Mar - 14:57

L’air froid lui avait fait du bien. Retenant à grande peine ses larmes, Moïra avait réussi à s’extirper de la boutique en un seul morceau. Quelle mouche l’avait donc piqué! Vouloir un animal, c’était si complexe et si cher! Elle ferait mieux de trouver un chat errant si elle voulait à tout prix briser sa solitude. Et puis ce n’était pas si pire : elle ferait mieux de s’habituer à cet isolement au lieu de vouloir aller contre ses propres résolutions. Cela n’avait fait qu’attirer inutilement l’attention sur elle (de la part d’un étudiant en plus, qu’elle risquait de recroiser), faillit dépenser une fortune pour quelque chose qui n’en valait pas la peine, et s’humilier considérément devant ce vendeur. Elle n’oserait plus jamais remettre les pieds dans cette boutique, voir au village!

Elle en était à ce niveau d’apitoiement lorsqu’elle se rendit compte que ses pas l’avait porté quelques mètres plus loin, devant le pub local. Quelqu’un rentra dans le bâtiment, laissant échapper par la porte entrouverte quelques notes grinçantes d’une cornemuse et un brouhaha masculin. Ces bruits familiers la réconfortèrent et elle resta un instant à se repaître de cet environnement presque paternel.
Elle reprit ses esprits lorsqu’un « Besoin d’compagne mam’zelle? » la fit sursauter. Un homme dans la quarantaine, les joues rouges et un bonnet enfoncé sur le crâne venait de sortir du Bean Sith Keening et l’observait d’un air torve. Se confondant en excuse d’une faute qu’elle n’avait pas commise, Moïra enfonça son nez dans sa volumineuse écharpe et se détourna lestement. Elle fut plus que soulagée lorsqu’elle constata que l’homme ne le suivait pas (quelle paranoïa, quand même!) et fumait simplement une pipe en l’observant à la dérobée.

Elle trouva refuge quelques pas plus loin : un petit ruisseau traversait le village et un ravissant muret l’enjambait, d’à peine 3 mètres de long et en pierre ronde. Elle y fit quelque pas et y appuya ses bras, déposant son front contre ses mitaines doublées. Horrible journée! Quelques minutes et elle reprendrait le chemin de sa familière et rassurante chambrette et oublierait tout ce cauchemar.

Un long soupir secoua ses épaules. Elle ne savait pas pourquoi tout cela lui pesait particulièrement aujourd’hui. Elle qui n’aspirait qu’à la tranquillité, elle se sentait morose. Elle était peut-être lasse de ces journées qui se ressemblaient, et même son existence entourée de magie n’arrivait pas à l’égayer. Au contraire, elle se dit qu’elle n’aurait jamais voulu de cette aptitude à la magie. Comme ça, elle aurait eu une vie ordinaire, entourée des siens et loin de toute cette situation qui la forçait à se cacher et garder profil bas.

Elle n’avait pas le choix, se convint-elle. À moins de se mettre elle-même et toute sa famille en danger, elle n’avait pas le choix
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MessageSujet: Re: Un premier pas dans la vraie vie (libre)   Aujourd'hui à 9:35

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