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 I'm not the enemy [Libre]

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Zòhra D. Pivovarov
Litriu
PROFIL Capricorne

Messages : 68
Réputation : 9
Date de naissance : 17/01/1991
Nationalité : Tchèque, Russe

Aspiration : Enchantrice






RPG
Feuille de personnage
Age: 21
Niveau: Maestria
Baguette Magique:

MessageSujet: I'm not the enemy [Libre]   Dim 18 Jan - 0:30

C'est le soir, tard. Je ne sais même plus quelle heure en fait. Je sais seulement que mon taux de vodka dépasse ma limite habituelle de loin et que je suis perchée sur une branche d'arbre dans le parc, regardant vers la somptueuse fontaine au centre, l'eau qui en est propulsée ressemble à des filaments de lumière lunaire venant chuter dans une bassine ondoyant en rythme. Tout est beau dans ce parc. Tout est caressé par la lune, ensevelis de beauté et moi je suis là, au travers tout ça, l'alcool plein les veines, cernée, rongée d'émotions que je ne ressentais pas avant, que je fuyais avec la même ferveur que lorsque je gravissais les murs et courait dans les cités. Je suis une tache dans la beauté, la lune me touche et renvoie la pâleur presque morbide de ma peau. Non, décidément ce week-end, je suis dans un piteux état.

J'évite les endroits où on me verrait d'habitude aux heures où on pourrait me voir, je me terre et je veux qu'on me laisse seule. Je ne veux voir absolument personne. Je veux boire et pleurer jusqu'à Lundi matin où je reprendrai ma force que je laisse reposer. Mais je ne suis pas forte ce soir. Je suis seule. Parce que tous les gens au monde ne satisferaient pas mon envie de le voir lui, de le voir sourire sans ce voile de tristesse derrière, de ne pas voir à chaque fois que c'est de ma faute, qu'il aurait voulu que je laisse mourir plutôt que vivre en me voyant. Que j'ai tout sauvé et tout gâché a la fois. Chaque jour je suis égoïstement heureuse, mais tout aussi triste à la fois. J'ai perdu mon père, ma mère, mon premier amour. Eux, je peux supporter, je peux me relever et encaisser. Mais j'ai la sensation de perdre Walter à cause de ce que j'ai fais, des actions que j'ai posé. Je revis ce soir-là toutes les nuits je tente de trouver une solution et quand je m'endors, je vois le cul-de-sac dans lequel j'étais. Le sauver et le perdre, ou le laisser mourir et juste tout perdre.

Et soudainement, je sens la colère se mêler à la tristesse. Je descend de mon perchoir et je me mets à marcher, faire les cent-pas près de la fontaine. Ce que j'ai fais, je le paies encore. Et je suis patiente, à chaque seconde, à chaque minute, je suis là. Je suis forte, je tente de me faire réaccepter dans sa vie, parce que j'ai osé le sauver. Je n'abandonne pas, jamais je ne l'abandonnerais, jamais. Mais je me sens seule. Tellement. Et je lui en veux, je le hais, je veux lui mettre une claque et lui dire d'arrêter ça, d'arrêter de faire durer le mal. Et dans ma tête, j'entends déjà cette voix de me dire de cesser de me plaindre que si je suis là, c'est que je le veux bien et que de m'apitoyer sur mon sort, c'est chercher la pitié, c'est pathétique.


"Je m'apitoierai si je veux, hein!" criai-je à cette voix invisible, me défoulant sur elle et sur la beauté de l'endroit, ne voyant pas la stupidité de l'idée, étourdie par l'alcool. "Ce n'est pas comme si je le faisais tout le temps, ce n'est pas comme si j'essayais de me placer en victime, je veux juste pouvoir pleurer un peu mon propre sort pendant que j'essaie d'en préserver le peu qui veuille bien rester debout, дерьмо (merde)! "

Sur ces mots, je jettes la bouteille presque vide de toute mes forces, tel un de ces joueurs de baseball américain. Le bruit du fracas sur la statue de la fontaine semble assouvir quelque chose en moi et sans me l'expliquer, je me calme un peu. Je n'étais pas faible, ou si peu. Je ne me laissais pas aller à une telle indignité a tous les jours même si ma flasque de vodka était devenue d'autant plus près de moi, mais je ne me perdais jamais comme ça dans les méandres alcoolisés de la déprime. Je ne faisais pas ça, sauf ce soir,  après des mois sans jamais vraiment flancher. Je me retrouve là à m'accroupir à deux pieds de la fontaine, visage dans mes mains, complètement désemparées et essayant de ne pas pleurer malgré la vodka qui semble vouloir faire expulser toute l'eau de mon corps par mes yeux.

C'est une journée de trop, une de ces journées que j'aurais préféré sauter pour me retrouver au petit matin le lundi. Juste une fois, j'aimerais ne pas être seule quand je sens ma cage thoracique menacer de venir m'empaler le cœur. Juste une fois.
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Alecia Lukeither
Ceart
PROFIL Bélier

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Réputation : 21
Date de naissance : 09/04/1960
Nationalité : Anglaise

Aspiration : Je veux devenir une Auror

Fiche : NO LIES IN YOUR BRIGHT GREEN EYES

RP en cours : And it was like boom ! ft Harold
I was no more than a boy in the compagny of strangers ft Harold
Genger bender ft Remus
I'm not the ennemy ft Zohra




RPG
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Niveau: 2e année Cognita
Baguette Magique: Orme ; 26cm ; Ventricule de dragon ; Souple, fidèle et légère

MessageSujet: Re: I'm not the enemy [Libre]   Dim 18 Jan - 17:53


Respire, tout ira bien




La fraîcheur du soir n’empêchèrent pas Alecia de prendre un bol d’air après une séance de duel improvisé dans une salle vide contre de pauvres mannequins qui ne lui avaient rien demandé. Lors de ces heures, elle entrait pratiquement en transe et s’imaginait pulvériser la tête de Llywelyn d’un informulé bien placer pour le laisser fumer contre la pierre froide du château. Certains l’auraient dit méconnaissable et durant ces courts mais intenses instants, elle devenait sans pitié. Le mal qu’il lui avait fait, elle le lui rendrait au centuple et elle qui n’était pas cruelle, elle voulait le voir se plier, le réduire à néant, le détruire jusqu’à l’ADN. Passé l’entraînement, elle ne désirait plus que d’aller se détendre, revenir à son état normal dont elle savait qu’il était fragile par moments. Elle ne voulait pas se perdre dans la haine et la vengeance mais souvent ces idées étaient si tentantes qu’elle en perdait pied. Elle n’avait que quelques ancres auxquelles s’accrocher pour ne pas succomber mais parfois, elles se faisaient fébriles dans sa conscience. Aussi la nuit était pour elle une délivrance qui, lors de ses quelques insomnies, lui rappelaient les bons souvenirs de Poudlard ou de l’Irlande passés à déchiffrer les étoiles si claires dans le ciel noir.

Aussi le parc était des plus vide chaque soirée qu’elle passait à le traverser, et ces marches nocturnes la laissaient dans une sorte de plénitude complète où elle pouvait faire face avec elle-même. Seulement ce soir-là, du côté de la fontaine, une silhouette familière retint son attention. C’était Zohra, son ancienne camarade de chambre avec qui elle s’entendait très bien, bien que l’une comme l’autre ne se confiaient pas beaucoup. Seulement, à la voir là, aussi triste et à l’air complètement désemparé, le coeur d’Alecia se serra en manquant de lui exploser de peine à la figure. La blonde avait bien conscience des faits qui avaient été relayés à travers tout le collège. Ca n’avait pas manqué pour elle non plus à l’époque où Alcide lui était passé dessus avec la pire violence du monde, mais dans les deux cas, l’anglaise avait l’impression que ces faits atroces semblaient si subtils et courants pour le commun des mortels que personne n’y faisait attention plus d’une semaine. Pourtant il y avait bien des vies brisées en jeu dans l’histoire.

Alecia joua la prudence pour ne pas débarquer tel un cheveu sur la soupe, de peur d’effrayer sa camarade qui semblait plus qu’alcoolisée et au bord de l’explosion interne. Elle venait d’envoyer se fracasser une bouteille vide contre la pierre de la fontaine et s’écroula presque, à genoux, devant elle. L’ancienne Poufsouffle eut l’impression de se voir elle-même, des mois et des mois plus tôt, et ceci retint tant son attention qu’elle prit autant pitié de la slave que de son ancienne elle qui avait laissé des cicatrices autant sur sa peau qu’à l’intérieur. Alecia s’était battue en vain pour un amour qui était déjà brisé depuis longtemps, mais ce n’était pas encore le cas de Zohra. Walter l’aimait, elle en était sûre. Ils n’avaient juste pas le courage de l’assumer, malgré tous les dangers. Comme leur cas était similaire ! Quand Alecia avait appris le statut de loup-garou d’Aindreas, elle avait pris peur un premier temps mais avait voulu se raccrocher plus encore. Parce qu’elle l’aimait comme une folle et qu’elle se serait laissée mourir pour lui. Mais elle n’était pas une fille pour lui, elle n’était pas celle qu’il aimerait toute la vie et cette prise de conscience avait été violente.

Mais Zohra était faîte pour Walter comme l’inverse était vrai. Ale ne pouvait décemment pas les laisser se détruire l’un l’autre alors qu’ils ne pouvaient être que plus heureux ensemble, malgré tout ce qui avait pu se passer. Du moins, c’est ce qu’elle pensait. Aussi s’approcha-t-elle doucement, et, posant une main fébrile sur l’épaule de ce qu’elle considérait comme son ami, Alecia murmura tendrement, à la manière de son grand Gallois à l’heure de ses envies de suicide.

— Zohra. Ça va aller ma belle, je suis là.

Ses gestes étaient timides, mais pleins de bonne volonté et d’une tendresse presque maternelle. Elle s’accroupit à son tour à côté de la slave et caressa avec douceur ses cheveux avant de lui essuyer les joues, comme pour la calmer. L’heure était à calmer les angoisses de Zo’, la conversation aurait sa place plus tard. Alecia songeait à la ramener à l’intérieur, au chaud, et ne pas la laisser seule de la nuit si elle avait besoin de parler, ou de ne partager que le silence sans être seule pour autant. Elle ferait à son bon vouloir et ne la pousserait pas, comme elle semblait avoir désespérément besoin de quelqu’un pour la tenir debout sur ses deux jambes, façon de parler. La blonde était à même de savoir ce que ça faisait de se battre longtemps pour ne rien obtenir en résultat. Mais elle ne laisserait pas tomber son amie. Elle venait de s’en faire la promesse.

Elle caressa encore longuement les cheveux de la blonde platine, l’incitant à se relever et à s’asseoir plus confortablement sur un banc. La pauvre, certes alcoolisée, tomberait malade, couverte comme elle l’était. Aussi quand Alecia porta sa propre veste sur les épaules de la slave, elle eut l’impression de devenir le bon copain qui prête ses fringues trop grandes.

— Pose-toi et calme-toi, respire. Tu n’as pas besoin de me parler si tu n’en as pas envie, mais respire, là. Ça ira.

© Great Thief sur Epicode
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