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 2. Unwrapped [Instant-RP Manu/Izla][S]

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Emmanuel Perks
Monaraith
PROFIL Gémeaux

Messages : 13
Réputation : 1
Date de naissance : 17/06/1990
Nationalité : Gallois et Anglais

Aspiration : Langue-de-Plomb et idéalement Ministre du Département des Mystères

Fiche : The Candy Killer

RP en cours : .

RP Terminés : When the music starts • Instant Izlaya
Unwrapped [S] • Instant Izlaya
First introduction to the world • Instant Izlaya
Moving day • Instant Izlaya




RPG
Feuille de personnage
Age: 22 ans
Niveau: 5e année Maestria
Baguette Magique: 34 cm, Épicea, poils de queue de griffon

MessageSujet: 2. Unwrapped [Instant-RP Manu/Izla][S]   Sam 24 Jan - 18:43

◦●○●◦

C'est qu'il commençait à avoir le rouge aux joues. Pas de gêne, non, jamais, ça n'était pas comme lui. Mais les deux bouteilles de vin avec le repas et le deuxième verre de digestif qu'il était en train de terminer commençaient à lui taper sur le système. Il n'était pas entièrement ivre, il en fallait beaucoup plus pour que le Gallois perde ses moyens, mais son corps venait tout juste d'entrer dans cet agréable état semi-engourdi et le sourire qu'il avait aux lèvres s'élargissait.

Bien calé au fond d'un des fauteuils de son salon, Emmanuel attendait patiemment le retour d'Izlaya. Qui était allée à la salle de bain. Ou à la chambre, il ne le savait plus trop. Le pied du brun tapotait l'air en rythme avec la musique qui s'étendait dans la pièce, tandis qu'il repensait au repas qu'il leur avait préparé un peu plus tôt. Du tartare de saumon, des brochettes de pétoncles à la mangue et, pour dessert, une crème brûlée. Parce qu'avec Izla, tout était une occasion spéciale.

Le jeune homme était d'ailleurs habillé d'un pantalon noir et d'une chemise gris foncé. Il n'avait pas sorti la cravate, fallait pas charrier, mais bon. Il y avait pensé.


◦●○●◦

Izla était dans la chambre, en train d'enlever ses leggings. Elle avait en effet bien bu et là elle avait chaud et le spandex lui grattait le côté des cuisses. En remerciement du repas digne des meilleurs cuistots, elle avait quant à elle fait la vaisselle tout en buvant et c’était peut-être même la raison qui faisait qu'elle commençait à être saoule.

Elle revient finalement avec son propre verre que Manu lui a servi un peu plus tôt, désormais seulement avec sa robe en plaid - un dîner avec Manu ça valait toujours l'effort d'une robe, oui oui - et revient s'asseoir près de son ami, ses joues rosées et un sourire aux lèvres.

"I'm back!" chantonne-t-elle sans faire de cas de ses jambes dévoilées.


◦●○●◦

Le brun leva aussitôt les yeux lorsqu'il entendit la porte de la chambre ouvrir, laissant Izlaya en sortir. Et franchement, il eut du mal à retenir un regard trop appuyé sur elle. Cette robe était absolument adorable, et maintenant que sa propriétaire avait les jambes nues, il en était d'autant plus fasciné. Même si les yeux verts du Monaraith étaient déterminés à rester planter dans ceux de la noiraude, sa main, elle, ne put s'empêcher de venir coller une petite claque au côté de la cuisse gauche de la jeune femme, alors que celle-ci s'asseyait près de lui.

"Hey there, skinny legs", dit-il, un rire dans la voix.

Il prend une gorgée de son cocktail, à base de Grand Marnier et de liqueur de cerise, puis il continue sur un ton intriguant et intrigué à la fois.

"I've got an idea. How about we play truth or dare?"

C'était jouer avec le feu, il ne le savait que trop bien, mais l'alcool lui brouillait la logique. Peut-être répondait-il trop de l'instinct.


◦●○●◦

La noiraude s'amuse de sa petite claque et croises ses chevilles avant de s'étendre un peu les jambes. Et à sa proposition elle rit, bon sang, on les croirait retourner à 13 ans avec leur sacs de dragées, mais c'est clairement amusant qu'elle ne résiste pas.

"Merlin, let's do this, but I start, but just wait, I need to imagine some consequences!"

Un nouveau large sourire et l'Anglaise réfléchit un moment, Elle ne veut pas abuser, mais en même temps son cerveau alcoolisé a du mal à songer qu'est-ce qui est trop ou pas.

"Ok, good, Truth or dare?"


◦●○●◦

Il se revoyait, à quinze ans, dans la salle commune des Blaireaux. Quelqu'un avait réussi à dénicher une bouteille d'alcool et ils avaient bien passé toute la nuit à jouer, que ce soit à Vérité-conséquence, ou à un jeu à boire. Il se souvenait aussi qu'Izlaya avait dû embrasser un autre type qui faisait partie de l'équipe de Quidditch de Gryffondor. Et surtout, il se souvenait de la jalousie absolument terrifiante qui lui avait pris au ventre, et de comment il n'avait pas pu parler à Izla durant les deux jours suivants. Il avait feint la maladie, même, c'est dire...

Mais ce soir, ça allait être différent. Ils étaient heureux, non? Et puis, elle n'avait personne d'autre à embrasser que lui, alors...

"Well, now you've got me intrigued. I'll go with dare", dit-il en ponctuant son affirmation d'un clin d'œil et d'une gorgée de son cocktail.


◦●○●◦

Izlaya lui fait un air malicieux et s'installe de côté sur le sofa, pour lui faire face, un bras par-dessus le dossier et les jambes collées lune contre l'autre et pliées question de se coller sur ses cuisses et après une gorgée de cocktail, elle se lance.
"Okay, 1 : you'll have to walk on your hands and try to bring me something with your feet. 2 : Drink a shot for each girl you've been with in the last year or 3 : Drink a shot for each time you ate candy in the last month. "


◦●○●◦

Le Gallois ne se retient pas d'éclater d'un rire franc lorsqu'il entend les trois suggestions de conséquences que son amie lui donner. Elle n'est pas douce avec lui, mais alors pas du tout. Le Gallois se lève, donc, et va chercher un verre de shot ainsi qu'une bouteille de whisky au miel - du 25%, pour que ça lui tape moins dedans. Il revient vers le salon, s'assied puis, alors qu'il se sert un premier shot, il dit :

"You're absolutely terrible. I can't manage the first one right know, I'm positive I'll break my neck. And I can't do the third one because I'd need at least 30 shots, and I'm not that insensitive to alcohol. So, here's number two."

Il boit un premier verre. Le remplit à nouveau. Le boit. Le remplit. Et à chaque shot qu'il prend son expression frôle de plus en plus le dégoût. Jusqu'à ce qu'il pose le verre pour de bon après le huitième.

"Holy shit that was painful. If I'm sick, you're in charge of making me feel better and rubbing my back."

Il passe sa main contre son visage quelques coups, comme pour se réveiller, puis il demande à son tour.

"Truth or dare, miss Cummings?"


◦●○●◦

Iz regarde chaque shot disparaitre l'un après l'autre et bien qu'elle en rit, elle sent un petit pincement, qu'elle tente d'apaiser d'une autre gorgée de cocktail et d'un léger massage de sa nuque. Il termine et ce qu'il annonce la fait franchement rire. Elle acquiesce et ajoute un "No problem!", puis attend qu'il lui demande, elle répond aussitôt, enthousiaste.

"Dare! That's my way to let you take your revenge!"


◦●○●◦

Le Gallois lève les yeux au plafond un instant, tentant de penser à quelques conséquences qui pourrait être intéressantes. Un strip-tease? Non. Un baiser? Non. Un massage? Hmmmm. Il se mordille légèrement la lèvre inférieure puis, reposant son regard sur l'Anglaise, il dit:

"Either you... Number one; you give me a massage for a whole 5 minutes. Number two, you take a shot for every guy you've slept with that wasn't from Great-Britain. And Number 3, you invent, right on the spot, a new song about cheesy potatoes."


◦●○●◦

Izla réfléchit. Elle doit avouer que le un est tellement tentant. Peut-être trop. Elle se souvient de son manque de souvenirs du temps de Poudlard, de cette sensation qu'il s'était passé quelque chose avec Manu et non à la fois. Cette fois-là ils étaient très saouls et seuls. Et elle prend peur, comme une idiote, elle prend peur de le toucher à nouveau, d'éveiller quelque chose qu'elle ne voulait vraiment pas éveiller.

"Okay, let's do those shots!" Elle lui adresse un regard désolée, mais dit ensuite, s'en voulant un peu trop de sembler préférer se saouler que le toucher. "But I'll still massage your neck, beucause I'm a nice girl!"

C'était le seul compromis qu'elle avait trouvé, après elle se replace normalement sur le sofa et vient prendre le verre de shooter et le whiskey. Et elle s'enfile sept whiskey à la suite de l'autre... en effet, elle n’a pas chômé pendant son voyage avec Azriel. Et lorsqu'elle finit elle pose le shot et vient aussitôt poser sa main sur la nuque de Manu pour le masser, mais attend quelques secondes, passant son autre main sur son visage.

"So, your turn welsh bear, truth or dare?"


◦●○●◦

L'hésitation d'Izlaya le blesse moins qu'il ne l'avait estimé. La tension entre eux est palpable, bien qu'il reste toujours convaincu qu'elle ne soit pas à l'aise avec l'idée de trop s'approcher de lui. Si elle ne ressent pas cette attirance, pourquoi le serait-elle? Il sourit donc lorsqu'elle commença à se servir des shots, les voyant passer l'un à l'autre et maintenant au meilleur de ses capacités un air calme... Sa nuque se détend aussitôt qu'elle commence à la lui masser. Allons, mec, ça ne sert à rien de t'en faire trop pour ça. Izla est sa meilleure amie, un point c'est tout. Elle ne voudra jamais autre chose.

Le brun prend une gorgée de son cocktail, le terminant ainsi, puis, après avoir profité des caresses de la noiraude deux minutes, il se lève et repart vers la cuisine. Il attrape le verre d'Izlaya puis s'installe au comptoir pour faire d'autres cocktails. Il revient ensuite vers le salon, verres en main, puis en tend un à l'Anglaise.

"Let's go with truth, this time!"


◦●○●◦

Lorsqu'il se lève, les doigts de la noiraude restent un instant dans le vide, comme si il leur manquait soudainement quelque chose pour fonctionner, mais elle range rapidement sa main et la pose sur le sofa, ne sachant plus trop quoi en faire. Ce n'est que lorsqu'il lui tend son cocktail qu'elle lui trouve une utilité et le prend s'assurant de bien serrer, ses doigts semblant un peu faible. Elle est définitivement saoule.

"Thanks, because my mind's too cloudy to come up with safe ideas right now." ou pour ne pas inclure un baiser ici et maintenant, le whiskey lui faisant éveiller les hormones. "Okay, so... is it true you once did a strip-tease in a london bar? Because Azriel told me you did!"


◦●○●◦

Emmanuel prend une bonne gorgée de son cocktail - il va définitivement passer à l'eau après ça, se sentant plus vulnérable que jamais. Les papillons dans le ventre, son cœur qu'il entend battre dans ses oreilles... Heureusement qu'Izlaya vient calmer cet état avec une question qui lui arrache un rire franc.

"It wasn't a strip-tease. So... The bartender at the bar told me that, if I took my shirt off, she'd erase my whole bar tab, which was pretty expensive, if I recall correctly. So I did, I took my shirt off. But, you know, I was drunk, and there was music playing, so I kinda followed the rythm." Il rit une nouvelle fois. "But that's all I took off. So it was like a half stip tease, I guess."

Il évite bien entendu de mentionner qu'il avait fini la soirée en couchant avec ladite barmaid et enchaîne.

"Truth or dare? And I promise, no more booze."


◦●○●◦

Izlaya l'écoute et bien que Az en ait mit trente fois trop dans sa description, c'était encore assez pour qu'elle regrette ne pas avoir été là ce soir-là. Elle retient quand même facilement cet air rêveur qui menace d'apparaître sur son visage et boit une gorgée, se rendant compte qu'elle ne goûte plus assez la force de l'alcool pour son propre bien.

"I'll take dare then!" lâche-t-elle d'une voix un peu chancelante et un peu trop enthousiaste peut-être, elle avait la tête légère, c'était fou.


◦●○●◦

En fait, il n'avait qu'une seule idée en tête. Une question qui lui brûlait les lèvres, même s'il ne voulait probablement pas en connaître la réponse. L'alcool lui embrumait la tête et les idées et, à vrai dire, il ne pensait plus avec la même logique dont il était habituellement serti.

"I dare you... To tell me who's the last person you slept with."

Un sourire malin s'accrocha à ses lèvres, se voulant joueur, même si au fond il ne l'était pas tant. Il prit une gorgée de son cocktail, en attendant la réponse de son amie.


◦●○●◦

La noiraude devint aussitôt rouge. Son prof de Duel, Crestian Owens. Il avait beau être dans la quarantaine - malgré qu'il soit resté odieusement beau - et d'avoir de prime abord l'air sévère, si on aimait vraiment les sortilèges, comme Iz les aimaient, il se réchauffait rapidement et devenait un homme drôle, compétitif et très charmant. Et bordel, la force de l'expérience n'était pas tant un mythe que ça, s'était-elle dite après ce soir d'études où elle était venue lui parler du prochain cours et qui s'était terminée en moments torrides à même son bureau. Depuis ce temps-là, ils avaient une liaison charnelle et affectueuse, mais loin d'être amoureuse.

"Wh-what? But that's not even...!" commença-t-elle pour tenter de se défendre, mais à quoi bon, Manu c'était son meilleur ami et elle lui faisait confiance. Dans son taux d'alcoolémie avancé, la belle cru bon de lui dire, se confier et dans un rire nerveux, elle enchaîna.

"Ok, but you better not talk about this, really, it's important that you don't"

Elle inspira, attendit que son ami acquiesce et finit par se lancer après une autre gorgée, un sourire de gamine qui s'apprête à dire son plus gros secret aux lèvres, avec cette once d'incertitude dans le regard.

"Cres- I mean Mr Owens." dit-elle, sans se permettre de familiarité comme si elle parlait de lui avoir rendu un bon devoir, par réflexe.


◦●○●◦

Il déteste ce moment d'appréhension. La question est sortie presque d'elle-même, et s'il avait pu la rattraper, il l'aurait fait. Il se maudit, il regrette. Parce qu'au fond, il n'a pas besoin de le savoir, il ne veut pas le savoir. Il ne veut pas se l'imaginer, avec cette vision de tatouée dans l'âme. Et en temps normal, il était suffisamment mature - et habitué - pour ne pas s'impliquer dans ses histoires amoureuses ou physiques, il évitait le sujet, arrivait à se convaincre que ça n'était pas important. Mais l'alcool lui a délié la langue.

C'est pire que ce qu'il s'est imaginé. Une fois que le nom lui tombe aux oreilles, il a l'impression de devenir sourd. Et l'engourdissement qui s'étend partout dans son corps laisse place à une douleur qui lui naît du ventre alors que son regard dévie vers son verre. Il le porte à ses lèvres, le vide d'une traite. Tais-toi, Manu. Tu vas dire une connerie. Tu vas tout foutre en l'air.

"So you're on a first name basis, hm.", dit-il d'abord, la mâchoire serrée fermement serrée.

Il passe l'une de ses mains sur son visage, contre ses cheveux, sa nuque. Retiens-toi, Manu, retiens-toi. Mais ses yeux s'emplissent d'eau alors qu'il crache, acide.

"No wonder you have fucking amazing grades, sucking off the teacher will do that."

Il se lève aussitôt. Enragé par sa propre réaction que par la confession qu'Izlaya vient de faire. Il se serre un verre d'eau, en prend trois gorgées puis s'accoude sur l'îlot, la tête appuyée dans ses mains. Il sait qu'elle va se fâcher. Il sait qu'il mérite de se faire crier dessus. Mais il ne se sait pas capable de retenir ses propres éclats de colère.


◦●○●◦

Il y eut tout d'abord ce poids qui semblait vouloir l'écraser à mort lorsqu'il ne répondit pas et vida son verre à la place. Sa tête lui criait de dire quelque chose, faire comme si c'était une blague et nommer un nom au hasard, de désamorcer la bombe, mais son cœur au bord de l'explosion lui écrasait la trachée, l'empêchant de parler. Ce ne fut qu'à sa première réaction que la noiraude pu balbutier.

"It's... I..." même capable de parler, elle ne savait pas quoi dire et son esprit qui tentait déjà de ne pas se noyer dans l'alcool la plantait là.

Et finalement la phrase comme un couteau qui s'enfonce dans sa chaire et lui éclate définitivement le cœur. Il se lève, part dans la cuisine et elle reste là, le haut de son corps tombe et s'affale contre le dossier. La noiraude est sous le choc et les larmes lui montent aux yeux. C'était trop soudain, tout à coup le Manu qu'elle aimait, connaissait à qui elle pouvait tout dire et être comme elle le voulait la traitait comme une salope de bas-étage qui devait baiser pour ses notes?

"Is that what you think?" demande-t-elle, la voix brisée et confuse.

La rage prend vite le pas. Izla reste une fille forte, capable de se fâcher et surtout, incapable de souffrir sans se débattre. Elle se lève aussitôt et marche à grand pas vers la cuisine, se plaçant l'autre côté de l’îlot, posant ses mains avec force.

"Are the words you just spoke WHAT YOU THINK? What the fuck is your problem?! I never needed any help in duel IN MY LIFE! Tell me since when you think I'm such a slut, really, tell me how many times you branded me as a big fucking slut!"

Ses mots étaient entre le cri et la colère sourde et quelques larmes de trop avaient coulées, mais il pouvait voir qu'Iz n'avait sûrement jamais été tant blessé par ses mots et le manque de retenue de la belle pourrait la mener à devenir acide elle-même d'une minute à l'autre.


◦●○●◦

C’est trop pour lui. Le timbre de la voix d’Izlaya qui se brise sous la tristesse et la colère, cette profonde et violente sensation au creux de son ventre et au fond de sa tête qui lui répète, encore et encore, qu’il est idiot d’avoir encore espoir en quelque chose de plus que leur amitié. Just let it go. You’re not smart enough, tall enough, strong enough. You’re not old enough, kind enough, talented enough. Tu ne deviendras jamais plus que ce que tu es déjà et elle le sait. Elle n’a jamais été intéressée, et ne le sera jamais non plus.

Et tout à coup, il avait quinze ans, encore une fois. Quand cette fois, elle lui avait annoncé qu’elle sortait avec ce pauvre connard de Pearce. Quand il avait senti son cœur lui tomber dans les talons, éclater en mille morceaux. Puis quand ils s’étaient séparés. Il l’avait consolé au meilleur de ses capacités, avait défendu son honneur. Et rien. Que cette amertume de ne jamais pouvoir lui prouver qu’il était digne, lui aussi.

Elle arrive, en furie. Et elle a bien le droit. Déverse son indignation sur lui. Pleure, crie, exige des réponses. Et lui n’ose pas la regarder, pas encore. La laisse s’exprimer, tente de calmer la violence du torrent qui s’agite en lui. Il prend une autre gorgée de son verre d’eau. Vite, bon sang, dégrise! Le regard embrumé de larmes du Gallois se lève finalement pour venir à la rencontre de celui de l’Anglaise.

« I don’t know what the fuck my problem is, I have no idea. And I have no fucking clue why I said something like that. I know better. »

Sa voix tremble, fébrile. Il n’arrive plus à ravaler ses larmes.

« But I’m so – fucking – angry right now. I can’t stand myself, I can’t stand the thoughts that are going through my mind. And I can’t FUCKING stand the idea that I’ll never be good enough!»

La dernière phrase jaillit en un sanglot enragé alors que son poing frappe violemment le granit du comptoir. Le brun laisse son torse trembler un instant avant de reprendre sur lui. Il essuie machinalement ses joues. L’air triste, trahi, désolé, enragé.

« I’m sorry I’m such a dick. »


◦●○●◦

Iz est tellement confuse. Elle s'attendait à apprendre le pire, qu'il lui parle de ces fois où elle partait avec un mec rencontré le soir même, des liaisons qu'elle avait eu, des robes et des shorts qu'elle portait parfois, bien qu'ils étaient tous portés avec la seule intention que ce soit ses yeux à lui que ça attire. Elle s'attendait a apprendre qu'il la voyait comme une salope de bas étage. La sorcière est clairement trop alcoolisée pour ne pas paniquer et s'imaginer que c'est autre chose que ça.

Mais ses mots l'étourdissent presque et elle le regarde avec cet air perdu et endolori à la fois, essayant de faire du sens de ce qu'il lui dit. Sans qu'elle puisse le retenir, un sanglot lui échappe. Elle a tellement mal et d'habitude quand elle a mal, ce sont les bras d'Az ou de Manu dans lesquels elle se réfugie.

"Stop fucking with my head Manu, please..."

Pourquoi elle pense qu'il fait ça? Franchement juste l'alcool. Le never be good enough passe à la loupe dans l'esprit embrumé de la jeune femme et bien qu'elle soit saoule, elle n'imagine pas pourquoi il aurait pu dire ça. Et elle lève à nouveau la tête vers lui, désormais bien plus triste qu'autre chose. Que son ami souffre, qu'elle même souffre et qu'elle se sente si vide en ce moment calment sa rage.

"Don't do that... for fuck's sake, you're better than every single man around! So stop trying to get me to compare him to you to make me stop, I won't! I'm tired to do that every time, for fuck's sake!"

Ses paroles sont aussi confuses qu'elle, elle ne sait pas ce qu'elle s'imagine, même si ça semble être que le brun lui aurait dit ça pour la pousser à arrêter de voir Owens mais comment il aurait su que c'était ça, sa faiblesse? Il ne l'aurait pas su bien sûr... oh fuck, il ne le sait peut-être pas. Aussitôt, Iz se sent frôler la panique, qu'est-ce qu'elle vient de dire, fuck fuck fuck.


◦●○●◦

Un soupir presque soulagé passe les lèvres du Gallois lorsqu'il entend la voix d'Izlaya lui parvenir aux oreilles. Elle ne crie plus. Il devine les sanglots dans sa voix, et cela le brise en mille morceaux, mais elle ne crie plus. Il ne supporte pas qu'elle se fâche contre lui. Ça arrive si peu souvent - cette fois, c'était peut-être la deuxième ou troisième fois - et c'est totalement contre-nature. Leur relation en a toujours été une de compréhension, d'affection, de dévotion. Et pour quelques minutes, elle est devenue complètement contraire à tout ce qu'ils ont bâti. Parce qu'il s'est laissé porter par l'alcool et ce sentiment de défaite qui lui gruge le cœur à chaque fois qu'il l'entend parler de ses relations.

"I'm not... I don't wanna fuck with you head, I promise, I never want to hurt you and confuse you and I'm sorry that I did exactly that tonight. I hate myself for it, this is... This is fucked up."

Il passe sa main dans ses cheveux, contre son visage. Il voudrait disparaître, se cacher entièrement, boire jusqu'à oublier.

"And I'm not trying to make you feel bad because I know it won't work. You're free to do whatever you want, to spend your time with whoever you'd like, even if just the thought of you in that stupid motherfucker's office makes me sick to my stomach. I've dealt with it until now. I should've kept my mouth shut, nothing good ever comes out of it when I'm drunk, anyways."

Il soupire, ferme les yeux, secoue la tête.

"We shouldn't be having this conversation right now. Everything was fine. Everything was perfect. And we would still be having a blast if I didn't act like a self-entitled prick."

Il la regarde dans les yeux. Il voudrait sécher ses larmes, la prendre dans ses bras, la bercer contre lui, lui souffler à l'oreille que tout allait bien aller. Mais il se contente de passer machinalement sa langue sur ses lèvres avant de demander :

"Do you want some water?"


◦●○●◦

Izla ne cessait d'entendre des sous-entendus dans ses phrases, comme si il y avait plus, comme si au fond de ces mots il y avait exactement tout ce qu'elle voulait. Tout. Et sa respiration en devient plus rapide, son être en entier ce déchire entre cette pulsion de contourner cette saloperie de comptoir, de lui agripper le col de la chemise et de l'attirer dans un baiser, murmurer contre ses lèvres qu'elle l'aimait, qu'il n'y avait que lui et qu'elle essayait seulement de l'oublier avec d'autres.

Puis de l'autre côté, son cerveau s'accrochait encore, lui sommant d'éviter cela à tout prix. Fuis Iz, barre-toi, il t'as déjà fait pleurer ce soir, qu'il te rejettes ça t'achèverais, tu le sais. Ne restes pas et ne laisse pas le temps à l'alcool de tout te faire oublier.

"Don't... don't worry, we're drunk and tomorrow, we'll be hungover and we'll forget it, you know."

Ses mots, sa voix sont comme une hypnose et elle doit s'agripper au comptoir pour ne pas agir sous le coup de l'émotion. Elle veut lui prouver qu'il n'a pas à être en colère, qu'il n'aurait qu'à trois mots, trois. Et en même temps, il ne les dira jamais. Il est possessif, c'est tout, un ami possessif et qui fait mille sous-entendus, mais seulement un ami.

"No I... I should go home." dit-elle, la voix défaite, sans oser le regarder.

Saoule à ce point, elle se souvient à quel point elle l'aime, à quel point son corps agonise à être loin de lui. We'll forget it. Elle ne veut pas oublier, ni partir, ni rester et tout perdre parce qu'il a toujours aimé des filles mille fois plus belles, douces et talentueuses. Elle passe une main dans ses cheveux. Bouge merde, prend ton sac et fous le camp!


◦●○●◦

"Don't leave."

La phrase jaillit de ses lèvres presque aussi rapidement qu'il contournait l'îlot pour se retrouver près d'elle. What do you look like now, you dumb loser? Le brun se mordille les lèvres fermement alors qu'il tente, au meilleur de ses capacités, de calmer sa respiration encore légèrement chaotique. Il fait également des efforts monstrueux pour ne pas se jeter sur elle, ne pas défaire un à un les boutons de sa robe et lui faire l'amour à même le sol. Dans un élan de désir et de désespoir.

"You can't leave, Izla, it's super late, you're drunk... I just won't feel right if you leave."

Il s'approche d'elle de deux pas, attrape fermement sa main dans la sienne. Ses doigts se glissent entre les siens. I just can't help it. I want you close to me. I want to kiss you, taste the alcohol off your lips. C'est ce qu'il aurait envie de lui dire. Au lieu, il lui offre un sourire désolé mais infiniment sincère.

"Have a glass of water, and then you can sleep in my bed, I'll sleep on the couch. I just... I just don't want you to leave."


◦●○●◦

Elle le regardait, presque incrédule. Qu'est-ce qu'il faisait? Pourquoi il devait la retenir? Et pourquoi est-ce qu'il devait toujours lui faire perdre toute volonté quand il s'approchait? Son cœur lui fait presque mal tant il bat dans sa cage thoracique. Un instant elle se demande ce que ça serait, si elle pouvait juste assumer l'idée de le perdre, arrêter de se faire souffrir en s'accrochant à une amitié qui ne mènera à rien de plus, combien de temps elle pourra vivre ça et les larmes montent à nouveau, bien que celles-ci, elle les retient de toute ses forces.

"I-I know but-" elle s'arrête quand il attrape sa main, quand leurs doigts s'entremêlent aussi naturellement que s’ils étaient nés en faisant ça.

Il est tout près, son odeur l'embaume et sa chaleur l'invite à venir se réfugier contre lui. Une seule larme coule, qu'elle vient effacer en faisant semblent de se gratter la joue. Ça lui tombe dessus comme un sac de briques. Elle l'aime et il sera toujours aussi merveilleux avec elle, même si il peut être possessif. Il sera toujours aussi attentionné, sans savoir les couteaux qu'il lui plante dans le corps en sachant qu'elle n'aurait jamais ça par amour. Et elle sent qu'elle n'arrive plus à se le cacher, qu'elle l'aime.

Il parle et elle le regarde. Dans son esprit embrumé, elle ne voit juste plus rien qui la retienne, un jour ou l'autre elle va le perdre, il va tomber amoureux d'une autre, ou elle ne supportera plus la douleur et elle veut pleurer toute les larmes de son corps à cette idées, alors pourquoi encore écouter son cerveau ce soir? Elle le regarde, les yeux perçants avant de soupirer.

"I don't want to leave. I don't want to go. Why the fuck can't I let you go?" Sa voix se brise un peu avant qu'elle ne se taise et ne l'attrape par l'épaule, ses lèvres venant se poser contre les siennes, timides et passionnées à la fois.


◦●○●◦

Un silence immobile s'impose entre eux pendant quelques instants. Un silence insupportable, lourd de non-dits, d'espoirs saccagés, d'envie retenues. Un silence qu'ils partagent sans qu'ils ne le sachent. Ses doigts trouvent parfaitement leur place entre ceux d'Izlaya, avec la même douceur que s'ils ne s'étaient jamais engueulés. La colère et le désespoir cognent toujours violemment sur les murs autour d'eux, mais ils sont ailleurs. Dans une bulle où jamais personne d'autre n'a pu entrer. La leur, qui est là depuis le début. Leur jardin secret, où ils peuvent tout se dire sans prononcer un mot. Où ils se sont réfugiés si souvent et où, des années plus tard, ils retrouvent la place qui leur est due.

"I don't know, I can't let yo-"

Une pression sur son épaule l'interrompt. Puis un baiser sur ses lèvres. Et mille et une idées s'entrechoquent violemment dans son esprit à ce moment-là, mais elles se taisent aussi vite qu'elles ne sont arrivées. Écrasées par l'extase qui le traverse, qui lui fait pousser une douce plainte d'envie. Le reste coule avec le même naturel. Ses mains viennent trouver le visage de l'Anglaise, l'une d'elle se pressant tendrement à sa mâchoire alors que l'autre glisse pour venir lui agripper la nuque.

Puis il l'embrasse sans retenue. Tendrement, langoureusement, soupirant à chaque fois que leurs langues s'effleurent, ses sourcils légèrement froncés d'incrédulité et de satisfaction à la fois.

"Please tell me you didn't do this just because we're drunk... I beg you." souffle-t-il presque ardemment, incapable de se reculer. Ses lèvres avides de celles de la noiraude.


◦●○●◦

Elle profite du baiser, parce qu'elle s'attend à se faire repousser, se faire traiter de tarée ou bien se faire gentiment rembarrer. C'est la douce anesthésie avant l'extraction douloureuse de son cœur à grand coups de pinces monseigneur. Ou pas. Ses mains se posent sur elle, mais seulement pour s'impliquer dans le baiser et la sorcière peut jurer sentir tout son corps s'exalter et sa gorge laisser échapper de multiples soupirs pour retenir un cri de joie alors que la main qu'il a libérer vient s'agripper à son avant-bras, comme pour s'assurer qu'il est vraiment là.

Il brise l'étreinte de leur lèvres et si l'espace d’une milliseconde elle a peur, les mots de Manu lui font lâcher un soupir de soulagement alors qu'elle colle son front au sien, répondant avec douceur et une pointe de douleur dans la voix, ne croyant toujours pas faire la bonne chose.

"I'm doing it because I... you're everything to me." Son cœur se serre, elle est incapable de dire les mots, elle a trop peur et elle ajoute suppliante. "Manu, tell me I'm not the only one... please, don't let me go..."


◦●○●◦

C'était trop pour une seule soirée. Un vrai tour de manège émotionnel. La jalousie, la colère, le désespoir, l'appréhension, la peur, la confusion, et la joie. Une joie qu'il ne peut pas simplement exprimer en mot, qui ne trouve éloquence que lorsque leurs lèvres sont pressées les unes aux autres. Car il voudrait tellement croire que cela allait durer en dehors des frontières de cette soirée forte en alcool et en émotions. Il voulait tellement qu'elle le pense vraiment, qu'elle l'aime autant que lui l'aime, que ses rêves deviennent réalité.

Les paroles d'Izlaya arrivent toutefois à le faire sourire sincèrement, sans que son visage ne s'éloigne de celui de l'Anglaise. Il passe doucement l'une de ses mains dans les cheveux de son amie, l'autre lui serrant toujours affectueusement la nuque, puis il murmure:

"I don't think I could breathe without you, Izla. It hurts when we're not together."

Le Gallois emprisonne une nouvelle fois les lèvres de la noiraude des siennes, l'embrasse d'une passion et d'une tendresse qui ne mentent pas. Lentement, pour la goûter toute entière, pour graver ce moment dans sa tête.

"But we're still drunk as fuck, you know that, right?" Il rit doucement. Effleure ses lèvres du bout de son pouce. "We should still try to get some sleep. Talk about all this tomorrow. Because right now, my mind is all over place."


◦●○●◦

Izla peut assurément dire qu'elle n'a jamais été si heureuse. Elle goûte les lèvres du brun avec tendresse et une certaine langueur, le cœur battant à un rythme infernal. Il se recule et elle le laisse faire à contrecœur, ses mains ne quittant toujours pas ni sa nuque - c'est là que la main sur son épaule a trouvé refuge - ni ses cotes, qui se sont retrouvées agrippées à la place de son avant-bras.

Elle ne veut pas bouger, ni être plus loin de lui. Ils sont saouls et ne veulent pas faire de conneries, mais elle ne veut pas gaspiller une seule seconde ou elle peut profiter de sa douceur et de sa chaleur, elle répond donc avec une sincérité innocente.

"You're right, of course but, please, sleep with me okay?" elle écarquille les yeux un peu, de peur d'avoir dit la mauvaise chose. "I-I mean NEXT to me, you know like... I wasn't trying to lure you into something and... I'm too drunk to even be clear right now, I'm sorry."

Et elle est arrivée à se gêner comme une grosse tarte, même si ça l'amuse toujours un peu de se retrouver comme ça. Mais pour le moment elle veut juste l'attirer dans le lit, se serrer contre lui, éviter de sombrer dans ses hormones et s'endormir, cette soirée avait été épuisante.


◦●○●◦

"Head to the bedroom. I need to take a shower, I need to think and... calm myself down, because right now, I don't feel reasonable. But as soon as I'm out, I'll get into bed with you. And kiss you until we both fall asleep."

Il sourit devant la douceur de ses propres mots. Il n'en a pas l'habitude. Il n'est pas comme ça avec les autres. Parce que les autres, il ne les aime pas. Il les aime le temps d'une nuit, peut-être, mais c'est un amour purement charnel, une simple attraction qui s'épuise une fois le coït passé. Et bien qu'en ce moment, il ne soit pas totalement certain de ce qui se passe, ni dans son cœur, ni dans sa tête, il est absolument convaincu d'une chose. Qu'il l'aime depuis toujours, et que peu importe ce qui naît de cette soirée, il l'aimera toujours, voire plus encore.

Seulement, ça n'est pas le temps de s'étendre en sentiments. Ils ont trop bu. Le brun sourit une autre fois à l'Anglaise, se penche une nouvelle fois pour embrasser certes plus brièvement mais tout aussi passionnément ses lèvres, puis il murmure.

"I won't be long. I'll bring some water when I come out of the shower, we'll need it."


◦●○●◦

Iz n'a pas compris TOUS les sous-entendus ce soir, mais celui-là elle le comprend et pouffe de rire en détournant la tête, tentant de rester stoïque et le regard un peu découragé de sa propre gaminerie, mais elle finit quand même par reprendre son sérieux en moins de temps qu'il ne faut pour dire vif d'or et acquiesce.

Son cœur lui fait des acrobaties à l'idée de l'avoir avec lui et bien qu'il y a à peine 5 minutes elle aurait été prête à faire l'amour n'importe quand, n'importe où, la douceur et les mots de Manu lui avait fait descendre son adrénaline assez pour que son cerveau alcoolisé envoie bouler toute idée d'activité physique majeure. Quoique l'embrasser comme ils le font à cet instant, ça elle veut bien, à répétition.

"I'll get the water, don't worry. Go ahead, I won't get lost."

Un dernier sourire doux et elle va vers l'évier pour remplir deux grand verre d'eau, le laissant partir à la salle de bain. Elle part ensuite vers la chambre et les pose sur la commode, alors que les lumières sont encore fermées. Bon sang, elle connait cette chambre par cœur, c'est fou. Après les avoir ouvertes, la sorcière défait la ceinture de sa robe et l'enlève, rendant sa robe très ample, ce n'était toujours pas une chemise, bien sûr, mais c'était bien assez pour dormir.

Reprenant son verre d'eau elle va s'asseoir sur le lit et commence à boire, regardant ses pieds, perdue dans ses pensées et dans son bilan brumeux et confus de la soirée. La chose principale qu'elle retient, c'est qu'elle ne pourra plus jamais coucher avec Owens sans imaginer Manu triste - et donc probablement ne plus jamais coucher avec Owens tout court - et qu'elle l'aime. Enfin Manu, pas le prof.


◦●○●◦

Le Gallois part donc vers la salle de bain dès qu'Izla lui en donne le signal. Passant une main sur sa nuque, là où les doigts de la noiraude se sont arrêtés plus tôt, goûtant encore à ses lèvres contre les siennes, sentant son cœur battre à travers sa poitrine collée à son torse. Il s'en mordille la lèvre alors qu'il passe la porte, la verrouillant derrière lui. Il se déshabille machinalement, l'esprit toujours brumeux. Quoique son corps, lui, envoie un signal très clair. Le brun sort une serviette d'une étagère puis passe sous le jet de la douche. Et si les dix premières minutes sont dévouées à se laver, à penser à toute cette histoire, les cinq dernières servent à le détendre, à force de vigoureux coups de poignets et d'idées peu nobles. Les fesses d'Izlaya appuyées sur le comptoir, ses cheveux serrés dans son poing, ses ongles dans ses épaules...

Il ressort donc de la salle de bain une vingtaine de minutes plus tard, dents brossées, lavé et détendu. Il y a enfilé son bas de pyjama propre, qu'il avait laissé dans la salle de bain un peu plus tôt en pensant qu'il allait dormir dans le salon. Le brun entre dans la chambre par la suite, un sourire sincère mais timide accroché aux lèvres. Il s'approche d'abord de la table de nuit, prenant un verre d'eau et en vidant aussitôt la moitié. Pas question d'être malade demain.

Son regard d'émeraude fixé sur Izlaya, il se glisse sous les couvertures de son lit et, une fois qu'il s'y est étendu avec aise, il tapote le creux de son bras.

"Come here.", murmure-t-il presque, le ton calme mais toujours teinté d'ardeur.


◦●○●◦

Izla sursaute un peu et voit son meilleur ami arriver, fraîchement sortir de la douche et seulement en bas de pyjama. La noiraude dû littéralement éviter de passer sa langue sur sa lèvre supérieure alors que ses yeux eux n'arrivaient pas à le lâcher. Rapidement par contre elle se concentra sur son verre d'eau et en bu une autre gorgée. Elle le laisse passer de l'autre côté et se coucher et met son verre d'eau sur la table de chevet.

Elle se tourne un peu vers lui, incapable de bouger, de peur de se laisser emporter, de venir se presser sur son torse beaucoup trop tentant pour son propre bien, jusqu'à ce qu'il lui dise de venir. Elle vient se placer face à lui, couchée de côté, la tête sur son épaule. Iz le regarde un instant, comme incertaine, avant de lâcher dans un murmure :

"You're so beautiful."

Sans attendre une autre seconde, elle l'attire dans un baiser tendre, d'apparence plutôt détendu, mais avec en arrière-plan une passion sincère, qui date de longtemps.


◦●○●◦

La douceur lourdeur de la tête d'Izlaya au creux de son bras achève d'apaiser le brun, qui ne se gêne pas d'exprimer son confort d'un soupir d'aise bien audible. Son bras vient lui enlacer le dos, la pressant ainsi un peu plus contre lui, alors qu'il vient se retourner légèrement vers elle, se retrouvant à moitié sur son flanc. Sa main libre passe sur le côté de son visage, détaille la courbe de sa mâchoire du bout du pouce. Un sourire sincère et gorgé de tendresse naît sur ses lèvres.

"And you’re absolutely gor –"

Les lèvres de la noiraude l’interrompent une seconde fois et, franchement, c’est tout ce qu’il souhaitait. Les paupières du Gallois se ferment alors que, d’une pression incontrôlable de son corps contre le sien, il approfondit le baiser. Découvre ses lèvres une autre fois, gémit presque de sentir sa langue s’appuyer timidement sur la sienne. Sa main libre se glisse dans la chevelure de la ténébreuse, ses doigts effleurent son oreille. Puis comme pris d’une soudaine réalisation, le brun sourit contre les lèvres d’Izlaya puis chuchote, son front affectueusement appuyé sur le sien.

"This is surreal. I’ve spent ten years picturing this, and now it’s happening "


◦●○●◦

Izla sent son cœur fondre lorsqu'il brise leur baiser et lui avoue avoir attendu 10 ans. Mais une partie d'elle refuse d'y croire, se dit qu'il parle de pouvoir l'embrasser et que leur amitié devienne plus physique. Elle est bornée à ne pas y croire et pourtant, elle se laisse aller, elle y pensera demain.

"It's almost like I'm dreaming. I've waited for you so long..."

Sa main vient caresser la joue de Manu et son souffle s'apaise, elle se sent à moitié endormie mais ne veut pas sombrer pour autant, la peur la prend, que tout ça ne soit réellement qu'un rêve et qu'au réveil, elle soit seule avec des souvenirs vagues mais aussi perçants que ceux de son adolescence.

" I l..." malgré tout, les mots refusent de sortir. C'est peut-être sa seule chance, mais ils sont complètement saouls et de tous les scénarios qu'elle a pu s'imaginer malgré elle au fil des années, la drunk-confession n'était certainement pas la meilleure.


◦●○●◦

Le sommeil lui mordille les nerfs. Sans doute amplifié par l'alcool et la descente d'adrénaline qui s'attaquent à son sang. Une grande respiration suffit à lui fermer les yeux pour de bon alors que ses doigts continuent leur délicate caresse contre le dos et la chevelure de la noiraude.

"We'll talk tomorrow, okay? I think we both need some rest. I'll make us some coffee in the morning and we can take our time.", souffle-t-il tendrement contre la peau d'Izlaya.

Puis ses lèvres rattrapent les siennes, doucement, les emporte une nouvelle fois dans un baiser qui, bien que délicat de fatigue, reste sincère et intime. Il ne peut tout simplement pas s'arrêter. Expirant un bref soupir de plaisir de temps en temps avant que finalement, le sommeil le rattrape entièrement. Leur étreinte, elle, reste aussi serrée. Il ne veut pas la laisser partir, jusque dans ses rêves.


◦●○●◦

"All right." répond-t-elle dans un murmure doux.

Un dernier baiser qui vaut la peine qu'elle se soit accrochée à l'éveil et elle se laisse emporter, pressée contre lui, la respiration lente profonde. Elle ne se décollerait pour rien au monde et pour preuve, son corps suit instinctivement celui de Manu, car elle se sent juste trop bien pour se permettre de se séparer, même inconsciente.

Ses rêves eux sont peuplés de ses désirs refoulés, de ses questions et de la sensation de la peau de Manu contre la sienne. Si on peut dire qu'ils sont un peu agités, ils restent des songes tres agréables, surement une bonne chose avant la gueule de bois et la discussion de demain matin.


Dernière édition par Emmanuel Perks le Jeu 5 Mar - 3:04, édité 3 fois
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Emmanuel Perks
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Date de naissance : 17/06/1990
Nationalité : Gallois et Anglais

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Fiche : The Candy Killer

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RPG
Feuille de personnage
Age: 22 ans
Niveau: 5e année Maestria
Baguette Magique: 34 cm, Épicea, poils de queue de griffon

MessageSujet: The Next Morning [S]   Ven 30 Jan - 7:11

Le matin est venu trop vite à son goût. La nuit a été si douce, si agréable. Le soleil qui s’est imposé aux yeux verts du Gallois l’a vite ramené à la réalité – et à son mal de crâne. Étouffant une plainte d’inconfort contre son oreiller, il resserre légèrement l’étreinte qu’il avait sur le corps de sa meilleure amie, profitant d’un peu de tendresse avant leur future discussion. Il constate qu’elle est encore bien endormie puis, après une minute, il se lève. Il enfile rapidement un t-shirt plutôt étroit, gris au col en V, puis sort de la chambre à coucher en refermant doucement la porte.

Il se souvient de chaque seconde de la veille, comme si ça se déroulait devant ses yeux. L’engueulade, la jalousie, les supplications, le baiser… Il aspire doucement ses lèvres entre ses dents, comme s’il pouvait goûter à celles d’Izlaya. Qu’est-ce que ça allait être, ce matin? Tentant de se changer les idées, le brun passe d’abord à la salle de bain pour prendre un cachet pour sa tête puis, en ressortant, il va à la cuisine. Il se prépare d’abord un café au lait puis se met lentement au travail pour le petit déjeuner. Au menu d’aujourd’hui, rien de lourd. Des fruits, qu’il commence à couper, du pain de seigle, du fromage cottage. Après tout, il ne sait pas comment Izlaya allait se sentir.


◦●○●◦

Izla rêve à la veille, bien sûr les choses vont beaucoup moins mal, finissent encore bien mieux dans ses songes, lui arrachent un vrai sourire, aussi minuscule soit-il. Elle est profondément endormie et ce n'est que lorsque le lit se retrouve complètement dénué de la chaleur du gallois qu'elle se réveille avec un bâillement, puis avec un juron, un mal de crâne lancinant l'accueillant.

Elle a l'instinct d'aller chercher le verre d'eau qu'elle n'avait pas terminé la veille pour l'achever après s'être redressée, assise au bord du lit. Puis finalement, elle remarque qu'elle n'est pas dans sa chambre, mais dans celle de manu, dans cette robe de plaid aux airs de chemise, sur son lit, mille fois plus confortable que ceux offerts à Saint-Barnaby, soyons honnêtes.

Holy shit, la soirée d'hier. Son rêve n'en était pas totalement un?! La noiraude se lève aussitôt, pour sortir de la chambre, ils s'étaient promis de se parler, non? Est-ce qu'il était partit? A-t-il décidé de ne pas la blesser et éviter la question? Est-ce qu'elle même voulait l'éviter? Sur la dernière question, elle n'a pas le temps de se décider qu'en arrivant dans la cuisine, elle le remarque et cligne des yeux quelques fois, autant par endormissement que par surprise avec un extra douleur crânienne.

"Oh, hem... good morning!" dit-elle un peu gênée. C'est qu'elle avait eu l'air un peu pressée en arrivant dans la pièce.


◦●○●◦

Le brun est affairé à couper des fraises lorsqu’il entend la porte de la chambre se rouvrir. Un frisson d’appréhension vient lui chatouiller la nuque alors qu’il reste attentif aux bruits de pas dans le couloir. Qu’est-ce qui se passe dans sa tête à cet instant-là? Pense-t-elle à la veille, aux mots acerbes qu’ils se sont échangés, au baiser passionné que leurs lèvres ne voulaient pas quitter? Il inspire un grand coup et, lorsqu’il la voit arriver près de lui, il tourne la tête vers elle et lui adresse un sourire franc.

« Hey there. », dit-il simplement en venant poser sur l’ilôt un grand bol plein de morceaux de fruits; fraises, pomme, ananas, orange et melon cantaloup.

Le Gallois fait ensuite un pas vers la jeune femme et, l’attrapant d’une main à sa taille, se penche vers elle pour poser un baiser appuyé sur sa joue. Même si leur relation n’avait rien de clair à ce moment spécifique, il n’allait pas s’empêcher de lui démontrer sa tendresse habituelle. Manu retourne ensuite en cuisine puis, alors qu’il sort trois assiettes et un bol de l’armoire, il dit :

« What kind of coffee would you like? Regular, espresso, latte? Oh, and while I’m finishing up breakfast, if your head hurts, there should be something for that in the washroom. »


◦●○●◦

Izla ne rougit jamais lorsqu'il l'embrasse sur la joue, non, elle sourit plutôt et lui rend la pareille, mais si elle accomplit quand même la dernière action, le reste ne se passe pas comme il le faut et elle se sent avoir des papillons dans le ventre et ses joues rosir rapidement... peut-être parce que lorsqu'il l'a d'abord attiré, l'Anglaise s'était imaginé autre chose que le scénario classique.

Après avoir repris contenance, la jeune femme lui fait un grand sourire et attrape une fraise, paraissant aussi naturelle que possible. Elle la mange en deux bouchées, tâchant de ne pas se concentrer sur le torse défini par son-t-shirt de Manu.

"I'll take it black, I really need it after all the drinks of yesterday, thanks!" lance-t-elle, supposément de bonne humeur, partant vers la salle de bain.

Une fois entrée par contre, elle soupire en allant attraper deux cachets, l'air troublée. Elle a encore le goût de ses lèvres, l'odeur de sa peau contre elle et leur souvenir refuse de cesser de la hanter. Comment elle a fait tout ce temps pour réussir à éviter de se dire à toutes les trente secondes à quel point il est séduisant? Et comment elle a fait pour oublier si vite?! Elle n'arrive véritablement plus à s'effacer cette pensée constante.

Après quelques minutes elle revient, toujours un sourire aux lèvres et vient s'asseoir au comptoir alors qu'il lui sert son café noir et qu'elle le remercie d'un sourire un peu plus large. Il a de foutus beaux yeux.


◦●○●◦

Emmanuel hoche la tête lorsque son amie lui dit qu’elle veut un café noir, lui adressant toujours ce sourire sincère, puis la regarde partir vers la salle de bain du coin de l’œil. Il s’en mordille la lèvre un instant, puis finalement lâche un soupir; ça ne sera pas aussi facile qu’il l’avait escompté. Il avait envie d’envoyer foutre le p’tit déjeuner, de la ramener au lit, d’embrasser chaque parcelle de sa peau sensible et lui faire l’amour. Il avait envie de goûter ses lèvres pendant des heures, lui demander de rester avec lui toute la nuit encore. Le brun continue ses petites tâches, met du fromage cottage dans un bol ainsi qu’une cuillère, place les tranches de pain de seigle grillées sur une assiette et emmène tout ça sur l’ilot, en plus de deux assiettes vides pour Izla et lui.

C’est à ce moment-là que la noiraude revient, s’asseyant devant l’une des assiettes. Le Gallois lui adresse un grand sourire et lui sert sa tasse de café, noir, posant ensuite la sienne près de son assiette.

« You’re just in time », dit-il en contournant l’îlot pour s’asseoir à ses côtés. « Dig in! »

Puis il commença à son tour à se servir, mettant un peu de fromage dans son assiette, ainsi que des fruits et une tranche de pain. Il passait les plats à Izlaya, pas tout à fait mal à l’aise, mais en essayant clairement de ne pas laisser son regard naviguer trop longtemps sur ses cuisses nues. Merlin qu’il voulait passer sa paume dessus. Serrer sa peau, la mordre.


◦●○●◦

"I love the mornings here, I swear!" lance-t-elle, amusée en voyant qu'il a encore tout préparé.

Prenant une tranche de pain et du fromage, elle profite de ce moment pour se taire, gagner du temps. Avoir l'air concentré sur son mal de tête qui s'amenuisait et son petit-déjeuner. Mais en fait, c'est à lui qu'elle pense. Ce qu'elle veut dire, devrait dire, la peur du moment où elle se fera dire que c'était une erreur - car oui à ses yeux, c'est la probabilité la plus grande. Puis la noiraude le regarde, sent le malaise s'insérer dans son corps.

Puis elle voit clairement que ce malaise se répand dans la pièce. Elle mâche, trop lentement, ne veut pas lancer cette conversation, aimerait même être encore la nuit dernière. Elle déglutit, avale sa bouchée et la fait passer d'une gorgée de café.

"Manu? Heh... about last night..."


◦●○●◦

Il s’occupe par la bouche. Prend un grande gorgée de café, attrape un morceau de fraise puis de cantaloup entre ses dents, mâchouille, brise le pain goûteux de ses dents, laisse la douceur du fromage lui caresser la langue, faute de pouvoir faire autre chose avec. Le silence s’est installé, entre les bruits discrets du petit déjeuner. Quelqu’un va devoir parler. Mais il n’est pas certain de se sentir prêt. Il voudrait que ça ne soit pas à discuter. Si elle ressent les mêmes choses pour lui, qu’ils vivent amoureux et c’est tout. Si elle n’est pas intéressée, qu’ils évitent la conversation, qu’ils continuent avec leur vie, leur amitié, elle heureuse, lui avec son cœur brisé.

À propos de la nuit passée. Ça y est, ça commence. Le brun avale sa bouchée de fruits, prend une bonne gorgée de café puis, essuyant ses mains moites sur son pyjama, il se tourne vers elle, osant tout juste la regarder dans les yeux.

« Yeah, we… We should talk. »

Il passe sa main contre sa nuque. Nerveux comme jamais avant, le torse serré, les doigts tremblants presque. Il fallait qu’il se lance. Ils ne pouvaient tout simplement pas vivre comme ça. Ce poids détruirait leur relation. Et s’il ne pouvait pas l’avoir pour amoureuse, il voulait au moins l’avoir comme amie. Il ne pourrait pas vivre sans elle. Elle faisait partie de sa réalité toute entière.

« You know, I… Before you say anything, you should know I think everything I said last night. Everything I did or said last night came from the heart. »


◦●○●◦

Un nouveau silence. Izla sait que ce serait à elle de parler, Qu'elle devrait tout lâcher, lui avouer ce qu'elle ressent depuis des années et juste mettre le dernier clou au cercueil métaphorique. Alors qu'elle ouvre lève la tête, ouvrant la bouche, c'est le Gallois qui parle.

Et qui lui cloue le bec. Ses iris émeraude s'écarquillent alors qu'il parle. Chaque mot lui revient en tête avec précision, lui offrant un coup au cœur. Il pensait tout ça. Il la voulait. Pourtant son esprit borné lui disait de ne pas trop se hâter, qu'il ne l'aimait peut-être pas comme elle se savait maintenant l'aimer. Il parlait peut-être seulement de désir, de quelque chose de charnel. C'était peu probable, mais Izla était juste trop sous le choc pour être logique.

"Emmanuel..." Elle se tourne sur son tabouret, question de lui faire face. "Are you sure?" Sa respiration s'accélère, s'approfondit et elle ne le lâche plus des yeux. "Because I... it's not only about desire in my case. I..." si elle ne le dit pas maintenant, elle n'arrivera jamais à le dire. "Iloveyou."

Et pour peu, elle se serait facepalm. C'était sorti tout d'un coup, maladroitement, c'était parfaitement contraire aux idées qu'elle avait eu de cet aveu. Mais au moins, c'était fait.


◦●○●◦

Il vient tout juste de plonger. Sans se tremper l’orteil dans l’eau avant, sans attendre d’avoir bien chaud. C’était une appréhension semblable qui lui attaquait le torse. Se lancer sans savoir. S’attendre au pire comme au meilleur, espérer un atterrissage en douceur. Souhaiter que l’eau soit rafraîchissante plutôt qu’amère et glaciale.

C’est à elle de parler. De lui poser des questions qu’il ne comprend pas. Lui dire des choses qu’il peine à croire alors qu’il sent clairement son cœur sauter dans son torse. Il ne respire presque plus, son regard confus posé contre le sien. Mais qu’est-ce qu’elle dit? A-t-il réellement compris ce qu’elle venait tout juste de dire?

Et malgré lui, poussé par ses nerfs et par cet étrange sentiment, tardif, qu’on lui rend finalement tout l’amour qu’il a à lui offrir, il lâche un rire doux mais clairement teinté d’une joie qu’il tente de contenir de peur qu’elle soit prématurée.

« Did you just say what I think you did? »

Sa main attrape celle de l’Anglaise, ses doigts se glissent entre les siens alors que les autres effleurent la peau nue de son genou. Délicatement. Il ne veut pas qu’elle se sauve. Le Gallois se mordille doucement la lèvre.

« I’m so sorry for what I said last night about you and Owens. I just… I lost it. Because I always thought I’d never be good enough for you. That you’d never be interested in me. That I wasn’t old enough, smart enough, charming enough, funny enough. And I just couldn’t hold it in. It’s been like that for years, Izla. Yesterday was just too much. All I could see was… ugh. »

La mâchoire du brun se serre alors qu’il tourne la tête, réprimant ses images dégueulasses et obscènes qui lui montent à la tête.

« But I don’t wanna hold you back. If you wanna pursue whatever you two have it’s… It’s your choice. And I don’t wanna be a rebound, it’s just… »

Retiens tes larmes, bon sang. Mais l’une d’elle vient se perdre sur sa joue alors qu’il la regarde dans les yeux. L’air doux, l’air triste. L’air amoureux, avec un arrière-goût amer.

« I just wish I could have been your first choice. Because you were always first for me. »


◦●○●◦

Les doigts de Manu contre sa peau, ainsi que son rire lui font perdre ses moyens et sourire à son tour, oublier qu'elle a peur. Ce sourire meurt par contre lorsqu'il parle d'Owens. Il s'imagine vraiment qu'elle... qu'elle aurait choisi le prof? Limite elle veut lui coller une petite claque derrière la tête, mais à la place le revers de ses doigts vient caresser sa joue, rassurante.

Puis elle part d'un rire, doux, tendre et aussi ironique. S’il savait à quel point ce qu'il dit est faux. Il va le savoir d'ailleurs, l'Anglaise ne voit plus aucune raison de lui cacher quoi que ce soit, ce qui est un soulagement suffisant pour lui donner envie de pleurer.

"Manu, what are you saying... I don't feel anything for Owens. I mean, he's a good guy, but he's not you, none of them were. If anyone's a rebound in this story, it's him."

Elle marque une pause, soupire, jauge les paroles qui lui brulent les lèvres et prie toutes les déités imaginables de ne pas passer pour une grosse gourde, surtout à ce moment.

"You know I've never had much luck with guys, hum?" Elle le laisse hocher la tête. "Much of those times, everything went down from the moment they saw how I looked at you. I refused to believe them, nor to leave you, so we broke up. You were always the first."

Malaise. Elle se sent vraiment mal à l'aise d'avoir raconté ça. C'est tellement kitsch qu'il aurait le droit de ne pas la croire.


◦●○●◦

Il la laisse parler, sans l’interrompre. Se laisse le temps de bien comprendre tout ce qu’elle dit, d’absorber toute cette information qui lui tombe dessus tellement soudainement. Que l’un autant que l’autre ressent ces sentiments depuis longtemps. Qu’ils ont tous les deux été assez idiots pour ne pas en parler avant. Que l’amour qu’ils auraient pu partager plus tôt a été refoulé pendant des années. Toutes ces soirées où il buvait à tout oublier autour de lui, à trouver une fille avec qui détendre ses pulsions. Et même s’il était tellement saoul qu’il peinait à garder ses yeux ouverts, c’est le visage d’Izlaya qui tachait son imaginaire. Toutes ces fois où il fréquentait une fille pendant plus qu’une semaine et qu’il se disait qu’il aurait préféré avoir le courage de tout avouer à l’Anglaise.

Sa main vient retrouver celle de la ténébreuse. Sa paume en recouvre le revers et, de ses doigts, il attrape les siens pour les porter devant ses lèvres. En embrasse délicatement le bout, en silence. Silence qui perdure encore une minute avant qu’il n’ose finalement dire quelques mots, son regard plongé dans celui de sa meilleure amie.

« Why the hell did we wait so long? Why did we put ourselves and each other through that? We… We could have cried so much less. »

Il se posait les questions autant qu’il les posait à la jeune femme.

« I was so scared of screwing everything up and chasing you away. I can’t even stand the thought of a life without you. »

Il laisse la main de la jeune femme glisser contre son bras alors que la sienne vient doucement attraper sa joue et sa mâchoire. Il lui caresse les lèvres du bout du pouce. Les regarde. La regarde. Il se laisse appeler par elle, pose un pied sur le sol alors qu’il se penche dans sa direction. Puis il l’embrasse. Doucement, timidement d’abord. Comme s’il était encore apeuré, appréhendant presque qu’elle le repousse aussitôt. Puis il prend en confiance, laisse sa langue se blottir contre la sienne entre deux soupirs de soulagement. Il s’arrête un instant. Yeux clos, le souffle de la jeune femme se mêlant au sien alors que leurs nez s’effleurent toujours. Puis il le dit, il le murmure.

« I love you, Izlaya. »


◦●○●◦

Mettre en mot les raisons serait nettement trop humiliant. Parce qu'elle était trop grande, pas assez belle, pas assez mystérieuse pour lui. Parce qu'elle s'imaginait n'être qu'une sœur de plus à ses yeux. Son rire est amer, quoiqu'un peu amusé et elle laisse sa main glisser de la joue à la nuque du brun.

"I think that's because we're the same kind of idiots."

Quelques secondes plus tard, leur lèvres se connectent et son corps en ressent aussitôt les effets : les frissons, son cœur qui s'accélère furieusement et cette envie qui monte. Mais surtout, une mer de soulagement, d'émotions... et de désir, c'est indéniable.

"I love you too, Manu."

Izla n'attend pas plus longtemps, elle approfondit le baiser, sa main s'accroche à sa nuque, son corps semble vouloir rejoindre le sien. Cette fois elle n'a pas bu, mais franchement avec le choc au petit matin, c'est tout comme. Pourtant elle se freine, se détache une autre fois et se mord la lèvre inférieure.

"I'm sorry I got carried away... "


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 « Don’t be silly. »

C’est tout ce qu’il prend le temps de dire, un sourire tout aussi soulagé que charmeur pendu au coin de ses lèvres. Celles-ci reprennent le baiser où elle l’a interrompu quelques secondes plus tôt, mais il prend une dimension bien plus profonde, voire charnelle. Sa main gauche lui caresse toujours la joue et la mâchoire alors que l’autre se pose d’abord sur son épaule. Effleure sa clavicule du bout des doigts puis chute le long de son corps jusqu’à se poser à la naissance de sa cuisse, sur le côté de sa fesse. Il a pris soin de passer sa paume sous le tissu de sa robe. Permet à leurs peaux d’apprendre à se connaître, s’apprivoiser.

Et pour quelques secondes, il ne sait plus quoi faire, comment agir, jusqu’où pousser. Il ne veut pas la brusquer, il ne veut pas tout foutre en l’air en allant ou trop vite, ou trop lentement. L’envie autant que l’inquiétude grandissent en lui jusqu’à ce qu’il brise le baiser à son tour. Haletant presque, il ouvre les yeux. On peut voir briller dans ses iris émeraude le souci sincère et le désir.

« Do you… Are you still hungry, or do you want to… wait? Or not? » Il lâche un rire nerveux. « I’m such a mess. You're making me lose all of my smooth charming abilities. I feel like I'm 14 all over again.»


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La main de Manu sur sa cuisse fraiche lui envoie un frisson le long de la colonne et la fait sourire contre ses lèvres. La main qui n'est pas sur sa nuque vient se poser sur son épaule, vient taquiner la base de son cou de son pouce.

Il se recule à nouveau. Bon sang, ils vont jouer à ça longtemps, se reculer sans cesse? Cette frustration la fait doucement sourire néanmoins, car c'est clair que ce n'est que dû au fait qu'elle est incapable de se passer de ses baisers.

"Don't worry, I thought you were cute even back then." lance-t-elle avec un sourire moqueur avant de venir mordiller sa lèvre inférieur, lui offrant un regard joueur. " I'll eat later ok? I don’t care for food at all right now."

Ça doit se voir dans toute son expression qu'elle ne voit plus que lui. Elle ne pense qu'à le ravoir et à l'envie inassouvie de la veille qui revient avec une force décuplée maintenant qu'ils sont sobres, son envie de le voir la désirer qu'elle espérait voir depuis des années - et qu'elle n'a au final seulement jamais remarqué. Ce matin elle a 16 ans et elle ose se jeter sur lui plutôt que de juste se retourner et foncer dans une armure comme une conne.


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Lui non plus n’avait plus faim. Plus faim pour de la nourriture, en tout cas. Mais la jeune femme qui se retrouvait dans ses bras lui semblait plus appétissante avec chaque seconde qui passait. Ils avaient des années à rattraper et la patience du Gallois s’amoindrissait dangereusement. Pas suffisamment pour qu’il oublie tout son sens du jeu, cependant.

Sans un mot de plus, et en rangeant les plats de service dans le frigo pour plus tard d’un coup de baguette, le brun prend la main d’Izlaya dans la sienne et quitte la cuisine pour traverser le couloir qui mène à sa chambre. Il ferme la porte derrière eux et invite, d’un geste de la main, la noiraude à s’installer sur le lit. D’un sortilège, il allume la dizaine de chandelles qui se trouve dans sa chambre puis pose le genou sur son lit, en s’approchant de sa meilleure amie.

« I want us to play truth or dare again. Until we can’t handle ourselves anymore. » Il pose un baiser bref mais ardent sur les lèvres de l’Anglaise et lui demande, le ton joueur et charnel à la fois « Truth or dare? »


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Izla l'accompagne, un sourire presque béat aux lèvres, un peu la même chose que quand un ado sait qu'il va avoir sa première fois. C'est pas si différent. Aussitôt ils entrent que le gallois sort des chandelles et arrache ainsi un rire amusé à la noiraude, loin d'être habituée à ce genre d'attentions - ou plutôt ne les appréciant pas d'autres hommes que Manu - avant de s'asseoir, presque sagement. Elle peut se sentir fondre lorsqu'il lui parle de Truth or Dare. En fait la sorcière sent littéralement un coup de chaleur lui prendre. Encore de l'attente, mais son genre favoris, cette fois.

"Challenge accepted." tranche-t-elle, la voix un peu plus basse.

Ils ont joué mille fois ensemble, à des jeux bien différents, mais assez pour savoir que la noiraude avait toujours adoré la compétition, plus par amour de rendre les autres dingues que par envie de gagner en fait. Reculant le haut de son corps pour s'appuyer de ses bras tendus derrière elle, l'Anglaise lui fait un sourire en coin typique.

"Dare. "


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C'était exactement comme se replonger dans son adolescence. Repenser à toutes ces fois où il aurait pu jouer ainsi à ce jeu plutôt que faire semblant qu’ils n’étaient pas intéressés l'un à l'autre pour préserver leurs sentiments. C'est peut-être ainsi qu'ils allaient rattraper le temps perdu, justement.

Le Gallois sourit lorsqu'elle accepte et lorsqu'elle dit qu'elle veut une conséquence. Il lève les yeux vers le plafond, songeant un peu à ce qui pourrait attiser son envie sans plonger tout de suite dans l'explicite. Quand ça venait au sexe, le brun était beaucoup plus patient que dans la vie de tous les jours. Surtout s'il s'agissait de rendre sa meilleure amie folle d'envie.

"Okay, um..." Il se place à genoux devant la jeune femme, sur le lit. "You have to pick two out of those three options... Taking my t-shirt off yourself, unbuttoning three of the buttons on your dress, without showing me the goods or take the massage oil out of the drawer on the nightstand, maybe for later use."


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Izla écoute et se redresse. Deux? Parmi ces trois-là spécialement? Elle le regarde, avec un sourire mais un regard choqué. Double dare, huh? que son regard exprime. Son expression et sa gestuelle devient un peu plus féline et elle s'approche, comme si elle allait lui ôter son t-shirt, au lieu de quoi elle port ses mains sur sa robe et détache deux boutons en hauts - déjà suffisant pour offrir un décolleté plongeant - et un en bas, dévoilant un peu de ses cuisses, sans quitter Manu du regard.

"One out of two done. Happy?"

Sa voix est lascive. Elle sait que lui ôter son t-shirt la torturait bien plus encore elle que lui, donc elle se détourne et s'étire pour atteindre la table de nuit et en sortir l'huile à massage pour revenir à lui, la brandissant fièrement.

"And two." Un large sourire à ses lèvres, puis elle demande. "Truth or dare?"


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C’est avec un plaisir totalement assumé que le Gallois se laisse emporter par le jeu. Il se prépare à sentir les doigts d’Izlaya sur son ventre, celui-ci se serrant presque d’envie, mais c’était une feinte. Au lieu de cela, ses yeux se régalent sans pudeur de la vision qu’elle lui offre. Les bouts des doigts de la belle s’accrochant à ses boutons, sa peau qui se révèle peu à peu. Pas assez. Mais ça fait partie du plaisir de toute la chose. Ses yeux se fixent un instant sur ses cuisses légèrement plus exposées avant qu’il ne rapporte son attention sur elle. Sur son visage, en tout cas.

Il constate avec un sourire malicieux et charmeur qu’elle sort l’huile à massage; c’est qu’il a hâte de s’en servir, il peut pas s’en cacher. Lorsque vient le temps qu’elle lui demande ce qu’il veut, il hésite un instant. Il serait bien curieux de savoir quelle question elle pourrait lui poser, mais… Autant terminer cette première ronde de tentation avant.

« Dare. I’m curious to see what you’ll come up with. »


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Izla s'attendait bien à entendre ça. Et elle ne compte pas y aller avec le dos de la cuillère. Elle croise les jambes et fait semblant de réfléchir un peu, juste pour sentir la tension et le laisser sans rien d'autre à faire que la regarder une ou deux minutes de plus. Puis elle dit, sans perdre son expression de joueuse en veine.

"You choose one of two. Either you massage my legs, and I mean thighs included, or you take your t-shirt off yourself... the strip-tease way."

La noiraude le regarde. Bon, les deux risquent de l'allumer autant que lui, mais ça va, elle est prête à assumer. Puis bon, imaginer l'éventualité de le voir gêné à faire un strip-tease, c'est peut-être un peu une opportunité à saisir, aussi.


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Le Gallois ne retient pas un rire franc – mais tout de même gorgé de sensualité – lorsqu’Izlaya lui énonce ses deux choix. Un sourire persiste sur son visage alors qu’il étire le bras pour attraper la bouteille d’huile.

« I’m not drunk enough to start stripping right now. At least, not anymore.  I might have done it last night, though. Now lay down. »

Il attend qu’elle  s’exécute et, une fois qu’elle est bien installée sur le dos, le brun vient se placer devant ses jambes, toujours à genoux sur le matelas. Il lui prend les jambes, une à une, au creux du coude pour les plier doucement, les faisant prendre appui sur ses cuisses. Il ouvre la bouteille d’huile, s’en verse dans les mains puis, doucement, se met à la tâche. Il commence par sa cheville, en travaille l’articulation, puis remonte lentement contre le muscle du mollet. Il le presse longuement de ses doigts, qui glissent merveilleusement bien contre sa peau grâce à l’huile, puis arrive éventuellement à son genou. Il le masse habilement, ayant toujours été adroit de ses mains, puis laisse les paumes de celle-ci chuter contre la cuisse d’Izlaya, à l’intérieur et à l’extérieur. Et alors que les doigts d’une main touchent sa hanche, ceux de l’autre gardent un peu de leur gêne, s’arrêtant juste avant d’atteindre son entre-jambe qui, il le remarque d’un mordillement de la lèvre, irradie de chaleur. Il persiste à ce point spécifique puis reprend le même manège sur l’autre jambe.

S’arrêtant au bout d’une dizaine de minutes, le brun adresse un clin d’œil à son amie, ajoutant simplement :

« Truth or dare, miss Cummings? »


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Manu avait toujours été habile pour les massages. Et ça rendait la jeune femme folle déjà avant qu'ils ne s'avouent quoi que ce soit, désormais elle redécouvrait ses mains en les appréciant mille fois plus et surtout, en se laissant atteindre par celles-ci d'une manière dont elle se l'était toujours interdite, laissant échapper un gémissement d'aise.

Il termine finalement. Ses jambes désormais détendues et luisantes, s'étant laissée aller à profiter du massage pour bien plus que la sensualité que ça représentait, même si le sentir remonter à ses hanches était loin de l'avoir laissée indifférente. Elle doit faire un effort supplémentaire pour choisir. Si c'est encore une conséquence, elle n'est pas certaine de tenir à l'envie qui lui brûle les veines et donc, se rabat sur son seul autre choix, la voix radoucie par la détente.

"Truth, mister Perks."


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Le brun se rassied à même le matelas mais ne cessa pas complètement ses caresses. Ses doigts se mirent à masser doucement le pied de la noiraude, du talon à la plante jusqu’à ses orteils, puis alterna avec l’autre. Non seulement le Gallois était-il bon masseur, mais il y prenait plaisir. Lorsqu’elle lui dit qu’elle voulait répondre à une question, le jeune homme leva les yeux vers le plafond, songeant à ce qu’il pourrait bien lui demander. Tant qu’à être dans l’humeur, il pouvait bien pousser les limites de ce qui était normalement acceptable, non? Après tout, c’est à cela que servait ce petit exercice de patience.

« I want to know… Aside from the usual stuff, what’s the thing that a man can do to you that turns you on the most? Do you have any erogenous points that aren’t typical? »

Ça allait être important à savoir bien vite.


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La question de Manu pousse la jeune femme à rire, un peu gênée. Il va sûrement un peu rire d'elle, mais bon. Elle passe une main dans sa nuque et mord sa lèvre inférieure, puis se lance finalement en se déplaçant un peu sur le lit, se retrouvant à nouveau appuyée sur ses bras, jambes un peu repliées.

"Well... my sides. You know how ticklish I am? Well, my sides are not only sensible when tickled. I guess that makes it almost too easy to drive me crazy." Elle rit un petit peu et détourne le regard, se demandant pourquoi le gallois arrive tant à la gêner, avant de changer rapidement de sujet. "Okay, you, Truth or dare?"


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« I gotta say, Cummings, I did not expect that at all. »

Autant que l’information que lui donne Izlaya lui arrache un rire surpris, il la note très sérieusement à son esprit. Faire frissonner une femme relève souvent de la subtilité et il avait hâte de découvrir comment faire chavirer la noiraude. Il la connaissait tellement, au fond, c’est bien la seule partie d’elle qu’il ne connaissait pas comme le fond de sa poche et il était déterminé à ne pas rester dans l’ombre.

« Truth as well. I feel like you already know everything there is to know about me. », dit-il en s’appuyant au matelas de ses bras tendus derrière lui.


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Izla réfléchit, balançant un peu des pieds puis songe à une question et se mord la lèvre inférieure. Elle se redresse, désormais assise bien droite et lui offre un regard curieux.

"What's your biggest fantasy. Like, not at this moment, I mean, of all time."

La noiraude attend la réponse avec impatience, parce qu'elle compte bien un jour le réaliser au mieux. Mais ça, elle ne le dira pas, elle attendra le moment où il s'en doutera le moins et où la surprise la plus efficace.


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La question lui tombe dessus comme une surprise. En fait, il fallait bien qu’il s’y attende, puisque lui-même avait eu l’idée de lui poser la même chose, mais bon. Il ne se savait pas entièrement prêt à lui révéler cela. Peut-être qu’elle en serait dégoûtée. Et franchement ça lui faisait un peu peur. Mais bon, un jour elle risquerait de l’apprendre au courant d’une conversation. Le brun se râcle doucement la gorge puis se met à parler, le ton un peu gêné.

« Well… Before what happened last night, it would have been to have sex with you. As I never thought it was going to happen. But aside from that… You know how I’ve always been open-minded about sex and that I’ve had my fair share of experiments with guys? I’d like to try a threesome with another guy and a girl. » Il marque une pause d’un rire embarrassé. « You probably think it’s gross, but yeah. »

Et lui qui priait Merlin pour ne pas qu’elle se sauve.

« So, um, truth or dare? »


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Izla le regarde, surprise d'abord. Bien sûr qu'elle savait pour ses expérimentation, mais vraiment, ça lui sortait trop de la tête, ça ne lui avait jamais importé. Mais ce qui l'impressionnait le plus, c'était surtout d'Avoir été son plus grand fantasme pendant longtemps et elle rougit un peu.

Sauf qu'elle n'a pas le temps de parler, il demande de suite truth or dare. C'est peut-être le moment pour une petite pause.

"Don't think that ! I mean, I tried with two guys, and I certainly didn't think THEY were gross!" La noiraude se redresse, se retrouvant à genoux. "I mean, as long as everyone has fun, right?" suivit d'un clin d'œil, puis d’un baiser, bref mais langoureux, qu'elle ne stoppe que pour dire, la voix suintante d'envie "Dare."


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La réaction d’Izlaya lui arracha un soupir de soulagement. Elle était tellement compréhensive… Et puis, sa propre expérience de vie lui permettait de l’être encore davantage. Il se surprit à penser à ce que ça pourrait bien être, un plan à trois avec elle et un autre mec.  Sa tête entre les cuisses de la noiraude, la goûtant tout entière alors qu’une autre bouche adroite s’attardait sur son sexe… Il s’en mordit l’intérieur de la joue, comme la noiraude s’approchait de lui pour l’embrasser. Il lui rendit son baiser, tout aussi lourd de passion, puis lui sourit en l’entendant faire son choix. Il fallait qu’ils poussent un peu plus. C’est qu’il en avait envie.

« Either you massage my back, with the oil… Massage my chest and abs, again with the oil – and both of those imply that you take my t-shirt off yourself. Or you  take your dress off, while stripping, of course. »

N’importe laquelle de ses options allait certainement faire monter le désir en flèche.


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Iz hésite. Faire un strip-tease le rendrait clairement fou et le massage lui offrirait de voir le corps de Manu, mais... si elle lui fait un massage, elle sait qu'elle ne sera pas capable de résister. Pourtant... elle a réellement envie de repousser ses limites. Elle le regarde droit dans les yeux et cette fois ne feinte pas, passe ses mains sous son t-shirt et le relève dans un mouvement lent, laissant son torse apparaître graduellement et lui permettant d'en admirer chaque parcelle.

Une fois ôté et balancé plus loin, l'Anglaise attrape l'huile à massage et le pousse doucement d'une main sur son torse, qu'il se retrouve couché sur le dos. Un nouveau sourire, de l'huile sur ses mains, un peu sur son torse et elle commence, d'abord placée à côté, puis à califourchon sur lui, ses mains passant de ses pectoraux à ses épaules dans des mouvements de paume circulaires, avant de redescendre masser ses côtes de ses mains et ses abdos de ses pouces. Il est beau à s'en damner et la belle se sent à moitié chavirer en voyant la lumière des chandelles refléter sur son torse légèrement luisant, avec la furieuse envie qu'ils soient nus à ce moment.

"You know, if you choose truth, I won't have to stop so soon." dit-elle, la voix chaude comme la braise.


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C’est exactement ce qu’il voulait. Il voulait sentir les doigts d’Izlaya sur sa peau, travailler ses muscles alors qu’il pourrait la regarder droit dans les yeux. Il n’avait pas osé lui imposer un seul choix, après tout, fallait bien jouer, mais c’est un sourire victorieux qui naquit sur ses lèvres lorsqu’elle lui enleva son t-shirt et le poussa à s’étendre sur le dos. Il s’exécuta sans  protester, s’installant confortablement. Puis elle vint s’installer à califourchon sur lui, lui tirant un soupir de désir des lèvres sans que son regard d’émeraude lâche le sien. Il accueille la noiraude sur lui d’une caresse ferme de ses paumes sur ses hanches, l’admirant quelques secondes. C’est qu’elle est magnifique, dans cette position. Il ferme les yeux un instant, se laissant exciter par le massage adroit de la jeune femme. Ses propres mains serrent la peau des hanches et des fesses de l’Anglaise alors que, dans un mouvement qui relève entièrement du réflexe, son bassin se met à s’agiter tout doucement contre le sien.

« Or I could just keep quiet for a few minutes, hm? »

Ce qu’il fait. Complètement silencieux, si ce n’est de ses légers soupirs d’aise, pendant deux bonnes minutes, son corps luisant frissonnant sous les doigts agiles de la jeune femme. Au bout d’un moment, il ouvre les yeux puis dit :

« Alright, dare. Before I rip all your clothes off. »

Il n’exagérait qu’à peine.


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Manu est un tortionnaire, purement et simplement. Ses soupirs, son air appréciateur et son expression imprégnée de désir, sans compter son torse qu'elle avait sous les doigts et finalement, les mouvements de son bassin, lui arrachant un premier soupir et les autres bien étouffés derrière ses dents serrés. C'est qu'elle se sent soudainement bouillante à l'intérieur, même son intimité semble dans cet état et ses joues restent désormais bien rosées, sans perdre de couleur. Qu'on l'aide, avant qu'elle ne cède et se jettes pour de bon sur lui.

Et par toutes les suçacides de Honeydukes, il choisit finalement. Dans un soupir elle s'arrête, se retire de sur lui par simple besoin de se calmer les idées et d'éviter de mettre fin de suite au jeu...

"Okay..." soupire-t-elle en se replaçant un peu. "Either you strip me off my dress, or hear me moan in your ear for 15 seconds without moving a single inch."

Peut-être que la deuxième était inutile, mais de son point de vue, ce serait l'une des pire torture à lui faire, de quoi la rendre absolument folle de désir.


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Un soupir presque déchiré accompagne le mouvement d’Izlaya. Eh meeeerde ce qu’il a envie d’elle. Sa peau entièrement éveillée sous ses caresses lui crie de lui en redonner alors que se distingue peu à peu sous son pyjama une masse bien ferme et solide. C’est ce qui arrive quand on pousse trop la friction. Même si c’est délicieux. Une vraie torture, mais définitivement délicieuse. Le brun passe ses deux mains dans ses cheveux puis contre les côtés de son cou avant de se redresser à moitié, appuyé sur les oreillers, prêt à écouter les options que lui offrait Izlaya. Pourvu qu’elle leur permette de se plonger encore plus profondément dans ce torrent d’envie qui promettait d’être affreusement agréable.

Oh que ça lui plaisait. Un petit sourire accroché au coin des lèvres, il étudiait attentivement ses options. Mais en réalité, il savait qu’il aurait la chance de l’entendre gémir un peu plus tard, et il prenait toujours un plaisir fou à déshabiller une belle demoiselle. Et alors qu’il s’apprêtait à effeuiller sa meilleure amie, il songea qu’il n’avait certainement jamais eu aussi hâte de s’y mettre.

D’une douce pression sur les épaules de l’Anglaise, Manu la guida à se lever, pour qu’elle se retrouve debout à côté du lit. Il suivit de près, s’asseyant face à elle, les fesses toujours sur le matelas. Puis il s’y met. Défait lentement les boutons restant à sa robe, ses yeux s’accrochant aux bouts de peau qui se dévoilent peu à peu. Une fois que la robe est entièrement ouverte, le jeune homme accroche le tissu du bout des doigts et le tire lentement vers l’arrière, l’enlève des bras de la belle.

« Oh, fuck… » souffle-t-il à mi-voix alors que ses yeux dévorent la beauté qui se trouve devant lui.

Il la détaille en entier, de la dentelle noire de son soutien-gorge à la courbe de ses seins, son regard chutant le long de son corps  pour s’attarder sur ses hanches couvertes d’un même tissu que sa poitrine. Le brun passe ses paumes sur les côtés de la noiraude. Possessif, avide, impatient. Il la caresse longuement à ce niveau, se rappelant de ce qu’elle a dit un peu plus tôt à propos d’un point érogène, puis laisse ses doigts glisser vers le bas pour s’arrêter à ses fesses. Ses pouces se glissent sous le mince tissu de son string, ses autres doigts caressant librement la peau nue de son derrière.

« I don’t think you understand how much lingerie is a huge turn-on for me… »

Il se penche. Pose un unique baiser brûlant tout près de sa poitrine.

« Truth or dare? », demande-t-il, son regard  gourmand toujours fixé sur celui de la jeune femme.  


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Izla suit le mouvement, se retrouve debout. Elle le regarde depuis sa position debout, une main vient se poser à la base de la nuque de Manu, la caresse du bout des doigts. Le ventre de la ténébreuse se contracte lorsqu'il ouvre les boutons devant, elle est prise d'appréhension. Qu'est-ce qu'il va penser? Ça fait tellement longtemps qu'elle veut ça, qu'elle met de la lingerie pour lui sans même oser se l'avouer, et si elle n'avait pas fait un bon choix? S’il s'était imaginé mieux?

C'est une peur qui meurt lorsque le tissu glisse de ses bras avant de tomber au sol et voit son regard planté sur elle, embrasé de désir la dévorer, presque la déshabiller du peu qui lui restait. Finalement ce sont ses mains qui parlent pour lui, viennent bien sûr s'attarder sur ses côtés, lui faire trembler et lécher les lèvres de désir, sa respiration se raccourcissant un peu alors que les nerfs sensibles se sentaient assénés, la main sur sa fesse n'en fait pas bien moins non plus.

"I understand enough to know I'll wear a new one each time..." lui promet-elle, avec un sourire charmeur et enrobé de désir aux lèvres. Celles du brun viennent d'ailleurs provoquer une morsure de celle inférieure de la brune.

"Truth, I'm curious to see if you can still think of a question right now..."
elle marque une pause. " 'cause I can't."

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« Hm… Well, this game is getting a lot harder. Like other things. »

Il lâche un court rire rauque de désir alors qu’il désigne du regard la bosse bien nette et certes imposante qui naissait sous son bas de pyjama. Mais une idée lui vient en tête. Qui achèvera sans doute de les tenter, d’attiser leur imaginaire. Seulement, le plaisir quasi pervers qu’il retire de cette exploration en étape est incroyable.  Les lèvres de Manu s’attardent sur la peau de l’Anglaise, sa langue venant doucement tracer la courbe alléchant de son sein droit, avant qu’il ne dise :

« Can it be both a truth and a dare?... »

Ses bras enlacent plus fermement la taille d’Izlaya pour l’attirer contre lui dans un geste puissant. Son visage tout près du sien, son regard de jade toujours ferme mais brillant de désir.

« I want you to show me what your favorite position is. With our bodies. While keeping what’s left of our clothes on. »


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"Okay."

Il dit finalement sa demande et la sorcière pousse un rire surpris. Ce n'est pas du jeu, mais ça va les achever et magnifiquement en plus. Et ça, ce n'est pas vraiment pour lui déplaire. Iz l'embrasse et murmure contre ses lèvres, comme si elle expliquait quelque chose d'anodin.

"Well you know, there's two, and you're actually almost in the right position for the first one."

Ça lui demande toute sa concentration, faire comme si de rien n'était, comme si elle lui montrait seulement son mouvement de danse préféré. Mais elle savait que ça le rendrait fou et elle voulait ça de toutes les fibres de son être. De ses mains elle le fait reculer un peu sur le lit, puis vient s'asseoir face à lui, l'entourant de ses jambes, se retrouvant atrocement pressée contre lui et son bassin bougeant lentement, question de lui donner une démonstration complète.

"That's not a very common one but i love it, I feel I can do as much as my partner, plus I can look at him in the eyes." dit-elle en faisant exactement cela, ses lèvres toujours abusivement près de celles de Manu. "The other tho..."

Rapidement elle se déplace, avant qu'il ne la retienne, elle l'attire à se mettre à genoux, sans plus, il comprendra rapidement. Elle se place à quatre pattes, mais au lieu de se soutenir de ses mains, s'accoude, cambre son dos, lascive.

"Gotta love some hair pulling..."

Quand ses cheveux son long, cette position devient décidément sa favorite, c'est viscéral.


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Il se laisse presque docilement faire pour la première position. Il suit les mouvements d’Izlaya, la calque dans ses gestes. Tout naturellement, l’une de ses mains se pose au bas du dos de la jeune femme, comme pour guider le rythme langoureux et les ondulations des mouvements, alors que l’autre le soutient, posée sur le matelas. Il la regarde droit dans les yeux, buvant son souffle, résistant à l’envie enragée de l’embrasser. Cette fille va le rendre fou, il le sait. Et il sent sa volonté s’effriter, autant qu’il sent leurs bassins se frotter l’un à l’autre continuellement, comme une obsession.

Elle se dégage.  L’incite à se mettre à genoux, à présent bien au centre du matelas. Il ne proteste pas, la suit des yeux alors qu’elle se place à son tour et…

« Jesus Christ, Cummings, you’re absolutely terrible », murmure-t-il entre ses dents alors que ses mains reviennent à la charge sur le corps offert de la jeune femme.

Elle ne peut pas savoir combien de fois il s’est imaginé la prendre dans une telle position. Combien de fois il s’est imaginé la posséder sans relâchement, jusqu’à ce qu’ils en tremblent et en crient de jouissance tous les deux. Le Gallois passe sa langue sur ses lèvres, son regard gorgé de luxure fixant avidement le corps de sa meilleure amie. Les doigts de sa main gauche viennent attraper, en possesseur, la hanche de noiraude. Bassins qui ondulent, sentant presque sa verge toujours emprisonnée de tissu se balancer entre les deux fesses de l’Anglaise. Mais ça n’est pas assez. Son autre main se pose d’abord sur la nuque de la belle avant de monter encore davantage, s’enfouissant dans ses cheveux. Les empoigne solidement contre sa paume dans une étreinte ferme. Il les tire un peu vers lui, avec force mais sans violence, accentuant ainsi la douce cambrure du dos d’Izlaya. Bouffée de chaleur. Il fallait qu’il calme ses élans de dominant qu’il savait parfois difficile à contenir. Mais il ne résiste pas. Son bassin ondulant toujours fermement sur celui de la noiraude, il vient pencher le haut de son corps vers elle. Aspire son lobe d’oreille entre ses lèvres, le suçote alors que la main qu’il avait à sa hanche s’impose rudement à l’un de ses seins.

« Just like this, hm? », lâche-t-il, brut, à son oreille.


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L'entendre grommeler lui confirme sa bonne idée et elle lui lance un regard félin à faire tomber dans les pommes. Go on, take me, I'm all for it. C'est exactement ce qu'il fait, enfin, à si peu de choses - ou vêtements - près. Sa hanche gauche comme prise dans un étau brûlant et agréable, celui des mains du gallois, dont elle sent l'érection venir se buter contre elle sous les mouvements de leurs bassins, lui arrachant un soupir d'impatience.

Puis cette main dans sa chevelure, qui lui fait se mordre la lèvre. Ses joues sont écarlates maintenant, tout comme le bout de ses oreilles, faute à cette envie brûlant qui est en train de la consumer. Elle adore sa fermeté, ses mouvement imposants, son corps en veut mille fois plus, foutus pyjama qu'elle n'en peut plus de même le savoir encore sur lui. Sa tête se fait redresser et elle ne retient pas le mouvement, loin de là, la cambrant bien vers l'arrière, tout comme son dos. Elle laisse échapper un bref gémissement à sentir son autre main venir posséder son sein. Si c'est l'attente qui le rend comme ça, alors elle est reconnaissante d'avoir attendu.

"Y-yes, exactly." rétorque-t-elle d'une voix un peu gémissante, empreinte de hâte et d'une touche de soumission. Pour lui, elle se soumettrait n'importe quand... mais pas sans pousser un peu plus, une dernière fois. "Truth or dare, Perks." murmure-t-elle, l'air de celle qui a déjà une très bonne idée derrière la tête - en plus d'une main - et qui n'en peut déjà plus.


◦●○●◦

Il ne sait pas d’où toute cette patience lui vient. Ça n’est pas comme lui. Il est trop impulsif, trop orgueilleux pour se faire attendre quand ça vient au plaisir. Il n’aime pas se faire attendre lui. Normalement, il aurait déjà imposé une pipe à son amante, en la torturant elle jusqu’à ce qu’elle le supplie. Seulement, tout était différent avec Izlaya. Et bien que ses tendances à la domination ne risquent pas de disparaître, il a envie de travailler la subtilité de la chose avec sa meilleure amie. Parce qu’il l’aime. Parce qu’il veut lui faire l’amour autant que la baiser.

La poigne du brun toujours serrée et brûlante sur les cheveux et le sein de la noiraude, il navigue sur sa peau d’un coup de langue, passant de la naissance de sa mâchoire à son épaule, l’embrassant avant de chuter dans son dos, contournant son omoplate pour se trouver au niveau de ses vertèbres du haut.

« Hm… Truth. », murmure-t-il en embrassant la peau d’Izlaya


◦●○●◦

Izla l'a toujours aimé, toujours sur quoique jamais accepté, elle aime Manu, mais elle sait que lui aussi maintenant. Et elle sait surtout que lui aussi, qu'ils ont le temps, l'envie de s'aimer maintenant. C'est exactement pour ça qu'en ce moment, elle ne demande pas d'amour, ni de douceur, juste lui, la bête qui sommeille aux fond d'eux deux, du sexe pur, pour satisfaire l'envie qui lui gruge le ventre.

Ses baisers la font frissonner, fermer les yeux et presque perdre pied vers ses instincts primaux, mais elle résiste. Encore une minute, tout au plus. Respire, voilà, rouvre les yeux, tourne la tête vers l'arrière, regarde vers lui, sans le voir car il est bien trop dans le milieu. Une minute, pas plus.

"Tell me, honestly..." commence-t-elle, impassible, ajoutant même volontairement une touche de vulnérabilité à sa voix, l'espace d'une seconde avant de revenir à la charge d'une voix sensuelle et parfaitement indécente. "Why aren't you fucking me at this moment?"

Elle n'avait pas besoin de making love, ou de having sex. Le mot fuck frappait contre son palais, résonnait dans ses oreilles, semblait à la fois décadent et extatique alors qu'elle le prononçait. C'était exactement ce qu'elle voulait. Elle n'avait pas besoin d'enjoliver les choses, ou de vouloir prouver son amour à Manu maintenant. Elle le lui avait prouvé depuis qu'ils avaient 14 ans, de toutes les manières détournées possibles.
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Emmanuel Perks
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First introduction to the world • Instant Izlaya
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MessageSujet: Do you dare me now? [S]   Ven 30 Jan - 7:13

Les lèvres du Gallois s’ourlèrent en un sourire malicieux et sûr de lui lorsqu’il entendit la question de la noiraude lui caresser les tympans. Pourquoi n’était-il pas en train de la baiser? Il se posait la même question. Elle était entièrement offerte à lui, et son corps à lui ne réclamait rien d’autre que d’être gobé par celui de la jeune femme. Le jeu arrivait à son comble. Il n’était plus important. Fuck this, enough playing around. Tout ce qui lui importait présentement, c’était de sentir le corps de celle qui allait devenir son amante se tordre et se tendre de l’extase le plus violent.

« I don’t fucking know. », lâcha-t-il dans un murmure rauque.

Il oubliait les douceurs. La patience, il n’en avait plus. Épuisée, gone out the window.  Il ne voulait plus qu’elle lui serve à jouir, et qu’il lui serve à la même chose. Emmanuel se recula d’un demi-genou et, tenant toujours fermement les cheveux d’Izlaya dans une main, il abaisse puis enlève son bas de pyjama de l’autre. Dévoilant son sexe en pleine érection, palpitant d’envie animale. Il vient ensuite, de quelques mouvements de doigts, faire glisser le string de la belle le long de ses cuisses. Lorsqu’il atteint ses genoux, il le lui enlève brusquement et vient se replacer derrière elle.  Seulement cette fois, sa verge tendue et épaisse vient se presser, tentante, contre la croupe chaude de la noiraude. Sans la pénétrer, pour l’instant, se frottant, se lovant contre sa peau ardente et trempée. Il la tente ainsi quelques secondes, ses douces plaintes d’envie se perdant dans l’air. Il  cambre un peu le dos vers l’intérieur un instant, crache de haut sur son sexe et, avoir l’avoir humecté de salive de quelques mouvements de poignet, il se met en position. Tire plus fermement les cheveux de l’Anglaise, lui cambre davantage le dos, l’autre main lui serrant solidement les côtes.

Une plainte bruyante de plaisir passe ses lèvres lorsqu’il se glisse entre ses reins pour la première fois. Sa chaleur l’écrase, le fait frissonner. Et bien qu’il s’arrête quelques secondes, son aine bien collée aux fesses de son amante, il entreprend bien vite des mouvements rythmés et profonds tout au creux d’elle. La cogne, laboure son bassin, veut la rendre sienne et avide de lui.


◦●○●◦

Izla aime le sentir brusque, malmener sa tignasse de jais, cambrer son dos, lui retirer son string avec force et si elle se l'était imaginé magnifique dans ce rôle de dominant auparavant, c'était clair maintenant qu'il excédait déjà ses espérances. Cette manière de ne lui faire sentir son érection qu'en se frottant à elle lui arrache un grondement d'impatience et de plaisir mêlée, sa fente ardente et la cambrure de son dos lui précisant très clairement qu'elle le suppliait de la pénétrer.

Puis elle sent ses cheveux tirés à nouveau, se redresse sur ses mains, quoi que ses bras sont encore en angle, laissant ses fesses et son intimité présentés au mieux. Il lui serre les côtes, lui arrache un soupir, avant de lui arracher bien plus. Un long gémissement en ressentant finalement la verge de son amant en elle, parfaitement cambrée, son corps en entier semblant devenir alerte à la moindre sensation, à la moindre brise. Et alors qu'il enchaine coup sur coup, l'Anglaise ne retient pas de s'ajuster à son rythme, s'empalant avec force chaque fois qu'il fait pareil, approfondissant l'insertion et le choc de leur peau lui arrachant de nouveau un gémissement.

"Fucking god... it's even better..." peine-t-elle à dire sous le plaisir. D'ailleurs elle ne termine pas sa phrase, le than I imagined se perdant dans sa gorge sous la forme d'une plainte.

C'était nettement mieux, mille fois mieux. C'était tellement plus fort, plus naturel, elle avait toujours cru qu'elle aurait à le pousser à se laisser aller à ses pulsions, mais même pas et dieu qu'elle en profite. Elle l'aime comme ça et si il y a une heure elle aurait encore rougit à l'idée de lui "appartenir", maintenant elle y tient.


◦●○●◦

Les hanches du Gallois viennent se heurter fermement contre les fesses de la ténébreuse à chaque coup de bassin qu’il donne en elle. Leurs gémissements, unis par le rythme cadencé avec lequel Manu la baise, emplissent la pièce, résonnent contre les murs. C’est tout ce qu’on entend. Des plaintes, le claquement distinct de peaux humides s’entrechoquant, le lit qui grince doucement. Le jeune homme ne ménage pas son amante; ça n’est pas à tous les jours que l’on accompli son plus grand fantasme. La main qu’il avait aux côtes de la belle se déplace lentement jusqu’à la fesse de l’Anglaise et vint la claquer avec force, puis encore. Le regard brillant et avide du Gallois s’attarde un instant sur la délectable vision de sa verge empourprée qui coulisse avec vivacité entre les reins d’Izlaya avant de venir se poser sur son visage. Il voulait la voir crier, la voir jouir. Et cette position ne lui offrait malheureusement pas cet avantage. Comme tout bon tyran charnel, ce que Manu voulait, il l’obtiendrait. Mais il saurait attendre encore un moment.

L’ancien Poufsouffle déplie l’un de ses genoux en diagonale, la jambe repliée se trouvant ainsi vis-à-vis la hanche de sa douce.  La pénétration qu’il lui assène presque brutalement en devient encore plus profonde alors qu’il maintient la cadence, les cheveux de sa meilleure amie toujours serrés dans son poing.

« Is that good enough for you, Cummings, or do you want more? », grogne-t-il fiévreusement entre ses dents, expirant dans le même souffle un gémissement audible.  


◦●○●◦

Izlaya ne sent pas du tout le silence qui les entoure. Pour elle, son monde en entier est rempli de leurs gémissements, de leurs respirations et de leurs peaux frappant l'une contre l'autre. Elle pouvait presque entendre son propre cœur battre frénétiquement sous ses plaintes. La sorcière savait pertinemment que c'était Manu qui lui faisait cet effet, lui donnait cette sensation de ne jamais avoir vécu quelque chose de si intense.

Sauf que ça ne ferait qu'aller en crescendo et la noiraude le savait, le voulait. Lorsque la main de Manu se déplace, elle ne s'attend pas à la sentir claquer sur sa fesse, ce qui provoque un gémissement de surprise chez Izla, qui ressent aussitôt la douleur. Ce n'est qu'à la deuxième claque que la surprise fait place à la luxure dans sa voix, un sourire perçant à travers sa petite grimace de douleur. Lorsqu'il améliore encore son angle de pénétration, l'anglaise ramène l'une de ses mains derrière elle, ne se soutenant que de l'autre, pour venir la plaquer à la base de l'une de ses fesses, presse, écarte la peau, la serre de ses doigts sous le plaisir.

Elle doit se reprendre, pouvoir lui parler sans avoir une voix complètement plaintive et incontrôlée. Elle veut le provoquer, le pousser à lui montrer toute l'étendue de ses talents. Bordel, bien sûr qu'elle en veut plus.

"Come on, give me your best, Perks." lâche-t-elle d'un ton décadent, ses gémissements réduits par l'appréhension, la hâte, l'envie de le voir monter de niveau


◦●○●◦

Évidemment que cela ne va pas se finir ainsi, alors qu’ils ne viennent qu’à peine de commencer. Le Gallois a encore de la réserve et il se doute bien, autant à cause des signaux clairs que le corps de son amante lui envoie que par ses mots lubriques qui fendent l’air lourd jusqu’à ses oreilles, que la noiraude n’en a pas assez. Et c’est tant mieux. Sentir que ses désirs parfois trop obscènes seront parfaitement assouvis par la femme de ses rêves était absolument enivrant.

Emmanuel vient heurter la féminité avide de son amante de quelques coups de butoir puis s’arrête. Son sexe en palpite de fébrilité, tant qu’il s’en arrache lui-même une plainte d’impatience. Sans attendre bien plus longtemps, il aide Izlaya à se redresser, se levant du lit et l’attirant contre lui dans le même mouvement. Il profite du fait qu’elle soit dos à lui pour dégrafer son soutien-gorge – il le lui aurait bien arraché mais il devinait par la qualité de la dentelle que ce devait être un ensemble plutôt cher – puis la retourne pour qu’elle lui fasse face. Quelques secondes à peine, pour la caresser. Sa paume qui se presse contre son sein, ses doigts qui en taquinent la peau durcie d’envie, ses lèvres s’obstinant, gourmandes, sur la peau du creux de son cou.

« Hopefully what’s coming next will shut you up », dit-il tout bas, se voulant provoquant.

Il n’y a pas de violence ou de rage dans son ton, mais c’est évident qu’il s’y plait dans son rôle alpha. Et puis quelque chose lui dit que l’Anglaise s’en verrait tout autant excitée que lui. Il ne tarde plus à reprendre les choses en main. En commençant par les fesses nues de la noiraude, la levant solidement de sol et se dirigeant vers une commode. La tenant toujours fermement contre lui d’un bras, de l’autre il balaye les quelques trucs qui se trouvait sur le dessus du meuble avant d’asseoir le derrière de sa belle sur le bois. L’étroitesse de la commode lui permet d’ailleurs d’appuyer aisément son dos contre le mur derrière. Emmanuel se place bien droit entre les jambes légèrement écartées de son amante et remarque que son propre bassin est juste un peu trop bas pour ce qu’il a derrière la tête. Enserrant les hanches d’Izlaya de ses deux mains, le Gallois l’attire un peu plus près de lui de façon à ce que le bassin de la ténébreuse tombe doucement du plat de la commode, pas assez pour la rendre inconfortable mais suffisamment pour éviter à l’étudiant de devoir se mettre sur le bout de ses pieds. Manu vient appuyer ses reins contre les fesses de son amante et lâche ses hanches, ses mains se posant à l’intérieur de ses genoux, y appliquant une pression ferme de façon à ce que les cuisses de la Litriù touchent presque son ventre. Il exposait ainsi la totalité de ce qu’il y avait à explorer, sa chair rose et mouillée complètement à sa merci. Les genoux pliés de la jeune femme s’appuient naturellement sur les épaules du Gallois, leur permettant ainsi à tous les deux d’avoir les mains libres. Une fois ainsi placés, l’une des mains du beau brun trouve sa place sur la hanche de sa douce, stabilisant ainsi son bassin alors que l’autre lui enserre robustement le côté du cou.  Le corps d’Izlaya l’appelait presque rageusement et il n’était plus d’humeur à lui résister.

Un élan puissant suffit à briser la distance devenue insupportable, sa verge s’imposant vivement entre les reins de l’étudiante. Il la cloue, la martèle solidement de son sexe; il veut l’entendre crier de plaisir, la sentir jouir autour de son membre. Et alors que ses propres gémissements gagnent en décibels, il vient les faire taire d’un baiser animal, primitif contre les lèvres de son amante.  


◦●○●◦

Il s'arrête. Elle vient de le provoquer et lui s'arrête? L'espace d'une seconde, la ténébreuse grogne de frustration, essayant de continuer, puis elle comprend qu'il doit avoir quelque chose derrière la tête et pas qu'il veut seulement la rendre folle. À partir de ce moment, la belle suit ses mouvements, coopère avec ce qui se rapproche le plus de l'enthousiasme, malgré sa lasciveté distincte.

Elle se retrouve sur la commode, mord sa lèvre inférieure, se laisse manier, ce qui d'habitude est bien plus difficile à obtenir de sa part. Il lui remonte les cuisses et tout naturellement elle vient appuyée ses jambes sur ses épaules. Elle ne s'est jamais sentie si délicieusement vulnéralbe et le regarde dans les yeux. Ose me faire attendre plus longtemps.

Bien sûr il ne le fait pas, il reprend de plus belle et la noiraude peut finalement apprécier de le voir dans toute sa splendeur, voir leurs sexes entrer en collision avec force, observer les muscles du brun se tendre. C'est bien simple cette vision lui envoie une montée d'excitation brutale, lui arrachant des gémissements plus longs, sa respiration saccadée désormais. Il n'y a d'ailleurs que les lèvres du brun pour étouffer tous ces bruits et la sorcière s'y perd volontiers, ses mains appuyées sur la commode la quittant, le dos sur le mur suffit amplement à la soutenir et elle agrippe Manu, son cou et son bras, appuyant le baiser, faisant danser sa langue contre la sienne avec désir, son ventre commençant à se contracter, ses cuisses à trembler et son plaisir à monter.

"Please, don't slow down, please..." gémit-elle contre ses lèvres, cette fois complètement suppliante, éhontée.


◦●○●◦

Son dos tout entier est assailli de frissons intenses, tant qu’ils en sont presque douloureux. À chaque coup brutal et profond qu’il assène à son amante, les affluences de plaisir lui secouent le bassin encore davantage, poussant le rythme de la pénétration déjà vive à atteindre une force soutenue et acharnée. La chaleur distincte de l’extase qui approche s’étend dans son bas-ventre, ponctuant ses gémissements réguliers de quelques éclats plus graves et bruyants.

Mais elle le supplie. De sa voix ardente, brisée, fébrile, délicieuse à en damner. Cette seule musique à ses oreilles lui fait lâcher une plainte ardente, presque tourmentée. Elle joue avec le feu sans même le savoir. Tous les sens du Gallois sont en éveil, tant ceux physiques que ceux de ses envies tordues. Il avait tellement envie de jouir en elle, de la sentir se crisper grâce à lui, mais ses supplications étaient tout simplement trop ensorcelantes pour qu’il les comble tout de suite. C’est donc avec un effort absolument herculéen, et dans un grognement incontrôlable de révolte, qu’il cesse ses mouvements. Il reste toutefois bien au creux de ses entrailles, entièrement immobile malgré le bassin d’Izlaya qui ondule  de désapprobation.

« Mmmh, you’ll need to beg me more than that to convince me. I’m not sure you really want this. », murmure-t-il, presque cruel.

La main qu’il avait sur la hanche de la noiraude chute jusqu’à s’accrocher à son pubis alors que, de son pouce, il lui taquine fermement le bouton d’amour. Son regard d’émeraude profondément vrillé dans celui de la belle. Il avait beau vouloir l’entendre supplier, il ne voulait pas qu’elle perde son élan.


◦●○●◦

Il s'arrête, ENCORE? La belle, à travers les torsions de plaisir de son visage, fronce des sourcils avec cet air de Are you fucking kidding me? Ses gémissements devenant frustrés et son bassin ondoyant, cherchant à retrouver un peu de mouvement qu'il se refuse désormais à lui donner. Elle l'écoute et grogne en réponse, frustrée, contenue, avec la profonde envie de se rebeller, mais il met fin à ses idées de révolte de son seul pouce, lui offrant un gémissement de plaisir torturé, son visage s'y accordant à la perfection.

Sous le coup du plaisir et de l'attente mêlée, la noiraude vient plaquer sa tête contre le mur, cambrée, poussant quelques gémissements contrits, rien à foutre si c'était un peu trop fort, au moins ça changera le mal de place. Sauf que ça ne le fait pas du tout. Elle endure - ou peut-être même profite - un peu plus longtemps avant de se redresser, s'accrochant aux bras de son beau tortionnaire d'une main, l'autre prenant appui sur la commode, puis s'approche au point où son corps et ses cuisses se touchent. Elle a toujours été très souple, mais peut-être que Manu ne s'imaginait pas à ce point-là, ce qui la ferait presque sourire si elle ne sentait pas son antre brûler d'envie et son corps frissonner de frustration.

"Please, Manu, I beg you." Elle lui offre un regard qui brille d'envie, de vulnérabilité et de la torture qu'il lui inflige. "Ram me again, please." Ça n'a jamais été si facile de jouer le rôle de la supplication et de l'indécence qu'avec lui.


◦●○●◦

On lui offrait le plus beau spectacle qu’il n’aurait jamais espéré voir. Une bouffée de chaleur s’empare de lui, lui rougit légèrement les joues, approfondit sa respiration déjà bien haletante qui force son torse luisant l’huile et de sueur à s’élever et se rabattre rapidement. Une femme qui subit ce genre de plaisir, c’est toujours beau, mais maintenant que c’est Izlaya qui endure sa torture, ça relève carrément de l’aphrodisiaque. Sa moue frustrée et vulnérable à la fois, ses dents serrées, les éclats aigus de sa gorge, ses cheveux qui lui collaient au front et au cou… Cette magnifique poitrine tremblante sous le poids des frissons. Les caresses adroites et énergiques contre le bouton de chair rougi de plaisir de son amante prennent en vitesse et en précision jusqu’à ce que, finalement, elle se réduise à lui implorer clémence.

Un sourire carnassier frôle ses lèvres alors qu’il freine les caresses de son pouce, sa main revenant s’accrocher à la hanche de la belle. Son autre bras vient la soutenir tout près de lui d’un bras à sa taille, les genoux et les jambes de la noiraude toujours bien pressés sur ses épaules et le long de son tronc. À vrai dire, le soutien de la commode sous les fesses d’Izlaya est presque inutile à ce point-ci. Le brun attrape fougueusement les lèvres de l’Anglaise des siennes, l’embrasse avec une gourmandise immonde et bestiale, les mouvements de sa langue entrecoupés de plaintes claires alors qu’il se remet à la besogner sans relâche.

« Oh, fuck… Your pussy’s so good… » grogne-t-il profondément, ses paroles ponctuées du claquement régulier de ses hanches contre les cuisses et les fesses de la belle.

Il la baise superbement, à présent déterminé à la faire jouir de la façon la plus obscène et luxurieuse qui soit. Il la cogne, la pilonne de tout son sexe, son gland horriblement sensible la happant continuellement alors qu’il se sent lui aussi tanguer vers le point de non-retour. Mais pas avant qu’elle ne succombe d’abord.


◦●○●◦

L'Anglaise pousse une plainte de soulagement - presque de victoire - lorsqu'il reprend, la gardant toujours dans sa position de souplesse et cette fois, elle se sent perdre tout contrôle, laisse ses cordes vocales bien le montrer alors que la main qui était sur la commode - désormais plus utile à la garder en place alors qu'il la martèle qu'à la soutenir réellement - et passe dans les cheveux du gallois. Elle lance quelques regards vers le bas, ne voyant presque plus leur ébats tant elle est pressée contre lui, mais s'en fout.

Ils s'embrassent, se fusionnent avec toute la luxure du monde et pas la moindre délicatesse et ça rend folle la jeune femme. En rouvrant les yeux, elle se mord la lèvre inférieure, écoute la voix de son amant devenue plus gutturale, la poussant à se lécher les lèvres, asséchées par toutes ses prouesses vocales.

À partir de ce moment, elle ne brise plus le contact visuel, le regard attentivement posé sur son visage tordu de plaisir, sur les mouvements de sa pomme d’Adam, de ses épaules, prenant son pied à le voir s'affoler grâce à elle. Et pendant ce temps, le plaisir monte en flèche, comme un volcan au creux de ses reins, son corps autant porté par les coups du brun que par les tremblements de l'orgasme qui arrive, et ses gémissements deviennent plus aigus, plus essoufflés.

"I can't hold anymore..." elle vient lui mordre férocement la lèvre inférieure. "God you're so fucking good!" lâche-t-elle, la voix prise d'extase.

Elle a à peine le temps de l'embrasser une autre fois que sa tête se penche vers l'arrière, les tremblements décuplés par chacun de ses muscles qui se tend, autant contre lui qu'autour de lui et sa respiration laissant place à un cri de jouissance mêlé de lasciveté et de manque absolu de retenu, ses mains accrochées au brun, allant jusqu'à lui griffer le bras.


◦●○●◦

Il ne suffit plus que de quelques minutes pour que le travail du Gallois se voit magnifiquement bien récompensé. Il sent fondre la ténébreuse à chaque coup de butoir qu’il balance entre ses reins, s’abreuve de ses cris et gémissements tandis qu’elle bascule brusquement vers la jouissance. Le corps qu’il tient solidement contre lui se met à trembler vivement, les dents de sa douce lui attaquant la lèvre inférieure. Elle se secoue, se serre, se crispe délicieusement contre son torse et autour de son membre puissant qui maintient la force de ses assauts.  Mais plus pour très longtemps.

Il n’a pas le temps d’avertir Izlaya – ni même de prendre conscience de la montée lui-même – qu’un râle puissant et rugissant jaillit de ses lèvres alors que son bassin sursaute et remue de façon chaotique. Son sexe crache l’assouvissement de quelques giclées, deux-trois gouttes blanchâtre venant tâcher la peau de son amante dans le choc de tous ces mouvements.

Puis un soupir de satisfaction intense avant que le front humide d’Emmanuel vienne se coller affectueusement à celui de la noiraude. Il l’embrasse du bout des lèvres, toujours haletant, toujours infiniment sensible. Sa respiration retrouve son rythme normal et, lorsqu’il sent ses genoux stabilisés, il reprend sa douce dans ses bras et la porte au lit, où il la dépose doucement avant de s’étendre à ses côtés, sur son flanc. L’une de ses mains lui caresse tendrement le ventre, l’autre lui soutenant la tête alors qu’il la regarde du haut de ce petit perchoir.

« I can’t believe we were so stupid. I can’t believe we missed out on – that – for years. », dit-il, la voix rauque d’avoir tant gémit, un sourire malicieux accroché aux lèvres.


◦●○●◦

L'Anglaise est prise par surprise par l'orgasme de son partenaire et ramène son regard sur le visage de Manu en train de rugir son plaisir, les muscles de sa mâchoire parfaitement tendue lui arrache un gémissement satisfait et appréciateur de sentir les giclées de ce qu'elle peut désormais appeler son homme. Trop tentée elle vient mordiller le coin de sa mâchoire alors qu'elle le sent donner les dernier coups.

Puis leur fronts se collent et toute la tendresse qu'elle ressent pour lui se jettes sur elle comme de l'eau fraîche après une journée au soleil, la fait frissonner et le regarder, l'air encore pareil à si elle était encore coincée au nirvana, pas prête d'en descendre non plus. Elle répond à son baiser et lorsqu'il la repose un moment sur la commode, elle ôte ses genoux de ses épaules, sentant la douleur d'avoir été dans cette position trop longtemps d'une plainte et d'un petit sourire.

Puis de nouveau dans ses bras, cette fois les bras autour de sa nuque et ses jambes autour de lui avant qu'il ne la pose et ne se couche à côté d'elle qui est elle-même étendue sur son dos, encore à la recherche de son souffle, ses jambes bougeant doucement l'une contre l'autre. Elle l'écoute et rit, rouvrant les yeux pour le regarder.

"I know I can't either... but I don't plan missing it out again anytime soon... or forgetting it." répond-t-elle, la voix aussi légèrement enrouée et désormais railleuse de cette histoire de leur adolescence. Elle se tourne aussi sur son flanc, vers lui et tend son visage vers le sien. "I don't know if it's too soon or anything but... I love you."
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MessageSujet: Re: 2. Unwrapped [Instant-RP Manu/Izla][S]   Sam 31 Jan - 3:37

◦●Bathtime●◦

Le Gallois lâche un rire court et entendu lorsque la noiraude mentionne un oubli. Il se souvient exactement de ce qu’elle veut dire. Cette nuit où l’alcool s’était infiltré dans leurs veines suite à une soirée à se consoler l’un l’autre. Pour les échecs amoureux, pour la vie de merde d’un adolescent de quinze ans. Il se souvient de la salle commune de Poufsouffle, du silence, du feu dans le foyer. Des lèvres de sa meilleure amie contre les siennes, de ses mains baladeuses, des doigts de la belle contre sa cravate dorée et noire… Et plus rien. Le réveil, la tête dans le cul, à moitié habillé en la tenant contre lui. Il en soupire de nostalgie, les yeux dans le vide, puis retrouve le sourire.

« I still don’t remember what happened that night. But whatever it was, I’m glad we tried again. »

Il s’apprêtait à ajouter quelque chose quand l’Anglais vient s’approcher de lui, son visage encore rougi mais aux traits comblés infiniment près du sien. Il la regarde, l’admire, la trouve encore plus belle, si c’est possible, que la fois précédente qu’il a pris conscience de sa beauté. Un sourire attendrit ourle ses lèvres, ses yeux verts brillants d’affection alors qu’il entend ces trois mots résonner de ses oreilles à son cœur.

« I love you too, gorgeous. », lui répondit-il, le ton infiniment doux alors qu’il pose ses lèvres sur les siennes

Le baiser qu’ils partagent cette fois est empreint d’une affection et d’un amour éclatant et fidèle. Doux, lent, tendre et langoureux. Il n'est plus pressé. Il prend le temps de la goûter, de l’aimer, sans l’impatience charnelle qui l’habitait plus tôt ou la peur de l’incertitude. I’m her man, and she’s my woman.

« So, does that mean we’re dating? Because I would love it if it meant that we’re dating. », souffle-t-il contre sa peau, le ton rieur mais toujours attendri.


◦●○●◦

La réponse de Manu lui fait tambouriner le cœur pendant quelques moments, ses yeux brillants. Elle aime l'entendre dire ça, pas de doute. Encore plus quand il l'embrasse juste après et la belle s'approche, vient presser son corps contre le sien, mais sans provocation, seulement pour partager un peu plus de sa chaleur, sentir sa présence sur sa peau.

Leurs lèvres se quittent cette fois sans provoquer d'impatience animale à Izla et elle l'écoute, un large sourire aux lèvres avant de feindre une mine pensive, venant poser un index sur sa propre joue.

"Well... you know, since I kind of couldn't even think of being with another man, It'd be safe to say that yes, we are dating." Elle parlait comme si c'était anodin, un simple calcul, mais le regarde, le regard joueur. "Your parents will finally be able to ask for how long we've been dating without us dying at the table and Azriel sneezing milk!"


◦●○●◦

Le Gallois ne retient pas un éclat de rire sincère lorsque son am… sa petite amie – oh la la ♥ -  mentionne cette fameuse fois, lorsque, pour la première fois, les jumeaux Cummings avaient été invités à passer un long week-end chez les Perks.  Ils s’étaient tous rassemblés à table pour le premier repas lorsque, évidemment, sa mère avait brisé le silence en demandant à Manu et Izlaya depuis combien de temps ils étaient en couple. Cela s’était terminé avec quatre joues bien rouges et du lait plein le menton et l’assiette d’Azriel. L’hilarité qui en suivit avait été suffisante pour détendre l’atmosphère, mais bon. Peut-être que c’était là qu’il avait réalisé qu’il aurait bien voulu qu’ils soient ensemble.

« God, I don’t miss being fourteen. », dit-il dans un rire.

Mais son regard s’adoucit à nouveau bien vite, alors qu’il se perd dans les yeux de la noiraude. Ses doigts sur son ventre tracent de délicates arabesques, remontant contre ses côtes puis descendant à ses hanches. Merlin qu’elle est belle. Il se penche un instant, pose un baiser sur le sein nu de l’Anglaise – sans insister, juste pour la douceur de la chose, puis en se redressant un peu, il dit, le ton rauque mais chantant.

« I’ve got a girlfriiiennnd ~ Her name is Izlaya Cummings and she’s absolutely peeeerfect ~ »

Il pose quelques bisous sur la peau de la jeune femme puis, finalement, se redresse un peu mieux, l’air toujours comblé au visage.

« I should take a shower. I smell like hormones, sex and hangovers. »


◦●○●◦

Iz rit un peu à l'entendre. Avoir quatorze ans avait été le plus grand choc de sa vie, c'était l'âge où elle avait découvert que Manu était bien plus qu'un simple ami pour elle mais aussi qu'elle avait appris à taire ses émotions, mais bien vite ses pensées sont interrompues par le regard de Manu, puis par ses mains et son baiser. Elle sourit et se mord la lèvre inférieure, attendrie.

Puis il se met à chanter et cette fois, la belle éclate de rire en l'écoutant chantonner, le rouge lui montant aux joues, ses baisers lui offrant un petit frisson agréable. Il se redresse et lui annonce aller à la douche. Elle se penche vers lui  et lui embrasse la joue.

"Okay." dit-elle simplement, avant d'ajouter. "Not if I beat you there first, though!"

L'air joueuse la belle saute aussitôt hors du lit et part en direction de la salle de bain. Bien sûr elle comptait le laisser prendre sa douche avec elle si elle gagnait - et le supplier de la laisser la prendre aussi si elle perdait - dans sa grande générosité, mais hors de question qu'elle attende encore, ça faisait depuis la veille qu'elle n'avait pas prit sa douche, elle n'en pouvait plus.


◦●○●◦

Au fond, leur relation ne changera pas tant que ça. Ils étaient déjà si prêts l’un de l’autre, ils se voyaient déjà régulièrement, ils se disaient déjà tout sans avoir peur de la réaction de l’autre. Seulement, là ils n’avaient – réellement – plus de secret l’un pour l’autre, ils pouvaient exprimer leurs sentiments librement, ils pouvaient s’embrasser, se coller, faire l’amour. Il songea un instant que ça ne serait que naturel de lui demander de venir habiter avec lui, mais il n’insista pas là-dessus trop longtemps; la belle se leva en un bond et se mis à courir vers la salle de bain. Emmanuel se mis à ses trousses, ne manquant pas de la menacer d’un « Oh no you don’t! ». Ce n’est que lorsqu’ils sont à côté de la porte que le Gallois attrape la noiraude par la taille et l’attire contre lui de ses bras bien fort, son visage se fondant au creux de son cou pour y papillonner quelques bisous.

« How dare you! », la taquine-t-il en posant une petite claque sur sa fesse.

Il la laisse s’échapper en un rire puis, après une seconde d’hésitation, il sourit.

« You know what? I think I’m gonna take a bath. I feel like some sort of king right now, might as well push it. »

Il se penche donc à la baignoire et y fait couler de l’eau bien chaude, prenant soin de mettre un peu de savon-bulle pour compléter le portrait. Pendant que l’eau remplit la baignoire, il se dirige vers une armoire et en sort deux grandes serviettes ainsi qu’une plus petite, au cas où Izlaya voudrait sécher ses cheveux. Il installe le tout sur le comptoir près du lavabo puis dit, se rapprochant de la baignoire :

« I think you still have some of your shampoo and soap in the shower, is that right, love? If not you can use mine, that goes without saying, but I was just wondering. »

S’il voulait lui mettre en tête l’idée qu’ils vivent ensemble parce qu’ils y étaient déjà presque? Mais nooooon…


◦●○●◦

Izla éclate de rire à l'entendre protester derrière, jusqu'à se faire attraper et pousser un cri de rire et de surprise et l'écoute parler d'un bain. D'un geste amusé, elle vient poser un doigt sur sa tête.

"I hope baths help for swollen heads!" raille-t-elle.

Il entre et la laisse entrer, la sorcière se voyant heureuse de ne pas avoir à supplier pour entrer - elle a assez supplié franchement - et le voit préparer la baignoire en se sentant toujours un peu mal à l'aise de ne rien faire, mais lorsqu'il parle elle sourit, puis fige un moment. Bon sang, c'est tellement bizarre. Elle n'a jamais couché pour la première fois avec un homme chez qui elle avait déjà tant d'affaires.

"I... I think I left some, last time."

Toujours distraite par cette pensée, par le choc qu'ils étaient déjà encore plus proche que n'importe qui - Az n'a jamais laissé une brosse à dent ici, soyons franc - avant même de s'avouer leur sentiment lui tombe dessus.

"I'll let you wash yourself first, so I don't restrain you, you know..."

C'était dit si distraitement qu'elle ne sort pas de la salle de bain, s'adossant au mur et regardant sa brosse à dent, l'air perplexe et fascinée à la fois.

"Oh my fucking god. I already have so much things here... I mean, I basically got half of what I'd need here!" Elle le regarde, lâchant un rire nerveux. "I mean, except in Az's room, I've never been so settled in any guy's place. I think the only reason I don't have pyjamas here is because I liked sleeping in you beatles t-shirt."

Un nouveau rire et elle masse sa nuque, remarquant finalement qu'elle est restée là pendant qu'elle lui avait dit qu'elle le laisserait se laver et dans un vieux réflexe - oubliant qu'elle-même est nue comme au jour de sa naissance - rougit et se détourne.

"Oh hem, I'll let you- ... what the fuck." dit-elle en réalisant ce qu'elle fait et ne sait plus où se mettre.


◦●○●◦

La voir aussi confuse et distraite attendrit et amuse le Gallois. C’est vrai que leur situation n’est pas typique. Meilleurs amis depuis toujours, ils ont des habitudes déjà bien installées. Au moins une soirée par semaine où ils mangent ensemble avant de sortir quelque part ou de rester à son appart à regarder des films moldus et à manger des sucreries avant que, évidemment, elle ne dorme chez lui. C’était la tradition, et si la moyenne se situait à une fois semaine, il arrivait parfois qu’ils le fassent plus souvent. Elle savait où toutes les choses se trouvaient dans son appart, de la louche à soupe à ses cachets anti-douleur, en passant par son disque favori de Queen. Et même si c’était en effet étrange, Manu, lui, se faisait déjà à l’idée de partager encore plus de sa vie avec elle.

« I guess that’ll make the move easier, since you’re basically already settled in. »

Il lui fait un petit clin d’œil puis, une fois le bain presque plein, il en éteint l’eau. Le brun s’approche ensuite d’Izlaya, passant une main à sa taille et lui caressant la joue de l’autre. Il se penche, lui vole un tendre baiser puis souffle :

« You don’t need to be shy. You can take a shower at the same time. It’s not like I haven’t seen you naked. »

Il jette d’ailleurs un bref coup d’œil sur le corps entièrement nu de sa belle et ponctue sa phrase d’un sourire. Après coup, il retourne près de la baignoire, y entre de deux pas puis se glisse dans l’eau chaude en ne manquant pas de lâcher un soupir d’aise. Il lui manque quelque chose. Jetant un œil derrière lui, il attrape sa baguette magique, qu’il avait laissée sur le comptoir et, d’un sortilège informulé, s’attire un verre de whisky sur glaçon qui trouve sa place dans son autre main. Pose la baguette, prend une gorgée.

« Hm, this is the life », lâche-t-il d’un ton relaxé, alors qu’il ferme les yeux.


◦●○●◦

"The move..." répète-t-elle, l'air encore étonnée, quoique douce.

Bon, sa chambre à St-Barn n'est pas aussi confortable qu'ici et puis elle pourra toujours squatter Az quand elle veut mais... WHOA, wait. Emménager, avec lui? C'est... pourquoi c'est aussi soudain que logique dans sa tête?! L'Anglaise soupire, à moitié amusée, à moitié désemparée. Il l'approche et une seule caresse sur sa joue suffit à la faire fondre, lui donner envie d'avoir ça disponible à tous les jours. Vivre avec lui c'est dormir avec lui, pouvoir être dans ses pattes comme elle aimait déjà l'être, mais tout le temps. Okay, il ne serait peut-être pas ravi de sa bouffe moindre rapport à la sienne, mais au moins.

Pour la première fois, Izlaya Cummings avait envie d’emménager avec un homme. D'ailleurs cet homme était en train de lui dire quelque chose, lui parler de sa timidité et surtout de sa nudité. Il la regarde et elle se rappelle être nue, se mettant à rire d'elle-même.

"I guess I couldn't deny it even if I wanted to.", dit-elle d'un ton mimant celui qui se fait coincer pendant un vol.

Elle prend néanmoins sa proposition en compte et grimpe dans la douche se laver, profitant de la sensation de l'eau sur son corps pour se détendre, songer à nouveau à cette idée d'emménagement et surtout, s'enthousiasmer. Calme-toi Iz, il blaguait peut-être, seulement. Rapidement - elle n'a jamais été du genre à glander dans la douche - elle sort, complètement détrempée et propre, commençant à enfiler la serviette avant d'abandonner cette idée et la repose pour venir s'installer près de la baignoire.

"Hey." lance-t-elle avec un sourire typique de sa part aux lèvres. "Need help?"


◦●○●◦

Accompagné par le bruit en fond de la douche qui s’active, le Gallois pose son verre de whisky sur le comptoir et se lave entièrement lui aussi, sans manquer de se laver les cheveux également. L’esprit ailleurs, songeant à tout ce qui venait de se passer et à ce qui allait suivre. Cette idée le fit sourire, d’ailleurs, et il jette un coup d’œil en biais à la douche, où se trouve toujours Izlaya. Autant il est prêt à ce qu’elle vienne vivre avec lui, autant il sait que parfois, ces choses-là prennent du temps. Il n’allait pas certainement pas lui faire de pression. Juste lui dire qu’elle est la bienvenue. Une fois lavé, le brun nettoie l’eau, qui retrouve de sa clarté et ses bulles bien épaisses, puis reprend son verre de whisky en main. Il en prend une bonne gorgée et se cale bien au fond de la baignoire, yeux clos. Il laisse l’eau chaude faire son travail sur ses muscles et sa peau, bien qu’il rêve secrètement des mains habiles de son amante sur ses épaules.

Celle-ci sort d’ailleurs de la douche peu après. Il tourne la tête vers elle, ouvrant les yeux, et après avoir piqué une autre gorgée à son verre, il lui fait un de ces sourires à tout casser.

« Hey there, beautiful »

Il étire sa main libre hors du bain, sa paume chaude et humide d’eau lui caressant tendrement la cuisse, puis il hoche la tête à ce qu’elle dit, avant d’ajouter dans un rire bas :

« Yeah. I have this urge to relax with my girlfriend. And maybe get a backrub, we’ll see if I’m nice enough. »

Il l’invite ensuite d’un regard à se joindre à lui, en la laissant choisir comment elle voudrait s’installer.


◦●○●◦

Izla sourit en voyant la main de Manu lui caresser la cuisse et ses propre doigt viennent glisser contre la peau de son bras, passant à travers la mousse. À ce qu'il lui dit, elle se penche vers lui, pour lui murmurer, taquine.

"You definitely are too naughty, but your girlfriend loves that, so she doesn't mind."

En se relevant elle fait signe à Manu de s'avancer et avec aisance, vient s'installer derrière lui, ses jambes de chaque côtés de son homme. L'eau la couvre jusqu'au dessus des seins, la réchauffant agréablement. Presque aussitôt, ses mains s'activent sur les épaules de Manu et elle profite de ce moment pour demander, en apparence nonchalante et au fond d'elle fébrile :

"Manu, about moving in, were you kidding or not?"


◦●○●◦

Le brun se glisse avec aise vers l’avant lorsqu’Izlaya lui indique qu’elle veut s’installer derrière lui. Un sourire triomphant éclaire ses lèvres – il l’aura, ce petit massage. Il la laisse donc se placer comme elle le désire et, une fois qu’il s’est assuré d’un regard qu’elle et confortable, il vient presser son dos à son corps, suffisamment  glissé vers l’avant pour que ce soit sa tête qui repose contre l’épaule de la noiraude. Il a plié ses jambes pour qu’ils aillent suffisamment de place, ses pieds appuyés au fond du bain et ses genoux levés au plafond. Il soupire d’aise une nouvelle fois et ferme les yeux, se laissant bercer par toutes ces sensations qui lui sont tellement agréables. L’eau chaude, la peau humide de sa douce contre lui, ses mains habiles qui massent les muscles tendus de ses épaules…

Il prend une autre gorgée à son verre de whisky et esquisse l’ombre d’un sourire lorsqu’elle lui demande s’il était sérieux à propos qu’elle emménage avec lui. Il tourne brièvement son visage vers elle, ses lèvres venant poser un baiser sur sa clavicule, puis il dit, du même ton calme et relaxé, mais tout de même sérieux :

« I’m not kidding. You’re basically living here half the time already, you know the place inside out, you’ve already got your toothbrush and a favorite t-shirt. »

Il rit un peu puis continue, sa main libre venant doucement caresser la cuisse de l’Anglaise sous l’eau.

« I’d love for us to live together. It’s up to you, really, take the time you need. »


◦●○●◦

"I want it. I really want to move with you but.."

Elle prend une inspiration. Manu la connait par coeur ça ne risque pas de l'étonner, mais elle avait toujours peur des réactions face à ça, les idées que certaines personnes pouvaient se faire.

"I don't want to move in before you're warned that Azriel is gonna claim that couch pretty often. I mean, the farthest we lived from each other was a dorm, and even then, here in St-Barnaby we were always sleeping in an empty bed in either of our rooms." la jeune femme marque une pause et ajoute. "I'll need a couple of days, but it's already clear he's gonna sleep over a lot."

Elle a tenté de s'expliquer au mieux, lui faisant un petit sourire contrit avant de venir l'embrasser, désolée que sortir avec elle, c'était un peu comme obtenir un combo-pack à temps partiel.


◦●○●◦

But?... Les sourcils du Gallois se froncent légèrement lorsqu’elle semble hésiter. Il ne sait pas trop ce qui pourrait la retenir, mais il la laisse parler. Normalement, il aurait été du genre à vouloir l’interroger, mais il sait bien que ce n’est pas la façon de procéder avec elle. Surtout pas pour quelque chose du genre. Puis elle se met à parler et un sourire léger vient se tracer sur ses lèvres. Il sait exactement ce quoi elle parle, parce que même s’il ne vit pas la même chose aussi récemment, ses sœurs aussi viennent parfois le visiter.

Les caresses de sa main sur la cuisse de l’Anglaise se raffermissent doucement. Il prend une énième gorgée de whisky puis, une fois qu’elle a terminé de parler et qu’elle ponctue sa phrase d’un baiser, il lui répond. Encore tout près d’elle, se délectant de sa chaleur.

« I was expecting something worse. »

Il pose à son tour un baiser à la base du cou de la noiraude et enchaîne.

« It’s not like I’m gonna be sleeping on the futon anymore, right? There’s no trouble at all. I don’t mind if he stays here like three nights a week. As long as he doesn’t mind the possible noise and seeing my bare butt. I still want to spend some time alone with you, though.» Il rit un peu puis continue « And we’ll have to make sure he’s not there to sleep over when my sisters come visit, which is about one a month. Is three nights a week reasonable? »


◦●○●◦

Un large sourire se dessine sur les lèvres d'Izlaya à sa réponse, c'est exactement ce qu'elle avait en tête. Ses mains abandonnent un instant les épaules de son petit-ami et passent devant lui, le serrent dans ses bras, parfaitement heureuse.

"Three days is more than enough. It's Azriel we're talking about after all, he's got enough girls to get in bed with that he surely won't take more than two days after the first month!" lance-t-elle avec un rire dans la voix. "Do you want me to like, hum... kinda not be around when your sisters will come? 'Cause I love 'em but I don't want to traumatize them with the fact their brother suddenly went from single to living with his girlfriend"

Elle s'arrête de parler un moment, marque une pause et soupire en baissant la tête. Ça-y-est, elle s'en fait trop et n'arrive plus à fermer son clapet. C'est toujours ce que ça fait quand elle s'emporte ou arrive en terres inconnues.

"I talk too much, I'm sorry"


◦●○●◦

Le jeune homme s’apprêtait à retourner à sa relaxation lorsque la voix d’Izlaya revient à ses oreilles, la noiraude se posant encore d’autres questions. Il en roule les yeux un mais un sourire sincère éclaire ses lèvres. Il se redresse lentement de la position où il se trouvait puis se place sur ses genoux, talons aux fesses, pour venir se tourner face à elle, encore tout près et toujours un peu placé entre ses jambes. Il passe l’une de ses mains sur la joue de l’Anglaise.

« You’re right. You do talk too much. »

Il se penche vers elle. Pose distraitement son verre de whisky sur le bord du comptoir et laisse ses mains fondre vers elle, l’une lui caressant la taille et l’autre son épaule, puis sa nuque. La caresse, la masse, la rassure.

« For one thing, my sisters won’t mind at all, they love you. Secondly, this will be your home as much as it is mine. Thirdly, you don’t even need to worry about that right now. And lastly, it’s a very silly thing to get all worked up about »

Il l’embrasse, ses lèvres se pressant contre les siennes avec une certaine fermeté, mais tout autant gorgées de tendresse et d’amour. Sa langue effleure la sienne, la taquine, jusqu’à ce qu’il brise l’étreinte, restant toutefois près d’elle.

« Are we clear, Cummings? »

Et malgré son ton sévère, son regard, lui, est animé de douceur.


◦●○●◦

Manu se retourne soudainement vers elle et n'a même pas besoin qu'il lui confirme avoir trop parlé qu'elle le comprend. Elle le regarde, ses grands yeux un peu désolés, mais aussi fascinés de le voir comme ça. Il lui énumère les raisons de cesser de s'inquiéter et elle peut se sentir sourire à nouveau, un peu honteuse de sa propre réaction mais surtout rassurée.

Après quoi elle se perd dans leur baiser, laissant sa main passer dans sa chevelure brune. Elle aime tellement le voir comme ça. Même lorsqu'il coupe leur baiser, lui parle sur ce ton, ses yeux contrastant totalement, elle l'adore comme ça et s'en sent frissonner, venant discrètement mordre sa lèvre inférieure.

"Totally clear... now, would you turn around again, because I'm getting ideas just by seeing you like this, so..." demanda-t-elle simplement, avec un petit sourire. C'était à moitié une demande sérieuse, à moitié une provocation... ça dépendrait de sa réponse à vrai dire.


◦●○●◦

La remarque de sa belle le fait sourire, un rire presque malicieux franchissant ses lèvres. C’est qu’elle commence à lui donner des idées, avec ses sous-entendus. Mais il ne se donne plus le droit de dicter quoi faire pour l’instant, il veut savoir ce qu’elle veut vraiment, ce qu’elle désire. Une deuxième ronde brève ou passionnée, peut-être que des caresses un peu tentantes qui les mèneront à se vouloir à s’en dévorer un peu plus tard pendant la journée. Ou peut-être allaient-ils se laisser guider par leurs ventres qui s’apprêtaient à grogner d’avoir si peu manger.

Pour toute réponse, le jeune homme se rassied mais cette fois face à sa douce, ses jambes s’enmêlant doucement aux siennes, alors qu’il reprend son verre de whisky en main. Il en prend une bonne gorgée, taquinant la peau du ventre de la noiraude du bout de l’orteil, puis finalement, il dit :

« Your call. But don’t get too used to it. Generally, I call the shots. »

Il lui fait un clin d’œil complice. Elle sait autant que lui que ceci n’est qu’à moitié vrai. Car Manu est peut-être orgeuilleux, tête de mule et foncièrement dominant, mais il fera tout en soon pouvoir pour qu’Izlaya se sente traîtée comme une reine.


◦●○●◦

Izla le voit se rasseoir bien sagement, face à elle et sourit en coin. Il faut dire qu'elle a peut-être besoin d'une pause au final, les muscles de son bassin s'en remettent encore. Elle bouge doucement l'une de ses jambes, caressant celle du brun ainsi et l'écoute avant de poser son coude sur le bord du bain et mettre sa tête sur sa main la penchant ainsi un peu de côté.

"Is that so? Because don't get mistaken, I won't be as docile in life as I am with you in bed."

C'était plutôt important de préciser le with you, parce qu'elle n'était clairement si soumise qu'entre les mains du gallois, il avait surement le privilège de la confiance la plus totale, en fait. De son autre main elle vient caresser le dessus du pied de Manu et ajoute.

"But I'm really getting hungry, so I say we should go eat after this bath."


◦●○●◦

La réponse directe de la noiraude arrache un petit rire au Gallois. Il le sait très bien et entièrement. Et malgré le fait qu’ils aillent tous les deux des personnalités plutôt fortes, ils ont toujours réussi à bien s’entendre. Faire des compromis, se respecter dans les gestes et les opinions. Izlaya n’était pas l’une de ces filles qui hochait simplement la tête et qui suivait son homme au talon. Elle avait un avis clair sur les choses, mais s’était toujours montrée ouverte d’esprit, voire plus que lui-même. Somme toute, leur amitié avait été bercée de plaisir et de compréhension et il ne doutait pas une seconde que leur relation de couple allait être pareille. Une relation de couple. Il ne le réalisait toujours pas entièrement.

Emmanuel hoche donc la tête à ce qu’ajoute son amante et prend le temps de relaxer encore un moment. Sirotant son verre de whisky, l’eau chaude lui caressant toujours la peau, les doigts de sa belle contre sa peau. Mais au bout de deux ou trois minutes, un grondement sourd et profond se fait entendre. Le brun ouvre subitement les yeux et éclate d’un rire franc et surpris, posant une main sur son propre ventre.

« I guess I’m really hungry too. »

Souplement, il se lève et fait deux pas en dehors de la baignoire avant de tendre la main à Izlaya pour l’aider à faire de même. Une fois qu’ils sont tous les deux hors du bain, il lui tend sa serviette et en prend une pour lui-même, se séchant vite fait puis s’en entourant les hanches avant de prendre le chemin vers la chambre. Pas question de déjeuner nu, quand même. Une fois qu’il y est, il enfile donc un bas de pyjama propre puis se dirige vers la  cuisine :

« I’ll set the table – again. », dit-il, le ton taquin.


◦●○●◦

Izla se met à rire en entendant ce grognement d'outre-tombe et en découvrant que ce n'est le ventre de son homme qui se fait entendre. Ils se sèchent et alors qu'Izla termine de sécher sa tignasse, Manu est déja prêt... il faut qu'elle se recoupe les cheveux bientôt, c'est chiant à sécher.

"If you weren't acting like it's a speed contest, I would!" lâche-t-elle, faussement bougonne et mentant comme une arracheuse de dents.

Néanmoins cela lui donne l'occasion d'aller chercher le fameux t-shirt des beatles. Elle reste nue dessous par contre et compte bien le faire savoir d'une manière ou d'une autre à Manu, mais plus tard. En arrivant dans la cuisine, il a déjà tout sortit pour préparer la table, mais la noiraude vient attraper les choses et va les placer avec aisance - l'avantage d'avoir été serveuse - après avoir fait un sourire narquois à Manu.

"I'm plain at cooking, so you concentrate on that, Perks" lance-t-elle, sourire aux lèvres.
Elle se sent bien, rayonne même. C'est la première fois qu'elle se sent si heureuse. Elle a toujours passé de bons matins ici, oui, mais elle pouvait maintenant le regarder et se dire qu'elle n'avait pas à se retenir de venir l'embrasser si elle voulait, à oublier à quel point il était beau. C'était son petit-ami et elle comptait bien passer la journée à s'en rendre bien compte.[/b]
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