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 20 - The Rise before the Fall [Instant-RP Phil/Ara feat. Russell]

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Phillip Harker
Nimh
PROFIL Gémeaux

Messages : 134
Réputation : 64
Date de naissance : 17/06/1990
Nationalité : Anglais

Aspiration : Te casser les couilles

Fiche : Toxic

RP en cours : Kiss me, bite me ; l'Épopée Harker/Waldon


RP Terminés : You wear me out
Rock ‘n roll et Happy hours
come on, is there anybody in there? - Abandonné
And I hate you more than life itself - Abandonné suite à mon retour



RPG
Feuille de personnage
Age: 22 ans
Niveau: 5e année Maestria
Baguette Magique: 29 cm, Bois de Saule, Voile de détraqueur

MessageSujet: 20 - The Rise before the Fall [Instant-RP Phil/Ara feat. Russell]   Lun 2 Fév - 8:45

♦◦○◦♦

Pas question de passer une mauvaise soirée. C’est ce qu’il se dit alors qu’il passe deux comprimés d’Ecstasy entre ses lèvres, les avalant d’une gorgée de Jack Daniels. Pas de la MDMA. Il travaille ce soir, c’est pas le temps d’avoir envie de se frotter jusqu’à plus soif sur le derrière de sa délicieuse collègue de travail. Mais en même temps, peut-être que pour une fois, il n’avait pas envie qu’ils s’engueulent. Il voulait d’une soirée sans drame où ils allaient pouvoir travailler ensemble et avec aise. Et elle lui avait déjà fait comprendre dans le passé qu’elle préférait son attitude lorsqu’il était sous l’influence de cette drogue. Ce que princesse veut, elle obtient. Cette idée le fit frissonner d’inconfort alors qu’il passait ses doigts dans ses cheveux pour se semi-coiffer. Le terrain sur lequel ils marchaient était incroyablement fragile et instable. Tick, tick, boom.

Un regard sur l’horloge lui permit de voir qu’il restait une vingtaine de minutes avant l’ouverture. Déjà douché, déjà habillé, déjà coiffé, déjà parfumé. Le châtain hausse les épaules puis se dirige vers le futon qu’il a replié. Bouteille de Jack entre les cuisses, il se fixe un joint au coin des lèvres et l’allume. Laisse le temps à la drogue de faire effet. Il ne veut pas la voir tant que ce n’est pas fait.


(Ensemble de la soirée ICI )

♦◦○◦♦

Arabella arrive enfin au Bloody Ghoul, l'humeur légère, ayant déjà enfoncé dans sa mémoire les événements au café. C'était ça ou devoir subir le pire des malaises pendant son quart ce soir, alors de deux maux le moindre. Pour une fois ses cheveux sont remontés en un chignon leste, fait d'un simple élastique et elle porte une robe en jean et en chiffon, l'air tout aussi légère que son humeur.

En entrant au Bloody justement, elle la dévoile en ôtant sa fidèle veste de cuir avant d'aller vers le bar, s'assurer que tout est en ordre, ce qui est le cas d'ailleurs. Sauf qu'il reste encore dix minutes avant l'ouverture et si elle s'est promis ce soir de faire un effort pour garder son humeur au beau fixe, ce n'est pas pour revoir Harker tout de suite et Russell n'est pas encore arrivé.

Par dépit, la rouquine va donc attendre dans la salle des employés et va s'asseoir, se mettant aussitôt à chanter à voix basse pour passer le temps. Elle devrait sans doute aller voir Harker, qui est surement en bas, la porte est si près et elle n'aurait qu'à cogner mais... ce soir elle n'ose pas.


(Ensemble de la soirée ICI )

♦◦○◦♦

Ça commence, finalement. Ce petit picotement distinct qui commence dans les joues et qui s’étend peu à peu. À son nez, à ses lèvres, chutant contre son menton pour lui attaquer la gorge et les épaules. Comme les baisers trop entreprenants d’une amante venimeuse. Il en lâche une courte plainte grave avant que tout le reste de son corps devienne victime de ces attentions narcotiques. Ses dents se serrent doucement, le reste de ses traits se calmant presque instantanément. Il vient chercher la bouteille de Jack du bout des doigts, en vole deux gorgées puis la pose sur une table. Ses mains se glissent sur son torse, sur ses cuisses, frottent. Besoin de sentir quelque chose de chaud sous ses doigts. Il en profite pendant qu’il le peut encore, avant de voir apparaître la tentation même devant ses yeux.

Plus que dix minutes. Et sa voix douce qui passe à travers le plafond pour atteindre ses oreilles. Il sourit, ferme les yeux et l’écoute. Plaisir coupable. Il s’y perd, quelques secondes, une minute au plus, avant de sortir de sa rêverie. Il a des trucs à faire. L’Anglais passe ses mains sur son visage, ses ongles sur sa nuque avant de se redresser. Il passe dans son laboratoire, ramasse quelques essentiels toxiques puis passe les portes avant de monter les escaliers. Il arrive en haut avec un mince sourire aux lèvres. Pose son regard d’ambre sur Arabella, l’observe un instant puis vient prendre quelques bouteilles en main avant de se diriger vers l’arrière du bar, toujours sans dire un mot.


♦◦○◦♦

Arabella continue de chantonner jusqu'à ce qu'il arrive, aussitôt sa voix s'éteint et même si elle est surprise par sa sérénité, lui rend un certain sourire avant de le suivre. C'est clair qu'il n'est pas dans son état normal, il a l'air bien trop... bien, mais qu'est-ce qu'elle pourrait en dire? La rouquine en était venue à être habituée de le voir synthétiser ses humeurs. Alors elle lui emboîte le pas, arrive dans le bar, venant lui prendre deux bouteilles pour l'aider et les placer elle-même.

"Feeling good tonight?", demande-t-elle avec un sourire en coin.


♦◦○◦♦

Il voudrait retenir ce petit sourire satisfait qui lui reste pris au visage lorsqu’il constate qu’Arabella le suit. Mais il ne peut pas. Son corps parle de lui-même, oublie ces stupides idées qu’il s’est construites au fil du temps, la profondeur de son orgueil. Aujourd’hui, il n’a pas la force de combattre. Il n’a pas envie d’entendre la voix de la rouquine lui crier dessus, il n’a pas envie de vouloir son sang autant que ses cuisses. Alors il ne fait pas semblant. Se laisse faire ce qu’il veut, ou presque.

Le châtain s’accroupit près des caisses pour pouvoir y mettre un stock de drogues, faisant le compte dans sa tête rapidement, puis se retourne vers l’étagère. Ses yeux s’arrêtant évidemment sur la forme de la taille de la Ceart, prise dans sa robe adorable. Il s’en mord l’intérieur de la joue puis prend les autres bouteilles, se mettant à les placer où elles sont demandées.

« I’ve definitely felt worse. », dit-il, le ton calme.

La porte arrière s’ouvre, la voix de l’Américain les  saluant d’un ton heureux. Et peut-être pour la première fois, Harker lui répond vocalement. Certes avec moins d’entrain, mais bon, c’est mieux que le signe de tête habituel. Le blond arrive à l’arrière du bar et jette un regard agréablement surpris à son patron avant de se diriger vers la porte avant. L’Anglais, pour sa part, emmène les deux caisses dans les tiroirs puis, alors qu’il se met à compter la sienne, il dit, en jetant un bref coup d’œil à l’Irlandaise :

« It’s a nice dress. But I really like black on you. » Il lâche un petit rire, retenu mais pas sec, bien calme et sincère. « But I’m no fashion guru, don’t take my word for it. »


♦◦○◦♦

Arabella elle salue Russell d'un ton et un sourire jovial, ne laissant pas transparaître le léger étonnement d'entendre Phil saluer le californien. Elle échange avec ce dernier un regard amusé et complice avant de finir de placer les autres bouteilles que Phil avait emmenées pendant qu'il place les caisses, puis va compter la sienne.

Le commentaire de Phil sur ses vêtements la fait rire doucement et l'espace d'un instant elle s'arrête de compter et le regarde, constatant bien sûr que lui est totalement séduisant, lui donnant pour une seconde l'envie de lui ôter son pull au col haut mais échancré, avoir accès à son cou. Néanmoins aussitôt elle se reprend et reprend le comptage, lançant tout à fait pince-sans-rire.

"You don't know, maybe I -am- wearing black." La rouquine ponctue la fin de sa phrase d'un sourire en coin malicieux pour Phil. Elle termine aussitôt de compter et plie l'une de ses jambes pour remonter son pied vers son mollet. "Talking about the shoes. "

Il peut remarquer des talons noirs, lustrés et elle lui fait un air amusé en fermant le tiroir, prête à entendre sa rétorque, gardant malgré sa blague tendancieuse un ton et une humeur légère. C'est qu'on s'habitue un jour à l'envie... au moins parfois, quoi.


♦◦○◦♦

La provocation de la rouquine le frappe droit au ventre. Mais étrangement, il ne s’agit pas seulement d’une envie profonde et viscérale de lui montre les fesses sur le comptoir pour se glisser entre ses cuisses pâles. Certes, elle attise son imaginaire et lui donne envie de retrouver ce qui se trouve sous son jupon, mais ça n’est pas que ça. C’est cette envie de la voir sourire encore et encore, de l’embrasser tendrement, de laisser son cœur battre aussi fort qu’il le veut. Fuck, I’m so high.  Tout ça à cause d’une provocation, l’une d’entre mille qui avaient pu circuler entre eux.  Et sa gorge qui lui criait à boire. Le châtain termine de compter sa caisse et se serre aussitôt un verre de vodka-tonic avec du citron vert, rien de tel pour calmer sa soif. Il en prend une bonne gorgée puis, posant son verre près de la caisse, il s’approche de deux pas de la rouquine.  Lui rendant son sourire taquin, doublé de charme, avant de suivre sa jambe du regard pour atterrir sur son soulier à talon haut.

« Of course, shoes.  Why in the world would I even think of anything else? »

Il supporte son regard encore quelques secondes, effleure ses lèvres des yeux avant de venir tirer sur l’un des demi-tiroirs à l’intérieur du comptoir. On peut y voir un sac de friandises.

« It was my turn to get the Bertie Botts Beans. » Mais bien vite, le jeu prend la place de ce court élan de générosité candide. « I hope you get all the Booger ones. »

Seulement, il ne peut pas s’empêcher de ponctuer sa phrase d’un clin d’œil.


♦◦○◦♦

La première réponse du châtain la fait rire alors qu'elle se retourne vers lui et le laisse s'approcher, toujours aussi amusée bien que son cœur batte un peu plus vite désormais.

"Because you're you, of course." rétorque la rousse avec une expression taquine.

Il se penche un peu et son souffle se raccourcit, comme si elle avait peur qu'il ne l'atteigne, sauf qu'il ne fait qu'ouvrir un tiroir et la rousse se tourne vers celui-ci, un peu soulagée à vrai dire, très contente d'en rester là, pour le bien de son self control. Il lui parle des dragées et la rouquine sent son sourire s'élargir avant de venir en chercher une.

"I feel the tables are turning Harker, this time I'll be the one to get all the good ones!" dit-elle avant de mâcher la dragée et de faire une grimace perplexe. "Well I-I don't know what to say... it's grass, so... I really don't know if I was wrong or right."

Son regard se reporte sur celui ambré de Harker et elle le regarde un moment, vraiment perplexe avant de pouffer de rire face à la scène qui vient de se produire.


♦◦○◦♦

L’Anglais la regarde prendre l’une des dragées entre ses doigts, la hanche appuyée sur le bord du bar alors qu’il la regarde faire. Un petit air de défi, mais tout ce qu’il y a de plus sain. Pas de cette compétition maladive, pas de ces envies déchirantes. Il a bien fait de prendre ses cachets. Bon, peut-être a-t-il un peu plus envie de la prendre dans ses bras et la serrer contre lui, mais ça va, il gère. Harker esquisse un sourire en voyant l’air qu’elle prend, perplexe mais pas entièrement dégoûté. Puis elle se met à rire. Et normalement il n’en ferait rien, de ce rire léger et spontané, mais aujourd’hui, il l’attrape, se mettant à rire à son tour.

Il étire à son tour la main vers le sac de dragées et en prend une. Il la fixe à ses lèvres, la mâche et… se laisse soudainement prendre d’un haut le cœur alors qu’il la recrache sans grâce dans un éclat de rire bien clair et dégoûté tout à la fois.

« Oh my fucking God, that’s wretched! I got rotten eggs. »

Sa moue à la fois écoeurée et enfantine perdure sur son visage alors qu’il prend une bonne gorgée de son cocktail. Il rit une nouvelle fois, en ramassant la dragée à moitié mâchée d’un sortilège, puis il finit par dire.

« I wonder why we keep buying these, it’s rarely ever worth it. »

Et pendant ce temps-là, c’est Russell – toujours appuyé bras croisés sur la porte avant -  qui veille à vérifier l’heure, un sourire attendri et complètement heureux aux lèvres à voir ses deux collègues interagir. C’est qu’ils sont carrément mignons ensemble.


♦◦○◦♦

Ara se mord brièvement la lèvre inférieure en entendant son rire, sentant un chaleureux frisson dans le ventre. Rien d'érotique, juste... une chaleur. Elle l'a toujours aimé, son rire et surement plus encore ce soir, mais ça la rouquine est bien loin d'y songer consciemment. La rouquine éclate ensuite d'un rire franc en voyant le changement dans son expression, rire qu'elle finit par cacher derrière sa main, ayant le réflexe de croire qu'elle rit trop fort - chose qu'un certain blond lui disait parfois, dans ses jours de mauvaise humeur. Les œufs pourris fallait quand même le faire, c'était l'un des pires avec vomi et poubelle.

"Why? Because it's always fun not knowing what's it gonna be next."

D'un nouveau geste vers le sac, Ara en attrape une bleue/mauve et la croque. Oh yes, oooh yes. Elle lève les bras dans les airs, exagérément victorieuse.

"Blueberry!" s'exclame-t-elle juste avant de reporter son attention sur le châtain, moqueuse. "I hope you'll get soap, at least It'll wash off the other taste!"


♦◦○◦♦

Le châtain adresse un regard faussement meurtrier à sa collègue lorsqu’elle affiche son triomphe. En plus, bleuet, c’était l’une de ses deux saveurs favorites, avec cerise. En guise de revanche, il s’approche d’elle et, d’une main qu’il glisse à sa taille, il la chatouille doucement, un sourire franc bien ancré sur ses lèvres. Et puis, c’était peut-être une revanche, mais il prenait plaisir à l’avoir si près de lui. Il avait l’impression que ça faisait des siècles qu’il n’avait pas touché sa peau. Il s’arrête au bout d’un moment puis étire le bras pour prendre une autre dragée au hasard. Et au moment-même où il la met dans sa bouche, on entend la voix de Russell s’imposer, le ton sévère mais amusé.

« Alright kids, I’m opening the doors. Stop playing around! »

Ce à quoi Phil s’étonne. Depuis quand doit-on le ramener à l’ordre dans ce genre de contexte? C’était la drogue, qui lui avait fait perdre trace du temps. Qui lui donnait soif, qui lui donnait faim de contact. Sa drogue de choix. En capsule ou en personne, avec ses belles boucles rousses. L’Anglais noie cette idée d’une gorgée de son cocktail en même temps qu’il mâchouille la dragée. Il en soupire presque de soulagement.

« Watermelon. You won’t see me fall just yet. », dit-il avant de prendre la commande d’une cliente.


♦◦○◦♦

Arabella pousse un rire incontrôlable en se tordant un peu, venant placer son bras sur celui du châtain pour tenter de le repousser sans être bien convaincante néanmoins vu qu'il ne s'arrête finalement que lorsqu'il le décide de lui-même, laissant ainsi la rouquine reprendre son souffle, son rire se mourant graduellement, bien au contraire de son sourire. Son regard n'arrive plus à quitter son patron, n'arrivant jamais à se rassasier de cette expression qu'elle ne lui voyait jamais d'habitude, de cette proximité quasi-détendue, de ce bien-être particulier qu'il répand. Mais bien vite la rouquine détourne la tête alors qu'elle se sentait commencer à y songer, avec pour prétexte l'avertissement de Russell.

Les gens commencent à entrer et bien que toujours de bonne humeur, la jeune femme n'ose peut-être plus trop le regarder dans les yeux pour quelque minutes. Jusqu'à ce qu'il parle de la dragée au melon d'eau, lui arrache un nouveau sourire et lui balaie les inquiétudes hors de la tête. Elle sert un petit groupe de client qui veulent trois schnaps et deux verres de rhum on the rocks. Tout de suite après, la rouquine vient chercher une autre dragée et écarquille des yeux avant de tousser quelques fois.

"Oh damn, black pepper. This is awful!" éclate-t-elle en se détournant de la foule pour en attraper une autre, tant que ça masque le goût. "Oh thank Merlin..." soupire-t-elle en goûtant celle au dentifrice, rien à foutre que ce soit peu goûteux, c'est assez fort pour cacher le poivre.


♦◦○◦♦

C’est pendant qu’il est en train de passer quelques cocktails au shaker – avec un peu moins d’entrain qu’avant cette soirée-là, sa chair encore un peu meurtrie – que le châtain entend l’Irlandaise se plaindre suite à une dragée au poivre noir. Il ne retient pas un court rire de franchir ses lèvres, gardant son sourire alors qu’il verse habilement les boissons dans trois verres à martinis. Les jeunes femmes qu’il sert le regardent presque curieusement, lui laissant même un peu plus de pourboire que d’habitude. Comme quoi on récompense sa bonne humeur. Les pourboires sont toujours bons, Harker étant toujours particulièrement habile avec sa clientèle, mais les réguliers peuvent certainement remarqué qu’il a l’air d’autant plus sincère que d’habitude.

L’Anglais prend quelques secondes pour faire un cocktail à la collègue; du rhum, du jus de citron vert et de la bière de gingembre. Il lui met la décoration et tout, une tranche d’agrume et un petit parasol d’un mauve lavande – ça n’est absolument pas une coïncidence – puis le pose près d’elle. Il lui fait un regard entendu, que ça serve à lui rincer la bouche suite à cette chaîne de goût désagréable, puis il se dirige vers le coin du bar où Brian vient de s’installer. Le châtain lui offre sa bière et son joint habituel et, au moment de la transaction, l’homme plus âgé lui jette un regard perplexe.


« What’s gotten into you, kid? You look as happy as a fish in the sea. »

« Tonight’s a good night, I guess. »

« Have both of you finally started dating yet?»

L’Anglais se mordille les lèvres. Était-ce si évident? Il passe sa langue sur ses lèvres rapidement et il adresse un étrange sourire au client. Un sourire désolé et reconnaissant à la fois.

« No, we haven’t. », dit-il tout simplement. Incapable d’en dire plus ou moins que cela.


« Hm, that’s a shame. » , conclut Brian en prenant une bonne gorgée de la bière.

L’Anglais resta sous le choc quelques secondes avant de se remettre à servir des clients. Et s’il en avait envie, lui? Et si c’était ça qu’il criait constamment en lui, à l’en assourdir?


♦◦○◦♦

Ara est encore en train de se remettre du goût de poivre - et d'encaisser celui de dentifrice - quand Harker lui présente un cocktail décorer. Elle lui offre un regard stupéfait, avant de s'adoucir un peu, finissant par lui sourire en remerciement, prenant ensuite une gorgée, ses yeux se fermant sous le coup du soulagement. Non seulement les goûts des dragées se dissipaient, mais ils étaient remplacés par celui de l'alcool, acide, un peu corsé mais délicieux.

Puis elle entend Brian et Phil. Ce qu'ils se disent et elle fige, regarde dans le vide un instant, complètement sous le choc. Dating? La rousse se répète ça, son cœur se débat dans sa poitrine, comme si il voulait abandonner et se barrer loin de toute cette histoire et dans sa tête c'est l'alerte rouge, elle ne sait pas quoi penser, quoi dire, répondre ou oublier. Sortir avec Harker... ça devrait être une éventualité monstrueuse dans sa tête, alors pourquoi quelque chose se réchauffe en elle dans sa tête, comme si l'idée apaisait une bête.

Une bonne inspiration, une encore plus bonne gorgée d'alcool et la jeune femme fait comme si de rien était. I like you Brian, but I'm not fucking up my night because of your silly thoughts, se dit-elle. Elle sert les clients, fait son boulot, même si chaque fois qu'elle parle ou rit avec Harker, une petite bête ronronne, dans le fond de son corps.


♦◦○◦♦

No, I can’t let this get to me. I can’t start thinking about these things. They’ll mess me up. They’ll mess us up, like we aren’t enough already. I have to push it away, block it, ignore it, hate it, kill it. This can’t be happening to me. Not with anyone, but especially not with her. Things are gonna get ugly and she’s far too beautiful to deal with that. To deal with me.

L’Anglais fixe les verres dans lesquels il fait couler de la bière. Concentré, peut-être un peu trop. Chassant ses idées du mieux qu’il peut. Il sert les pintes, sourit aux clients, prend une bonne gorgée de son cocktail qu’il remplit une nouvelle fois. Puis la tension de l’incertitude quitte sa nuque. L’Ecstasy le rend plus sensible aux sourire et aux rires que la rouquine lui démontre. Et il s’y laisse aller, oublie pour un instant cette peur viscérale qu’il a de les anéantir à coups de sentiments qu’ils ne contrôlent pas et ne veulent pas. Enfin, c’est ce qu’ils s’obstinent à croire.

Pourtant leurs rires n’ont jamais été aussi sincères. Comme leurs sourires. Comme son envie folle de l’embrasser.


♦◦Ellipse◦♦

La soirée finit donc avec Ara qui a la drôle de sensation de ne jamais avoir tant rit et sourit que ce soir, mais est loin de s'en plaindre. Les quelques clients qui restaient achèvent de partir, Brian en dernier - pour une fois il semblerait que même lui ce soit trop amusé pour devenir complètement imbécile en milieu de soirée, les planètes doivent être dans un sacré bon alignement - et Ara elle ramasse les derniers pourboires laissés et les verres terminés soit complètement, soit à moitié.

"Damn, I really thought I would get more luck than that with the beans..."

En effet, au final elle a dû en avoir autant de mauvaises que de bonnes au cours de la soirée. Elle se met, en même temps qu'elle attend la réponse de Russ ou de Phil - peut-être un peu plus de Phil, avouons-le-, au ramassage des verres dans la pièce.


♦◦○◦♦

Aussitôt la porte avant verrouillée, Harker se met au comptage des caisses et des pourboires. Ils ont définitivement eu une bonne soirée. Les gens buvaient beaucoup, achetaient beaucoup de drogues et, étonnamment, agissaient comme des gens bien élevés dans le bar – Russell étant même presque déçu de n’avoir pas eu besoin de sortir qui que ce soit, pas même Brian. C’est donc avec un sourire qu’il envoie les caisses et les profits dans le coffre arrière, se mettant ensuite à diviser les pourboires en trois.

« That’s what happens when you get too confident about something, Waldon. », dit l’Anglais non sans manquer de lui adresser un petit air taquin malgré son ton faussement sérieux.

Russell, pendant ce temps-là navigue entre les tables, tabourets et  fauteuils pour les replacer adéquatement, lançant au hasard quelques petites blagues auxquelles Harker répond avec sarcasme, mais encore clairement de bonne humeur.

Il ne voulait pas risquer de ruiner cette soirée presque parfaite, normale. Celle qu’il pourrait avoir à tous les jours si ça n’était pas de ce feu cruel qui ne cessait de grandir en lui, même s’il avait réussi à le faire taire pour la soirée. Avec de l’aide chimique. Et il savait pertinemment que s’il était seul avec elle trop longtemps, il allait tout foutre en l’air.  C’est pourquoi il appelle Taylor au bar lorsque celui-ci finit son tour de salle.

« I want you to take her back to school tonight. I need to stay here and work on some business I have. But I’ll have you wait outside for her, alright? »


« Sure thing, boss. I’ll go get my stuff. Ara, I’ll wait for you outside. »

Et, réprimant difficilement son sourire, le Californien passe à l’arrière du bar pour se diriger vers la salle des employés. Il enfile son veston et sorti, attendant patiemment la rouquine. Le châtain termine les dernières vérifications de l’arrière du bar puis, ses mains trouvant timidement refuge dans ses poches, il dit :

« You can go get ready, I just need you for a minute one before you leave. »


♦◦○◦♦

Ara termine de rassembler les verres, les ramène derrière le comptoir et de deux ou trois sorts les lave puis les range. Elle lave ensuite le comptoir, continue sa besogne, s'amusant de voir Phil et Russell interagir. L'ambiance est tellement bonne que la jeune femme se voit peinée que cela se termine déjà.

Elle entend finalement Phil demander à son bouncer de la raccompagner à l'école. Un espoir enfantin que ce soit lui qui la raccompagne se brise, mais toute sa raison lui assure que c'était le meilleur choix, pour éviter que l'un ou l'autre brise l'équilibre que tout le monde savait éphémère ce soir.

"Okay Russ, won't be long!" répond la jeune femme alors qu'il entre dans la salle des employés.

Elle se retourne, s'assure qu'elle n'a rien oublié de laver et que la caisse est ok avant de se concentrer sur Harker lorsqu'il lui parle, mains dans les poches - ce que la rouquine remarque aussitôt comme étant un geste fort inhabituel de sa part. Elle hoche la tête un peu curieuse, mais toujours souriante.

"No problem."

Elle passe dans la salle des employés, désormais bel et bien curieuse, se demande ce qu'il peut vouloir. Surement lui rappeler de ne pas s'habituer à l'Ambiance de ce soir, qu'elle ne se fasse pas d'idées et d'autres choses dans le genre. Et cette idée lui met une petite aiguille dans le cœur. Bien sûr qu'Ara sait tout ça, raison de plus de ne pas vouloir l'entendre dire de la part de l'Anglais en plus. Elle attrape sa veste et l'enfile, avant d'attraper son sac et le passer en bandoulière. Et finalement, elle repasse au bar.

"What did you need?" demande-t-elle, simplement.


♦◦○◦♦

Sitôt elle n’est plus dans son champ de vision, l’Anglais s’approche de la bouteille de Jack. Il s’en verse un shot, l’avale, en remplit un second, l’avale. Apaise sa soif pour ne pas se montrer trop gourmand. Apaise son vice pour ne pas la l’y tirer. L’alcool le calme, du moins pour les prochaines minutes. C’était typique de cette drogue; il y avait toujours une remontée spectaculaire des effets juste avant la chute lente et progressive. Plus que jamais, sa peau toute entière quémandait un peu de contact, un peu de pitié. Qu’on ne la prive pas trop longtemps.

L’Anglais pose les yeux sur la rousse lorsqu’elle revient à l’arrière du bar. Il hoche la tête un coup avant  d’arrêter la Ceart dans sa marche, lui indiquant ensuite d’un signalement du nez qu’il veut qu’elle retourne à la salle des employés. Il la suit là puis, une fois qu’ils sont près de la porte, il se place face à elle. S’approche d’un pas, le cœur qui bat vite. What’s with you, getting so excited over sweet nothings? This isn’t like you, Harker.

« Just my goodnight kiss. », dit-il tout bas  alors qu’il se penche vers elle, l’esquisse d’un sourire se traçant au coin de ses lèvres.

Ses mains, chaudes et doucement moites, sortent de leur cachette pour se poser sur chaque côté du cou de la rouquine. L’une d’elle glisse contre son épaule, l’autre fauchant l’os de sa mâchoire contre sa paume. Puis ses lèvres retrouvent celles pour qui elles ont souvent si soif. Il la goûte comme cette fois au bal costumé. Il goûte sa chaleur, sa tendresse, l’alcool et le sucre qui lui collent à la langue. Il sent ses frissons au bout de ses doigts, s’embrase de savoir qu’il en est la source. Cette bouffée de chaleur lui arrache un court râle rauque alors qu’il approfondit le baiser de sa mâchoire insistante.

No drug will ever be this good.


♦◦○◦♦

À peine revenue, Harker lui fait signe de retourner de là où elle vient, la jeune femme n'étant pas sûr d'y comprendre quoi que ce soit. Mais elle fait comme il indique, sans vraiment broncher, se retrouve à la porte et voit Phil arriver devant elle. À tout moment la rousse s'attend à entendre ces avertissements, la voix du châtain redevenir dure, mais à la place, il chuchote quelque chose qu'elle a peine à croire. Elle n'est même pas certaine d'avoir bien comprit, malgré ses mains qui se posent sur elle, douces, moites et chaleureuses.

"Goodnight k-" s'apprête-t-elle à demander avant de se faire taire par Phil, surprise.

Cet état de stupeur ne dure pas néanmoins et bien vite Ara se laisser bercer par la tendresse du baiser et pose l'une de ses mains sur sa nuque, moite comme les mains du châtain, un peu plus chaude même, la masse délicatement. L'autre main vient s'accrocher aux côtes de l'Anglais, pas fermement, juste pour le toucher. Et elle se laisse faire, répond avec la même tendresse, sent une chaleur si intense qu'elle la fait frissonner, soupirer contre ses lèvres.

Ce n'est que par besoin de reprendre leurs souffles qu'ils se reculent. Et l'espace d'un moment, la rouquine perd pied, plonge dans le regard ambré face au sien et aspire ses propres lèvres, une expression douce et tentée à la fois, ne se décrochant pas de suite d'Harker. Avant même de mettre fin à quoi que ce soit, la rouquine murmure.

"So... goodnight, huh?"

Un sourire lui monte aux lèvres avant qu'elle se décroche, aucunement brusque, regardant vers la porte. Russell l'attend, mais elle voudrait tellement dormir contre le châtain. Mais elle sait pertinemment que ça n'en resterait pas au sommeil, ce soir, elle s'en sait incapable. C'est donc dans un sourire un peu contrit, et un dernier sourire envers l'Anglais qu'elle ouvre la porte.

"Sorry, I really have to go."


♦◦○◦♦

S’il avait gémit de plaisir et de satiété lorsque leurs lèvres étaient finalement venues se rejoindre, c’est une plainte presque douloureuse et piteuse qui les franchis lorsqu’ils s’éloignent l’un de l’autre, forcés par le caprice de leurs poumons. Mais l’Anglais s’agrippe toujours à elle, de ses doigts serrant tendrement la peau de son épaule et de sa joue. Il ouvre lentement les yeux, son sourire en coin se raccrochant  à sa bouche alors que ses doigts passent une mèche rousse et solitaire derrière l’oreille de sa propriétaire.

« Good night, Waldon. », dit-il  du même ton chaud avant qu’ils ne se séparent.

C’est la meilleure chose à faire pour l’instant. Qu’elle parte de son côté, dans sa forêt ou dans sa chambre, qu’il retrouve son sous-sol. Qu’ils s’endorment. Séparés mais sans doute plus réunis que jamais avant. Qu’ils se laissent pour mieux se retrouver, peut-être. La drogue permet ces atroces clichés. Il la regarde se diriger vers la porte, secoue doucement la tête lorsqu’elle s’excuse. That’s how it should be.

Sitôt sort-elle qu’il verrouille les portes avant de se diriger bien vite vers le sous-sol où, sourire toujours vaguement fixé aux lèvres, il entame sa routine de pré-dodo. Passage rapide sous le jet de la douche, brossage de dents, verre d’eau. Le travail attendra demain. Il veut dormir pendant qu’il est encore certain qu’il rêvera d’elle.


Pendant ce temps-là, le Californien a commencé sa marche vers la rouquine à travers les rues de Stornoway. Il a réussi à passer deux bonnes minutes – c’est exceptionnel, pour lui – sans dire un mot avant de finalement céder. Combattant évidemment un grand sourire d’idiot.

« So, what was that about, hm? »


♦◦○◦♦

Ara arrive dehors et aussitôt elle et Russell commencent à marcher. Sauf que sa tête est encore au Bloody ghoul, en plein dans ce baiser qui n'arrête pas de lui brûler les lèvres, une brûlure délicieuse. Elle suit distraitement le blond, mais est occupée à se ressasser les images, les sensations, les saveurs du baiser. Pourtant elle n'a pas l'excuse d'avoir tant bu, ni même prit quoi que ce soit. Non, elle est juste sous le choc. Ça aurait sûrement été même moins difficile à oublier si elle avait eu une excuse.

Finalement Russell parle, la sort de sa torpeur, la fait presque sursauter, même. Bien sûr que Taylor allait lui demander ce qui s'était passé. Et bien sûr que c'était pile au bon moment pour qu'elle soit incapable d'inventer un mensonge on the spot. Venant masser sa nuque pour contenir la rougeur de ses joues, elle essaie d'inventer quelque chose, c'est faible, mais bon.

"Oh, hem, it was about my next shift, he needs me to come ten minutes earlier."

Sauf qu'elle a le regard qui brille encore, ses lèvres encore un peu rougies et cet air pas totalement revenu du monde des souvenirs. Bordel, reprends-toi, idiote.


♦◦○◦♦

« Why? So you guys can make out all hot and heavy before your shift? Isn’t after enough? »

Cette fois, son sourire lui traverse le visage, bien qu’il s’écarte de la rouquine en prévision à un coup. Il le mérite un peu, quand même. Même s’il a entièrement raison. Il n’arrête toutefois pas sa marche, arrivant en bordure de la forêt.


L’Anglais, lui, s’est finalement réfugié sous les couvertures. L’effet de la drogue qu’il a ingérée plus tôt commence à se dissiper, mais ce qui est reste est suffisamment doux pour qu’il puisse étendre sa tête sur l’oreille paisiblement. S’imagine la tête d’Arabella au creux de son bras, ses cheveux sur son torse, sa main sur son ventre. Harker aspire doucement ses lèvres entre ses dents. La goûte une dernière fois, dans un souffle d’aise, avant de céder au sommeil.

♦◦○◦♦

Ara écarquille les yeux, se demandant comment il a deviné, ne se rendant pas compte de tous les 300 000 signaux qu'elle envoie. Le massage de sa nuque cesse pour qu'elle vienne croiser les bras, emmerdée de s'être fait coincer comme une bleue alors que ses joues rosissent à vue d'oeil.

"H-how...? It was not making out, ok? Only a... a kiss..." dit-elle, la fin de sa phrase plus basse, comme étonnée qu'il n'y ait eu que ça justement.

Pourtant ça goûtait, ça lui donnait la sensation d'être tellement plus. Mille fois plus. Mais ce n'était qu'un baiser. Son coeur et tout son être s'était retrouvé ébranlé d'un seul baiser de Phil. Oh crap. Oooooh crap.


♦◦○◦♦

« Might as well have been making out, you’re all red and flustered. » Un rire attendri franchit les lèvres du blond avant qu’il ne reprenne, l’une de ses mains serrant affectueusement l’épaule de la rouquine. « I think it’s adorable. You guys have been going at this for months and you’re only starting to realize it. »

Devant eux, la forêt s’éclaircissait lentement et on pouvait voir au loin les lampadaires de l’université. Il allait bientôt être relâché de ses fonctions. Et même si le blond savait que son amie était heureuse d’avoir quelqu’un pour la raccompagner, il était également convaincu qu’elle aurait préféré mille fois rester avec le boss.


♦◦○◦♦

Ara le regarde, elle voudrait nier, mais elle ne peut pas, elle ne peut juste pas et à cause de ça, son coeur rate un battement. Depuis des mois... god, c'est pas le moment de devenir mollassonne. En signe de vengeance, la rouquine vient pincer les côtes de Russell avec un air d'enfant mécontente.

"It's not like that, ok?"

Of course it is. Elle-même ne peut pas se croire vraiment. Elle soupire et voit plus loin la grille d'entrée, avec la hâte de prendre une potion de rêve et juste : DORMIR. Bon sang, ça fera du bien, ça.

"You can talk about my life, but did you finally act about yours, Taylor?" lance-t-elle en référence à Ava, changeant de sujet, éhontée.


♦◦○◦♦

Le blond n’a pas le temps de répondre au déni de la jeune femme avant qu’elle n’enchaîne avec une question sur sa vie amoureuse. Et aussitôt, ses yeux se mettent à briller, son torse se bombe et le sourire un peu taquin qu’il avait aux lèvres plus tôt passe direct à niais.

« Well, we spent a week back in California alone together. And by the second night we were sleeping in the same bed. By the third we had sex. And by the fourth I was calling her my girlfriend. » Il rit doucement, visiblement heureux, complètement comblé. « I can’t get enough of her.  And we’re leaving again soon for Monaco, that’ll be an exciting few days too. »

Il regarde la rouquine dans les yeux, sans perdre son beau sourire. Sincère et encourageant même. Ils sont sur le terrain de l’université à présent, et les grandes portes approchent.

« You guys need to cut the bullshit. »


♦◦○◦♦

Ara s'attendait à vrai dire à ce qu'il soit encore en train de stagner dans sa relation, mais apprend plutôt qu'il a réussi à marquer le but sous le soleil de sa Cali. Et l'espace d'une seconde, la rousse reste bouche-bée, cligne des yeux puis lâche dans un right.

"Whaaat? You're serious? Congrats!"

Elle est sincèrement heureuse pour lui et le serrerait dans ses bras s’ils n'étaient pas en train de marcher. Elle s'occupera de ça lorsqu'ils atteindront la grille. Pendant ce temps-là bien sûr, il lui remet ses histoires à dormir debout à elle. Hé merde. Un soupir et la rousse roule des yeux.

"Don't think you can give me advice because you got lucky in Cali!" lance-t-elle, exagérément exaspérée.


♦◦○◦♦

« I’m giving you advice because I care for you. », lui répond-t-il sincèrement, ponctuant même sa phrase d’un clin d’œil alors qu’il ouvre la grande grille de la porte, se plaçant devant pour la garder ouverte.

Il tend les bras vers elle, la recueille contre lui d’une étreinte amicale et affectueuse. Il pose même un court baiser sur sa tempe avant de la laisser  se sauver.

« Think about it, miss Denial. »

Puis il lui fait un signe de main et ce n’est que lorsqu’elle a passé la porte que le blond reprend dans la direction d’où il vient. Prêt à rejoindre sa belle et son lit.


♦◦○◦♦

"Good night Mister Lucky and thank you."

La rousse soupire à nouveau, mais lui sourit un peu avant de repartir vers l'école. Tout au long de sa traversée du parc vers l'entrée, la jeune femme réfléchit, repense, songe à ce que Russell dit et à comment ça se passe. C'est le combat entre ses envies qui se font de plus en plus bruyantes, rugissantes même, et son orgueil martelant. Mais elle reste de bonne humeur, avec ce petit sourire absent -qu'elle trouverait absolument imbécile - chaque fois qu'elle repense au baiser.

Arrivée à sa chambre, la belle décide de changer, prendre l'autre potion de rêve et écrit deux mots. Ou plutôt, deux noms propres, ne formant celui que d'une seule personne. Elle n'a pas peur de repenser au pire, cette chaleur au fond d'elle ne veut que le meilleur. Et après avoir bu la potion, elle part se coucher, se disant que cest vraiment tordu, mais sans arriver à regretter. Ainsi elle compte bien passer la nuit à rêver de Phil, faute d'avoir pu rester avec lui.

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20 - The Rise before the Fall [Instant-RP Phil/Ara feat. Russell]

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