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 21 - I love you more than I hate myself [Instant-RP Phil/Ara][V/S]

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Phillip Harker
Nimh
PROFIL Gémeaux

Messages : 134
Réputation : 64
Date de naissance : 17/06/1990
Nationalité : Anglais

Aspiration : Te casser les couilles

Fiche : Toxic

RP en cours : Kiss me, bite me ; l'Épopée Harker/Waldon


RP Terminés : You wear me out
Rock ‘n roll et Happy hours
come on, is there anybody in there? - Abandonné
And I hate you more than life itself - Abandonné suite à mon retour



RPG
Feuille de personnage
Age: 22 ans
Niveau: 5e année Maestria
Baguette Magique: 29 cm, Bois de Saule, Voile de détraqueur

MessageSujet: 21 - I love you more than I hate myself [Instant-RP Phil/Ara][V/S]   Dim 8 Fév - 13:11

◦○●○◦

Les arbres défilent à toute allure. Arabella court depuis une heure par intermittence, ne quitte jamais vraiment les bords de la forêt, mais couvre du terrain. Elle imagine, pense à Phillip et Terrence qui se frittent, s'engueule et ça la fout dans une telle rage. À la minute où elle est sortie du Bloody ghoul ce soir après un shift avec Aglae - que cette dernière a écourté à cause de l'état fébrile de la rousse, ce qui est en soit une première - elle s'est réfugiée dans la forêt. Pourquoi ils avaient à se confronter ces deux-là? Bon dieu qu'elle les déteste, tous les deux, ces deux gros gamins.

Pourtant ça ne lui sort pas de la tête, du cœur, l'idée que Phil ait sentit le besoin de s'engueuler avec l'ex de la rousse. Ça la rend confuse, lui fait se demander pourquoi, s’il cherchait juste la merde. C'était des questions qu'elle ne voulait pas se poser, des sentiments qu'elle ne voulait pas avoir et des réponses qu'elle ne voulait pas donner. Fuck it, calm down, run. Run until your body gives up.


◦○●○◦

Il avait besoin de sortir. De prendre l’air, de respirer. Ses poumons et son sang étaient trop vides de ce dont il avait maladivement besoin. Il n’avait rien sur lui, rien à sa chambre, et il n’avait nullement envie de rentrer à Stornoway de peur de croiser Waldon. Peur d’elle, non. Jamais. Peur de ce qui restait dans le silence. Peur de ce qu’elle pourrait oser lui dire. Car c’était toujours plus facile de rester dans l’ignorance. Regarder droit devant soi sans jamais rien voir. This withdrawal hurts too much. Il avait mal. Sa peau toute entière couverte d’une fine couche de sueur, d’un corps fiévreux de manque. Le souffle court. Il avait mal aux veines, aux nerfs. Ses muscles et son épiderme lui criaient merci à chaque mouvement qu’il faisait. Ses dents continuellement serrées d’inconfort lui meurtrissaient la mâchoire. Et pourtant, il marche. Ses yeux ambrés fixés sur la forêt, déterminé à y rester jusqu’au lever du soleil, où il irait au Bloody Ghoul s’emplir la tête de douceurs toxiques.

Il passe la frontière de la forêt dans un soupir de soulagement bruyant. Y entre plus profondément encore avant d’appuyer lourdement contre le tronc moite d’un arbre. Le jeune homme cherche nerveusement son paquet de cigarettes dans la poche de son manteau de cuir. Il en glisse une à ses lèvres, l’allume et en prend une première bouffée presque dans un gémissement. Jamais la nicotine n’a été si délicieuse. Le bout de ses doigts tremble doucement, mais il ne s’arrête pas. Ses yeux ambrés levés vers le ciel, regardant les volutes de fumée grise se perdre dans les feuilles.


(Ensemble ICI )

◦○●○◦

Son odeur, sa détestable, délectable odeur. Elle courait encore quand tout son corps se bloque, la pousse à s'arrêter. Elle peut sentir Phil d'ici. Grogne, résiste, repart à toute allure et enfonce-toi dans la forêt. Mais la rage grandit, elle ressasse encore ce qu'elle a entendu, le hait, le veut, veut des réponses et ne rien entendre à la fois. Et dans un cri typique elle se laisse emporter, court à toute vitesse, mais vers l'odeur. You don't come on MY territory, you don't fucking get to be at peace while you're here, tempting.

Elle arrive, un espace un peu délaissé par les arbres et il est assis là, fumant une cigarette. Le puma grogne à nouveau, sort de l'ombre en reprenant forme humaine, déjà avec ces pas lestes, remplis de sa rage, de sa haine et de sa rancœur de lui mettre la tête dans cet état.

"You fucking gobshite!" lance-t-elle aussitôt en se dirigeant directement vers lui, douée d'une rage qui défie le raisonnable.


(Ensemble ICI )

◦○●○◦

Sa main libre lui essuie le visage. Du front à la joue jusqu’à mourir sur le côté de son cou. Réflexe de ses membres qui ne savent plus quoi faire d’eux-mêmes. Sentir autre chose que cette douleur sourde qui l’attaque continuellement depuis maintenant des heures. Heureusement qu’il a ses clopes, qu’il a l’intention d’enfiler l’une après l’autre avant de pouvoir se rendre au village. Puis un éclair, une idée.  Sa main fébrile glisse contre la poche arrière de son jean pour en sortir une flasque. Il ne prend le temps que de la sentir pour s’assurer de ce qui s’y trouve et en prend une, deux, trois gorgées. Jack, my old friend. N’importe quoi pour combler le manque.

Il en oublie d’être attentif à son entourage, n’entendant que son propre souffle lourd dans ses oreilles. Il n’entend pas le craquement des  branches, le vent qui souffle, les pas de pattes devenir ceux d’un humain. C’est donc avec une surprise immense et franchement contrariée qu’il voit apparaître devant ses yeux la silhouette d’Arabella. Et la fureur dans ses yeux, et celle qui nait dans son propre ventre lorsqu’elle l’insulte. Just shut the fuck up. I don’t need this. I don’t need you. Il inspire profondément, mâchoire tendue et l’air défiant d’une rage qui s’enflamme comme il ressent la sienne.  L’Anglais se redresse rapidement, sourcils froncés. Il prend une autre bouffée obstinée de sa cigarette, l’air dur, puis dit sans même l’indice d’une possible bienfaisance sur son visage.

« What the fuck is your problem, Waldon? If you don’t have anything nice to say, shut your fucking mouth. »


◦○●○◦

Arabella le fusille du regard et sépare la distance jusqu'à être à environs un demi-mètre de lui. Puis elle s'arrête, tente d'oublier à quel point il est beau, à quel point elle est faible de ne pas arriver à juste se foutre de lui et ignorer son existence. Ça nourrit la haine, la fureur, ça nourrit une chose assoiffée de le voir la haïr.

"No, you shut your fucking mouth. And you tell me why I heard you and my ex fucking fought, or confronted or whatever-the-hell-that-was each other!" Elle marque une pause, pour son souffle, pas pour son calme elle n'en a plus. "And you better be clear because I'm at ONE stupid word from bashing your head in!"


◦○●○◦

Évidemment qu’elle allait en entendre parler. Pourquoi les gens devaient-ils toujours se foutre le nez là où il n’avait certainement pas lieu d’être? Qui s’était ouvert la gueule, hm? Terrence, pour faire son connard. Ou peut-être que quelqu’un les avait vu et était allé raconter ça à d’autres. Toujours était-il que le mot s’était passé et avait rejoint les oreilles de la personne qui aurait dû ne rien entendre. Et ça, c’était suffisant pour lui faire perdre le peu de contrôle de soi qui lui restait. Il avait trop mal pour rester calme. Il était trop irrité. Par elle, par ses mots, par l’envie furieuse qui recommençait à lui mordre les tripes. La détruire de ses poings et de ses reins.

Il s’avance d’un pas à son tour, la dominant ainsi de toute sa hauteur. Jetant sa cigarette au loin. Au cas où elle aurait besoin d’une claque pour la faire taire. Il lui adresse un sourire méprisant et mauvais, le reste de ses traits toujours infiniment rudes, puis lui dit :

« Why? Because he’s a stupid, possessive prick. Because he thinks he still owns you. Because I wanted to set his idiot mind right. »

Il perd le contrôle. Laisse l’une de ses mains s’emparer brusquement de la nuque de la rouquine. Lui plante les ongles dans la peau, la griffe. I wanna hear you moan. I want to hear you swear at me, hate me, want me.

« Because you’re mine now. And I don’t share. », ajoute-t-il, la voix basse mais toujours lourde.

Il lâche un rire arrogant et ajoute, le ton gorgé de haine et de luxure tout à la fois :

« Are you gonna hit me now, Waldon? Or do I need to make you hate me even more? »  


◦○●○◦

"What did you just say?"

Sa voix est d'abord impassible, enregistre encore ce qu'elle vient d'entendre. You're mine. I'm his. Et elle s'enflamme. C'était donc ça, Terrence et Phil avait eu un combat de coq sur la propriété de la rousse? Ils avaient osé? Elle pose ses mains sur le torse de Phil et le repousse dans un cri de rage, les ongles du châtain lui lacérant la peau alors qu'il s'éloigne, lui arrachant presque une plainte.

"You little shit. Do you think you can decide who's OWNING ME? What, like you can pick me up like a plant, use me as you please?" Elle s'approche à nouveau de lui, c'est plus fort qu'elle, lui colle une claque puissante. "I don't need to hate you more, it's already at its peak! I'm not some goddamn property and Terrence and you bickering about it won't change that! You're both fucking disgusting me!"

Elle ne se contrôle plus, ni ses paroles, ni ses gestes et elle s'attend à recevoir la même chose, souffrir, saigner encore plus. Elle les hait, elle se sent comme un objet. Terrence, son agresseur, maintenant Phil, est-ce qu'il y avait un homme pour arrêter de la prendre pour un putain de prix de participation? Son regard est embrumé de larmes de colère et elle ne le lâche pas. You'll be the one bowing down tonight.


◦○●○◦

La claque le happe sans surprise. Il la prend, l’encaisse, n’essaie même pas de s’en dégager. La douleur du coup se joint à celle qu’il endure depuis de longues heures, le fait céder à un souffle tordu. Nourrit la frustration qui grandit, qui prend des dimensions à la fois impressionnantes et effrayantes au creux de son torse. Ses émotions aussi nombreuses que contradictoires lui tenaillent l’âme, lui brûlent le torse alors qu’il la laisse terminer de parler. Elle est une tempête. Une tornade violente et déchaînée. Et le volcan que lui a au ventre menace d’exploser à tout coup. Impossible de savoir ce qui va se produire lorsque les deux vont entrer en collision. Deux forces titanesques et redoutables. Impossible de savoir s’ils vont y survivre.

« Do it again »

Le grognement n’a pas le temps de se perdre dans sa gorge que ses deux mains viennent fermement s’agripper aux épaules de la jeune femme avant qu’il ne la jette brutalement contre le tronc d’arbre qu’il avait derrière lui. Il ne la lâche pas. La presse contre l’écorce de sa paume appuyée au haut de sa poitrine. Puis le coup part de lui-même, une solide gifle du revers de la main. Il l’entend geindre, voit son sang lui tacher les lèvres. Il la frappe une seconde fois avec la même force, mais cette fois c’est lui qui en gémit presque de douleur. Son visage se tord de remords un instant. Remords de l’avoir frappée mais surtout, d’y avoir pris un plaisir presque érotique.

« HIT ME! », rugit-il, son regard  furieux et abattu planté dans celui de la rousse.

Hit me, because I can’t handle the words that are about to leave my mouth. Make me shut up, make me think this over. Hit me, because that’s the only thing we have. Our words aren’t strong enough and our feelings are terrifying.


◦○●○◦

C'est presque instantané. À peine il parle, prononce ses mots qu'elle se retrouve violemment plaquée contre l'arbre, sa colonne et son crâne lui envoyant des signaux de douleur, sa peur lui déchirant la gorge, la suppliant de crier, mais aussi l'envie. L'envie de sentir cette colère crachée l'un à l'autre avant de s'y fondre, s'y fusionner.

Puis une première claque, aussitôt accompagnée de la deuxième, les jointures de l'anglais frappent sa joue pâle, la rendent rouge, du teint et du sang, de ses dents qui fendent la peau à l'intérieur de sa bouche. Le sang lui remplit la bouche et le goût ferreux l'envahit, jusqu'à lui en imprégner le nez de l'odeur... peut-être même que celui-ci saigne aussi, elle ne le sait plus.

Il crie à nouveau, lui somme de le frapper et pour soudainement, la rouquine ne sait plus quoi faire. Les entrailles brûlantes, comme son esprit, ses envies contradictoires, chauffées à blanc. I'm a thing. And he wants his thing to do as he says, don't forget it, they all think they can own you.

"Go fuck yourself, Phillip!" rugit-elle en retour, sur le même ton, ses iris lavandes consumées de rage et d'une profonde douleur.

Et sans réfléchir plus longtemps, Ara récolte le sang qui a envahi sa bouche et lui crache au visage, venant enserrer les côtes de Phillip de ses mains, les comprimer dans le seul et unique but de le voir souffrir. I want your lips and your pain.


◦○●○◦

Elle ne le fera pas. Elle ne le fera pas et ça l’emmène au bord du gouffre, au comble du désespoir. I beg you. Hit me hard, make me bleed my heart out on your skin. Son injure lui tape toujours les tympans, lui malmène la tête alors qu’il se retrouve complètement impuissant. Habité d’un brasier cataclysmique qui lui fait trembler la chair de ces envies de débauche sadique. I’m bursting at the seams. Il a besoin de souffrir. Pour se punir, pour attiser ses pulsions animales. Autant qu’il a besoin de la fureur d’Arabella, de son sang sur sa joue.

Son sang qu’elle lui crache au visage. Son sang visqueux et sucré qui lui tire un grognement lourd de furie et d’ardeur. Il s’en mord la lèvre inférieure. Harder. Until my skin breaks. Et la lèvre cède. À celui de la rouquine vient se joindre le sien, qui lui dégoutte au menton, qui vient tacher l’immaculée blancheur de son t-shirt. Sous celui-ci, sa peau tremble, endolorie.

« If you don’t do it, I will. », soupire-t-il profondément alors que son regard s’enflamme.

La paume de l’Anglais recueille d’un passage sur l’une de ses propres joues l’hémoglobine qui s’y trouve. Puis cette même main se presse d’une fièvre amère sur la mâchoire blanche de la Ceart. Coulisses vermeilles jusqu’à la base de son cou que ses doigts viennent enserrer. I won’t choke you. I just want to feel your fear and your lust.

Puis les doigts de son autre main qui se plantent dans sa cuisse de porcelaine. La malmène de marques bien rouges, remonte, attrape la bordure de sa robe. It burns so good.

You need to do something. You need to stop this. I’ve already given up.


◦○●○◦

Son cœur bat à toute allure, menace de lui fendre la cage thoracique, de s'arracher à elle. Elle le voit se mordre au sang, est prise de l'envie de le traiter de malade de se blesser au sang, celle de l'embrasser, le goûter et celui de le soigner, d'une douceur qui n'a pas sa place, qui doit être éliminée.

Et c'est ce qui lui arrive, cette douceur se faire écraser, réduire à néant, les doigts du châtain lui prennent la mâchoire, la serrent un peu, lui envoient des signaux de peur intense, cette envie qu'il profite de son avantage sur elle, mais cette envie de se battre, de réagir. Tout cela, plus la douleur qui se traduit dans le gémissement qu'elle pousse à sentir les ongles d'Harker sur sa cuisse. I don't know what to do. Fuck me, no, leave me alone, do both, it's scary.

La main de la rousse vient se placer contre le cou d'Harker, le serre un peu et ses doigts remontent contre sa mâchoire. Elle le regarde, dotée de pulsions animales, le corps échauffé au possible. Elle veut céder et non. Tout ce qu'elle trouve à faire c'est lui planter les ongles contre la mâchoire, faire céder la peau, rapprocher le visage d'Harker du sien, son autre main comprimant ses côtes.

"You're mine." susurre-t-elle, le regard dur, provocateur et hargneux, la voix lascive. S’il aimait tant l'idée de l'avoir pour objet, il devrait s'y faire. "You don't ever fucking dare to say I'm yours if you're not mine, is that clear?"


◦○●○◦

La fureur change. Se métamorphose devant ses yeux alors qu’il sent les doigts d’Arabella contre sa peau. Et chaque centimètre qu’ils parcourent sur son épiderme moite attise le feu déjà agressif et menaçant qui vit en lui. Son cœur se débat dans sa cage thoracique. Terrifié de savoir qu’on est sur le point de le déchirer, avide de s’y complaire. Les ongles de la rousse sur sa mâchoire offrent le coup de grâce, ses propres doigts se creusant plus profondément encore dans la chair de la jeune femme.

Il est tout près d’elle, à présent. Son corps pressé au sien, leurs visages tout juste séparés. Mais cela non plus, ça ne dure pas. L’Anglais use de ce qui lui reste de subtilité pour venir appuyer presque légèrement son front contre celui de Waldon. Il ne ferme pas les yeux. N’a pas terminé de la mettre au défi. Le bout de son nez vient chercher la chaleur de celui de l’Irlandaise et l’effleure, ce mouvement saccadé traduisant malgré lui la fébrilité qui lui faire fondre les tripes.

« Kiss me, and I’m yours. »

Son murmure devient grognement sourd et profond alors que sa phrase se tait. Et au même moment, ses doigts s’agrippent rudement au tissu léger de son tanga. L’enserre si fort que l’un des côtés craque, mais il garde le tissu contre sa paume. Maintient la dignité de la jeune femme d’une main propriétaire qui lui possède la hanche. Puis il tire presque en palpitations régulières sur le tissu, veut qu’elle le sente bouger contre ses fesses, contre sa croupe. Qu’elle n’aille plus le choix.

I can’t breathe when I’m with you. I’m about to drown.


◦○●○◦

Jamais son corps n'a été si alerte. À la peau moite du front de Phil contre le sien, à l'odeur de sa peau, son sang, à la douleur qu'elle aime. Sa voix résonne dans ses oreilles et pour un moment, elle bloque. Ses iris lavandes observent intensément ceux ambrés de l'Anglais, hésitante. He could be mine. Right now. I want him so much it scares me. Ses yeux traduisent sa peur, puis son désir quand elle sent le tissu de son tanga mit à mal, puis frotté sur son intimité, sa peau sensible.

Sa respiration s'accélère, prend de l'ampleur alors que sa poitrine se soulève et s'affaire un peu plus. Ses dents viennent emprisonner sa lèvre inférieure, et la rouquine endure, encore effrayée de ce qu'elle s'apprête à faire. I'm gonna fall, I might break my neck. Just make it worth it, le supplie-t-elle du regard avant de séparer les derniers centimètres, ses lèvres venant se plaquer avec une passion animale à celles de Phil. La main sur sa côte relâche sa prise, monte pour venir lui agripper l'épaule par derrière, s'y agrippant fermement, l'autre main restant contre son cou.

Il est à elle. Et son cœur en fait mille bonds, son corps s'en presse d'autant plus contre le sien, elle en exulte.

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The devil makes us sin, but we like it when we're spinning in his grip
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MessageSujet: Re: 21 - I love you more than I hate myself [Instant-RP Phil/Ara][V/S]   Dim 8 Fév - 13:20

◦○●○◦

Ça y est. C’est fait. Liés par la salive et le sang, par la luxure et le sadisme. I’m hers and she’s mine. I’m never letting go. Le goût ferreux du sang poisseux de la rouquine vient étreindre sa langue alors qu’elle cède à sa supplication lascive. Ils s’embrassent avec la faim profonde des affamés. Se pressent, se lèchent, se mordent. Et au fur et à mesure que le baiser s’approfondit, la soif grandit, le vide devient de plus en plus impossible à combler. Condamnés à toujours en vouloir plus, à ne jamais connaître l’assouvissement. Peut-être parce que le désir en lui-même est absolument exquis.

Le manteau de cuir du jeune homme tombe derrière lui, ne laissant son tronc recouvert que de son t-shirt blanc taché de quelques gouttes de sang. Il ne se fait pas prier pour libérer d’une main la rouquine de son propre petit manteau qui rejoint lui aussi le sol. L’Anglais grogne de frustration en constatant au passage d’une main que la robe de la Ceart n’offre pas de décolleté, mais il ne tarde pas à se venger. Les doigts de son autre main relâchent un instant le tissu brisé du sous-vêtement de la belle mais reviennent vivement à la charge au niveau de son autre hanche. Déchirent, arrachent, la dentelle rouge et noire chutant au sol.

Mais il ne succombe pas tout de suite à l’accès facilité. I’ll come back to that, I promise. Sa paume se presse à ses fesses nues, masse, malmène, griffe du bout des ongles. Il veut laisser sa trace, partout. Et alors qu’il enlève un peu maladroitement ses propres bottes, les orteils au talon une première et une seconde fois, ses deux mains trouvent le haut des cuisses de l’Irlandaise. Capturent sans égard le jupon de la robe et le montent, encore et encore. Dévoile son ventre, ses côtes, jusqu’à ce qu’ils soient obligés de briser le baiser pour laisser passer le vêtement. Qui lui aussi meure à leurs pieds.  Le genou de l’Anglais s’impose ensuite entre les cuisses marquées de rouge de Waldon. Le garde pressé contre le tronc alors que sa jambe toujours couverte d’un jean remue délicatement contre son intimité exposée.

« Are you sure you want this…? There’s still time to turn back. », souffle-t-il avidement alors que, la tenant à la hanche d’une main, l’autre vient lui réchauffer le sein de la paume, ses doigts tirant, taquins, sur le tissu de son soutien-gorge.

But it’s already too late.


◦○●○◦

Sentir les lèvres et la langue de Phil, le goût âcre, ferreux du sang. C'est tordu mais ça la rend folle. De sa main sur son épaule elle tire sur le manteau, l'autre l'enjoignant pour le lui ôter, caressant ses bras au passage, laissant échapper un soupir contre ses lèvres. Elle l'aide à retirer son propre manteau de quelques roulements d'épaule, l'air frais agréable sur sa peau rendue brûlante.

Sans trop savoir dire pourquoi, le sentir terminer d'arracher son sous-vêtement lui arrache un nouveau soupir, plein d'une appréhension agréable. Les mains de la rousse viennent taquiner le bas du dos de Phil sous son t-shirt de pressions, griffures, caresse, lui donnant un avant-goût des marques qu'elle compte bien lui laisser et que le châtain lui laisse déjà sur les fesses, lui faisant d'ailleurs pousser une plainte d'inconfort et de plaisir mêlés.

Sa robe remonte le long de son corps et c'est bien le seul moment où elle accepte de se séparer un peu de lui, s'étirant pour le laisser faire sans rencontrer d'obstacle, aussi lascive de par le changement de température sur son épiderme que de se trouver plus dénudée que jamais auparavant devant lui. Lui qui vient d'ailleurs appuyer son genou sur sa croupe, lui coupant le souffle et tendant les muscles de son ventre. Fucking tease.

À ses paroles elle rirait presque si ce n'était pas du désir douloureux qui la tenaille à sentir son corps contre le sien.

"Don't be silly Harker." murmure-t-elle contre ses lèvres, secouant légèrement la tête. "There's not."

Et d'un premier mouvement, elle dévie la trajectoire de son visage, vient l'enfouir contre son cou et mord celui-ci avec encore plus de passion que de violence, juste avant que ses mains n'attrapent le t-shirt de l'Anglais et ne tirent pour le déchirer. I had to, I wanted revenge and I just can't fucking wait.


◦○●○◦

Ses dents lui percent la peau du cou et il ne pourrait pas s’en réjouir plus que cela. La plainte qu’il pousse à sentir son épiderme céder sous la pression coupante est gorgée d’un désir déragé et ordurier, frissonnant à sentir quelques petites perles de sang glisser contre son cou jusqu’à se fond au col de son t-shirt. Mais bien vite, celui-ci n’est plus. Elle le lui déchire, le souffle de l’air assenant de furieux frissons à son torse et son dos. Le jeune homme se défait du tissu taché et brisé. Il regarde Arabella dans les yeux un instant. La loi du Talion; œil pour œil, dent pour dent. This is promising.

C’est au tour de ses lèvres de quitter le terrain connu. Elles tombent le long de sa mâchoire, passent la courbe de son menton, chutent en bas de son cou. Et progressivement, le corps entier de l’Anglais se penche de plus en plus. Il lui tient toujours une cuisse entres les ongles, la lacère en même temps qu’il la pousse vers le haut. Étire ses muscles jusqu’à ce que le genou de la belle lui arrive en face de la poitrine. Son autre main passe derrière le dos de la rouquine pour dégrafer sans délicatesse son soutien-gorge, puis ses lèvres, elles, s’imposent à son sein maintenant nu. Attaquent sa chair durcie d’envie du plat de sa langue toujours tachée de sang, la taquine de son piercing.

Et alors qu’il colle une solide claque sur le côté de la cuisse qu’il tient d’un bras, l’autre main vient se ficher grossièrement sur sa fleur trempée d’envie. La cueille de sa paume, la taquine de quelques pression avant que deux de ses doigts ne s’imposent à sa fente. Tentent sa chair brûlante de quelques passages contre son bouton d’amour. Mais ils n’appuient pas trop fort. Étudient, jouent, d’abord. Et si pour quelques secondes elle peut penser qu’il la caresse avec vigueur, le Londonien change de rythme. Se raffermit, s’allège, alors que ses doigts s’inondent lentement de sa cyprine.

« I wonder if you taste as sweet as the first time… What I know is that you’re far more wet now… You’re dripping, love. », souffle-t-il contre son sein avant de s’attarder sur l’autre de quelques longs suçotements.


◦○●○◦

Ara se laisse faire, manier, sa cuisse s'élève sans aucune résistance, et elle se mord la lèvre inférieure face aux baisers d'Harker. Son piercing lui fait pousser une petite plainte appréciatrice et l'une de ses mains est allée se ficher dans les cheveux de Phil, les yeux mi-clos, fascinée de le voir faire. Il est beau à s'en damner, comme ça. Mais elle sait qu'il n'a pas finit de lui faire songer ça.

Puis sa claque, le grognement de douleur et désir mêlés de la rouquine et les doigts d'Harker sur sa fente, suivit d'un bref gémissement torturé. Ça l'allume, lui envoie mille sensations délicieuses, mais pas plus, il n'en fait pas assez pour qu'elle perde définitivement pied, la garde au bord du gouffre, l'air crispé de celle qui voudrait supplier, se fâcher et apprécier tout à la fois.

D'autres gémissements s'en suivent, des gémissements contenus, inassouvis, soutenus par un fond de grognement de frustration, ses lèvres sur son sein, sa voix, ses mains. For fuck's sake.

"And still you only play around like an unsure teenager." maugréer-t-elle, tentatrice, la voix sèche, mais brûlante.

La main qui n'est pas dans ses cheveux caresse le torse de l'Anglais des doigts, descend alors qu'elle contient ses gémissements, cessant de lui en faire profiter. Elle vient d'abord caresser le membre de Phil à travers son jean, souriant un peu avant d'agripper sa boucle de ceinture d'une main, son pouce passant sous le tissu en griffant le bas de son ventre.

"I bet you can't stand your jeans anymore..."


◦○●○◦

La remarque acerbe de la rouquine arrache un sourire malicieux et vainqueur à l’Anglais, alors qu’il taquine la peau sensible du sein droit de sa victime du bout des dents. Il la relâche un instant, pose un dernier langoureux coup de langue dessus, puis redresse un peu son visage. À peine, juste pour pouvoir la regarder droit dans les yeux. La tenter autant de son regard que de ses doigts qui continuent de s’activer brièvement sur sa féminité.

« Oh babe, don’t worry. I know exactly what I’m doing. »

Elle ne perd pas son temps à lui répondre. La rousse se tait, farouche, et Harker s’en amuse d’un pouffement de rire défiant. Mais elle le lui fait regretter d’une caresse souple sur son érection qui commence à prendre des dimensions plutôt gênantes, considérant à quel point son jean est serré. Le souffle du châtain se suspend un instant, sa mâchoire se serrant d’envie alors qu’il regarde avec faim les doigts de la Ceart jouer contre la boucle de sa ceinture et le dessous du denim. Son agace de main quitte l’entrejambe trempé de l’étudiante alors que, dans un élan de force, il la prend d’une poigne au creux du genou. Son autre main assume aussi le changement de position, les jambes ouvertes de la belle de chaque côté de son corps, genoux près de sa poitrine. Ainsi levée de sol et collée au tronc, elle est entièrement vulnérable.

« Let me handle my jeans. You just make sure you hold on to the tree. », dit-il, confiant, malgré le ton rauque de sa voix faiblie d’envie.

Puis il pose un genou au sol. Mordille l’intérieur des cuisses pâles d’Arabella, prend son temps. Laisse le temps à la belle de s’impatienter, à son souffle de bien coller à sa peau déchirée entre la chaleur et le froid ambiant. Puis dans un grognement affamé, il vient aspirer sa chair mouillée et rose contre ses lèvres, la caressant d’abord de toute sa bouche avant de laisser sa langue toujours ensanglantée se frotter adroitement contre son bouton de chair. L’assaillit de ses coups de langue, peu soucieux de l’esthétique de la chose. It’s wet, it’s messy, I’ve got some on my chin, but it tastes just like dessert.


◦○●○◦

D'un coup elle se sent soulevée, se fait légèrement remonter contre le tronc et sent son dos nu lui envoyer des signaux clairs de douleur à cause de l'écorce, mais elle s'en fout, it hurts so good. La rouquine n'a pas eu besoin de l'entendre parler pour s'agripper comme possible au tronc du vieil arbre et fait un sourire en coin au châtain amusée d'entendre la faiblesse dans sa voix.

Ce sourire se meurt aussitôt qu'elle le voit descendre. Et elle mord violemment sa lèvre inférieure, ne quitte pas ses yeux de la tête et du corps d'Harker, qui s'amuse à la rendre dingue. Son ventre se contracte et l'appréhension la prend. Son bassin en ondule d'impatience, le coccyx revenant toujours se plaquer au tronc au final. Juste comme elle allait réellement perdre patience, il fond sur elle, la faisant fondre par la même occasion en un gémissement sonore.

"Oh fuck, yes!", lâche-t-elle, spontanément, la voix clairement étonnée et ravie.

Et pour cause, depuis la fois au bar, elle n'était pas arrivée à oublier, elle repensait à lui, n'était pas arrivée à ravoir les mêmes sensations, les mêmes chocs électriques lui parcourant le bassin jusqu'aux orteils avec qui que ce soit. Ce salaud avait atteint son but cette fois-là et c'était avec le visage crispé de plaisir mais teinté d'un petit sourire déjà extatique qu'elle accueillait de nouveau les sensations, son corps la suppliant de se cambrer et son bassin ondulant déjà en rythme, mais son regard refusant de le quitter des yeux. Il est beaucoup trop excitant comme ça pour qu'elle se prive de le voir.


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Les caresses de sa bouche varient avec la même expertise - et un appétit encore plus vorace - que la fois où elle s’est retrouvée avec les fesses sur le comptoir du bar. Il la recueille parfois toute entière du large plat de sa langue, s’amuse à la titiller de mouvements rapides et précis avec l’aide précieuse de son piercing de métal, l’aspire et la suçote avec une avarice qui tient du péché. Déterminé à la voir céder, cette fois aussi. Son regard ambré embrumé d’une envie déchirante est toujours vrillé dans celui de la rouquine, la vision de son corps nu tordu de plaisir et offert au sien l’excitant sans doute plus qu’il ne l’avait jamais été avant.

Ses doigts coincent d’autant plus fermement la peau du creux des genoux de l’Irlandaise entre eux, ses ongles la griffant longuement au rythme de ses caresses buccales. Et suivant la même cadence, le bassin de l’Anglais ne peut s’empêcher de s’agiter de quelques mouvements subtils. La friction du denim et de son boxer contre son membre tendu est suffisante pour le rendre dingue de fébrilité. Et cela ne prend pas cinq secondes à se refléter dans les mouvements de la bouche de Harker, qui s’approfondissent et se précisent au fil des minutes qui passent, quelques gémissements sourds venant vibrer contre sa chair trempée. Qu’elle jouisse au plus vite… Qu’il puisse la défoncer sans retenue.


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La rousse ne sait pas si c'est la violence, le sang qu'elle a goûté, ou même cette retenue qu'elle n'a plus comme la dernière fois, mais le plaisir monte en flèche, la force à pousser de multiples gémissements, lui demandant de continuer comme si sa vie en dépendait, son sternum s'abaisse et s'élève fortement, sa respiration saccadée et profonde entre chacune de ses prouesses vocales.

Elle ne le quitte pas des yeux, serre des dents en sentant ce picotement distinct lui remontant en ondoyant dans son ventre, ses nerfs à bout dans ses jambes tendues et serre violemment ses cheveux. Elle balance la tête vers l'arrière, pense à autre chose, se calme malgré que le plaisir reste haut. C’est clair qu'elle ne fera pas plus de trente secondes après ce tour de force. Mais c'est sa vengeance, pour l'autre fois, quand lui s'est retenu, l'a fait perdre son meilleur temps. Et elle ramène son regard sur lui, profondément malicieuse, sa main se décrispant de nouveau. Elle veut le voir frustré, elle veut encore le fâcher, même si elle ne se sent qu'à moitié en contrôle. Merlin qu'elle aime le voir perdre contrôle.


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Il la sent sur le point de se laisser aller. Les muscles de ses cuisses se contractent contre ses paumes, la chaleur distincte de la jouissance qui approche se répand sur sa langue qui ne fait que gagner en expertise et en précision. Le souffle qui accélère, ses gémissements qui fendent l’air lourd de la forêt, la poigne serrée et fébrile de ses doigts dans ses cheveux. Elle y est presque. L’Anglais maintient le rythme, la regarde toujours. Come on, love. Let go.

Mais elle regarde ailleurs. Se force à se calmer. Et l’élan se perd, arrachant un grognement de protestation au châtain qui, quelques secondes à peine, s’arrête. Ses yeux brillent d’une frustration sans nom, mais à voir le sourire qui pend au coin de ses lèvres luisantes, il a une idée derrière la tête.

« Hm, you little bitch, you’re holding back… I’d like to see you try now. »

Et alors que sa bouche, sa langue et ses lèvres reprennent les choses où elles les avaient laissées, redoublant d’ardeur et de passion dans chaque succion, il vient poser l’un des pieds de la belle sur son épaule. Sa main balance une bonne claque sur cette même cuisse, laissant derrière elle une marque bien rouge, puis passe entre leurs deux corps. Deux doigts passent lentement entre ses fesses jusqu’à rejoindre sa féminité entièrement humide et tremblante de plaisir puis s’y glissent d’un mouvement profond. Il la prend jusqu’aux jointures, les laisse se cogner contre sa peau en unisson avec ses prouesses buccales. I won’t put you down until you give up.


◦○●○◦

C'est exactement ce qu'elle voulait comme réaction, voir son regard s'enflammer, le sentir grogner contre son intimité et en rit. Un rire gorgé de luxure, de satisfaction. Elle l'écoute et lui rend un regard de défi, tout en se demandant comment se faire insulter peut l'exciter ainsi, mais ça lui sort aussitôt de la tête, trop occupée à en profiter.

"You'll... have... to... gah!"

La rouquine avait essayé de répliquer, mais à chaque mot c'était quelque chose de plus, que ce soit l'ardeur décuplée, le changement de position, et finalement la claque qui l'avait empêchée de terminer sa phrase, la faisant rugir sous le pincement et la brûlure du choc, son bassin n'en ondulant que plus lascivement, seul indice qu'elle avait apprécié. La main toujours accroché au tronc en a les jointures blanchies de le serrer et celle dans ses cheveux se crispe de nouveau lorsqu'il insère finalement deux doigts, l'envoyant de nouveau près du sommet.

Pas plus de trente secondes, comme elle avait dit, c'était tout ce que ça lui avait pris pour atteindre l'orgasme, les muscles de tout son corps, tendus, surtout ceux détrempés autour des doigts du châtain. Elle crie, gémit et tremble contre lui, les yeux ne restant pas clos trop longtemps, refusant de quitter totalement la scène qu'elle voit, le dos voûté faute de se cambrer.


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L’impatience n’a pas le temps de le regagner une seconde fois que, finalement, la rouquine cède à la jouissance. L’Anglais accueille les violentes palpitations de la chair infiniment sensible d’Arabella contre sa langue qui, à présent, lui assène quelques coups longs, lents et langoureux. Ses doigts s’agitent en rythme avec les contractions saccadées de ses muscles, allongeant ainsi son plaisir alors que lui n’a pas cessé de la regarder. Fier et victorieux, un sourire perdure au coin de ses lèvres alors que, finalement, ses léchées deviennent des baiser et que ses doigts – trempés jusqu’au poignet – quittent son corps.

Puis il la dépose, une fois assuré que les genoux de la rouquine ne cèderont pas.  Il lui lâche le creux du genou, l’aide à déplier sa jambe et à poser son pied à même le sol, puis se dégage simplement du poids de la cuisse qui reposait sur son épaule. Le châtain se redresse à son tour et, sans dire un mot, pose ses deux mains sur les hanches nues de l’Irlandaise, la pressant fermement contre lui alors qu’il lui partage son goût d’un baiser profond et débauché. Ses paumes se font plus fermes contre les fesses rebondies d’Arabella et, brisant à peine de baiser, il vient souffler ardemment contre sa peau, sourire affreusement charmeur et pervers perché aux lèvres :

« Don’t you think you taste good? »


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Ara tremble encore et doit prendre un bon instant pour se remettre, sentir à nouveau ses muscles lui répondent un peu mieux. À peine ses pieds retrouvent-ils le sol, la rouquine se fait assaillir d'un baiser profond aux gestes possessif, laisse un long frisson lui parcourir l'échine, le goût inhabituel sur ses lèvres, tout d'abord choquant pour ses papilles mais loin de la freiner dans le baiser qu'elle approfondit.

"I think I taste great on your lips."

La rousse vient l'embrasser à nouveau, ses mains bien qu'encore un peu tremblantes, parcourent son torse et viennent cette fois défaire la boucle de sa ceinture pour de bon. You're not stopping me this time, pense-t-elle en le fixant, le regard déterminé, tout en détachant son jean et avec toute la langueur du monde, sa main glisse contre son sous-vêtements, se presse à son membre, sans oser aller plus loin, partagée entre l'envie de lui rendre la pareille et celle de juste lui sauter dessus et assouvir cette envie qu'elle a depuis longtemps. Et bien sûr, profitant de le faire languir, venant lui mordre la lèvre inférieure.


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C’est les lèvres entrouvertes d’un mot qui s’apprêtait à en sortir que Harker reçoit le baiser de son amante, celui-ci tout aussi charnel que le précédent. La pression de la langue sucrée de la rouquine contre la sienne lui tire une plainte rauque des lèvres. Les mains de l’Anglais parcourent sans pudeur de corps de la jeune femme, passant de ses fesses  à ses omoplates, chutant au creux de ses reins. Le tout d’une poigne ferme, de caresses appuyées, de griffures que plusieurs jugeraient sans doute trop profondes.

Le souffle du Londonien se coupe un instant lorsqu’il sent les doigts de Waldon  s’attardant à l’impressionnante bosse ferme tout juste cachée par le mince tissu noir de son boxer. Elle se fait tentante, y appliquant des pressions régulières sans jamais céder à la caresse. Il endure cette torture quelques secondes avant que l’une de ses mains ne viennent s’accrocher au poignet de la Ceart. Il lui force la main, appuie plus fermement la paume de la rouquine contre son érection et, la regardant droit dans les yeux, il lui chuchote :


« I suggest you stop teasing before I decide to take manners into my own hands. »


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Arabella sourit un peu plus en sentant Harker lui forcer la main, ses doigt venant l'enserrer un peu au travers du tissus de son boxer, sans le quitter des yeux, encore brûlante, encore brisée, déchirée entre ses envies. I want you, but I want to tease you. Finissant par céder un peu, elle change son regard, redevenant plus ardente que tentatrice.

"I suggest you let me drive you crazy."

De sa main libre, elle force celle de l'Anglais à libérer son poignet, puis vient attraper l'élastique de son sous-vêtement ainsi que son jean et le descend contre ses hanches, ne laissant pas le membre d'Harker subir le froid trop longtemps avant de venir le serrer d'une main. Elle profite de la chaleur, de toute la tension de celui-ci, la tête déjà remplie d'images avant d'entamer des mouvements de va-et-vient, bien trop lent pour assouvir quoi que ce soit chez lui. Elle lui mord à nouveau la lèvre inférieure, peut-être un peu trop fort au goût de la plupart des gens et murmure, sa bouche frôlant toujours celle de l'Anglais.

"So, when are you supposed to get rough?" provoque-t-elle, moue déçue au visage.


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Il la laisse faire. Veut la voir échouer pour avoir une raison valide de la punir. Comme si cela ne dépendait que de quelques gestes, alors que c’est bien loin d’être le cas. Alors il relâche le poignet de la rouquine, ses yeux suivant avec une avidité contenue le tracé des doigts d’Arabella contre son corps. Ses vêtements touchent le sol et, d’un demi pas, il s’en libère les chevilles, ainsi entièrement capable de bouger comme il le voulait. Le châtain expire doucement de plaisir en sentant la paume de l’Irlandaise s’appuyer fermement sur son sexe nu et tendu vers le ciel puis insiste un peu contre les doigts de la belle de quelques légers mouvements de ses hanches. Son ventre s’en tord d’envie mais il n’en ressent pas un vrai plaisir. C’est trop doux, trop lent, ça l’impatiente. Il aspire rapidement un petit coup d’air entre ses dents lorsque celles de son amante lui mordent la lèvre et, à sa question, un sourire malsain naît au coin de ses lèvres. So this is what you want, hm?

Puis il revient à la charge, l’envie animale autant que la brutalité.  Il dégage brusquement la main de la rouquine de sur son sexe. Lui attrape les poignets des longs doigts d’une de ses mains, les enserre, les griffe, assez fort pour qu’elle s’en serre les dents. Son autre main lui assène une gifle au visage. Brusque et solide, certes pas aussi violentes que les précédentes mais qui lui pincent certainement la peau qui rougit sous l’impact. Et l’air qu’il a dans les yeux est toujours gorgé d’un désir primal et agressif, mais la fureur pure semble l’avoir quitté pour l’instant.

Il ne lui laisse pas le temps de réagir qu’il la tire et la pousse au sol, la laissant atterrir à genoux avant de s’imposer derrière elle, à genoux également. D’une poigne solide sur la nuque, il pousse le haut du corps de la rouquine à se presser sans douceur sur le sol couvert de feuilles. Il la tient ainsi sans flancher, épaules et visage au sol, fesses bien levées et offertes, puis vient lui claquer rudement la fesse, puis l’autre, laissant derrière son passage des traces bien rouges qui se mêlent aux griffures. Il vient serrer les mollets de la jeune femme entre les siens, pour l’immobiliser. I’ll show you rough.

Et infiniment lentement, il balance son bassin contre celui de la rouquine. Son sexe se glisse obstinément contre la croupe toujours trempée et offerte d’Arabella sans jamais la pénétrer. Il prend son temps, il la taquine, la pousse alors que son gland insiste quelques secondes sur son bouton de chair sensible.

« Beg for my cock… Show me how much of a good little cunt you are, hm? You want me to fuck you like this? »

Un rire arrogant et méprisant tout à la fois perce ses mots gémissants d’envie avant qu’il n’ajoute.

« "Yes sir" better be your answer, don’t fucking test me. You wouldn’t like me when I’m angry. »


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Des claques, des griffures, ses poignets qui lui font mal. Bordel, elle adore ça. Elle n'aurait pas cru, n'avait jamais eu d'amant aussi brutal, mais avec Phil c'est exactement ce qu'elle veut. C'est ce que tout son être demande. C'est malsain, elle devrait détester ça et de n'importe qui d'autres, ce serait le cas, cet once de peur au creux de ses entrailles serait plutôt une vague la submergeant avec un autre. Sauf que c'est Phil et chacune de ses brusqueries la font grogner, se cambrer et lui envoient une dose d'endorphine dans le corps avec l'envie de répliquer.

Et en aussi peu de temps elle se retrouve au sol, la joue et les épaules sur le sol frais de terre et de feuilles, ses seins en faisant les frais de frôlements. Sa respiration se saccade à nouveau alors qu'elle peut le sentir contre elle, comme elle n'en avait jamais eu l'occasion - l'imagination par contre c'était une autre histoire - de le faire, ondulant le bassin, obstinément rieuse et gémissante d'un plaisir farouche suite aux claques, mais le corps très évidemment suppliant. I can't wait, but I fucking love to play around like that.

Elle l'écoute et son envie de rébellion n'en est que plus grande, regardant en biais vers l'arrière, sans vraiment le voir, pendant que lui agit sûrement en seigneur et maître, certain d'avoir ce qu'il veut. La tentation est au bord de la faire accéder à sa demande, mais le peu d'orgueil qui lui reste demande à être achevé de la manière la plus grandiose possible.

"I'm not testing you... I just think you're fucking sexy when you're angry." avoue-t-elle, la voix indécente, l'ombre d'un sourire aux lèvres.

Et comme ça, elle voûte un peu son bassin, place le châtain contre l'entrée de son intimité. Now try to resist, try to get really angry and not simply fuck my brain's out. Elle s'empalerait d'elle-même si ce n'était pas du haut de son corps immobilisé, ce qui lui arrache un grondement impatient.


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L’évidente résistance de la jeune femme à ses commandements lui arrache un rire condescendant et acerbe, teinté d’un peu de surprise. Pas qu’il ne s’y attendait pas du tout, ça faisait partie du jeu et l’Anglais le comprenait. Mais c’est qu’elle le cherchait, là. Et en bon dominant, il devait être certain de pouvoir tenir toute menace qu’il mettrait en mots. Même si cela voulait dire se faire attendre encore un peu. Le brise fraîche qui soufflait sur son corps couvert de sueur, de sang et de cyprine était sur le point de le rendre fou, mais la volonté du châtain à régner était effrayante et prodigieuse à la fois. Il ne lui suffirait que d’un coup de reins pour être en elle… Mais pas tant qu’elle ne l’avait pas supplié.

La poigne des doigts du Londonien sur la nuque de la rousse se serre davantage. Il lui ensserre les cheveux, lui plante ses ongles bien dans la peau et la force à lever la tête alors que, d’une pression de l’autre main, il s’assure que les épaules de la belle restent au sol. Il veut la rendre inconfortable, contorsionnée.  Les hanches de l’Anglais s’appuient aux fesses de Waldon, son sexe reposant, toujours bandé raide, entre celles-ci, puis il penche le haut de son corps afin d’approcher son visage du sien. Il attrape son lobe d’oreille entre ses dents. Le suçote, le mordille.

« Beg for it, you little slut. Or I leave. »

Il la mord juste sous l’oreille dans un grognement animal, entre le cou et la mâchoire.

« Let’s start over, hm? You want me to fuck you like this, hm? Deep and hard… Then tell me. Yes sir. And beg for my cock in your hot, wet cunt. »

Puis il ponctue sa phrase d'une longue griffure, des côtes de l'Irlandaise à sa hanche. All I need to do now is defile you. And then you'll be mine. Body and soul.


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La tête relevée ainsi, son cou et sa gorge tendus au possible. C'est inconfortable, ça lui ferait presque mal, mais c'est beaucoup trop bon. Sentir ses cheveux tirés, les ongles de l'Anglais, puis sa chaleur approcher son dos juste avant qu'il ne la fasse presque ronronner de désir à taquiner son lobe d'oreille.

Just damn it. Damn it all. Son contrôle l'abandonne précisément lorsqu'il la menace de partir et à la simple idée du froid qui l'envahirait, elle lâche les armes. Il en serait capable, elle en deviendrait honnêtement folle. Et il réitère son ordre, suivit de ses ongles laissant des sillons brûlants et douloureux, lui faisant lâcher un petit "fuck" entre ses dents serrées.

Sauf que si elle doit vraiment perdre, alors elle ne perdra pas comme un simple jouet. Ses mains qui s'agrippaient au sol comme si celui-ci menaçait de s'écrouler sous la tension se lèvent, viennent s'agripper à la base des fesses de leur propriétaire, près du haut de l'arrière des cuisses. Elles les serrent au point d'en blanchir la peau, écarte un peu, lui donne l'accès et la vue. I'm not half-offering myself here, so you better stay, you fucker. Et c'est la voix un peu frustrée, un peu fière et immensément vaincue qu'elle souffle.

"Yes, sir. Please, yes."

Just do it and I'll be yours as much as you're mine right now.


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Un rire victorieux sort, pouffant, d’entre ses lèvres lorsqu’il la sent abandonner, avant même qu’elle ne dise un mot. Elle s’est relâchée, résignée, subissant les marques qu’il lui impose avec une docilité qui l’allume au plus haut point. I’m gonna have so much fun with that tight cunt of yours. L’Anglais mordille la peau de la rouquine une dernière fois puis se redresse dans la position où il était plus tôt. Surélevé au-dessus d’elle, hanches contre ses fesses, une main appliquant une pression ferme sur le haut de son corps alors que l’autre s’accroche, acérée, à sa taille. Il lui colle une claque puissante sur la hanche, son regard avidement fixé sur les gestes de la rousse qui étire et malmène sa chair pour s’offrir toute entière à lui. Une bouffée de chaleur intense le prend au ventre. Holy shit. I’m about to fuck Waldon.

« That’s a good girl… », souffle-t-il d’un grognement lourd et lubrique.

Le châtain la taquine encore quelques secondes jusqu’à ce que lui non plus ne puisse tout simplement plus tenir. Son gland rougi d’envie bien appuyé contre sa fente s’insère d’abord en elle, forçant Harker à se mordre la lèvre inférieure. Mais lorsqu’il la possède toute entière d’un profond coup de reins, sentant l’étreinte brûlante et trempée du corps de la rouquine autour de sa verge palpitante de désir, il lâche un gémissement bien clair et audible. Il ne laisse pas une seconde au corps de son amante à se faire à son sexe qu’il commence déjà à la marteler de coups de boutoir brusques et agressifs. Sans grand égard pour le corps de sa collègue, coup sur coup, toujours plus fort, ses ongles plantés dans sa peau toujours plus profondément. Because I know she loves it.


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La peau de la chair de sa hanche est à vif, rose et l'air lui donne une sensation de picotement, mais pourtant ça lui envoie une telle sensation dans le corps que sa plainte ne traduit presque pas de la douleur. Et finalement, il relâche la tension de sa tête, la laisse se poser à nouveau au sol, son cou aux ligaments encore marqués de chaleur d'avoir été placés dans une telle position d'inconfort.

Sauf qu'elle a n'a pas du tout le temps de songer à ça. Harker accède finalement à leurs envies, d'un murmure puis d'un geste passe la frontière de son intimité et lui arrache un premier soupir, sec d'un mélange de satisfaction, d'appréhension et d'impatience. Chose comblée en moins de temps qu'il ne lui faut pour respirer de nouveau, venant briser toute distance entre leurs peaux d'un coup. La rouquine en gémit, lèvre piégée entre ses dents. Oh hell, Harker's fucking me.

C'est une réalisation qui aurait dû la freiner, la refroidir et pourtant, ce n'est qu'un bidon d'huile sur le feu de ses tripes, déjà bien enflammées par les mouvements brutaux, faisant multiplier les gémissements de la rousse sans lui donner l'ombre d'un répit, mais ça va, c'est exactement ce qu'elle veut. Elle le veut aussi dominant qu'il peut l'être. L'une de ses mains vient malmener le bas du ventre de l'Anglais, le corps lascif de chaque mouvement, son bassin suivant le mouvement malgré les rebonds assez violents.

L'autre main, elle, passe de ses fesses à sa croupe, avec une intention tellement claire qu'elle n'a pas besoin d'être précisée, bien que la rousse s'attende à le voir réagir, soit en bien, soit en mal.


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Ainsi perché au-dessus du corps de la rouquine, il peut voir chaque frisson parcourir son dos lacéré de profondes marques roses, se gâter de la vision de son sexe puissant qui va et vient entre les reins de la belle. Le châtain ne cesse plus de gémir, de grogner, succombant sans problème aux envies bestiales de plonger ses ongles dans la peau de son amante, lui claquant brutalement une fesse, puis l’autre. Celles-ci sont également drôlement rougies, de toute cette attention grossière et robuste. Avoir Waldon sous lui, sans défense, prête à le recevoir, comblée de savoir son corps malmené par le sien… C’est absolument grisant. Cela ne fait qu’attiser violemment ce pur désir de satisfaire ses envies charnelles, physiques, animales... Ses hanches claquent avec constance contre les fesses de l’Irlandaise, son sexe lui ramonant les entrailles avec brutalité. Now I’m sure she’ll never forget about me.

Sitôt remarque-t-il que la main de la Ceart se fait aventureuse contre son propre corps, ses sourcils se froncent. Mais pour qui elle se prend? Il lui lâche la hanche et, passant son bras sous leurs corps toujours pris de mouvements frénétiques et profonds, il vient lui dégager brusquement la main pour la remplacer par la sienne. Et se joignent aux coups bruyants de ses reins qui la défoncent d’habiles caresses bien fermes contre sa chair plus trempée et enflée que jamais. Le corps entier de son amante est en alerte, répondant, calquant ses réactions aux siennes. Et malgré le choc intense de ses hanches qui happent continuellement, brutalement ses fesses et ses cuisses, ils sont en unisson. I’ve never hated her so much. I’ve never loved her so much.

« You like taking it like a filthy bitch, hm? », gémit-il entre ses dents alors que, dans la brutalité du moment, il accentue davantage la cadence et la profondeur de ses coups de reins déjà féroces.


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Ara sent aussitôt sa main se faire repousser et celle de Phil prendre sa place et pousse un gémissement particulièrement sonore, fermant les yeux, mordant sa lèvre à en faire céder la peau. Elle ne peut juste pas s'imaginer mieux, se laisse faire alors qu'il vient littéralement buter en elle et contre elle à lui en faire vibrer les os. Ses muscles sont tendus et on pourrait jurer qu'elle s'amuse avec le niveau de tension de ceux qui sont présentement malmenés par la verge du châtain. Sauf que le contrôle est bien plus difficile avec les doigts d'Harker pour la pousser bien plus rapidement vers l'orgasme et elle est maintenant bien plus serrée autour de lui qu'autre chose.

À nouveau le picotement, ses nerfs qui semblent brûler et se mettre en émoi dans tout son corps, ses gémissements qui deviennent peut-être moins forts, mais bien plus longs, alanguis. But I'm not done yet, and he gives me a chance I just can't let pass by. Elle veut le pousser dans ses retranchements, voir ses limites, se venger un peu d'être plaquée au sol et de ne pas pouvoir retourner la situation comme elle voudrait - un prétexte vu qu'elle adore ça et le sait très bien. Et elle lâche, bien que sa voix soit fébrile de plaisir.

"Shut up, Phil."

Lui offrant de son profil un sourire malicieux, qui s'éteint aussitôt sous une autre bourrasque de plaisir qu'elle sent comme la dernière avant de tomber dans l'orgasme.


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Le corps de l’Anglais se tend en entier lorsque la provocation de la rouquine lui vient aux oreilles. Contrarié, follement excité, les nerfs à vif à sentir son propre ventre s’enflammer alors qu’il atteint son plateau de plaisir. Encore quelques minutes et il y arrivera. Elle veut jouer les rebelles, elle en subira les conséquences, comme les autres traînées dans son genre. Harker ne lâche pas l’affaire, la baise sans ralentir, constant dans la brutalité et la violence de ses coups de reins contre les entrailles brûlantes de la jeune femme. Le châtain voûte le dos légèrement, ses ongles toujours plongés dans la nuque de sa collègue, puis il lâche dans un souffle gémissant :

« You shut your whore mouth. You deserve to be punished, and you will be… But not until I’ve seen you cum. »

Puis les mouvements qui s’enchaînent sont rapides, rendus maladroits d’envie; il s’arrête entièrement et, d’une main à la hanche et l’autre à l’épaule, il retourne Arabella pour qu’elle se trouve étendue sur le dos, face à lui. Le châtain abaisse un peu ses propres genoux, attrape solidement la taille de la rouquine pour lui presser les fesses entre ses cuisses – s’appuyant sur celles de la rouquine de ses deux mains et, une fois les deux pieds de celle-ci contre son torse… Il attend. La regarde droit dans les yeux. Haletant chaotiquement, mourant de désir. Il se mord la lèvre inférieure, lui griffe le dessous des cuisses. She’s so fucking beautiful. With that lust in her eyes, her naked body offered to me on a silver plates, scratches all over her white skin. I’ll never get enough of this.

Sortant de sa très brève torpeur – quelques secondes qui lui ont semblé presque éternelles – l’Anglais voûte un peu le dos pour cracher de haut sur la féminité d’Arabella. Étend sa salive sur sa chair et en elle de quelques caresses habiles de deux doigts puis, reprenant un appui solide sur ses cuisses, il la pénètre une nouvelle fois. Les traits du châtain se brise un tant soit peu sous la chaleur qui nait de la profondeur de ses coups de reins qui ont bien vite repris la même ardeur qu’un peu plus tôt. C’est qu’il a déjà hâte de la punir.


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Se faire punir. C'est quelque chose qui venant de Phil l'attise autant que lui fait peur, mais c'est son genre de terrain inconnu et la hâte s'injecte au milieu des autres sensations, mais n'en dit rien, la voix bien trop brisée de gémissements pour prononcer un seul mot. Lorsqu'il s'arrête, c'est sa première vraie plainte de douleur de la soirée qu'elle pousse. Elle se sent aussitôt viscéralement privée de quelque chose au point où toute son intimité est prise d'une contraction, faute au plaisir intense si brusquement interrompu.

Mais elle se ravise vite sur les protestations qu'elle s'apprêtait à lui faire quand il la retourne et aspire sa lèvre inférieure, encore pourvue d'un goût ferreux d'avoir saigné plus tôt, petit sourire aux lèvres, tout en se plaçant sagement, ses pieds venant prendre appui sur son torse et ses ongles venant aussitôt s'agripper aux côtés de ses cuisses. I want to scratch you, mark my territory, you're too fucking perfect and I love you too much to not hurt you.

Elle en oublie presque ses entrailles qui se tordent de manque, mais s'en rappelle vivement lorsqu'ils sont comblés à nouveau par l'Anglais, lui arrachent un gémissement venant directement de son plexus, sa tête se cambrant vers l'arrière une seconde sous la force de ses coups.

"I hope you'll like what you see..." dit-elle, à bout de souffle, la voix rendue un peu plus rauque par toutes ces plaintes.

Because I'm about to show you what effect you have on me. And I hope to see how happy you'll be to have turned me around. Le plaisir monte à nouveau et vient la happer dans une puissante vague, lui faisant cambrer le dos malgré sa position déjà contorsionnée, ses pieds tendus et s'appuyant un peu plus sur le torse du châtain. Et son orgasme la fait se noyer dans ses cris, lâcher l'une des cuisses de l'Anglais pour revenir se plaquer dessus avec force, ses mains s'agrippant toutes les deux à ses muscles, les griffant au sang, le souffle complètement perdu et le visage tordu de plaisir.


◦○●○◦

Les griffures que la rouquine impose à sa peau ne font que le pousser davantage à vouloir se surpasser. Son orgasme sera inutile si elle n’en est pas totalement anéantie. Ses propres gémissements se cadencent et deviennent un peu plus bruyants alors qu’il accélère un dernier coup. Autour d’eux résonne le bruit distinct de leurs peaux  humides et meurtries se cognant incessamment l’une à l’autre, couplé à la mélodie obscène de leurs voix brisées. Et quel spectacle…

Harker ignore la remarque de la rousse. Qu’elle se taise. Qu’elle succombe, qu’elle tombe dans le velours électrifiant qui l’attend. Et finalement… Finalement, on lui donne ce qu’il voulait. Les jambes de la belle remuent, spasmodiques, contre les paumes du châtain, son dos s’arque, son corps tout entier se cambre et se tend sous l’impact titanesque de l’orgasme qui la possède en de longs tremblements. Il en gémit bruyamment. Tant de satisfaction animale que de douleur vive lorsqu’elle lui malmène la peau. But this is what I wanted, this is exactly what I wanted. And I already want so much more of it.

La jouissance ne tarde pas à s’annoncer dans le ventre de Phillip. Le Londonien ramone le corps de son amante encore de quelques coups avant de s’en dégager rapidement. D’un mouvement habile, il laisse chuter les cuisses d’Arabella et enjambe son tronc jusqu’à ce que son bassin soit, élevé au niveau de sa poitrine. Et tout ce temps, il ne l’a pas lâchée des yeux. Son sexe entièrement gonflé et rigide au creux de la main, il se branle furieusement de quelques habiles coups de poignet. Sa respiration se raccourcit, l’air dur et sévère qu’il a d’habitude au visage laissant entièrement place à une moue brisée de plaisir. Dans un ultime élan de violence, l’Anglais colle une dernière gifle à la joue de la rouquine avant de cueillir son menton de ses doigts, la forçant à lui offrir son visage.

Un râle de plaisir – long, rauque et bien audible – fend l’air avant qu’il ne souille le visage de son amante de quelques bonnes giclées blanchâtres. Le dos voûté, la respiration heurtée, ses doigts achevant son plaisir de caresses.

« Suck me clean. », souffle-t-il, la voix enrouée, alors qu’il presse son gland aux lèvres de celle qui était devenue sa drogue de choix.


◦○●○◦

L'orgasme semble prendre un temps fou à se calmer et un instant, dans toute la confusion elle se demande s’il se terminera un jour. It's just too good to end, or even to be true, mais la tension finit par la quitter lentement, son corps toujours tremblant néanmoins, mais il continue et si la rouquine se prépare déjà à sentir les palpitations finales du châtain en elle - encore trop secouée de plaisir pour se rappeler ce qui l'Attend - elle est surprise de le sentir à nouveau la quitter, cette fois par contre ne fait que soupirer, confuse, plutôt qu'en souffrir, le creux de ses reins se sentant déjà satisfaits comme certainement jamais auparavant.

Puis il vient l'emprisonner de ses jambes, se masturbe devant elle et réussit à la rendre dingue, appréciant ce qu'elle voit qu'importe où elle pose les yeux et ses mains remontant pour enserrer les fesses de l'Anglais - c'aurait été impossible d'y résister de toute manière. Elle encaisse la gifle sans un mot, accepte la punition en se régalant de l'expression de Phil.

Son râle la pousse aussitôt à fermer les yeux, faute de même enlever son visage immobilisé et c'est avec un gémissement de surprise qu'elle sent le sperme atterrir sur son visage, ses lèvres et son menton. Le liquide passe rapidement de chaud à froid et collant, offrant un certain inconfort à Ara, mais loin de lui déplaire. C'est qu'elle aurait pu le trucider plus tôt pour la traiter comme un objet, mais maintenant, ça lui amenait une fierté mal placée d'être utilisée de la sorte.

"Yes, sir." murmure-t-elle, lèvres frôlant le gland de son amant, le regard encore avide, malicieux. I give in to you this time, but only this time.

Aussitôt, ses lèvres enrobent la verge d'Harker, ne prenant pas le temps de progresser lentement, tenant à profiter de lui tant que le plaisir n'est pas complètement dissipé. Ses mains continuent d'agripper et masser les fesses de son amant, sa langue le caresse, sa bouche l'aspire lui et leur goûts mêlés sans rechigner, on s'en contre fous du goût, c'est beaucoup trop excitant pour qu'elle se plaigne de quoi que ce soit.


◦○●○◦

Les sensations résiduelles de l’orgasme qui perdure doucement dans son bas-ventre viennent se joindre à celles, chaudes et feutrées, de la langue et de la bouche d’Arabella sur son sexe qui, bien que toujours raide, perd lentement de sa vigueur. Il la regarde faire, observe indécemment la trace qu’il a laissée sur son visage. This is the most beautiful she’s ever been. L’une de ses mains s’est posée à sa propre hanche alors que l’autre se perd dans la chevelure mise à mal de la rouquine. Il profite de la vision et des restes d’extase, sa langue passant contre ses dents avant qu’il ne vienne se mordre la lèvre du bas, sa respiration retrouvant finalement un rythme plus calme.

« You did good. But next time I won’t be so nice. »

Et c’est un sourire provocateur au coin des lèvres qu’il se redresse, non sans lâcher un soupir un peu crispé. La douleur de son manque de drogue lui brûle les muscles – les endorphines avaient fait un bon boulot de la lui faire oublier – et les marques laissées par les ongles de son amante n’aident pas. Mais sans broncher, le jeune homme fait quelques pas pour s’approcher de l’amas de vêtements qui traîne au pied de  l’arbre. Il se penche, ramasse son boxer qu’il enfile rapidement puis fouille les poches de son veston de cuir pour en prendre son paquet de cigarettes. Il a encore beaucoup trop chaud pour s’habiller. L’Anglais retourne près de son amante et, après avoir fixé une clope au coin de ses lèvres, s’étend à même le sol en allumant le bout du bâton de nicotine. Son bras libre replié derrière sa tête, il fixe le ciel. Laisse le silence s’installer, sent Arabella bouger près de lui.

« I hope you get mad at me more often. » dit-il, malicieux.


◦○●○◦

Ara finit par retirer ses lèvres une fois qu'elle est certaine d'avoir bien terminé, posant un dernier baiser sur son gland avant de rire un peu à ce qu'il dit, le regardant dans les yeux comme elle le fait plus tôt.

"Don't say that, you'll make me impatient."

Elle remarque son sourire de peu et met ça sur le compte de l'effort donné, elle-même pertinemment consciente qu'elle se sentira endolorie bientôt. Il la libère finalement et un moment, elle laisse le froid attaquer la pellicule de sueur qui couvre tout son corps, se levant par contre bien vite pour attraper sa baguette puis le t-shirt déchiré de Phil, l'imbibant d'eau avant de se nettoyer le visage. Elle soupire de soulagement, parce que c'était quand même en train de devenir nettement inconfortable. Une fois fait elle jette le t-shirt trempé en boule plus loin et attrape son manteau, pas envie de remettre sa robe qui de toute manière est bien légère. Elle s'était attendue à passer toute la nuit avec une fourrure, après tout.

Elle revient finalement vers lui, mais reste assise, sans trop se préoccuper de sa chevelure emmêlée, pleine de feuilles et de brindilles, avec l'envie de se serrer contre lui, mais l'étrange peur de se faire repousser, de se faire encore traiter comme un simple objet. Après tout, comme elle a dit, c'était la première fois que c'était si brutal pour elle. Mais au lieu de songer au comment du pourquoi, elle se laisse aller au bien être, à la douleur qu'elle aime.

"Will I really need that excuse everytime?" dit-elle en tournant la tête vers lui, son expression reflétant celle de l'Anglais.


◦○●○◦

Le regard de l’Anglais était fixé au-dessus de lui, sur le ciel étoilé et à moitié couvert des feuilles des arbres de la forêt. Rejetant de temps quelques volutes de fumée dans les airs, les observant se faire porter par la brise légère. Enfin, son corps commençait à se rafraîchir. Il se laisse mordiller la peau par le froid. Il n’allait pas y passer la nuit de toute façon, il allait devoir rentrer à Stornoway bien vite. Combler le manque qui lui mordait les veines prendre une douche bien chaude qui aurait sans doute le mérite de lui arracher quelques plaintes de douleur. Mais l’idée de se séparer de la rouquine le dégoûtait autant qu’elle l’apaisait. Il aurait voulu passer le reste de la nuit avec elle. Pour aucune raison valable à son esprit, mais tout de même. De l’autre côté, il avait ce besoin viscéral d’être seul. De se droguer, de penser, de comprendre ce qui venait de se produire. Parce que c’était évidemment bien moins simple qu’une baise sans lendemain.

Le regard d’ambre du châtain s’abaisse vers l’Irlandaise lorsque celle-ci vient se rasseoir près de lui. Il esquisse un mince sourire à ce qu’elle lui répond et ajoute, sur ce même ton enroué mais apaisé :

« You’re always angry at me anyways, aren’t you? »

Il vole encore quelques taffes à sa cigarette, la faisant danser entre la pulpe de ses doigts. Elle est trop loin. Peut-être qu’ils ne vont pas passer la nuit ensemble, mais il a quand même envie de son contact. Un peu de tendresse dans toute cette sauvagerie.

« Is that what you do? Hit and run? » Il rit tout bas puis ajoute, en trouvant ses yeux des siens. « No kissing and cuddling? Waldon, you are one merciless lover. »

Just come closer, already.


◦○●○◦

Elle rit tout d'abord, puis se tourne vers lui, cachant son étonnement d'une morsure de l'intérieur de sa joue. Qui aurait cru qu'il ne lui demande pas de partir, ou qu'il ne fuit pas, tout simplement. Ça lui tombe dessus, cette soudaine sensation que leur sentiment d'appartenance l'un à l'autre, c'était plus que des mots. Stop. Don't fucking THINK now.

"No, that's not what I do. YOU hit, I run." dit-elle, taquine, plusieurs images d'un peu plus tôt lui revenant en tête.

Malgré sa blague, elle s'approche, s'étend contre lui, son manteau soudainement très emmerdant. Elle l'envoie rapidement balader, fuck le froid, elle se réchauffera plus tard. Elle garde sa tête appuyée sur l'un de ses bras qui lui est accoudé au sol, l'autre vient se poser sur le torse de l'Anglais. La rouquine sourit, un peu adoucie malgré elle.

"I just wanted you to ask for it." mentionne-t-elle aux dernières paroles d'Harker.

On peut plus ou moins entendre un ph- qui se bloque dans sa voix. Putain, elle est bien trop incertaine, bien trop effrayée à l'idée de faire un faux-pas, pourtant son prénom devient lentement un réflexe, surtout dans cette situation.


◦○●○◦

Le Londonien vient écraser son mégot dans la terre humide à ses côtés, rejetant la dernière bouffée de nicotine qu’il avait dans les bronches dans un sourire. Il la déteste. Mais franchement, elle a tout pour lui plaire. Cette idée lui fait mordre la lèvre inférieure et, comme il allait dire quelque chose, elle vient s’étendre tout contre lui, délaissant son manteau de cuir. Il l’accueille d’un bras dans le dos. Sa main, d’abord presque timide, se met vite à lui caresser le dos. Changement drastique comparé à plus tôt. L’effleure du bout des doigts, remonte à sa nuque.

« I didn’t ask… But I’m glad you caved in. »

Il baisse les yeux vers elle et on pourrait presque voir à travers son air de conquérant trop fier un élan d’affection. Les prochaines minutes se déroulent dans le silence. Baisers posés sur sa tempe, au coin de ses lèvres. Ses doigts qui lui caressent la chevelure, lui enlevant des feuilles et des brindilles de la crinière un peu distraitement. Il n’a pas besoin de parler, les mots alourdiraient les choses, rendant tout cela bien plus malaisant que nécessaire. It’s gonna be plenty awkward later, no need to worry about that.

C’est environ une dizaine de minutes plus tard que le châtain pose un baiser à même les lèvres de la Ceart. Un baiser bref mais chargé de ce qu’il voudrait lui dire. I don’t want to leave without you. But I can’t stand to be beside you any longer. Because I’m starting to like you too much and it makes my blood turn.

« I’m gonna go back to Stornoway. »

Sa moue se crispe un peu, fâché contre lui-même. That’s it? That’s the only thing you’re leaving her with?

« I need to take some kind of narcotic, I’m already starting to withdraw. And I need a shower. »

Mais il ne trouve pas la force de se lever. Il la garde contre lui. Se redresse d’un coude dans le sol alors que son autre bras enlace fermement la taille de la rouquine. Il la regarde droit dans les yeux, lui offre un air taquin.

« Don’t get so pissed off at Brannigan. Go easy on him, hm. Poor guy couldn’t handle it. », dit-il du même ton bas mais plus léger, faisant clairement référence à comment tout cela a déraillé pour commencer.


◦○●○◦

Une dizaine de minutes où la rouquine se sent juste bien, profite de la chaleur qu’ils s’échangent alors que la température est maintenant si fraîche. Elle se sent lentement le cœur qui fond, malgré sa volonté, sa peur de ce sentiment qui mijote en elle lui prenant aux tripes, mais l'attirant toujours un peu plus à en vouloir.

Finalement ils s'embrassent, elle sent bien que c'est sans doute son dernier baiser ce soir et espère seulement que ce n'est pas le dernier pour de bon, au fond. Le goût de ses lèvres est bien plus doux, fiévreux, toujours aussi addictif. Leurs lèvres se détachent, presque douloureusement et ses yeux se rouvrent.

"Oh, right." est tout ce qu'elle trouve à dire.

La froideur ne lui avait pas atteint le cœur, mais là ça venait de le lui happer, malgré elle, lui foutant une boule non-désirée dans la gorge. Of course it couldn't last you idiot, you're filthy, there's no reason to stay. Sauf qu'il ajoute quelque chose et cet accès de paranoïa dont elle a déjà honte - malgré qu'il soit resté au fond d'elle - se fond un peu, le ton de voix de Phil ne pouvant pas décemment être feint. Il arrive même à la faire rire de nouveau, alors qu'ils ne se sont toujours pas séparés.

"Well, it's true he won't get consolation afterwards." mentionne-t-elle, pince-sans-rire avant de sourire, se trouvant bien maline.

Puis un autre silence et même si ça la déchire de le faire, elle se redresse, lèvre mordue, pour l'instant incapable de juste partir, parce qu'elle ne veut pas. I wanna be with you, I don't give a fuck about what I feel, I just wanna feel it. But I can't at the same time, fuck. Elle soupire, passe une main dans ses cheveux. Elle se souvient, ce qu'il a dit à propos de l'héroïne, se sent atteinte par les images, a peur de le voir faire.

"I... I'm gonna be in the woods, if you need anything, just call my name, I'll hear it, don't worry."


◦○●○◦

Elle se redresse. Déchire ce cocon chaleureux où ils s’étaient tous les deux réfugiés pour affronter le froid ambiant qui menaçait de se frayer un chemin dans leurs veines. Il la regarde faire, observe son corps malmené, sa peau rougie et fendue à quelques endroits. Un sentiment lourd le prend au ventre. Celui d’avoir l’impression de ne pas regretter suffisamment ce qui venait se passer. Parce que même s’il savait pertinemment que cette faiblesse serait le début de quelque chose de particulièrement violent et tortueux, il ne regrettait rien.

Le châtain se lève à son tour, ajustant machinalement l’élastique de son boxer sur ses hanches. Il pourrait facilement juste la contourner. Mais il ne le fait pas. Il s’approche d’elle, passe un bras à ses hanches, dont la main vient caresser les fesses, alors que l’autre glisse le long de son cou jusqu’à chuter à son épaule. Sa paume lui réchauffe le buste sans pour autant descendre à sa poitrine. Sa mâchoire se serre d’une morsure qu’il s’impose à l’intérieur de la joue puis, son regard ambré vrillé dans celui, lavande, de la rousse, il souffle :

« I’ll see you around. » Il marque une pause. Un autre petit sourire, presque timide mais toujours infiniment charmeur « Don’t catch a cold.»

Puis ses mains la quittent alors qu’il la contourne finalement pour s’approcher de l’arbre. Il enfile son jean, attache la boucle de sa ceinture. Une fois ses bottes à moitié enfilées et son manteau de cuir aux épaules, il jette un dernier regard derrière lui puis part pour rejoindre le sentier qui le mènera au village.

Et sitôt rentré au sous-sol du Bloody Ghoul, il se claque une potion anti-douleur. Il devait synthétiser d’autre héroïne, les stocks étaient vides. Et puis, ce n’est pas de ça qu’il avait envie ce soir. Il voulait apaiser la douleur dans son corps jusqu’au lendemain où il pourrait se remplir le nez de coke, faire fondre un comprimé d’ecstasy sur sa langue sans risquer de ne pas dormir de la nuit. Et comme prévu, la douche lui fit mal. L’eau brûlante s’immisçant dans ses nombreuses griffures. Mais c’est tout de même avec un sourire au coin des lèvres et dans les yeux qu’il posa sa tête sur son oreiller. And that’s what’s fucked up about it.  


◦○●○◦

Elle veut rester fière, ne pas se laisser aller de trop, mais les mains d'Harker lui font fermer les yeux, un bras passant autour de sa nuque, l'autre restant sur son torse. Ça vrille dans son corps, ça se tord et ça fait mal, bien plus que ses fesses, égratignées et qui finiront bientôt avec des bleus, que son corps qui se sent déjà endolori. Why the fuck does it have to hurt.

"I'll have fur, not you, so hurry up." lui répond-t-elle, douce-amère en le laissant se détacher. "See you."

Elle rattrape son manteau et sa baguette, seules choses auxquelles elle tienne beaucoup et sans attendre se transforme, partant de son côté, incapable d'en dire plus, de le voir plus longtemps. Why the fuck is it so cold when his skin is not against mine, for fuck's sake. Forget it, jump from that rock, run in the woods until you can't forget that every single one of your limbs is sore. Then go back, take your dress.

Il n'y a plus rien, que du froid, qu'un sol vide, avec quelques traces de griffures, une robe et une boule de tissu blanc. Elle attrape sa robe et l'enfile sans un mot avant de partir vers l'auberge. Ce soir même si en ce moment son cœur lui pince, elle dormira bien sans potions, c'est déjà certain. L'Irlandaise verra les marques, les multiples griffures, les bleus et ses cheveux en bataille et finira par sourire et sentir la chaleur revenir avec seulement les souvenirs. Goddamnit, this is twisted.

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21 - I love you more than I hate myself [Instant-RP Phil/Ara][V/S]

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